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Catéchèse des dimanches
et fêtes  / A

Temps ordinaire  
du 05 juillet 2020
au 25 octobre 2020

Intention de prière du pape 
​pour le mois d'Août 2020

Le monde de la mer : Prions
pour les personnes qui travaillent
et vivent du monde de la mer,
parmi eux les marins, les pêcheurs et leur famille.

Decret7bis

DECRET N°7bis
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09.08.2020
02.08.2020

Pirogue de la parole Foi aux marquises   Caddie de la solidarite Pretres cepc 2019 Semeurtahitien

Messe JDS Punaauia 

La foi aux Marquises

Le caddie de la solidarité 

Rencontre des prêtres de la Cepac  Lire la page FB du semeur 
 

Liste des pages du semeur 
07.2020
06.2020

LE MINISTÈRE DES DIACRES

Mgr CottanceauCe samedi 1° Août avait lieu en la paroisse St Etienne de Punaauia la rencontre annuelle des diacres permanents du Diocèse de Papeete, pour célébrer la fête de St Laurent, Patron des diacres. Cette fête de St Laurent tombe le 10 de ce mois d’Août, mais pour des raisons de disponibilité, elle a été anticipée au 1° Août. Ce fut pour la trentaine de diacres présents accompagnés de leurs épouses l’occasion de vivre un temps de reflexion sur la prière, cette dimension si essentielle dans la vie de tout baptisé qui se veut disciple de Jésus Christ, et plus encore lorsque ces baptisés ont reçu par la grâce de leur ordination un ministère de service et de charité.

Cette rencontre nous donne aussi l’occasion dans ces quelques lignes, de rappeler la place importante des diacres dans la vie de l’Eglise. Dans son instruction “La conversion pastorale” publiée en Juin 2020, la Congrégation pour le Clergé nous rappelle au n° 80 que “Pour sauvegarder l’identité des diacres et en vue de la promotion de leur ministère, le Pape François a tout d’abord mis en garde contre certains risques concernant la compréhension de la nature du diaconat: « Nous devons faire attention à ne pas voir les diacres comme des demi-prêtres et des demi-laïcs. […] Et l’image du diacre comme une sorte d’intermédiaire entre les fidèles et les pasteurs ne va pas bien non plus. Ni à mi-chemin entre les prêtres et les laïcs, ni à mi-chemin entre les pasteurs et les fidèles… Dans le même discours, le Saint Père a ensuite offert quelques précisions par rapport au rôle spécifique des diacres à l’intérieur de la communauté ecclésiale : « Le diaconat est une vocation spécifique, une vocation familiale qui implique le service. […] Ce mot est la clé pour comprendre votre charisme. Le service comme un des dons caractéristiques du peuple de Dieu. Le diacre est — pour ainsi dire — le gardien du service dans l’Église. Chaque parole doit être bien mesurée. Vous êtes les gardiens du service dans l’Église : le service de la Parole, le service de l’Autel, le service des Pauvres ».

Le Concile Vatican II en sa constitution dogmatique “Lumen Gentium (LG)” au n°25 nous dit : “Le ministère ecclésial divinement institué est exercé à différents degrés par ceux qui, depuis les temps anciens, ont été appelés évêques, prêtres et diacres”. La doctrine Catholique, exprimée dans la liturgie, le Magistère et la pratique constante de l’Eglise reconnaissent qu’il y a deux degrés dans la participation ministérielle au sacerdoce du Christ, l’épiscopat et le presbytérat. Le diaconat a été voulu pour les aider et les servir. Pour cette raison, le terme “Sacerdoce” dans son usage courant s’applique aux évêques et aux prêtres, mais non aux diacres. Cependant, la doctrine catholique enseigne que les degrés de participation au sacerdoce (épiscopat et presbtérat) et le degré de service (diaconat) sont tous les trois conférés par un acte sacramentel appelé “ordination”. “Que chacun honore les diacres comme Jésus Christ, les évêques comme une image du Père, et les prêtres comme le sénat de Dieu et comme l’assemblée des apôtres. Car sans eux, on ne peut pas parler de l’Eglise” (St Ignace d’Antioche). Les diacres partagent la mission et la grâce du Christ de façon particulière (LG 29).

