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Catéchèse des dimanches
et fêtes  / A

Temps ordinaire  
du 05 juillet 2020
au 25 octobre 2020

Intention de prière du pape 
​pour le mois de septembre 2020

Respect des ressources de la planète : 
Prions pour que les ressources
de la planète ne soient pas pillées,
mais soient partagées
de manière équitable et respectueuse..

Avenant au decret 8

AVENANT DECRET N°8
 

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20.09.2020
13.09.2020

Pirogue de la parole Foi aux marquises   Caddie de la solidarite Pretres cepc 2019 Semeurtahitien

Messe JDS Punaauia 

La foi aux Marquises

Le caddie de la solidarité 

Rencontre des prêtres de la Cepac  Lire la page FB du semeur 
 

Liste des pages du semeur 
08.2020
07.2020

 FRATELLI TUTTI (1)

Mgr CottanceauLe 3 Octobre dernier, le Pape François signait à Assise (Italie) sa troisième encyclique intitulée « Fratelli Tutti – Tous frères ». Ce titre est une expression qu’utilisait St François d’Assise pour inviter à un mode de vie aux couleurs de l’Evangile. Il entendait proposer à tous les Hommes et Femmes de vivre un amour qui dépassait toute barrière de quelque nature qu’elle soit, un amour capable de construire la fraternité et l’amitié sociale. 

En publiant cette encyclique, le Saint Père entend ainsi s’adresser à toutes les personnes de bonne volonté désireux d’entrer dans une réflexion ouvrant au dialogue : « « Je livre cette encyclique sociale comme une modeste contribution à la réflexion pour que, face aux manières diverses et actuelles d’éliminer ou d’ignorer les autres, nous soyons capables de réagir par un nouveau rêve de fraternité et d’amitié sociale qui ne se cantonne pas aux mots. Bien que je l’aie écrite à partir de mes convictions chrétiennes qui me soutiennent et me nourrissent, j’ai essayé de le faire de telle sorte que la réflexion s’ouvre au dialogue avec toutes les personnes de bonne volonté (6). ».
Cette encyclique se compose d’une introduction et de 8 chapitres :

I – Les ombres d’un monde fermé         V – La meilleure politique
II – Un étranger sur le chemin         VI – Dialogue et amitié sociale
III – Penser et gérer un monde ouvert    VII – Des parcours pour se retrouver
IV – Un cœur ouvert au monde        VIII – Des religions au service de la fraternité dans le monde

Le premier chapitre intitulé « Les ombres d’un monde fermé » part du constat que si la société mondialisée nous rapproche, elle ne nous rend pas frères pour autant. Quels sont les signes de ce constat ?
*Désespoir et méfiance dans les rapports sociaux
*Radicalisation qui ne favorise ni dialogue ni coexistence
*Marginalisation de personnes considérées comme méritant d’être sacrifiées
*Inégalité des droits et nouvelles formes d’esclavage
*Détérioration du sens du bien et du mal et affaiblissement des valeurs spirituelles.

    Face à cela, le St Père rappelle que Dieu continue de répandre des semences de bien dans l’humanité comme la justice, la solidarité, l’amour, semences qui demandent à être cultivées par chacun, chaque jour. Pour cela, il importe de regarder avec espérance au-delà du confort personnel qui enferme pour s’ouvrir à de plus grands idéaux.

    Le second chapitre intitulé « Un étranger sur le chemin » s’appuie sur la parabole du bon Samaritain (Lc 10, 29). Partant de la question : « A quel personnage de la parabole je m’identifie, et qui est mon prochain », nous est rappelé que Jésus ne nous invite pas à nous demander « qui est proche de nous », mais « de qui nous nous faisons proches ». De fait, nous dit le Pape François, cette parabole décrit une situation qui demeure, hélas, d’actualité et qui doit nous interpeler. A preuve :
*Le fatalisme ou le repli sur soi qui cherche à justifier l’indifférence : « ce n’est pas mon problème ! »
*La société qui tend à se désintéresser des autres
*Les situations d’exclusion qui émeuvent de moins en moins, on s’habitue.
*Une paresse sociale et politique à laquelle nous sommes souvent confrontés

    La question est alors posée à chacun : « Vais-je passer outre ou faire halte auprès des blessés du chemin ? » Face à ces situations de douleur, face à ces blessures, nous dit l’encyclique, la seule issue est de suivre le comportement du bon Samaritain... (à suivre…)

                                                                                         +Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Agenda octobre 2020

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Mission / Déplacement
 Père Abraham MEITAI à Aratika du 14 octobre au 21 octobre 2020
Diacre Patrice TEROOATEA à Takume du 22 octobre au 05 novembre 
Diacre Tonio TAHUHUTERANI à Raroia du 22 octobre au 05 novembre

SECOURS CATHOLIQUE
Fermeture de l’antenne de la Mission L’antenne de la Mission-Papeete est fermée depuis le mardi 13 octobre 2020 pour cause de Covid-19. Nous vous informerons de la réouverture par un prochain communiqué diocésain. Patricia Responsable

SACREMENT DE LA CONFIRMATION

Monseigneur Jean-Pierre confèrera le sacrement de la confirmation à : 
Sainte Thérèse de TAUNOA
le samedi 24 octobre à 18h00

Saint Jean-Baptiste de MATAIEA
le dimanche 25 octobre à 9h30

NOMINATION octobre 2020

eveche15w.jpgParoisse de Faaa et de Huahine
Nomination de Père Alessandro LAFRANCONI
Dans le cadre de son contrat « Fidei Donum », le Père Alessandro LAFRANCONI sma, est nommé pour deux ans à compter du 28 septembre 2020 :
- Vicaire à la paroisse St Joseph de Faaa
- Curé de la paroisse Ste Famille de Huahine
Cette nomination prend effet le lundi 28 septembre 2020.
Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU

Radio Maria no te Hau  du 26 au 30 octobre 2020

logo-rmnth.png Lundi 26 octobre : « Je veux voir Dieu » par Monseigneur Hubert COPPENRATH
Mardi 27 octobre : « La sainteté pour tous » par Fabiola DUEZ 

Mercredi 28 octobre : Interview en DIRECT avec comme invités le Docteur Jérémy (du bureau de veille sanitaire) et Adelaïde (infirmière). Ils seront interviewé sur le COVID-19 et les gestes barrières par Suzanne.
 Jeudi 29 octobre : « J'ai vu le ciel » par sœur Emmanuelle
 Vendredi 30 octobre : ​ « Je veux être saint » par Francis MANOUKIAN.

