A LA UNE

« CEPAC » ? QU’EST-CE À DIRE ?

Mgr CottanceauLes 15 et 16 Septembre dernier avait lieu l’assemblée pléniaire des évêques membres de la « Conférence des Evêques du PACifique » (CEPAC) dont notre diocèse fait partie. Cette assemblée se tient tous les deux ans, la dernière ayant eu lieu à TAHITI en Août 2019. Mais au regard des contraintes sanitaires et des difficultés de déplacement liées à la pandémie de la Covid, l’assemblée de cette année qui devait avoir lieu à Pago Pago (Samoa américaine) se déroula en vidéo-conférence (Zoom).

            La CEPAC regroupant une partie des diocèses d’Océanie, est divisée en trois « régions » :

  • La région « Nord » regroupant l’Archidiocèse d’AGANA (Guam), les diocèses de TARAWA et NAURU (Kiribati), des ILES CAROLINES, de CHALAN KANOA (Iles Mariannes du Nord) et de la Préfecture Apostolique des ILES MARSHALL.
  • La région « Centre » regroupant les Archidiocèses de SUVA (Iles Fidji), de SAMOA Apia, les diocèses de TONGA, de RAROTONGA (Iles Cook), de SAMOA Pago Pago, et les missions de TUVALU et FUNAFUTI.
  • La région « Francophone » avec les Archidiocèses de NOUMEA et de PAPEETE, et les évêchés de TAIOHAE, de WALLIS et FUTUNA, et de PORT VILA (Vanuatu).

Selon les statistiques publiées en 2018, la population de Catholiques vivant dans ce vaste ensemble se monte à 751.000 âmes, avec 485 prêtres. La CEPAC est dotée d’un Grand Séminaire régional, le « Pacific Regional Seminary St Pierre Chanel », de langue Anglaise, et basé à SUVA. Il regroupe pour cette année scolaire, et provenant des différents diocèses de la CEPAC : 65 séminaristes diocésains, 59 séminaristes issus de congrégations religieuses et 8 auditeurs libres. La CEPAC a également mis en place des commissions de travail articulées autour de préoccupations particulières :

  • Commission pour la formation initiale et permanente
  • Commission « Justice et développement »
  • Commission pour les communications sociales
  • Commission « Mission et Unité »

Enfin, comme nos diocèses sont invités grâce à la CEPAC à s’ouvrir à d’autres réalités d’Eglise, la CEPAC est aussi appelée à élargir plus encore ses horizons à toute l’Océanie au moyen de sa participation à la FCBCO (« Federation of Catholic Bishops’COnferences »), en Français : la « Fédération des Conférences des évêques de l’Océanie » qui regroupe :

  • La CEPAC
  • La conférence des évêques de Nouvelle Zélande
  • La conférence des évêques d’Australie
  • La conférence des évêques de Papouasie – Nouvelle Guinée

               

Sans entrer davantage dans les détails, ces structures de l’Eglise Universelle nous invitent à ne jamais nous laisser enfermer dans nos petits univers (ma paroisse, mon diocèse…) qui sont importants, certes, car ils sont le lieu où nous avons à vivre quotidiennement notre Foi et à construire jour après jour cette Eglise dont nous sommes les pierres vivantes. Mais ces structures internationales invitent chaque évêque à se souvenir qu’il n’est pas seulement évêque du diocèse qui lui a été confié, mais qu’à la suite du St Père, évêque de Rome, il porte en collégialité avec tous les évêques du monde entier, le souci de la mission de guider, d’enseigner et de sanctifier toute l’Eglise. Le prochain synode des évêques qui va débuter le 10 Octobre à Rome et le 17 Octobre dans chaque diocèse doit raviver en chacun de nous, quelle que soit notre place dans l’Eglise, l’importance de la mission qui sans cesse nous appelle à ouvrir nos cœurs et à dépasser nos frontières. Ainsi pourrons-nous répondre à l’appel que nous adresse le Christ : « Qu’ils soient UN, comme nous sommes UN, moi en eux et toi en moi, afin qu’ils soient parfaits dans l’unité » (Jn 17, 22-23)

                                                                                             † Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

PAROISSE SACRE-CŒUR DE ARUE Invitation

eglise-arue-1.jpgFrères et sœurs, en vue de la fête de Sainte Thérèse, le Père Éric MACÉ nous fait la joie de faire les enseignements à l’Eglise du Sacré-Cœur de Arue les :

Mercredi 29 Septembre 2021 à 17 h 30 dont le thème est : « LA PETITE VOIE » suivi de la célébration Eucharistique.
​​​​​​​Jeudi 30 Septembre 2021 à 17 h 30 dont le thème est : « PLUS D’EPINES QUE DE ROSES » suivi de la célébration Eucharistique.
​​​​​​​Vendredi 01 Octobre à 17 h 00 messe en l’honneur de la fête de Sainte Thérèse.

Les enseignements sont ouverts à tous, paroissiens du Sacré-Cœur de Arue ainsi qu’à tous ceux désireux d’y venir.
Venons nombreux et profitons de cette grâce.

Oui Jésus avec Marie nous appelle à vivre ce moment fort qui sera enrichissant pour tous.
Le protocole sanitaire est toujours d’actualité Merci de respecter les gestes barrières.

Radio Maria no te Hau du 27 septembre au 01 octobre 2021

logo-rmnth.png* Lundi 27 septembre : « Heureux les pauvres car ils verront Dieu » par Sœur Thérèse

* Mardi 28 septembre : « Prière pour rencontrer Jésus » par Père Gilles FERRANT

* Mercredi 29 septembre : « Délivre-nous du mal » par Père Luis MATOS

* Jeudi 30 septembre : « Avec Thérèse espérer l'amour » par Père Marie Michel

* Vendredi 1er octobre : « Avec Thérèse, je veux voir Dieu » par Monseigneur Hubert