Le sacrement de l’ordination les marque d’un caractère qui ne peut être enlevé et qui les configure au Christ qui s’est fait lui-même “diacre” ou serviteur de tous (Mc 10, 45; Lc 22, 27). Au nombre de leurs taches figurent celle d’assister l’évêque et les prêtres dans la célébration des mystères divins, surtout l’Eucharistie, celle de distribuer la sainte communion, celle de bénir les mariages, de célébrer les baptêmes, celle de proclamer l’Evangile et de prêcher, de présider les funérailles et celle de se donner eux-mêmes aux différents services de la charité. (LG 29) Mariés et exerçant une activité professionnelle, les diacres permanents doivent relever le défi de prendre soin de leur famille avec attention, d’exercer leur profession de manière irréprochable, et de mener à bien leur service dans la communauté à laquelle ils sont rattachés, en communion avec leur évêque. Très souvent, les diacres permanents de notre diocèse se voient également attribuer une responsabilité dans les communautés des îles éloignées (Tuamotu, Gambier, Australes). Ils assurent ainsi, en lien avec les prêtres en charge de ces paroisses, une part de la vie et de la communion qui doit unir ces communautés à l’ensemble du diocèse, et ils le font avec le meilleur d’eux-mêmes et avec une foi profonde. Qu’ils soient ici remerciés pour leur contribution appréciable au service de notre Eglise locale. Ne les oublions pas dans nos prières !

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Agenda août 2020

eveche15w.jpgMission/Déplacement

Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU à Raiatea le 08 et 09 août
Père Abraham MEITAI à Makemo, Taenga et Nihiru du 02 au 16 août
Diacre Patrice TEROOATEA à Katiu du 05 au 12 aout.

SACREMENT DE LA CONFIRMATION
Paroisse Saint-André de Uturoa Monseigneur Jean-Pierre confèrera le sacrement de la confirmation le dimanche 09 août.
 Paroisse Saint-Pierre-Célestin de Bora Bora Monseigneur Jean-Pierre confèrera le sacrement de la confirmation le dimanche 16 août.

MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE / OUTUMAORO 11 août 2020

eglise-msclaire-4.jpgFête de Sainte Claire La solennité de notre Mère sainte Claire sera célébrée ce mardi 11 août à 18 heures en notre Monastère par notre évêque Monseigneur JeanPierre Cottanceau. Vous êtes tous invités à vous unir à nous par la prière ou par votre présence en notre bien petite chapelle. Bienvenue à tous. Vos Sœurs Clarisses

Radio Maria no te Hau du 10 au 14 août 2020

logo-rmnth.pngRadio Maria no te Hau diffusera sur ses ondes les enseignements suivants :
* Lundi 10 août : « Dieu ne te lâchera pas » de Père Rémi SCHAPPACHER
* Mardi 11 août : « Parler juste pour une meilleure relation » par Bernadette LEMOINE
* Mercredi 12 août : « Faîtes tout ce qu'il vous dira » par Frère Emidio Marie
 Jeudi 13 août : « Aussi simple qu'une rencontre » par Timothée BERTHON
* Vendredi 14 août : « Marie Sauvée comme nous » par Pascal MAILLARD

REGARD SUR LA PAROISSE

Mgr CottanceauDans un document approuvé par le Pape François en date du 27 Juin 2020, la Congrégation pour le Clergé entend répondre à la nécessité d’orienter dans un sens missionnaire le renouvellement en cours des structures ecclésiales. « Les paroisses ne doivent pas seulement penser à se protéger elles-mêmes, mais elles doivent pouvoir regarder au-delà de leurs propres frontières pour annoncer l’Evangile ». Parmi les nombreux aspects de la réalité paroissiale abordés, ce document intitulé « La conversion pastorale de la communauté paroissiale au service de la mission évangélisatrice de l’Eglise » nous rappelle aux § 6 et 7 l’origine et le rôle de la structure paroissiale :

« La paroisse possède une longue histoire et a eu dès le départ un rôle fondamental dans la vie des chrétiens, dans la croissance de l’Eglise et dans son activité pastorale ; on peut déjà en entrevoir une première intuition dans les écrits de saint Paul. Quelques textes pauliniens, en effet, révèlent la constitution de petites communautés qui, comme églises domestiques, sont simplement désignées par l’Apôtre avec le mot ʺmaisonʺ (cf., par exemple, Rm 16,3-5 ; 1Co 16,19-20 ; Ph 4,22). Avec ces ʺmaisonsʺ, on peut découvrir la naissance des premières paroisses … Depuis son apparition, la paroisse se présente donc comme réponse à une exigence pastorale précise, rendre l’Evangile proche du Peuple, par l’annonce de la foi et la célébration des sacrements. L’étymologie du terme lui-même permet de comprendre le sens de l’institution : la paroisse est une maison au milieu des maisons et répond à la logique de l’Incarnation du Christ Jésus, vivant et agissant dans la communauté humaine. Visiblement représentée par l’édifice du culte, elle est ainsi le signe de la présence permanente du Seigneur Ressuscité au milieu de son Peuple ».