LA REPONSE DES PRETRES ‘FIDEI DONUM’ AUX APPELS DE LA MISSION

eveche15w.jpgNous connaissons bien l’Histoire de la Mission en Polynésie. Elle ne fut jamais un long fleuve tranquille que ce soit pour nos frères protestants qui débarquèrent du Duff en mars 1797, ou pour les premiers missionnaires catholiques parvenus à Mangareva en août 1834. Tous étaient animés du même zèle : faire connaître Jésus-Christ et son enseignement salvifique. Mais le caractère particulier de la Mission en Océanie n’a pas toujours été bien perçu par les autorités religieuses aussi bien à Londres qu’à Paris. Mgr Tepano Jaussen l’expliquait ainsi : « Nulle localité dans le monde ne présente au missionnaire plus d’obstacles et de difficultés naturelles et invincibles que le Vicariat apostolique de Tahiti (étendue, communications, manque d’hommes, isolement …) ».

Qu’à cela ne tienne ! Des hommes, des femmes ont entendu l’appel du Seigneur ; comme Isaïe ils ont répondu à la question « Qui enverrai-je ? » en se portant volontaires. « Me voici, envoie-moi » c’est le thème développé par le Pape François dans son message à l’occasion de la Journée Mondiale des Missions, dimanche 18 octobre.

Ainsi des religieux des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie (les picpuciens), de jeunes Sœurs de Saint Joseph de Cluny (les filles d’Anne-Marie Javouhey), de jeunes Frères de Ploërmel (disciples de JeanMarie de La Mennais), et bien d’autres ont franchi les océans, affronté des tempêtes, des maladies, la solitude, l’isolement… pour servir leurs frères et sœurs polynésiens.

Tous n’étaient pas nécessairement préparés et formés pour affronter les obstacles de toutes natures. On a pu taxer certains de « colonisateurs » [hors du contexte culturel, religieux et politique de l’époque, la critique est aisée !]. Mais toutes et tous ont donné le meilleur d’eux-mêmes, avec abnégation, sans attendre d’autre récompense que celle de faire la Sainte Volonté de Dieu (Prière de Saint Ignace). Un courrier de Mgr Verdier, après sa première tournée pastorale aux Tuamotu, résume bien l’action du missionnaire : « Vu les distances si considérables, vu la grande difficulté des communications… dans les îles les plus reculées… seul , une fois par an, le missionnaire y fait une apparition au prix de grandes dépenses et fatigues, pour baptiser, instruire, confesser … marier, distribuer des vêtements aux plus nécessiteux, faire les réparations urgentes aux églises, écoles, presbytères, importer les arbres fruitiers et les bestiaux utiles afin de faire parvenir ces pauvres insulaires à avoir leur suffisant pour leur nourriture et leur entretien. » [Lettre de 1985 au Supérieur Général des missionnaires des Sacrés-Cœurs]

Un autre souci majeur a toujours été la formation de missionnaires Polynésiens : pasteurs, prêtres, diacres. Une « école apostolique » fonctionnera à Aukena (Gambier) de 1839 à 1851, qui deviendra « petit séminaire » à Tahiti de 1869 à 1874 ; une « école apostolique » fonctionnera à Varari (Moorea) de 1890 à 1897. Mgr Mazé ouvrira le « petit séminaire Sainte-Thérèse » à Miti Rapa en novembre 1951. Les résultats sont maigres : entre 1834 et 1975 on compte six prêtres autochtones ! Il faudra attendre la fondation de l’école des diacres en juillet 1970 et celle du Grand Séminaire en janvier 1983 pour voir – enfin – éclore des vocations sacerdotales et diaconales.

Actuellement le diocèse de Papeete compte : 20 prêtres diocésains (12 en pleine activité et 2 en France) ; 9 prêtres religieux (4 en pleine activité) et 45 diacres (36 sont en pleine activité). A cela il faut ajouter 3 prêtres Fidei donum. Le 21 avril 1957 Paul VI publiait une Encyclique intitulée Fidei donum (Don de la Foi) dans laquelle il demandait aux évêques d'autoriser leurs prêtres diocésains à répondre aux appels de la Mission, notamment en Afrique. Ces prêtres volontaires se mettent au service d’un évêque dans un diocèse en pays de Mission. Les Fidei donum restent attachés à leur diocèse ou à leur congrégation d'origine, pour y revenir après plusieurs années de service en Mission.

En France métropolitaine, avec le vieillissement du clergé et la baisse du nombre de vocations, de nombreux prêtres servent en tant que Fidei donum ; ils sont originaires, d’Afrique, de Pologne ou même d’Asie. Nul doute que les diocèses de Papeete et Tefenuaenata auront besoin davantage de tels prêtres Fidei donum pour servir le Peuple de Dieu qui est en Polynésie.

Dominique Soupé

Agenda octobre 2020

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Mission / Déplacement
 Père Abraham MEITAI à Aratika du 14 octobre au 21 octobre 2020

SECOURS CATHOLIQUE
Fermeture de l’antenne de la Mission L’antenne de la Mission-Papeete est fermée depuis le mardi 13 octobre 2020 pour cause de Covid-19. Nous vous informerons de la réouverture par un prochain communiqué diocésain. Patricia Responsable

 

RADIO MARIA NO TE HAU du 19 au 23 octobre 2020

logo-rmnth.pngEnseignements Diffusés à 01h00-10h00-16h00-21h00 sur FM : 87.6 / 93. 8 / 96. 4 / 101.5 / TNS
* Lundi 19 octobre : « A l’école de la vierge Marie » par Père Bruno MAI
* Mardi 20 octobre : « Heureux les pauvres en esprit » par Diakono Donald CHAVEZ
* Mercredi 21 octobre : « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? » par Yves BOULEVIN
* Jeudi 22 octobre : « Le ciel sera comment ? » par Doudou CALLENS
* Vendredi 23 octobre : « Thérèse et Marie » par Père ROSSI