NE PLEURE PAS…

Mgr CottanceauAlors que de plus en plus de nos familles voient partir encore ces jours-ci de façon soudaine ceux et celles qui nous étaient attachées, parents, amis, proches, alors que nous avons été invités le 5 Septembre dernier, à nous unir à leur peine et à leur souffrance et à prier pour nos défunts emportés par la Covid, nous célébrons cette semaine la Croix Glorieuse et Notre Dame des Douleurs. Ne serait-ce pas pour nous l’occasion de réapprendre à regarder à la suite de Marie et du Christ lui-même la mort en face, avec foi et espérance ? Oui, la mort de Jésus en croix, la mort de nos proches, la mort que chacun devra affronter un jour reste objet de scandale même pour les croyants surtout quand elle frappe de manière brutale, imprévisible, aveugle ! Dans le livre « Qu’est-ce que l’Homme pour que tu penses à lui ? » (Bayard – Mame 2019) publié par le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, ceux-ci nous rappellent « qu’il est naturel d’avoir peur de la mort, et la foi ne nous invite pas à une inhumaine indifférence… Il est légitime de porter ce cri devant Dieu, comme Job. Jésus lui-même a eu peur face à sa propre mort, nous rejoignant par-là dans toute notre faiblesse ». Pourtant, depuis le matin de Pâques, nous savons que « par la résurrection du Christ, la mort est devenue un passage vers la vie en Dieu si l’Homme se laisse rejoindre par lui. Elle n’est pas la fin de tout. Il est urgent de rappeler l’espérance » (page 40). « La mort a été engloutie dans la victoire. Où est-elle, ô Mort, ta victoire ? Où est-il, ô Mort, ton aiguillon ? » (1 Co 15, 54) Puisse cette prière de Saint Augustin tirée des « Confessions » (ci-dessous) nous aider à entrer plus avant dans cette espérance folle.

« La mort n’est rien.

Je suis seulement passé de l’autre côté

Je suis moi, tu es toi.
Ce que nous étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné,

Parle-moi comme tu l’as toujours fait.
N’emploie pas un ton différent,

Ne prends pas un air solennel ou triste.
Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.

Prie, souris, pense à moi, prie avec moi.

Si tu savais le don de Dieu et ce que c’est que le ciel.
Si tu pouvais d’ici entendre le chant des anges et me voir au milieu d’eux !

Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les horizons et les champs éternels,

Les nouveaux sentiers où je marche !

Si un instant tu pouvais contempler comme moi la Beauté

Devant laquelle toutes les beautés pâlissent !

Quoi ! Tu m’as vu, tu m’as aimé dans le pays des ombres

Et tu ne pourrais ni me revoir, ni m’aimer encore

Dans le pays des immuables réalités ?

Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens

Comme elle a brisé ceux qui m’enchainaient,

Et quand un jour que Dieu connaît et qu’il a fixé,

Ton âme viendra dans le ciel où l’a précédée la mienne,

Ce jour-là, tu reverras celui qui t’aimait et qui t’aime encore…

Essuie tes larmes et ne pleure pas si tu m’aimes ! »

                                                                                             † Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Radio Maria no te Hau du 20 au 24 septembre 2021

*logo-rmnth.png Lundi 20 septembre : « Œuvrons pour une Eglise Vivante » par Yves BOULVIN
* Mardi 21 septembre : « Le mal fait mal » par Mgr David MACAIRE
* Mercredi 22 septembre : « Quel est le sens de ma vie » par Père Geoffrey
* Jeudi 23 septembre : « Saint Padre PIO, icône de Jésus » par Père DEROBERT
* Vendredi 24 septembre : « Sortir de l'attachement du péché » par Père Louis PELLETIER

BUDAPEST, VOUS CONNAISSEZ ?

Mgr CottanceauCapitale de la Hongrie, située au cœur de l’Europe central et sur les rives du fleuve « Danube », Budapest est depuis peu au-devant de l’actualité dans l’Eglise Catholique. En effet, cette capitale Hongroise accueille depuis ce Dimanche 05 et jusqu’au 12 Septembre, le 52° congrès eucharistique international, congrès qui se clôturera par une messe présidée par le Pape François. Un petit rappel historique pourra nous aider à mieux comprendre ce qu’est un congrès eucharistique.

                Il faut remonter à l’année 1881 pour trouver le premier congrès eucharistique qui se déroula à Lille, dans le nord de la France. L’initiative en revient à une femme, Emilie Tamiser (1834 - 1910) qui, sur l’inspiration de Saint Pierre Julien Eymard (1811-1868) appelé “l’Apôtre de l’Eucharistie”, a pris l’initiative d’organiser, avec l’aide d’autres laïcs, prêtres et évêques et avec la bénédiction du pape Léon XIII, le premier congrès eucharistique sur le thème : “L’Eucharistie sauve le monde”. Le but du congrès eucharistique était de renouveler en quelque sorte la démarche d’un pèlerinage par l’adjonction de séances de travail et de réflexion. Nous nous situons dans les décennies 1870-1880 qui sont une période de crise, après la guerre franco-allemande, et plus largement dans les suites de la Révolution française. Pour Émilie Tamisier, il s’agissait donc de restaurer le culte eucharistique pour sauver, protéger la société des maux hérités de la Révolution. 

Limités dans les 20 premières années à la France, la Belgique et la Suisse, les congrès allaient peu à peu s’ouvrir à d’autres pays et continents : Jérusalem en 1893 ; Montréal (Canada) en 1910 ; Carthage (Tunisie) en 1930 ; Budapest une première fois en 1938 ; Bombay (Inde) en 1964 ; Philadelphie (USA) en 1976 ; Wroclaw (Pologne) en 1997) ; Rome en 2000 ; Québec (Canada) en 2008. Le dernier congrès eucharistique s’était déroulé en 2016 à Cebu (Philippines).

Le premier Pape présent à un congrès fut Paul VI en 1964 à Bombay en Inde, dans le contexte particulier du Concile Vatican II et cela fait 21 ans qu’un Pape n’avait pas participé à un Congrès eucharistique. Jean-Paul II avait alors participé au Congrès eucharistique organisé en l'an 2000 à Rome, dans le contexte du Jubilé. Par ailleurs, le dernier voyage international d’un évêque de Rome pour cette occasion remonte à 1997, avec Jean-Paul II également, à Wroclaw en Pologne. 