Poursuivant sa réflexion, le document insiste sur la nécessité, dans le cadre de la nouvelle évangélisation, d’une remise en cause du visage d’Eglise que font naître nos comportements et nos pratiques missionnaires : « Pour promouvoir le caractère central de la présence missionnaire de la communauté chrétienne dans le monde, il est important de repenser non seulement une nouvelle expérience paroissiale, mais aussi, à l’intérieur de la paroisse, le ministère et la mission des prêtres qui, avec les laïcs, doivent être ʺsel de la terre et lumière du mondeʺ (cf. Mt 5,13-14), ʺlampe sur le lampadaireʺ (cf. Mc 4,21), en présentant le visage d’une communauté évangélisatrice capable d’une authentique lecture des signes des temps, qui donne un témoignage cohérent de vie évangélique ». (§13).

Cette remise en cause doit permettre de redécouvrir à nouveaux frais ce qui fait l’authenticité de nos paroisses et de notre Eglise. « Au-delà des lieux et des raisons d’appartenance, la communauté paroissiale est le contexte humain où se réalise l’œuvre évangélisatrice de l’Eglise, où se célèbrent les sacrements et où se vit la charité, dans un dynamisme missionnaire qui - en plus d’être un élément essentiel de l’action pastorale - devient un critère pour vérifier son authenticité. A notre époque qui est parfois caractérisée par des situations de marginalisation et de solitude, la communauté paroissiale est appelée à être un signe vivant de la proximité du Christ par le moyen d’un réseau de relations fraternelles, tournée vers les nouvelles formes de pauvreté… Vu ce qui vient d’être dit, il importe de repérer des perspectives qui permettent de renouveler les structures paroissiales ʺtraditionnellesʺ à la lumière de la mission. Voilà le cœur de la conversion pastorale désirée, qui doit toucher l’annonce de la Parole de Dieu, la vie sacramentelle et le témoignage de la charité, en un mot les lieux essentiels dans lesquels la paroisse grandit et ses conforme au Mystère auquel elle croit. » (§ 19 et 20). Voici donc un trop bref aperçu de la feuille de route qui pourra aider chaque paroisse, chaque membre à mettre en œuvre cette « conversion pastorale » à laquelle tous sommes invités. Nul doute que nous aurons l’occasion d’en reparler.

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

SERVICE DIOCÉSAIN DE LA CATÉCHÈSE 08 août 2020

sdc.jpgRassemblement d’ouverture de l’année Le service diocésain de la Catéchèse informe tous les catéchètes du diocèse de Papeete que le rassemblement d'ouverture de l'année de catéchèse se fera le samedi 08 août 2020 à la paroisse de St. Joseph de Faaa à 08h00. La messe d'envoi des catéchistes sera présidée par notre Vicaire Général, le père Joël AUMERAN Lors du rassemblement il est exigé que toutes les personnes participantes devront porter un masque de protection et respecter les règles de distanciation. Diacre Gérard PICARD-ROBSON, Directeur du Service Diocésain de la Catéchèse

Instruction La conversion pastorale

Papefrancois1La conversion pastorale
de la communauté paroissiale au service de la mission évangélisatrice de l’EgliseIntroduction

1. La réflexion ecclésiologique du Concile Vatican II et les importants changements sociaux-.......

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ECHOS SUR LE COVID 19

Mgr CottanceauAlors que, suite à la pandémie du Covid 19, nous entrions en confinement à la mi-mars, s’ouvrait pour chacun de nous une expérience nouvelle, une nouvelle façon de vivre les sacrements, surtout l’Eucharistie dominicale. Ce fut également au niveau des relations humaines et sociales une situation inédite à laquelle personne n’était préparée. Après bien des étapes parcourues en matière de confinement et de mesures sanitaires, le moment semble opportun de porter un regard sur ce que nous avons vécu pendant ces quatre mois.

Un premier constat : le renforcement de la prière en famille, notamment lors de la retransmission des messes et des célébrations par les médias, que ce soit au niveau paroissial, diocésain ou depuis Rome avec le Saint Père (comme le 27 Mars à St Pierre de Rome). Les assemblées dominicales étant devenu impossibles, de nombreux foyers devenaient ainsi de petites communautés d’Eglise familiales. Beaucoup de personnes ont redécouvert l’oraison, la lecture savoureuse de la Parole, la prière en famille. Comme en prolongation de ce constat, il faut souligner les initiatives prises par les curés, les médias diocésains, les chaines de TV pour retransmettre ces temps de célébration avec parfois peu de moyens, mais avec le désir de maintenir le lien entre les pasteurs et leurs fidèles. Cependant, bien qu’une légitime appréhension se fasse jour à conduire enfants et personnes âgées aux célébrations communautaires dans les églises depuis la fin du confinement, rien ne peut remplacer pour les jeunes et les adultes, la présence aux offices ou aux eucharisties ainsi que la communion sacramentelle, quand celle-ci est possible. Se priver de l’assemblée dominicale sans raison valable pourrait à long terme conduire à un repli sur soi et à la perte du sens communautaire si important pour un disciple de Jésus Christ.