« TOUS FRERES » …  A L’EXEMPLE DU JEUNE CARLO ACUTIS »

  • Par
  • Le 09/10/2020

 eveche15w.jpg     Le Pape François, toujours poussé par ses références à Saint François d’Assise, comme il l’a été pour Laudato si, consacre sa troisième Encyclique Fratelli tutti à « la fraternité et l’amitié sociale » (n.1) C’est une sorte de mode d’emploi de Laudato si. Les références à la visite de St François au Sultan Malik-el-Kamil et à son amitié personnelle avec l’imam Ahmad Al-Tayyeb vont probablement alimenter un bon nombre de critiques dans un contexte où le monde musulman est malmené tant par certaines puissances occidentales qu’asiatiques. Mais, faisant mention de Martin Luther King et son célèbre « I have a dream », le Souverain Pontife s’interroge et nous questionne sur « Comment construire un monde plus juste et fraternel ? ». Il formule ce vœu : « Rêvons en tant qu’une seule et même humanité, comme des voyageurs partageant la même chair humaine, comme des enfants de cette même terre qui nous abrite tous, chacun avec la richesse de sa foi ou de ses convictions, chacun avec sa propre voix, tous frères. » (n.8) 

         Le Pape François admet que « la paix sociale est difficile à construire », c’est pourquoi il propose -notamment aux responsables politiques- de développer « une culture de la rencontre (…)  Ce qui est bon, c’est de créer des processus de rencontre, des processus qui bâtissent un peuple capable d’accueillir les différences. Outillons nos enfants des armes du dialogue ! Enseignons-leur le bon combat de la rencontre ! » (n. 217)

        Se référant à ce qu’il avait exprimé à Abu-Dhabi, le Souverain Pontife s’oppose à l’idée de « religions sources de guerre » car « La vérité, c’est que la violence ne trouve pas de fondement dans les convictions religieuses fondamentales, mais dans leurs déformations ».  (n.282)

         L’encyclique s’achève par l’exemple du Bienheureux Charles de Foucauld : « Il a orienté le désir du don total de sa personne à Dieu vers l’identification avec les derniers, les abandonnés, au fond du désert africain. Il exprimait dans ce contexte son aspiration de sentir tout être humain comme un frère ou une sœur. (…) c’est seulement en s’identifiant avec les derniers qu’il est parvenu à devenir le frère de tous. » (n. 287) [Texte intégral de l’encyclique disponible sur : http://www.vatican.va/]

        C’est aussi ce que le jeune italien Carlo Acutis -qui va être béatifié samedi 10 octobre­- a compris intuitivement en vivant l’Eucharistie qu’il considérait comme « son autoroute vers le Ciel ». Dès sa première communion, à sept ans, il ressentit l’importance d’être fidèle à la Messe quotidienne.  Cela lui permettait d’être pacifique, d’être l’ami de tous, de se montrer généreux envers les étrangers, les plus pauvres. Plus tard il affirmera : « Etre uni à Jésus, tel est le but de ma vie…Ce qui nous rendra vraiment beau aux yeux de Dieu, ce sera la façon dont nous L’aurons aimé et aurons aimé nos frères. » Elève doué, il a le souci de faire fructifier les talents reçus de Dieu. Il ne garde rien pour lui ; en toute modestie il partage avec les autres ses connaissances. Il noue de nombreuses amitiés aussi bien avec des garçons qu’avec des filles. A l’adolescence son attitude de respect à l’égard des jeunes filles témoigne de sa fidélité à l’Eglise et à ses enseignements.

       Très doué en informatique, notamment dans la programmation, il aide de nombreux camarades à utiliser leur ordinateur. Il crée un site internet consacré aux miracles eucharistiques qui se sont produits au cours des siècles. (Consulter : http://www.miracolieucaristici.org/fr)

       Début octobre 2006, à l’âge de quinze ans et demi, Carlo est atteint d’une leucémie aiguë. La maladie provoque de grandes souffrances. Il reçoit les sacrements puis, le 11 octobre, tombe dans le coma. Il décède le 12 octobre au matin. Une foule immense assiste à ses obsèques.

       En juin 2018, en vue du procès de béatification son corps est exhumé et trouvé intact. Le 21 février 2020 un enfant brésilien atteint d’une grave malformation du pancréas est guéri de manière inexplicable ; la famille de l’enfant avait invoqué Carlo.

       La béatification de Carlo sera célébrée à Assise, ville où il aimait passer ses vacances et où il avait souhaité être inhumé. (Informations tirées de la Lettre de l’Abbaye Saint-Joseph de Clairval, du 16 septembre 2020). 

    Dominique Soupé

Agenda octobre 2020

  • Par
  • Le 09/10/2020

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Mission / Déplacement
Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU en métropole du 30 septembre au 16 octobre 2020.

Saint Paul de Mahina
- Du 2 au 11 octobre 2020 : Père Joël, le diacre Antonio TAHUHUTERANI et Herehau seront en mission à Rimatara et Rurutu.
- Le Père Macé arrivera à Tahiti le 3 novembre 2020 et il séjournera en rendant service aux paroisses de la Côte Est

 

Radio Maria no te Hau du 12 au 16 octobre 2020

  • Par
  • Le 09/10/2020

logo-rmnth.pngPour marquer les 90 ans d'anniversaire de Monseigneur Hubert COPPENRATH aumônier de la radio Maria No Te Hau, nous allons diffuser durant une semaine une série d'émission sur la vie de Monseigneur Hubert : "Au soir de ma vie". Des émissions réalisées par Irène PAOFAI.

Monseigneur sera interviewé chaque jour par Tiahara, Raita.

* Lundi 12 octobre : « Origines et milieux de vie » interview par Raita
* Mardi 13 octobre : « Famille et ses études primaires et secondaires » interview par Tiahara
* Mercredi 14 octobre : « Études supérieures et sa vocation » interview par Raita
* Jeudi 15 octobre : « Arrivée à Tahiti, ses missions dans les îles » interview par Tiahara
* Vendredi 16 octobre : « Je suis polynésien" » interview par Tiahara et Raita

Ses enseignements sont susceptibles d'être modifiés

90 ans de Mgr Hubert

Le 18 octobre prochain, monseigneur Hubert fêtera ses 90 ans. 