            Sur le site « Vatican News » du 02 Septembre, L'historien Christian Sorrel, spécialiste du catholicisme à l’Université Lyon II, membre du comité pontifical des sciences historiques, répond à la question : qu’est-ce qu’un congrès eucharistique ? « C’est à la fois un acte de réflexion et un acte de dévotion. Il s’agit de parler de l’Eucharistie, de comprendre les enjeux de l’Eucharistie dans la société contemporaine, et en même temps, de manifester par la célébration eucharistique et par la procession, une dévotion à l’égard de l’hostie consacrée… Dès le départ, outre les séances de travail, un objectif est affiché : celui d’occuper la rue, donner une visibilité à l’Église catholique, qui peut être persécutée ou en tension avec la société. Il y a un vrai souci de présence sociale. C’est d’ailleurs au cœur des congrès eucharistiques que chemine, non sans débat, la thèse de la royauté sociale du Christ, qui va aboutir sous Pie XI à la fête du Christ-Roi ». Un article du 10 Mars 2021 publié sur « Vatican News » commentant l’annonce de ce congrès précise : « Cet événement rassemble des prêtres, religieux et laïcs dans le but de célébrer et de glorifier la Sainte Eucharistie et de rechercher les meilleurs moyens de la faire connaître et aimer dans le monde entier. La présence réelle de Jésus-Christ dans l'Eucharistie est l'un des principaux dogmes de la foi catholique et revêt donc une importance capitale en tant que trésor le plus précieux que le Christ a laissé à son Église. L'Eucharistie est donc le centre du culte catholique et la source de la piété chrétienne ».

            Malgré le « jeûne d’eucharistie » qu’imposent la géographie et les circonstances sanitaires, unissons-nous par la prière à ce temps fort de l’Eglise universelle qui nous donne l’occasion de faire le point sur notre pratique de l’Eucharistie. « Les congrès eucharistiques, depuis plus d’un siècle, rappellent que l’Eucharistie est au centre de la vie de l’Église », a souligné le Saint-Père, en annonçant le thème de ce congrès : « En toi, toutes nos sources !» (Ps 87, 7) Est-elle aussi source et centre de notre vie ?

                                                                                             † Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

PRIERE ET DE RECUEILLEMENT

Mgr Cottanceau Il y a quelques jours, le Président de la Polynésie invitait les habitants du Fenua à « s’unir en prières et en intentions de paix et de guérison le Dimanche 5 Septembre prochain à l’occasion de la Journée Internationale de la Charité ». Seront allumées 500 bougies en souvenir des personnes victimes de la Pandémie, et un jeûne sera proposé pour accompagner ce temps de recueillement. Cette initiative est appuyée par la plupart des confessions religieuses présentes sur le territoire, chacune pouvant aménager ce temps selon ses traditions et ses préceptes cultuels.

En ces temps où les grands rassemblements ne sont pas envisageables, il revient donc à chaque famille, chaque foyer, d’accepter d’entrer de tout son cœur dans cette démarche. Il ne s’agit pas d’abord de « faire quelque chose pour être en règle » mais de vivre un temps particulier :

Un temps de jeûne le Samedi 4 : le jeûne est un des actes essentiels par lequel le croyant traduit devant Dieu son humilité, son espérance et son amour. L’Homme est à la fois âme et corps, chair et esprit. Il serait donc incomplet d’imaginer une religion purement spirituelle, dans les nuages. L’âme a besoin des actes et des attitudes du corps. Le jeûne accompagné de prière traduit l’humilité devant Dieu. Jeûner équivaut à humilier son âme. Il ne s’agit pas d’exploit ascétique. Il s’agit par la pratique du jeûne de s’établir avec foi dans une attitude d’humilité pour accueillir l’action de Dieu et se mettre en sa présence. Au cœur de l’épreuve que nous traversons, et au-delà des recours à la science et à la médecine, jeûner est une façon de nous tourner vers Dieu et d’implorer son aide en nous livrant sans réserve à sa bienveillance et à son amour. Pourquoi ne pas jeûner le Dimanche ? St Jean Paul II dans sa lettre apostolique « Dies Domini » nous rappelle cette parole de St Augustin : « Saint Augustin décrit la joie de la Pâque hebdomadaire : « Le jeûne est mis de côté et les prières sont dites debout, en signe de la Résurrection, c'est pourquoi aussi l'Alléluia est chanté à chaque Dimanche"

Que ce Dimanche 5 soit pour nous un temps qui invite à la compassion : ouvrir notre cœur nos pensées et notre prière à tous ceux et celles qui ont quitté cette terre et à ceux qui souffrent de la perte d’un être cher. Un des aspects douloureux de la lutte contre l’épidémie a été en effet l’impossibilité pour les familles d’aller rencontrer leurs proches malades et la soudaineté du mal qui emportait « sans prévenir » ceux et celles dont on ne verrait plus le visage. Combien, après le brusque départ d’un être cher, pourraient dire : « On n’était pas prêt ! » Qu’il nous soit donné pendant ce temps de recueillement, de confier au Seigneur toute cette souffrance dans notre prière.

 Un temps qui nous invite également à la solidarité pour être plus forts dans ce combat. Le confinement, les mesures de distanciation sanitaire, le port du masque et… autant de contraintes qui nous ont isolés, séparés… Plus de réunions amicales, plus de rassemblements familiaux ! Et dans le même temps, peut-être avons-nous pris conscience que chacun était par son comportement, responsable du sort des autres, que nous étions interdépendants ! Et si ce temps de silence et de recueillement nous donnait la chance de découvrir que nous pouvons être unis par la pensée, forts de l’appui et du soutien de nos frères et sœurs qui nous soutiennent, et que le « chacun pour soi » n’a pas sa place dans une stratégie de victoire !

Un temps nous invitant au recueillement pour accueillir celui qui nous rejoint dans notre situation, comme autrefois, il avait rejoint les disciples d’Emmaüs. Le visage triste, ils tournaient le dos à Jérusalem en rejoignant leur village ! Comment pourrions-nous l’accueillir et l’entendre murmurer à nos cœurs des paroles d’espérance si nous ne savons pas nous arrêter, faire silence, écouter au lieu de parler ! Oui, il importe de faire part au Seigneur de nos peurs, de nos combats, comme le firent les disciples d’Emmaüs. Mais ensuite, Jésus prend la parole et se révèle, brûlant le cœur de ses disciples par l’espérance qu’il y faisait naitre. Prendre le temps d’accueillir la Parole du Christ pour nous réconforter et pour cela, vivre notre Dimanche comme ce moment où nous ne sommes plus des « agents économiques », des consommateurs, mais des humains créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, capables dans l’épreuve, de reconnaître sa présence à nos côtés. Comment le pourrions-nous si nous courons sans cesse, si nous sommes comme Marthe, accaparés par les tâches quotidiennes ? Saurons-nous pendant ce temps de Dimanche, nous tenir aux côtés de Marie la sœur de Marthe, pour écouter ?                                                                         .../...