Un deuxième constat : le fait d’être privé d’Eucharistie a provoqué bien des souffrances chez nombre de croyants, et ce à juste titre. Mais n’oublions pas que le si le Seigneur vient à nous dans le Pain Eucharistique, il vient à nous également dans sa Parole accueillie, méditée, partagée en communauté et vécue chaque jour de notre existence, dans les événements de notre vie ! Il vient enfin à nous par l’accueil du frère ou de la sœur qui croise notre route… Si l’Eucharistie constitue la source et le sommet de la vie Chrétienne, elle ne saurait en constituer la seule et unique expression, au risque d’en voir pervertis le sens et la portée. La vie Chrétienne demande l’amour qui se nourrit de l’Eucharistie et nous rapproche du Seigneur et de nos frères. Elle demande la connaissance qui permet de mieux comprendre le message de l’Evangile tel que l’Eglise nous le transmet. Elle demande enfin la participation qui nous engage concrètement dans la vie de nos communautés, dans la vie de l’Eglise et du monde.

Un troisième constat : le confinement a mis en lumière les fractures sociales de notre société. Le confinement a mis à dure épreuve et amplifié la souffrance des plus faibles, des plus pauvres, des personnes sans logis, des plus âgés isolés, des prisonniers et des hospitalisés. Mais il a également révélé la bonne volonté, la générosité de tous ceux, croyants ou non, qui ont retroussé les manches et ont été disponibles pour agir et apporter réconfort et aide matérielle à ceux et celles qui en avaient besoin. Ce faisant, ils ont fait le choix du partage, de la solidarité, de l’engagement concret. Ils ont choisi la vie pour combattre tous les virus de mort qui poussent au repli sur soi et au refus de voir ce qui se passe autour de soi. Un dernier constat reprenant une réflexion des évêques de France à propos de cet épisode du Covid 19 : notre Eglise a joué le jeu de la solidarité avec le pays pour faire face aux conséquences de cette épidémie. Nous avons porté notre attention sur les mesures sanitaires, sur la solidarité, mais au-delà, quel message avons-nous porté sur la souffrance, sur la mort, sur l’espérance en la résurrection, et sur la vie ?

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

COMITE DIOCÉSAIN DE LA PASTORALE DES JEUNES juillet 2020

Cdpj 2Rencontre des responsables Le week-end du 24 au 26 juillet 2020, une rencontre avec tous les responsables de groupe de jeune du diocèse aura lieu à Maria no te Hau de Papeete, sur le thème de "Jeune homme, je te le dis, lève-toi!" (Lc 7,14), Elle concerne tous ceux qui ont une responsabilité en faveur des jeunes (responsable, adjoint, secrétaire, ....) dans le but de se rencontrer et bâtir ensemble un programme pour les années avenir pour la jeunesse de notre Eglise et de nos paroisses. Pour plus de renseignement veuillez contacter TEHEI Boniface, responsable du CDPJ, au 89744547. Programme ci dessous 

ProgrammeProgramme

HUMANA COMMUNITAS 

Papefrancois1HUMANA COMMUNITAS À L’ÈRE DE LA PANDÉMIE :
MÉDITATIONS INTEMPESTIVES SUR LA RENAISSANCE DE LA VIE

Le Covid-19 a apporté la désolation au monde. Nous l’avons vécu pendant si longtemps, mais il n’est cependant pas encore terminé. Cela pourrait durer longtemps. Que faire de tout ceci ? Sûrement, nous sommes appelés au courage de la résistance. La recherche d’un vaccin et d’une explication scientifique approfondie de ce qui a déclenché la catastrophe en témoignent. Sommes-nous également appelés à...