A cette occasion, Radio MNTH met en vente des tricots souvenirs avec des messages qui lui tiennent à coeur " Oh combien j'aime Jésus " et "Le Fils de l'homme est venu non pour être servi mais pour servir".  Ces paroles qui reflètent pleinement la vie de notre archevêque émérite  et aumônier de la radio.
Les tricots sont en vente dans les locaux de la radio au prix de 1000f avec plusieurs coloris en français et en tahitien. 
Pour respecter les mesures barrières,  il est préférable de passer commande soit par téléphone au 40420011, ou par mail à radiomarianotehau@mail.pf avec le bon de commande.
Mauruuru

QUAND LES CONFIRMANDS SE LIVRENT !

  • Par
  • Le 04/10/2020

Mgr CottanceauVoici venu (en décalé à cause de la pandémie de la Covid 19) pour nombre de communautés Chrétiennes le temps des Confirmations pour les jeunes (de 14 à 15 ans en général), mais également pour certains adultes ayant rejoint plus tardivement l’Eglise Catholique. A ceux et celles qui préparent cette démarche de foi, il est demandé de rédiger une lettre dans laquelle ils se présentent et expriment leurs projets de vie et leur désir d’être confirmés, en expliquant les raisons qui les motivent. Ces lettres sont adressées à l’évêque qui, après lecture, répond à chacun et chacune.

            Ce qui est frappant dans les lettres des jeunes est de constater la place qu’ils accordent à la famille. Elle est perçue comme un lieu de première importance qui leur permet de se sentir aimés et protégés et donc de grandir humainement et affectivement. Elle inclut les parents, mais également les frères et sœurs, et parfois l’un ou l’autre Grands-parents ou oncle ou tante, parrain ou marraine. Cet attachement se retrouve dans le désir maintes fois exprimé de la part des jeunes de fonder plus tard leur propre famille. Mais dans le même temps, ces jeunes sont réalistes et mesurent les difficultés qu’ils rencontrent parfois dans leurs relations avec leurs parents : difficultés de communication, relations parfois orageuses, incompréhension… C’est pourtant là, dans leurs familles, qu’ils forgent leurs rêves d’avenir professionnel, et qu’ils enracinent leur désir de bien travailler à l’école pour ne pas décevoir leurs parents et faire en sorte qu’ils soient fiers d’eux !... façon délicate pour ces jeunes d’exprimer leur reconnaissance.

            Pour prolonger ce constat, écoutons le Pape François qui, dans son exhortation apostolique « Amoris Laetitia » (« La joie de l’Amour »), écrit : « Nous devons nous féliciter du fait que la plupart des gens valorisent les relations familiales qui aspirent à durer dans le temps et qui assurent le respect de l’autre ». Pour aider à la valorisation de cet esprit de famille si important pour les jeunes, le Pape François ajoute : « C’est pourquoi on apprécie que l’Église offre des espaces d’accompagnement et d’assistance pour les questions liées à la croissance de l’amour, la résolution des conflits ou l’éducation des enfants. Beaucoup apprécient la force de la grâce qu’ils expérimentent dans la Réconciliation sacramentelle et dans l’Eucharistie… »

            Plus profondément encore, certains dans leur lettre font état de leur désir de voir plus clair dans leur propre vie, de faire mûrir leur foi et ils attendent que l’Esprit Saint les aide à être plus proches de Jésus et de Dieu ; l’un d’eux écrit : « J’aimerais être ce que le Seigneur veut que je sois ! ». Ces jeunes font souvent preuve d’une grande honnêteté vis-à-vis d’eux-mêmes. Ils ne sont pas naïfs ! Ecoutons-les : « Pas facile de mener une vie Chrétienne » ; « J’ai peur de prier en public » ; « Parfois, j’ai la haine ! » ; « Parfois, je doute, je perds la foi » ; « Je ne pense pas à Jésus » ; « Les non-croyants essaient de me faire arrêter de croire » ; la question de la mort vient parfois les tourmenter lorsqu’ils sont confrontés au départ de ceux qu’ils aiment et qui ont compté dans leur vie affective : « Je me demande si un jour, je reverrai (tel membre de ma famille) qui est décédé ! »

            Un certain nombre d’entre ces jeunes font aussi part dans leurs lettres de leur désir de servir l’Eglise, en devenant aides-catéchistes, ou en intégrant le groupe de jeunes de leur paroisse. Il n’est pas rare de trouver comme motivation à recevoir l’Esprit Saint le désir de devenir meilleurs et d’apporter plus de joie et de bonheur autour d’eux. Certains concluent leur lettre par une prière qui nous livre le trésor qui se cache au meilleur d’eux-mêmes : « Esprit Saint, aide-moi à pardonner et à aimer, à obéir et à offrir » ; « Jésus, sache que je t’aime du plus profond de mon cœur » ; « Mon Dieu, guidez-moi et faites que je puisse ouvrir mon cœur » ; « J’aime l’Eglise ».

Parents, adultes, croyants, saurons-nous être suffisamment à leur écoute pour les aider à ouvrir leur cœur à la confiance et à la puissance de l’Esprit et faire surgir ainsi comme d’une source ce qu’il y a de meilleur en eux-mêmes ?

            +Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

QUELLE SOCIÉTÉ POUR AUJOURD’HUI ?