Enfin, un temps qui nous donnera de rendre grâce : pour tous ceux et celles qui se donnent sans compter au service des malades, pour les risques encourus et pour le sens du devoir dont ils font preuve, pour les gestes de dévouement… et offrir tout cela au Seigneur dans notre prière ; rendre grâce surtout pour le Christ, pour sa résurrection d’entre les morts que nous célébrons particulièrement en ce « Jour du Seigneur » et qui doit être pour nous, selon les mots du Pape St Jean Paul II :

« Le jour de la foi : le dimanche apparaît comme le jour suprême de la foi. C'est le jour où, par la puissance de l'Esprit Saint, qui est la « mémoire » vivante de l'Église (cf. Jn 14, 26), la première apparition du Ressuscité devient un événement renouvelé dans « l'aujourd'hui » de chacun des disciples du Christ.  Oui, le dimanche est le jour de la foi.

Le jour de l'espoir : le dimanche n'est pas seulement le jour de la foi, mais aussi le jour de l'espérance chrétienne… Célébrant ce mémorial du Christ ressuscité et monté au ciel, la communauté chrétienne attend « dans une joyeuse espérance la venue de notre Sauveur Jésus Christ ». Renouvelée et nourrie par ce rythme hebdomadaire intense, l'espérance chrétienne devient le levain et la lumière de l'espérance humaine. C'est pourquoi la Prière des fidèles répond non seulement aux besoins de la communauté chrétienne particulière, mais aussi à ceux de toute l'humanité ; et l'Église, réunie pour la célébration eucharistique, montre au monde qu'elle fait siennes « les joies et les espérances, les peines et les angoisses des hommes d'aujourd'hui, spécialement des pauvres et de tous ceux qui souffrent ».

Puissions-nous, en nous associant à tous ceux qui vivront ce temps de prière et de recueillement, être présents à leurs côtés pour apporter à ceux qui sont dans la peine réconfort, espérance et sympathie, et pour exprimer notre solidarité avec tous ceux et celles qui attendent la fin de cette épreuve et la victoire de la Vie. N’est-ce pas la Bonne Nouvelle que Jésus est venu nous annoncer et que nous avons mission de vivre et de proclamer ?

† Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Enquête 2021

logo-rmnth.pngChaque paroissien ou auditeur a jusqu’au 21 septembre pour répondre à l’enquête 2021 de la radio. Nous souhaitons avoir le retour d’un maximum de paroissiens du fenua pour ainsi mieux répondre à notre mission : être au service de l’Eglise en diffusant les messages et les valeurs de l’Evangile.

Avec la situation sanitaire nous avons besoin de votre aide ! Il y a deux manières de répondre aux questions :

La première est sur vini ou ordinateur en cliquant sur le lien suivant : https://cutt.ly/RMNTH. Une fois validé, le questionnaire est terminé et envoyé à la radio.

Merci de partager le lien à un maximum de votre entourage et paroissiens ! Vous pouvez aider les personnes âgées sans vini à répondre en leur posant directement les questions et en répondant sur votre propre vini.

La seconde est en version papier (disponible à la fin du communiqué diocésain).

Si possible, merci de laisser à votre paroisse / établissement quelques feuilles imprimées pour permettre à ceux qui n’ont pas de VINI de participer également. Nous ne pourrons malheureusement pas passer dans toutes les paroisses, merci pour votre soutien dans le partage du questionnaire.

Nous vous remercions pour votre aide !

Pour toutes questions, 87 20 10 20 / 40 42 00 11 / radiomarianotehau@mail.pf

EST-CE UN PÉCHÉ ?

Mgr CottanceauSuite à la situation sanitaire qui prévaut depuis trop longtemps, certains fidèles ne pouvant assister à la messe dominicale pour raison de santé doivent rester à la maison, et manquent ainsi ce rendez-vous dominical si important. (Le cas peut également se produire pour d’autres raisons : voyage, obligations professionnelles etc…) A l’inquiétude qui déjà pèse sur eux suite à leur état de santé fragile, s’ajoute parfois une autre inquiétude, celle de se trouver « en état de péché » pour avoir manqué la messe. Cette situation nous offre une bonne occasion de clarifier les choses en précisant bien en quoi consiste le péché et ce que signifie « être en état de péché ».

Rappelons d’abord qu’au temps de Jésus, les juifs « pieux » rejetaient comme pécheurs ceux qui n’observaient pas la loi de Moïse (qui comprenait 613 commandements). Était condamné par exemple le fait de prendre le repas sans s’être purifié, de ne pas respecter le sabbat, de blasphémer, de commettre l’adultère, de partager un repas ou être en contact direct avec des païens ou des gens impurs. Ils rejetaient également ceux qu’ils considéraient comme impurs à cause de leur condition sociale, leur handicap ou leur maladie ou encore leur profession : les publicains collecteurs d’impôts (comme Matthieu, Zachée) à la solde des Romains, les lépreux, les aveugles, les bergers, les prostituées etc

Pour Jésus, ce qui compte n’est pas l’application de la loi de Moïse mais la disposition du cœur. Pour lui, le grand commandement est d’aimer Dieu et son prochain comme soi-même. Le grand péché n’est pas le non-respect de la loi mais le manque d’amour ! Le péché nait d’abord dans notre cœur, quand nous voulons volontairement tourner le dos à Dieu et à son amour par nos pensées, nos paroles, nos actions et nos omissions. Commettre un péché suppose donc un acte conscient et volontaire de notre part qui nous détourne de l’amour de Dieu et de notre prochain. Ainsi, plus nous aurons le désir d’aimer Dieu de tout notre cœur, plus nous serons attentifs à ce que notre comportement, nos paroles, nos choix soient en accord avec cet amour de Dieu que nous voulons vivre honnêtement et sincèrement. Les époux ne se réfèrent pas au code civil pour savoir ce qu’ils ont le droit de faire ou encore comment ils doivent s’aimer. Ils cherchent simplement à être fidèles à cet amour qui vient de leur cœur et qui les a unis !