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NOUVELLES DE NOS SÉMINARISTES

Mgr Cottanceau« A l’heure où les médias font état des excellents taux de réussite aux examens du Bac et du Brevet, notre diocèse a toutes les raisons de se réjouir également du bilan de cette première année de nos séminaristes, tant à Orléans qu’à Bathurst (Canada).
Parmi les 5 qui ont suivi leur formation à Orléans, l’un d’entre eux a décidé, au terme d’un long discernement avec ses formateurs, de quitter le séminaire. Ce départ (qui intervient alors que ce candidat avait été admis à poursuivre sa formation) pourrait nous attrister. Cependant, il est signe que le discernement, personnel et avec l’accompagnateur, a bien rempli sa fonction. En effet, que ce soit dans la perspective de devenir prêtre ou celle de se marier, la décision de donner sa vie demande réflexion, patience et lucidité. Le rôle des formateurs est justement d’aider les candidats à voir clair en eux pour bien découvrir à quelle vie le Seigneur les appelle. Ce travail de clarification prend du temps - car se connaitre soi-même prend du temps - et doit permettre une décision libre quand la maturité le permet. Enfin, rappelons qu’il vaut mieux devenir un bon père de famille qu’un mauvais prêtre ! Quant aux quatre autres candidats, ils ont brillamment terminé leur année et tous ont été admis à poursuivre leur formation, avec les encouragements du Conseil du Grand Séminaire. Le plus avancé a été admis à recevoir l’ordination diaconale en vue du sacerdoce. Cette ordination aura lieu à Papeete, le moment venu. Il a été invité à poursuivre une seconde année de préparation à Orléans et devrait réintégrer notre diocèse de façon définitive en Juin 2021. Deux autres ont reçu le feu vert pour leur « admission », première étape canonique sur le chemin de l’ordination presbytérale. Cette « admission » devrait avoir lieu lors de la célébration de rentrée du Grand Séminaire à Orléans, en Octobre, et je compte bien être présent à leurs côtés, pour représenter tous ceux et celles qui, dans notre diocèse, prieront pour eux. Le quatrième qui a terminé son année de propédeutique (année de préparation au Grand Séminaire) avec succès et a été admis à commencer sa première année au Grand Séminaire d’Orléans.

Si nous nous tournons maintenant du côté du diocèse de Bathurst, notre Tahitien qui a choisi de se donner à ce diocèse a bien terminé son année au Grand Séminaire de Montréal. Il a été admis « en classe supérieure » et à faire son admission en vue de l’ordination. Ces bonnes nouvelles doivent nous inciter à intensifier notre prière pour que « le maître de la moisson envoie des ouvriers à sa moisson ». Il s’agit d’accompagner par la prière nos séminaristes dans leur formation, mais il s’agit également de susciter chez d’autres jeunes garçons et filles, le désir de donner leur vie au Seigneur et à l’Eglise, comme religieux, religieuses, prêtres. Pour ceux qui porteraient en eux une inquiétude vocationnelle, seraient intéressés à être accompagnés pour y voir plus clair, mais ne savent pas trop comment s’y prendre, voici 3 conditions premières qui leur ouvriront la voie et leur permettront de se mettre en route : 1/ Qu’ils soient soit aux études (BTS, Université, ISEPP etc…), soit avec un travail professionnel. C’est la condition première. 2/ Qu’ils viennent rencontrer l’évêque pour lui faire part de leurs questions, doutes, désirs relatifs à la prêtrise ou à la vie religieuse, et ce en toute discrétion. 3/ Qu’ils soient en lien avec leur paroisse ou un groupe de la paroisse (groupe de jeunes, groupe de Rosaire, chorale, Scouts, servants d’autel etc…)

Mieux connaître les éventuels candidats permettra de vérifier le sérieux de leur questionnement et après une année de cheminement minimum, pourra alors être envisagé de donner suite à leur désir en leur proposant si c’est possible, l’étape suivante, leur départ pour Orléans.

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

FRERES DE L’INSTRUCTION CHRETIENNE DE POLYNESIE (FIC)

GilleslegoffFRERES DE L’INSTRUCTION CHRETIENNE DE POLYNESIE (FIC) Célébration des 50 ans de Vie Religieuse du Frère Gilles LE GOFF Le dimanche 19 juillet, au collège-lycée La Mennais, les Frères de l’Instruction Chrétienne de Polynésie et leurs collaborateurs et amis célèbreront les 50 ans de vie religieuse de Frère Gille LE GOFF. Une messe sera présidée par Monseigneur JeanPierre COTTANCEAU à 10h30 dans la chapelle de l’établissement. L’accueil est prévu à 10h sur la cour qui servira de parking. Afin de mieux prévoir l’organisation, merci de bien vouloir faire part de votre venue en envoyant un courriel à : - F. Gilles Le Goff : gilleslegoff@yahoo.fr - F. Xavier Frogier : frogierxavier@gmail.com Frère Yvon DENIAUD - Visiteur

Secours Catholique juillet 2020

Secours cathoPermanence pour le mois de juillet 2020 L’antenne du Secours Catholique située à la Mission sera ouvert les mardi et jeudi de 09h00 à 12h00 pendant tout le mois de juillet. Le Bureau