  • Par
  • Le 26/09/2020

Mgr CottanceauDeux événements, apparemment sans aucun rapport entre eux, viennent s’imposer ces jours-ci, l’un dans la vie politique du Fenua et l’autre dans la vie de l’Eglise. Il s’agit des élections sénatoriales d’une part, et de la prochaine publication de la nouvelle encyclique du Pape François, « Fratelli Tutti » (Titre inspiré de St François d’Assise) d’autre part. Pourtant, chacun de ces deux événements nous invite à une réflexion sur la société que nous voulons, sur les relations humaines que nous voulons voir s’y développer, et sur les institutions politiques mises en œuvre pour la faire fonctionner. L’un ne va pas sans l’autre. Rappelons que le projet de Dieu dans sa création est que tous les humains puissent vivre en paix sur une terre qui ne leur appartient pas mais qui appartient à Dieu. Ce projet de Dieu doit se réaliser dans l'Histoire de l'humanité. C’est dans l’Histoire que Dieu agit. Comme les mots lui servent pour se révéler, l’histoire lui sert pour agir et poursuivre son œuvre. Ainsi, les responsables du pays avec les institutions dont ils disposent sont des instruments entre les mains de Dieu pour qu’il réalise son dessein. La politique, l’économie sont dans l’histoire le moyen par lequel Dieu agit par les responsables du pays. Et dans cette histoire, la justice a une place fondamentale. Elle n’est pas simplement une valeur morale, elle est la part de Dieu dans la vie des Hommes, la marque de la présence de Dieu dans leur histoire. L’univers est déjà fait. Il reste à faire l’histoire. Pour la faire, Dieu a besoin des hommes, mais les hommes doivent faire cette histoire selon le plan de Dieu, c’est à dire avec justice. La justice ne concerne donc pas les rapports humains seulement, elle concerne Dieu. Elle n’est pas simplement l’observation de lois et le bon fonctionnement des institutions, c’est, de la part de chaque citoyen, de chaque responsable de la vie politique, économique ou sociale, avoir une conduite et un regard « juste » à l’égard de tous, faire tout ce qui est possible pour que recule l’injustice et pour que grandisse l’amour, la bienveillance. Comme le rappelle le Conseil Permanent des évêques de France dans son document « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique » (Bayard 2016), « le politique…définit les conditions de la vie en société tandis que la politique désigne les activités, les stratégies et les procédures concrètes qui touchent l’exercice du pouvoir… Quelle société voulons-nous construire ? A quel projet de société pouvons-nous aspirer ? Nous croyons en une société où l’être humain est plus qu’un élément du processus économique ou technologique »

            C’est justement sur l’esprit et la façon dont se construisent ces relations humaines à l’intérieur de nos sociétés que nous interpelle le Pape François dans sa future encyclique « Fratelli tutti » qu’il signera à Assise le 03 Octobre. Le sous-titre évoque la fraternité et l’amitié sociale. Dans un article publié sur le site « Vatican News » du 16 Septembre 2020, Andrea Tornielli écrit : « François a choisi les paroles du saint d'Assise pour inaugurer une réflexion à laquelle il tient beaucoup, sur la fraternité et l'amitié sociale et qu'il entend donc adresser à toutes les sœurs et tous les frères, à tous les hommes et femmes de bonne volonté qui peuplent la terre. À tous, de manière inclusive et jamais exclusive. Nous vivons à une époque marquée par la guerre, la pauvreté, les migrations, le changement climatique, la crise économique, les pandémies : se reconnaître frères et sœurs, reconnaître dans celui que l’on rencontre, un frère et une sœur ; et pour les chrétiens, reconnaître dans celui qui souffre le visage de Jésus, est une façon de réaffirmer la dignité irréductible de tout être humain créé à l'image de Dieu. Et c'est aussi une façon de nous rappeler que nous ne pourrons jamais sortir seuls des épreuves actuelles, l'un contre l'autre, le Nord contre le Sud, les riches contre les pauvres, ou en étant séparés par quelque autre différence excluante… La fraternité et l'amitié sociale, thèmes indiqués dans le sous-titre de l’encyclique, indiquent ce qui unit les hommes et les femmes, une affection qui s'établit entre des personnes qui ne sont pas parents par le sang et qui s'exprime par des actes de bienveillance, avec des formes d'aide et des actions généreuses en cas de besoin. Une affection désintéressée envers les autres êtres humains, indépendamment de toute différence et de toute appartenance ».

            Puissions-nous profiter de ces occasions pour faire le point sur notre façon de nous intéresser aux institutions qui cadrent la vie de notre pays, et sur l’esprit avec lequel nous tissons nos liens d’humanité !

   +Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Arrivée du Père Alessandro LAFRANCONI

  • Par
  • Le 26/09/2020

P alessandro"Ce Dimanche notre diocèse a la joie d'accueillir un nouveau prêtre venu nous prêter main forte. Il s'agit du Père Alessandro LAFRANCONI.
Il est Italien d'origine, membre de la société des Missions Africaines, né en 1950. Après plus de 20 ans passés en Côte d'Ivoire puis plusieurs années en Guadeloupe, il rejoint donc la Polynésie. Il est titulaire d'un diplôme pour la réalisation des émissions religieuses radiophoniques et télévisuelles - d'un Master en Communication Sociale obtenu à l’Université Salésienne de Rome - et a été Enseignant à   l’ I.C.A.O. (Institut Catholique de l’Afrique de l’Ouest) d’Abidjan pendant plusieurs années, autant de compétences qu'il saura mettre à la disposition de notre Eglise. Le Père Sandro (comme il se fait appeler) est nommé à la paroisse St Joseph de FAAA où il collaborera avec le Père Abraham. Nous lui souhaitons la bienvenue et rendons grâces à Dieu pour ce don qu'il fait à notre Eglise Diocésaine. Puisse sa présence nous rappeler que l'Eglise voulue par Jésus Christ est universelle et ne saurait en aucun cas établir entre ses serviteurs et entre tous les Humains d'ailleurs, une quelconque discrimination de nationalité ou de race".  

Mgr Jean Pierre

MORT D’UN ENFANT « SECOUE » !

  • Par
  • Le 19/09/2020

Mgr CottanceauIl y a quelques jours de cela, l’actualité du Fenua faisait état de ce dramatique évènement d’un nourrisson décédé d’avoir été violemment secoué. L’évocation médicale de ce qu’avait subi ce bébé, et surtout le fait de l’implication de ses parents ne pouvaient laisser personne indifférent. Il était même légitime que d’aucuns se posent la question de savoir comment une telle chose était possible.