Reste alors la question de savoir que devient la loi dans ce contexte. Rappelons que dans l’histoire de l’exode, face à la détresse d’Israël, Dieu ne commence pas par donner la loi. Il ne dit pas à Moïse : « si tu fais ci, si tu fais ça, je te sauverai ». Il sauve son peuple sans condition, son salut n’est pas une récompense parce qu’Israël aurait été sage et obéissant à la loi.  Ce n’est que plus tard, à la montagne du Sinaï qu’il va donner à son peuple le moyen de montrer son amour et sa reconnaissance à celui qui l’a sauvé. Dieu va donner les 10 commandements. Ainsi, en observant ces commandements, Israël pourra montrer à Dieu combien il l’aime et combien il veut se rapprocher de lui. Suivre la loi doit répondre à un désir d’aimer, et non d’être en règle de façon scrupuleuse ! C’est parce que Dieu m’a aimé et sauvé que je veux aussi l’aimer en mettant en pratique le commandement de l’amour… principe que les pharisiens avaient inversé : si j’observe la loi, alors Dieu me sauvera !

Ainsi, devant l’impossibilité d’assister à l’office dominical, sans tricher avec ma conscience, et pour motif impérieux (je suis en voyage, ou je suis fragile et vulnérable à la Covid, ou je suis malade, ou je travaille sur un bateau et je suis en mer etc…), la question que je dois me  poser est de savoir comment,  en fonction des circonstances bien entendu, trouver un moment de prière pour penser à Dieu, à ceux que j’aime, un moment de recueillement, pour lire l’évangile du dimanche par exemple, ou pour réciter mon chapelet, ou suivre la messe à la TV ou sur d’autres réseaux sociaux etc…

Et pour apaiser nos craintes et éclairer notre foi, rappelons cette promesse faite par Dieu à son peuple par la bouche du prophète Jérémie : « Voici l’alliance que je conclurai avec la maison d’Israël… Je mettrai ma Loi au fond de leur être et je l’écrirai sur leur cœur. Alors je serai leur Dieu et eux seront mon peuple ! » (Jer 31, 33) 

† Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Message de Soutien de Monseigneur Michel CALVET

Mgr calvetCher Monseigneur Jean-Pierre,

C'est avec inquiétude que je prends les nouvelles qui nous viennent chaque jour de Tahiti gravement affecté par la Covid-19. Pour le moment je ne vois pas ce que nous pouvons faire pour vous hormis vous accompagner dans la prière. Merci de transmettre à toutes et à chacun de votre diocèse l'expression de notre sympathie dans cette épreuve qui se révèle de plus en plus redoutable. 

†Mgr Michel CALVET      Archevêque de NOUMEA

Nominations au 06 septembre 2021

eveche15w.jpgParoisse Sainte-Thérèse de Papeete

Père Gérald TEPEHU

Le Père Gérald TEPEHU, actuellement curé des paroisses Saint-Jean-Baptiste de Mataiea et Sainte-Elisabeth de Papeari est nommé curé de la paroisse Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus de Papeete et de son annexe, la chapelle Saint-Jean Bosco de Pirae.

Il résidera au presbytère de la paroisse Sainte-Thérèse de Papeete.

Il garde ses fonctions dans les îles Tuamotu (Tatakoto, Pukarua et Reao)

Cette nomination prend effet à partir du Lundi 06 Septembre 2021.

†Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Paroisses Saint-Jean-Baptiste de Mataiea et Sainte-Elisabeth de Papeari

Père Moana TEVAEARAI

Le Père Moana TEVAEARAI, actuellement vicaire à la paroisse Maria-No-Te-Hau de Papeete est nommé curé des paroisses Saint- Jean-Baptiste de Mataiea et Sainte-Elisabeth de Papeari.

Il résidera au presbytère de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Mataiea. 

Il garde ses fonctions dans les îles Tuamotu (Katiu et Takume).

Cette nomination prend effet à partir du Lundi 06 Septembre 2021.

†Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

POURQUOI AVEZ VOUS PEUR ?

Mgr CottanceauRappelons-nous : la question était posée par Jésus à ses disciples dans la barque où ils se trouvaient, une barque secouée dangereusement par la tempête (Mc 4, 35…). Il faut avouer qu’à force d’entendre parler de chiffres de plus en plus alarmants sur le nombre de personnes hospitalisées, sur le nombre croissant de ceux et celles qui nous ont quittés suite au virus, et qui laissent tristesse et chagrin dans leurs familles, de statistiques sur la rapidité de l’expansion du virus delta et sur les perspectives quelque peu angoissantes d’avenir, à force de voir la situation économique devenir de plus en plus problématique pour cause de confinement et de couvre-feu, nous aurions là un début de réponse à cette question ! Comme les disciples dans la barque criaient « Nous sommes perdus », nous voici pris dans une tempête qui dure depuis déjà trop longtemps et qui soumet notre patience à dure épreuve. Pourtant, au cœur de cette situation, et dans son homélie prononcée le 27 Mars 2020 sur la place St Pierre de Rome, le Pape François nous invite à relever la tête. Il nous convoque à l’espérance et à la confiance, comme Jésus le faisait pour ses disciples angoissés.

            Le Saint Père nous rappelle le comportement étrange de Jésus dans cet épisode de la « tempête apaisée » ainsi que l’interpellation qu’il adresse à ses disciples : « Ce qui est difficile, c’est de comprendre le comportement de Jésus. Alors que les disciples sont naturellement inquiets et désespérés, il est à l’arrière, à l’endroit de la barque qui coulera en premier. Et que fait-il ? Malgré tout le bruit, il dort serein, confiant dans le Père – c’est la seule fois où, dans l’Evangile, nous voyons Jésus dormir –. Puis, quand il est réveillé, après avoir calmé le vent et les eaux, il s’adresse aux disciples sur un ton de reproche : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Jésus se révèle ainsi sauveur devant ses disciples, et maître du vent et de la mer !