Projet de loi bioéthique

Mgr CottanceauDepuis ce Lundi 06 Juillet, l'Assemblée Nationale a remis la loi Bioéthique en discussion. Au sortir de l’épisode du Covid 19 qui a mis à mal un certain nombre de réalités économiques et sociales dans la vie de beaucoup, cette loi visant la PMA pour toutes mériterait un délai de réflexion et un contexte plus favorable permettant un débat à la hauteur des enjeux. Hélas, il semble qu’au milieu des difficultés issues du Covid 19 et des nombreux problèmes à résoudre, la priorité soit donnée à cette question. Pourtant, selon un récent sondage (Ifop, 15 juin 2020 https://www.ifop.com/wpcontent/uploads/2020/06/117458-Rapport.pdf ) il apparait que la très grande majorité des Français ne considéraient pas cette loi comme prioritaire, donnant très nettement leur préférence au traitement économique et social de la crise post Covid - la procréation médicalement assistée (PMA) arrivant en toute dernière position des préoccupations « prioritaires » (1% des réponses).

Parmi les réactions face à cette situation, signalons celle de Mgr AUPETIT, archevêque de Paris qui a réagi dans une tribune publiée mardi 30 juin 2020 dans « Le Figaro ». Il y dénonce une décision précipitée et décalée et fait part de sa stupéfaction face à cette volonté d’arriver à tout prix à bout du projet de loi « comme si rien ne s’était passé ». Signalons également celle de l’AFC de Polynésie qui, par le biais de sa présidente, a interpelé les députés de Polynésie en ces termes : « Alors que la France vient à peine de sortir d’une grave crise sanitaire et que la plupart des réformes importantes sont à reporter ou à revoir, la priorité a été de faire passer en force et dans la discrétion du mois de juillet le projet de loi bioéthique revu et aggravé, qui aura des portées incommensurables à l’heure où l’on prône l’écologie : - bouleversement des relations généalogiques avec la disparition programmée du père - ouverture incontrôlée du marché des enfants - avancée masquée vers la GPA avec la méthode ROPA (réception d’ovocyte du partenaire) - banalisation de la sélection des embryons humains tendant à l’eugénisme… Nous demandons que l’Assemblée de Polynésie en débatte avant toute prise d’ordonnance du Président de la République nous imposant l’application de la loi Bioéthique. Cette possibilité de débat est inscrite dans le statut d’autonomie dans le respect de l’esprit et la lettre de nos compétences institutionnelles. »

Dans une interview publiée sur le site « Gènéthique », Olivia Sarton, juriste[1] et auteur du livre « PMA : ce qu’on ne vous dit pas » évoque les conséquences possibles de cette loi sur les enfants : « La PMA pour les couples de femmes ou les femmes seules soulève des objections particulières liées à des violations spécifiques des droits des enfants, qui ont été maintes et maintes fois dénoncées et qui sont donc bien connues : privation légale de père, établissement d’un acte de filiation irréel, interdiction d’inscription dans sa généalogie biologique, inégalité entre les enfants selon leur mode de conception, exposition plus grande aux risques de précarité et de fragilité face aux aléas de la vie pour les enfants conçus au profit de femmes seules. Mais, comme vous le soulignez, c’est en réalité la PMA elle-même qui est source de difficultés majeures. C’est le cas bien sûr de la PMA avec tiers donneur et c’est un point sur lequel je tiens à insister : toutes les PMA avec tiers donneur (et non pas seulement celles qui seraient destinées à des couples de femmes ou à des femmes seules) portent atteinte aux droits des enfants puisqu’ils sont privés de l’accès à leurs origines et privés de leur filiation biologique, ce qui génère pour au moins la moitié d’entre eux, un mal-être important ». Si l’on considère que la généalogie et la notion de filiation sont si importantes dans la culture Maohi, et si nous gardons au cœur le projet de Dieu sur la famille comme lieu unique et singulier où peuvent s’épanouir pour le bonheur de tous, les relations époux – épouse et les relations père – mère – enfants, le débat sur cette loi de bioéthique ne peut ni ne doit nous laisser indifférents !

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Nominations juillet 2020

eveche15w.jpgSacré-Cœur de Arue
Le diacre Guy BESSERT est nommé à la paroisse du Sacré-Cœur de Arue. Papeete, le 06 juillet 2020.
Immaculée Conception de Tatakoto
Le diacre François VOIRIN, diacre à la paroisse Ste Elisabeth de Papeari est nommé en outre diacre à la paroisse de l’Immaculée Conception de Tatakoto. Papeete, le 06 juillet 2020. 