Sans chercher à « récupérer » cet évènement, et sans vouloir se substituer à la justice des Hommes pour déterminer responsabilités et circonstances atténuantes, nous pouvons cependant refuser la fatalité, refuser de baisser les bras et chercher une lumière ouvrant à l’espérance pour que de pareilles tragédies ne se reproduisent plus. N’est-ce pas notre combat à la suite du Christ, croire en la personne humaine ? Dans son exhortation apostolique « Amoris Laetitia », le Pape François nous ouvre à ce qui peut aider nos familles à devenir aussi de « saintes familles », c’est-à-dire des familles où jour après jour, et malgré obstacles et difficultés psychologiques, économiques ou autres, le désir d’aimer grandit et porte du fruit. 

Il nous invite d’abord à sortir de ce mirage du « tout, tout de suite » qui conduit à des engagements fondamentaux pris à la hâte et pour lesquels nous ne sommes pas prêts par manque de maturité : « L’amour a besoin de temps disponible et gratuit, qui fait passer d’autres choses au second plan. Il faut du temps pour dialoguer, pour s’embrasser sans hâte, pour partager des projets, pour s’écouter, pour se regarder, pour se valoriser, pour renforcer la relation. Parfois le problème, c’est le rythme frénétique de la société, ou les horaires ».

Il insiste sur la qualité des relations, de l’écoute de l’autre lorsqu’il ou elle partage des peines cachées, des souffrances intérieures, des incompréhensions. Problème de la communication qui fait que souvent, on entend, mais on n’écoute pas ! « Nous partageons uniquement un espace physique mais sans nous prêter attention mutuellement » nous dit le Pape François. Entre mari et femme, entre parents et enfants, quel cœur à cœur nous relie, pour que chaque membre de la famille grandisse et s’épanouisse ? Pour que difficultés personnelles, souffrances intérieures soient portées à deux dans un dialogue mari – femme ?

Il rappelle également à sa façon ce que déclare le Psaume 127 : « Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain peinent les bâtisseurs ; si le Seigneur ne garde la ville, en vain la garde veille ». Ainsi, écrit-il, « il faut encourager chacun des conjoints à avoir des moments de prière dans la solitude face à Dieu, car chacun a ses croix secrètes. Pourquoi ne pas dire à Dieu ce qui perturbe le cœur, ou lui demander la force de guérir les blessures personnelles, et implorer la lumière nécessaire pour pouvoir répondre à son propre engagement ? » En d’autres termes, la prière ne résout pas les problèmes comme par miracle, mais elle peut donner le courage de les affronter en face avec courage, lucidité, et aider à prendre les bonnes décisions. Et c’est déjà beaucoup !!!

Marie et Joseph réunis dans un même mystère d’amour accueilli, donné et partagé ont accueilli Jésus qui a pu compter sur une maman et sur un père adoptif pour grandir harmonieusement et prendre sa dimension d’adulte. Sainte Famille où la relation entre époux et épouse se développe dans le respect de chacun, l’attention et le dialogue, la bienveillance et la patience. Sainte Famille où Dieu a sa place… 

            Ne nous décourageons pas, et reprenons notre route, pour que nos familles soient un peu plus chaque jour de « saintes familles » où les enfants soient accueillis et aimés...

   +Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Nomination/Cessation septembre 2020

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  • Le 19/09/2020

eveche15w.jpgNotre Dame de Paix de Tautira
Le Père Bruno MAI
est nommé curé de la paroisse Notre Dame de Paix de Tautira ainsi que de son annexe, la chapelle du Saint Rosaire du Fenua Aihere. Il garde ses fonctions de curé des paroisses Saint Philippe de Apataki, Saint Antoine de Arutua et Saint Jean Baptiste de Kaukura.
Cette nomination prend effet le lundi 14 septembre 2020.
Papeete, le 11 septembre 2020.
Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Saint Paul de Mahina
Le R.D Charles ATENI
de la paroisse Saint Paul de Mahina, après 27 ans de diaconat au service de l’Archidiocèse de Papeete, et à sa demande pour raison de santé, est officiellement déchargé de tout ministère dans cette paroisse.
Cette cessation de fonction prend effet le 20 septembre 2020.
Papeete, le 02 septembre 2020.
Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

SAUVONS LA CREATION !

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  • Le 11/09/2020

Mgr CottanceauDésireux de poursuivre la réflexion qu’il avait développée voici 5 ans dans « Laudato Si » (publiée en Mai 2015), lettre encyclique sur la sauvegarde de la maison commune, le Pape François a voulu célébrer cette année un « Jubilé pour la Terre ». Pour entrer dans cette année jubilaire, le Saint Père, dans un message daté du 1° Septembre 2020 invite à vivre ce qu’il appelle le « Temps de la Création qui se conclut le 4 octobre dans le souvenir de saint François d’Assise. Durant cette période, les chrétiens, dans le monde entier, renouvellent la foi en Dieu créateur et s’unissent de façon spéciale dans la prière et dans l’action pour la sauvegarde de la maison commune »). Année de Jubilé pour la Terre : qu’est-ce à dire ? Ecoutons ce que nous dit le Pape François dans son message :

*Année pour se souvenir : « Le Jubilé est donc un temps pour le souvenir, où il faut conserver la mémoire de notre existence interrelationnelle. Nous avons constamment besoin de nous rappeler que tout est lié, et la protection authentique de notre propre vie comme de nos relations avec la nature est inséparable de la fraternité, de la justice ainsi que de la fidélité aux autres ».

*Année pour revenir : « Le Jubilé est un temps pour retourner en arrière et se repentir. Nous avons brisé les liens qui nous unissaient au Créateur, aux autres êtres humains et au reste de la création. Nous avons besoin de restaurer ces relations détruites, qui sont essentielles pour nous soutenir nous-mêmes et toute la trame de la vie.