            Reste à bien comprendre ce que signifie cette question : « N’avez-vous pas encore la foi ? ». Au cœur de l’épreuve, nous dit le Pape François, l’essentiel est bien de tenir ferme la main du Seigneur, car lui seul peut nous libérer et nous délivrer de nos peurs et nous maintenir dans la confiance : « Pourquoi avez-vous peur ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Le début de la foi, c’est de savoir qu’on a besoin de salut… Nous avons besoin du Seigneur, comme les anciens navigateurs, des étoiles. Invitons Jésus dans les barques de nos vies. Confions-lui nos peurs, pour qu’il puisse les vaincre. Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec lui à bord, on ne fait pas naufrage. Car voici la force de Dieu : orienter vers le bien tout ce qui nous arrive, même les choses tristes. Il apporte la sérénité dans nos tempêtes, car avec Dieu la vie ne meurt jamais ».

            Mais si cette démarche de foi dans l’épreuve conduit à la confiance, elle se traduit aussi par la solidarité qui nous rend plus forts pour faire face, et par les choix que chacun est amené à poser. Ils seront autant de signes de cette confiance en la présence du Christ dans nos combats : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Seigneur, tu nous adresses un appel, un appel à la foi qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi... Tu nous invites à saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix. C’est le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres. Et nous pouvons voir de nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans cette peur, ont réagi en donnant leur vie. C’est la force agissante de l’Esprit déversée et transformée en courageux et généreux dévouements. C’est la vie de l’Esprit capable de racheter, de valoriser et de montrer comment nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues… mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire : médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul ».

Accueillons pour terminer, cette bénédiction par laquelle le Saint Père concluait son homélie : « Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs. Tu nous demandes de ne pas avoir peur. Mais notre foi est faible et nous sommes craintifs. Mais toi, Seigneur, ne nous laisse pas à la merci de la tempête. Redis encore : « N’ayez pas peur » (Mt 28, 5). Et nous, avec Pierre, “nous nous déchargeons sur toi de tous nos soucis, car tu prends soin de nous” (cf. 1P 5, 7). »

† Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Agenda août 2021

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Agenda

Mission/Déplacement

* Déplacement annulé de Monseigneur Jean-Pierre à Raiatea le 18 et 19 août 2021.
* Père Sandro LAFRANCONI à Huahine du 29 juillet au 31 août 2021.

Prières
En ces temps de tempête…
Voici plusieurs prières proposées par Monseigneur Jean-Pierre.

Priere 1priere-1.pdf  Priere 2priere-2.pdf  Priere 3priere-3.pdf  Priere 4priere-4.pdf  Priere 5priere-5.pdf  Priere 6priere-6.pdf  Priere 7priere-7.pdf

Ecole Diaconale
Dépôt des candidatures 2021-2022

Le directeur de l’école diaconale du diocèse de Papeete - Père Landry BOYER, curé de la paroisse de Maria no te Hau – informe qu’il recevra les candidatures d’entrée à l’école Diaconale à compter du 12 août 2021. Ces dernières sont à déposer à son presbytère à MNTH en matinée. La date de clôture est fixée au 17 septembre 2021.

Vous pouvez le joindre au 87 723 316.
PS : voir pièce jointe  pour la constitution du dossier d’entrée à l’école diaconale.

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UNE JEUNESSE EN QUÊTE DE DISCERNEMENT

eveche15w.jpgC’est parti pour une nouvelle année scolaire, universitaire ou professionnelle. Chaque famille a organisé du mieux possible cette rentrée : du plus petit qui sera mis à la crèche ou confié à une nounou au plus grand qui part aux études, sans oublier celles et ceux qui entrent sur le marché du travail.

Bonne rentrée à chacune et chacun.

Et cette semaine de rentrée coïncide avec la célébration de l’Assomption de la Vierge Marie. Quoi de mieux que de confier nos enfants et jeunes gens à la protection de Notre Maman du Ciel ?

La liturgie de ce dimanche nous étonnera car d’une part, elle fait référence à « une femme couronnée de douze étoiles » (Apocalypse 12, 1), à « une princesse vêtue d’étoffe d’or » (Psaume 44, 14), et d’autre part, à une humble servante qui « se rend avec empressement chez sa cousine enceinte » (Luc 1, 39).

Oui, Marie est ce modèle de femme remplie d’humilité, bien que portant en elle Celui qui est le salut du monde, oubliant peines et fatigue elle se fait servante de sa cousine âgée qui, elle aussi, attend un enfant.

C’est le lot d’un grand nombre de mamans : être au service de la famille et plus particulièrement des enfants. Pourvoyeuses de soins, elles le sont dès les premiers jours de la conception de leur enfant. Educatrices, elles le sont à tout instant en accompagnant l’enfant dans ses apprentissages. Consolatrices, elles le sont suite au petit bobo causé par une petite blessure jusqu’au premier chagrin d’amour que connait le grand fils ou la grande fille…

Hélas, beaucoup de mamans se sentent seules et insuffisamment épaulées dans l’éducation de leurs enfants. La présence d’un mari, d’un conjoint est indispensable dans la formation et la construction de la personnalité d’un enfant. Le rôle du père est fondamental. Rappelons-nous la place de Saint Joseph dans l’éducation de Jésus et le soutien qu’il apportait à son épouse : trouver un lieu pour l’accouchement ; protéger l’enfant et sa maman en fuyant le courroux d’Hérode ; partir à la recherche de Jésus, adolescent fugueur… Sans compter les mille et unes tâches que les évangiles ne nous rapportent pas : apprentissage de la lecture dans les livres Saints ; apprentissage du métier de charpentier ; éducation à la charité, à la prière … etc…

De nos jours, il est une tâche fondamentale que doivent assumer les parents -père et mère, ensemble – celle de l’apprentissage du discernement. Nul besoin d’avoir fait des études pour apprendre à un enfant à rechercher la vérité. A l’heure où les fakes news (fausses informations) pullulent sur les réseaux sociaux ; où les harcèlements de tous types (commerciaux, sexuels, incitations à la violence…) menacent les jeunes, plus que jamais il nous faut mettre en garde enfants et jeunes gens. Cela commence dès le plus jeune âge ! Comment faire ? La violence, les claques et privations de toutes sortes ne sont guère efficaces dans l’éducation, souvent ells produisent aigreurs, ressentiments, rancunes et même ruptures. Suivons les conseils des plus grands éducateurs : douceur et fermeté, patience et dialogue. Nous savons qu’en éducation il faut répéter sans cesse et vérifier que le message est bien passé. Interdire sans expliquer aboutit souvent à la révolte, principalement chez les adolescents. Eduquer prend du temps. Prenons le temps de poser des questions, de rechercher ensemble -parents et enfants- quel est le bon choix pour ne pas tomber dans les griffes de prédateurs et harceleurs de toutes sortes. Et puis, montrons l’exemple !