Obsèques de Sr Marcelle Quentel

Sr marcelleSŒURS DE SAINT JOSEPH DE CLUNY Obsèques de Sr Marcelle Quentel (1928-2020) Le 4 Juillet à Maria No Te Hau. Présentation par sa supérieure : Sr Marcelle était une femme exceptionnelle qui a passé sa vie à instruire et éduquer les enfants que le Seigneur lui a confiés. Elle a toujours vécu pour Dieu tout au long de sa vie. Elle reste une religieuse exemplaire par sa vie de foi, sa confiance et sa fidélité à Dieu malgré les épreuves qu'elle a traversées. Nous ne l'avons jamais entendu se plaindre. Elle acceptait les choses par amour pour Dieu, qu'elle a tant servi et aimé durant sa vie terrestre. Sr Marie-Joseph Ikai - SJC

VOUS AVEZ DIT « CATÉCHÈSE » ?

Mgr CottanceauCe Jeudi 25 Juin 2020, le président du Conseil Pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation présentait le nouveau « Directoire pour la Catéchèse », approuvé par le Saint Père en date du 23 Mars dernier. Ce document Pontifical constitue une source de réflexion d’une grande richesse pour tous les baptisés appelés à réveiller en eux la mission qu’ils ont reçue d’annoncer Jésus Christ d’abord dans leur famille. Tout baptisé est en effet missionnaire, appelé à engager sa responsabilité de croyant dans l’annonce de la Foi. Le document nous rappelle que pour cela, « on peut agir selon trois principes de base : le témoignage, car « l’Église ne naît pas du prosélytisme, mais de l’attraction » ; la miséricorde, catéchèse authentique qui rend crédible l'annonce de la foi ; et le dialogue, libre et gratuit, qui n'oblige pas mais qui, à partir de l'amour, contribue à la paix. ».

Le premier lieu de cette annonce de Jésus Christ, nous rappelle le document, c’est la famille : « Elle offre une éducation chrétienne « plus témoignée qu’enseignée », à travers un style humble et compatissant. Face aux situations irrégulières et aux nouveaux scénarios familiaux présents dans la société contemporaine, l'Église nous appelle donc à accompagner dans la foi avec proximité, écoute et compréhension, pour redonner confiance et espoir à tous. » Ensuite, cette annonce de Jésus Christ déborde le cadre familial le moment venu, pour s’inscrire dans la mission de la communauté paroissiale, au travers de la catéchèse.

Le document insiste sur la formation des catéchistes : « pour être des témoins crédibles de la foi, ils devront « être catéchistes avant de faire les catéchistes » et donc travailler avec gratuité, dévouement, cohérence, selon une spiritualité missionnaire qui les éloigne de la « fatigue pastorale stérile » et de l'individualisme. Les enseignants, éducateurs, témoins, catéchistes devront accompagner avec humilité et respecter la liberté des autres. En même temps, il faudra « être vigilant avec détermination afin que toute personne, en particulier les mineurs et les personnes vulnérables, puisse se voir garantir une protection absolue contre toute forme d’abus ». Les catéchistes sont également invités à adopter un « style de communion » et à faire preuve de créativité dans l'utilisation des outils et des langues. »

Dépassant le cadre de la famille et de la paroisse, l’annonce de Jésus Christ doit atteindre également ceux et celles qui, mis « à l’écart » de la société - les prisonniers, les laissés pour compte, les pauvres - ont besoin d’entendre des paroles de réconfort au cœur de leur épreuve. C’est ainsi que « le document considère… les prisons comme une « authentique terre de mission » : pour les prisonniers, la catéchèse sera l'annonce du salut en Christ et l'écoute attentive qui montre le visage maternel de l'Église. L'option préférentielle pour les pauvres est également centrale : dans ce domaine, la catéchèse doit éduquer les gens à la pauvreté évangélique, promouvoir la culture de la fraternité et susciter l'indignation des fidèles face aux situations de misère et d'injustice. » Evoquant ensuite la place et le rôle des écoles catholiques, le document précise : « Quant aux écoles catholiques, elles sont invitées à passer de l'école-institution à l'école-communauté de foi, avec un projet éducatif basé sur les valeurs de l'Évangile. Dans ce contexte, un paragraphe est consacré à l'enseignement de la religion qui - il est souligné - est distinct mais complémentaire de la catéchèse. « Le facteur religieux est une dimension de l'existence et ne doit pas être négligé » …