*Année pour se reposer : « Dans sa sagesse, Dieu a réservé le jour du sabbat pour que la terre et ses habitants puissent se reposer et se ressourcer. Aujourd’hui, cependant, nos styles de vie poussent la planète au-delà de ses limites. La demande constante de croissance ainsi que le cycle incessant de production et de consommation sont en train d’épuiser l’environnement. Les forêts disparaissent, le sol est érodé, les champs disparaissent, les déserts avancent, les mers deviennent acides et les tempêtes s’intensifient : la création gémit !... La pandémie actuelle nous a amenés, en quelque sorte, à redécouvrir des styles de vie plus simples et durables. La crise, dans un certain sens, nous a donné la possibilité de développer de nouvelles façons de vivre. Il a été possible de constater comment la terre réussit à se reprendre si nous lui permettons de se reposer : l’air est devenu plus sain, les eaux plus transparentes, les espèces animales sont revenues dans de nombreux endroits d’où elles avaient disparu... »

*Année pour réparer : « Il invite à rétablir des relations sociales équitables, en restituant à chacun sa liberté et ses biens, et en effaçant la dette des autres…Il est également nécessaire de réparer la terre. La restauration d’un équilibre climatique est très importante, étant donné que nous nous trouvons en situation d’urgence. Nous sommes à court de temps, comme nos enfants et nos jeunes nous le rappellent. Il faut faire tout ce qui est possible pour limiter l’augmentation de la température moyenne globale au seuil de 1,5°C, comme il est stipulé dans l’Accord de Paris sur le Climat : le dépasser se révèlera catastrophique, surtout pour les communautés les plus pauvres du monde entier ».

*Année pour se réjouir : « Nous sommes témoins de la façon dont l’Esprit Saint inspire partout des individus et des communautés à s’unir pour reconstruire la maison commune et défendre les plus vulnérables. Nous assistons à l’émergence progressive d’une grande mobilisation de personnes, qui, à la base et dans les périphéries, travaillent généreusement pour la protection de la terre et des pauvres. Cela procure de la joie de voir tant de jeunes et de communautés, en particulier autochtones, en première ligne pour répondre à la crise écologique ».

Réjouissons-nous que beaucoup sur le Fenua, œuvrent dans le même sens : association de protection et conservation des vieux orangers de la Punaruu et des plantes endémiques ; association SOP-Manu des Gambier pour le reboisement et le repeuplement de certaines espèces d’oiseaux ; associations œuvrant pour la sensibilisation au tri sélectif et à la protection de l’environnement ; projet régional Océanien des Territoires pour la gestion durable des écosystèmes, des ressources forestières, des ressources récifo-lagonaires etc… Il nous revient, en tant que Chrétiens, mais surtout en tant qu’Humains habitant cette terre de prendre ce défi au sérieux. Ne nous faisons pas d’illusion, ce choix n’est pas à option !

   +Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Quête du vendredi saint reportée

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  • Le 11/09/2020

catholiques-rome.jpgQuete du vendredi saint reportée au dimanche 13 septembre 2020
En l’absence d’offices paroissiaux lors du Vendredi Saint, la quête impérée pour la Terre Saine n’a pu se dérouler. Elle est pourtant d’une importance capitale pour le maintien et le développement de la présence chrétienne en Terre Sainte.
C’est pourquoi le Saint-Père en concertation avec le Cardinal Leonardo Sandri, Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, a exceptionnellement décidé de son report au dimanche 13 septembre, veille de la fête de la Croix Glorieuse.

Vers un nouveau texte de la Messe ?

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  • Le 04/09/2020

Mgr CottanceauAllons-nous vers un nouveau texte français de la Messe ? Pour répondre, il convient d’abord de savoir pourquoi cette question se pose. Le point de départ est la demande adressée en 2003 par la Congrégation pour le Culte Divin et la discipline des Sacrements qui siège à Rome à la Commission Episcopale francophone pour les traductions liturgiques : entreprendre une retraduction du Missel en français pour le rendre davantage conforme et plus fidèle à l’original Latin, tout en tenant compte des caractéristiques propres de la langue française. Ce n’est donc pas seulement le texte de la Messe, mais tout le Missel qui est concerné par cette nouvelle traduction. Pour y voir clair, rappelons que le texte actuellement en vigueur pour la liturgie, notamment pour la célébration de l’Eucharistie est traduit du Latin. Cette première traduction du Missel en langue française à partir de l’original latin était entrée en vigueur pour le monde francophone en 1974. Elle avait été voulue et menée à son terme rapidement à la suite du renouveau de la liturgie consécutive au concile Vatican II et constituait le fruit d’un travail colossal réalisé en un temps record ! Après plus de 40 ans, le moment était venu de réviser cette traduction. Au point de départ, une décision du Pape Saint Jean Paul II qui, en 2001, promulguait un nouveau guide officiel des traductions liturgiques. En 2002 était également publiée une nouvelle édition typique du Missel Romain en langue latine, qui dorénavant devrait servir de modèle à toutes les traductions en différentes langues. En 2003 débutaient les travaux de traduction en langue française. Ce fut l’œuvre de la Commission épiscopale francophone composée des évêques d’Afrique du Nord, de Belgique, du Canada, de France, du Luxembourg, de Suisse auxquels était associée la Conférence des évêques du Pacifique en la personne de Mgr Michel Calvet, archevêque de Nouméa. Cette traduction devait se faire sans ajout ni omission, en utilisant des mots compréhensibles, mais respectant la beauté et le contenu doctrinal exact des textes. Il fallait également éviter des expressions contenues dans des publicités commerciales, des projets politiques et idéologiques, des termes ambigus ou des expressions à caractère régional. Il fallait enfin une traduction recevable dans tous les pays francophones !

C’est donc tout le Missel qui a fait l’objet de cette nouvelle traduction. Pour mémoire, rappelons que le Missel regroupe : les oraisons et liturgies pour les fêtes de l’année liturgique (Semaine Sainte, Pâques, Noël etc…), pour les fêtes des Saints, pour les messes votives, les rituels pour les baptêmes, les mariages, les célébrations d’obsèques, mais surtout le rituel de la Messe, celui qui nous est le plus familier. Pour ce qui est du texte de la Messe, qu’on se rassure. Les changements à venir ne vont pas bouleverser le rite de la messe que nous connaissons. D’ailleurs, nous avons déjà enregistré un premier changement dans la prière « Notre Père » : « …et ne nous soumets pas à la tentation » est devenu « Et ne nous laisse pas entrer en tentation ». Une vingtaine d’autres changements doivent caractériser ce nouveau texte de notre liturgie Eucharistique. Quelques-uns sont des ajouts : par exemple dans le « Je confesse », le mot « bienheureuse » a été ajouté à « Vierge Marie » ; dans le « Gloria », on a traduit le mot latin « peccata » par « les péchés » et non plus « le péché ». Beaucoup de ces changements concernent les paroles dites par le prêtre. A l’offertoire lorsqu’il présente le pain, il dira : « Tu es béni, Seigneur, Dieu de l’Univers : nous avons reçu de ta bonté le pain que nous te présentons, fruit de la terre… ». Signalons enfin que cette nouvelle traduction en français ne modifie en rien le texte de la Messe en Tahitien qui est une traduction « Latin / Tahitien ».