Souvenons-nous de cette parole de la Vierge Marie à Jésus qui avait fugué à l’âge de douze ans (!) : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » On imagine la douceur avec laquelle la maman s’est exprimée. Il ne s’agit pas d’être mou et laxiste, laisser faire aujourd’hui et demain se montrer intransigeant. Mais être vigilant en permanence et savoir saisir les bons moments pour rappeler avec fermeté les règles fixées. Il n’est pas bon de laisser les enfants seuls pendant des heures devant leurs écrans (télé, téléphone, ordinateurs…).

On est loin de la fête de l’Assomption, me direz-vous. Oui et non, car la Vierge Marie avant « d’être élevée en son corps et en son âme à la gloire du ciel » (dogme de l’Assomption, 1950) a connu bien des épreuves, des inquiétudes, des souffrances. Mais de l’Immaculée Conception à sa glorieuse Assomption, nous contemplons en Marie tout une vie fidèle à ce « OUI » prononcé à l’Annonciation.

Eduquer nos enfants suppose une confiance absolue en la promesse de Dieu : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. » (Matthieu 6, 33-34)

Dominique Soupé

FRÈRE THÉOPHANE URVOY NOUS A QUITTÉS

Freretheophane 2La Congrégation des Frères de Ploërmel nous informe que vendredi 6 août, fête de la Transfiguration, Frère Théophane URVOY (« Frère Théo ») est entré dans la maison du Père à l'aube de ses 98 ans. Retiré à la maison de retraite de Josselin depuis 2018, il avait servi la jeunesse polynésienne durant 56 ans. Ses funérailles ont eu lieu à Josselin mardi 10 août.

Deux veillées de prière ont eu lieu, lundi 9 août et mardi 10 août, sous le préau de l’école Saint-Hilaire de Faa’a.

Une messe est prévue le samedi 14 août à l’église Maria No Te Hau à 18 h. Toutes les mesures barrières devront être prises : gel hydroalcoolique, masque, distanciation.

Message de Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU, Archevêque de Papeete

Frère Yvon,

Je viens d'apprendre le retour au Seigneur du frère Théophane. Au nom du diocèse et en mon nom propre, je voulais par ces quelques lignes vous exprimer toute ma sympathie et ma proximité à vos côtés en ces jours où nous voyons partir vers le Père un frère qui a œuvré si longtemps dans notre diocèse. Mes pensées et ma prière vont d'abord en action de grâce vers le Seigneur pour nous avoir donné Fr. Théophane. Elles vont au supérieur des Frères de l'Instruction Chrétienne et à tous les religieux qui voient partir un "bon et fidèle serviteur" de la mission de votre Congrégation en Polynésie. Je pense surtout aux frères qui, à La Mennais et sur Tahiti, ont œuvré avec Fr. Théophane. Je pense également à sa famille à qui je présente mes condoléances. L'heure est au recueillement et à l'espérance que nous ouvre le Christ ressuscité.

Frère Yvon, merci de transmettre à tous vos frères mes pensées les plus fraternelles et l'assurance de ma prière pour Fr. Théophane.

Respectueuses et fraternelles salutations.

+Mgr Jean Pierre COTTANCEAU

Brève biographie du Frère Théo

URVOY, Jean Marie Marcel (Frère Théophane dit « Théo ») (1923-2021).

Religieux des Frères de l'Instruction Chrétienne de Ploërmel, né le 27 septembre 1923 à Marsac sur Don – Loire-Atlantique. Fils de Marcel Marie Joseph Urvoy, savetier et Marie Augustine Billon, modiste. Il est l’aîné d’une fratrie de sept enfants - deux garçons et cinq filles-. Son jeune frère sera prêtre et deux de ses sœurs religieuses.

Il entre au noviciat le 24 août 1939 à Jersey. Prononce ses vœux définitifs le 15 août 1947. Après avoir été instituteur à Guérande, puis professeur dans le même établissement, il fut nommé Directeur de l’École St Similien à Nantes. Après quoi, il devint étudiant tout en enseignant, double tâche qui fut le lot d’un certain nombre de Frères. Il exerça aussi comme professeur au postulat de Ploërmel en 1958 et au noviciat de Jersey en 1959. À partir de cette période, sa mission l’orienta plutôt vers les élèves du second cycle, à Châteaulin (Finistère) puis à Tahiti où il est demeuré fidèle au poste depuis septembre 1962, avec un seul intermède à St-Louis de St-Nazaire en 1970.

Il vient à Tahiti pour ouvrir les classes de Terminales-Bac en tant que professeur de Mathématiques et de Sciences physiques. Les premiers baccalauréats du Lycée La Mennais auront lieu en 1963.

C’est lui aussi qui monte les premiers labos de Sciences : physique, chimie et sciences naturelles.

Le 13 février 1982, il reçoit les Palmes académiques des mains de M. Frédéric Carneiro, directeur du Lycée technique.

En 1989, il prend sa retraite officielle, mais reste très actif au travers du La Mennais magazine, des cours de soutien aux élèves…

Le 29 juin 2018, les autorités du Pays le décorent de l’Ordre de Tahiti nui en reconnaissance des 56 ans au service de la jeunesse polynésienne.

Le 13 novembre 2018, Frère Théo doit rentrer en France pour raison de santé malgré son désir de mourir en terre polynésienne et de reposer dans le caveau des Frères au cimetière de l’Uranie. Il résidera à Josselin dans la maison de retraite des Frères de Ploërmel. Sa santé déclinant, le 11 juin 2021, il reçoit le sacrement des malades en présence d’une dizaine de frères de sa communauté à Josselin. Il décède le 6 août 2021, en la fête de la transfiguration et sera inhumé le 10 août dans le cimetière des Frères.