Par conséquent, « c’est un droit des parents et des élèves » de recevoir une formation intégrale qui tient également compte de l'enseignement de la religion ». Le document Pontifical évoque enfin quelques autres points parmi lesquels la place du numérique, une réalité marquant de plus en plus le monde et la culture des enfants et des jeunes : « Dans ce domaine, la catéchèse devra donc éduquer à lutter contre la « culture de l’instantané », dépourvue de hiérarchies de valeurs et incapable de distinguer la vérité et la qualité. Les jeunes, surtout, doivent être accompagnés dans leur recherche d'une liberté intérieure qui les aidera à se différencier du « troupeau social ». « Le défi de l'évangélisation implique celui de l'inculturation dans le continent numérique », dit le Directoire, en rappelant l'importance d'offrir des espaces d'expérience de foi authentique, capables de fournir des clés d'interprétation pour des thèmes forts comme l'affectivité, la justice et la paix. » (Source : « Vatican News » du 30 Juin 2020)

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

RADIO MARIA NO TE HAU et école de la foi 2020

logo-rmnth.pngL’école de la foi du mois de Juillet, qui rassemble près de 600 élèves est annulée pour cette année 2020 en raison de la pandémie COVID-19.
La radio a souhaité conserver le climat des formations comme une école en continu…
En effet, des enseignements seront donnés par ces mêmes écoles tout au long du mois de Juillet à savoir le haapiiraa Faaroo (tahitien) – l’école Sychar – le haapiiraa Nota – l’école Antioche – l’école Nazareth et le haapiiraa Katekita.
L’idée est de donner autant que possible l’opportunité à nos frères et sœurs des îles de continuer à suivre les écoles de la Foi en écoutant Radio Maria No Te Hau et la suivre sur sa page Faceboock en DIRECT à 10h chaque jour du lundi au samedi.

ANTI – CREATION

Mgr CottanceauEn ces temps où il est souvent question du respect et de la sauvegarde de la création, préoccupation qui concerne aussi notre Fenua à juste titre, voici un texte d’une étudiante américaine que l’on pourrait qualifier de « pessimiste ».
Il reprend la forme du texte de la création que nous trouvons dans la Bible, au premier chapitre du livre de la Genèse.
« Au commencement, la Terre existait, et la Terre était bonne et belle. Les Hommes se dirent : - Qu’il y ait des maisons dans les plus beaux endroits. Et la terre fut recouverte de béton, d’asphalte et d’acier tandis que disparaissaient les plantes et les prés.
Le second jour, les Hommes virent les eaux qui couraient sur la surface de la terre. Et ils se dirent : - Que se mêlent les eaux cristallines aux eaux résiduelles. Et il en fut ainsi. Les ruisseaux furent contaminés et les mers ne furent plus que pourriture.
Le troisième jour, les Hommes regardèrent les forêts qui poussaient en dehors des villes. Et ils se dirent : - Coupons les arbres, et utilisons leur bois pour produire de l’aggloméré et du papier journal. Et il en fut ainsi. Les bois et les forêts furent rasés, et la terre devint déserte.
Le quatrième jour, les Hommes contemplèrent les animaux qui se promenaient sur le sol. Et ils se dirent : - Il est dangereux que ces bêtes jouissent de liberté. Faisons un parc, et chassons pour notre plaisir ! Et il en fut ainsi. Et les espèces s’éteignirent et disparurent de la surface de la Terre.
Le cinquième jour, les Hommes humèrent le vent. Et ils se dirent : - Que se mêle l’air pur aux fumées des usines et des moteurs. Et il en fut ainsi. L’air fut contaminé de vapeurs nocives et devint irrespirable.
Le sixième jour, les Hommes se regardèrent les uns les autres et ils se rendirent compte qu’ils ne parlaient pas la même langue, et ils commencèrent à se craindre les uns les autres. Ils se haïrent et ils se dirent : - Faisons des armes puissantes pour dominer et détruire le voisin avant qu’il ne nous extermine. Et il en fut ainsi. Et la Terre s’illumina du feu de la guerre.
septième jour, la Terre redevint belle et magnifique parce que les Hommes avaient disparu de sa face ! » Au-delà de la solution « radicale » évoquée par ce poème, (disparition de l’Homme !) n’y auraitil pas une autre façon d’envisager l’avenir : nous rappeler la responsabilité que Dieu nous confia : cultiver et garder cette création, et voir ce que chacun peut faire concrètement pour cela ?

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Radio Maria no te Hau du 26/06 au 03/07 2020

logo-rmnth.pngRadio Maria no te Hau diffusera sur ses ondes les enseignements suivants :
Lundi 29 juin : « Dieu nous appelle à être disciple » par Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU ;
Mardi 30 juin : « La Foi, lumière de ma vie » par Père Jacques Philippe ;
ercredi 1er juillet : « A l’abri du Tout puissant » par Rémy SCHAPPACHER ;
Jeudi 02 juillet : « J’étais paralysé et me voici debout » par Bernard DPHL ;
endredi 03 juillet : « Cesse d’être incrédule » par Père Guy LEPOUTRE et Cyrile FAVRE.