Ces considérations « techniques » ne doivent cependant pas occulter l’essentiel. Le but de cette nouvelle traduction est de contribuer à réaliser un vœu du Concile Vatican II qui justifia ainsi les décisions sur le renouveau liturgique qui allait marquer la vie des fidèles : « … Faire progresser la vie Chrétienne de jour en jour chez les fidèles, favoriser tout ce qui peut contribuer à l’union de tous ceux qui croient au Christ, fortifier tout ce qui concourt à appeler tous les hommes dans le sein de l’Egliseet favoriser une participation pleine, consciente et active des fidèles » (Constitution sur la liturgie, § 1 et 14). Que cette « remise à jour » de nos textes liturgiques soit pour chacun l’occasion de prendre davantage conscience que « la beauté de la liturgie reflète la présence de la gloire de notre Dieu resplendissant en son peuple vivant et consolé » (Pape François, Homélie de la messe chrismale du 28 Mars 2013).

       +Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Profession de Sr Marie Ange YAU

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  • Le 04/09/2020

Sr marie angeMonastère Sainte Claire – Outumaoro
Le mardi 08 septembre, fête de la Nativité de la Vierge Marie, sœur Marie Ange YAU fera sa profession temporaire dans l’Ordre de Sainte-Claire durant l’Eucharistie présidée par Monseigneur Jean-Pierre à 18h00.
Compte tenu de la situation sanitaire actuelle et pour limiter au maximum le nombre de participants, grâce à l’équipe de la radio Maria No Te Hau, la célébration sera diffusée en direct sur Facebook Maria No Te Hau.
Toute la communauté vous remercie de votre prière et de votre amitié.
Ensemble rendons grâce au Seigneur pour le « oui » de sœur Marie Ange.

DEMANDER LA GRÂCE DE PERSÉVÉRANCE

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  • Le 28/08/2020

eveche15w.jpgCette semaine nous fêtons Sainte Monique (27 août) et Saint Augustin (28 août), deux personnages aux destins intimement liés puisque Monique était mère d’Augustin.

Sainte Monique est née en 332 à Thagaste dans l'Empire romain (aujourd'hui Souk Ahras en Algérie). Mariée très jeune à un notable païen nommé Patricius, marqué par la mentalité du paganisme, qui se montre infidèle et violent, cependant Monique restera une épouse modèle par sa fidélité, sa douceur, son dévouement et son silence malgré les reproches de l’entourage et les calomnies subies. Persévérante dans la prière elle finira par convertir son époux qui recevra le baptême quelques temps avant de mourir vers 370.

A l’âge de vingt-trois ans, en 354, Monique donne naissance à Augustin, son premier né d’une fratrie de trois. Monique donne à son fils une bonne éducation chrétienne mais ne le fait pas baptiser. Etant bébé Augustin reçut simplement les signes des ‘’catéchumènes’’ : signe de la croix sur le front, grains de sel sur les lèvres, ce qu’on appelait naguère les ‘’rites préliminaires’’ du baptême. Petits propriétaires terriens, les parents d'Augustin disposaient de quelques biens suffisants pour financer les études de leur fils. Après d’excellentes études primaires et secondaires, il intègre l’université de Carthage, devenant bientôt professeur de lettres. Mais Augustin vivra à Carthage les années un peu folles de son adolescence. Vers l’âge de 17 ans il se lie à une compagne avec laquelle il aura un garçon, Adeodat, ’Dieudonné’. Augustin, tiraillé entre son amour de la Sagesse (la philosophie) et ses ardentes passions de jeune homme, se met en quête de la Vérité.

Sa maman, Monique, veuve depuis 371, se soucie et se dévoue pour ce fils qui semble « mal tourner ». Le plus douloureux pour elle sera l’adhésion d’Augustin à la secte manichéenne, si opposée à la foi chrétienne. Elle verse quantité de larmes, mais avec grande persévérance elle prie de manière incessante pour ce fils déconcertant. A l’âge de 29 ans (en 383), il quitte Carthage pour Rome, puis pour Milan, où il obtient une chaire. Il devient fonctionnaire : c'est le sommet de sa carrière ! Jeune, ambitieux, Augustin court après les honneurs, la richesse. Sa mère le rejoint à Milan, elle voudrait qu’il se marie.

C’est alors qu’Augustin fait deux rencontres importantes dans son parcours philosophique et spirituel. Ambroise, évêque de Milan, lui permet de découvrit le sens spirituel de l’Ancien Testament. Et Simplicien, un grand intellectuel chrétien, lui présente le Prologue de l’Évangile de Jean comme un condensé de la doctrine chrétienne. Augustin s’ouvre à la cohérence de la pensée chrétienne :  le Christ est à la fois Verbe, Parole de Dieu en Dieu, Parole faite chair, Médiateur de Dieu et des hommes.

En mars 387, Augustin, un de ses amis et son fils Adéodat suivent la catéchèse d’Ambroise. Au cours de la nuit pascale du 24-25 avril 387, Ambroise les baptise. Monique assiste à l’événement, elle est au comble de la joie ! Prière, larmes, persévérance ont porté du fruit.

Augustin retournera dans son pays où il deviendra évêque d’Hippone. Auteur, entre autres des Confessions et de la Cité de Dieu, il deviendra un des plus grands théologiens chrétiens, un des quatre Pères de l’Eglise latine et l’illustre docteur de l’Eglise.

A l’exemple de Sainte Monique, demandons la grâce de la persévérance.

[D’après P. Goulven Madec, Itinéraires augustiniens, n° 28, juillet 2002)

                                                                                                       Dominique SOUPE