CATECHISTE, POUR QUOI FAIRE ?

Mgr CottanceauSamedi 31 Juillet avait lieu en l’église Sacré Cœur de ARUE la messe d’envoi des catéchistes avec la remise de leur lettre de mission. La veille, alors que les écoles de Juillet célébraient la fin de leur mois de formation, 5 participants ayant achevé leur parcours de formation à l’école « Nazareth » étaient investis officiellement comme ministres de la catéchèse. Cette démarche répond à la volonté du Pape François qui, en Mai 2021, instituait un nouveau ministère, le ministère laïc de Catéchiste. Pour que l’Eglise puisse accomplir sa mission dans le monde, nous dit le Saint Père, « il est nécessaire de reconnaître la présence de laïcs, hommes et femmes, qui, en vertu de leur baptême, se sentent appelés à collaborer au service de la catéchèse ».

Précédemment, le Concile Vatican II avait eu le mérite d’éveiller et de favoriser une prise de conscience de la haute importance de la mission du catéchiste pour le développement et la croissance de la communauté Chrétienne. C’est ainsi, nous rappelle le Saint Père, que « depuis le Concile œcuménique Vatican II, l’Église a senti avec une conscience renouvelée l’importance de l’engagement du laïcat dans l’œuvre d’évangélisation. Les Pères conciliaires ont souligné à maintes reprises combien il est nécessaire pour… le développement de la communauté chrétienne d’impliquer directement les fidèles. » Et voici ce que dit à ce propos le texte du Concile Ad Gentes au n°17 : « Elle est aussi digne d’éloges cette armée… des catéchistes hommes et femmes qui, pénétrés d’esprit apostolique, apportent par leurs lourds labeurs un concours singulier et absolument nécessaire en vue de la diffusion de la foi et de l’expansion de l’Église ». Sans rien enlever à la mission propre de l'évêque, premier catéchiste de son diocèse, ni à la responsabilité particulière des parents dans la formation chrétienne de leurs enfants, le Pape appelle à valoriser les laïcs qui collaborent au service de la catéchèse, en allant à la rencontre de ceux qui attendent de « connaître la beauté, la bonté et la vérité de la foi chrétienne ». Il appartient aux pasteurs, curés, responsables de communautés Chrétiennes, de reconnaître « les ministères laïcs capables de contribuer à la transformation de la société par la pénétration des valeurs chrétiennes dans le monde social, politique et économique », précise encore le Pape François… »  Plus encore, « que les pasteurs (les responsables de communautés) n’oublient jamais l’exhortation des Pères du Concile leur rappelant « qu’ils n’ont pas été institués par le Christ pour assumer à eux seuls toute la mission salvifique de l’Église à l’égard du monde, mais que leur charge éminente consiste à être les pasteurs des fidèles du Christ et à reconnaître leurs services et leurs charismes de façon à ce que tous, chacun à sa manière, coopèrent unanimement à l’œuvre commune. » (Vat. II, Lumen Gentium, n. 30).

Témoin de la foi, enseignant, accompagnateur et pédagogue, le catéchiste est ainsi appelé à se mettre au service pastoral de la transmission de la foi, de la première annonce à la préparation aux sacrements de l'initiation chrétienne, jusqu'à la formation continue. Mais tout cela n'est possible que par «la prière, l'étude et la participation directe à la vie de la communauté » (Aimer, connaître et participer), de sorte que l'identité du catéchiste se développe avec « cohérence et responsabilité ». En acceptant ce service de la catéchèse, les catéchistes ne doivent jamais oublier qu’ils contribuent ainsi à mettre davantage en valeur l'engagement missionnaire typique qui leur a été confié lors de leur baptême. Plus Encore, la catéchèse n’est pas pour l’Église une activité spécifique de quelques personnes bénévoles. C’est la responsabilité de l’ensemble de l’Église de catéchiser, d’annoncer l’Évangile, de faire résonner la parole de Dieu. L’Église s’engage ainsi dans la reconnaissance de cet apostolat laïc pour lequel s’engagent les catéchistes. Cela veut dire que, à leurs côtés, c’est toute l’Église qui est dans ce mouvement de transmission de la Foi.

La moisson est abondante, certes, mais là aussi, les ouvriers sont peu nombreux. Saurons-nous répondre en surmontant les obstacles qui pourraient nous empêcher d’entendre cet appel et, pourquoi pas, de prendre part à notre tour à la catéchèse, cette belle et indispensable mission d’Eglise  

† Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Congrégation des Sacré-Cœurs de Jésus et de Marie Nomination

SarecoeursjesusmarieLe Père William TEPA est mis à la disposition du diocèse de Taiohae (Îles Marquises) à partir du 17 Août 2021.
Nous lui souhaitons dans cette nouvelle mission auprès des paroisses, des communautés laïcs et les habitants des îles MARQUISES : grâce, bénédiction et force du Seigneur pour l’évangélisation des peuples et son Église.
Bonne Mission aux Iles Marquises.

Sa nouvelle adresse :
Père William TEPA
Diocèse de TAIOHAE (Îles Marquises)
B.P 484
TAIOHAE - MARQUISES
Polynésie - Française.
Vini : (689) 87.33.95.09
Email : tepasscc@yahoo.fr

INTERPELLATIONS

Mgr CottanceauParmi les nombreux points abordés dans son discours de ce Mardi 27 Juillet, un certain nombre de promesses et d’engagements ont été pris par le Président de la République. Ces promesses et ces engagements ont au moins le mérite de pointer du doigt les enjeux d’avenir, mais également les problèmes et difficultés qui façonnent notre société Polynésienne. Ils peuvent être aussi pour nous l’occasion de nous laisser interpeler !

Il fut beaucoup question de la sauvegarde et de la préservation du patrimoine naturel mais aussi de ce patrimoine culturel auquel le peuple Maohi a donné naissance et qu’il a su transmettre jusqu’à aujourd’hui. L’Eglise doit se réjouir de cette dynamique. La préservation du patrimoine naturel s’inscrit tout à fait dans le sillage de « Laudato Si », cette encyclique du Pape François qui interpelle sur la façon dont nos sociétés se comportent vis-à-vis de cette terre, notre « maison commune ». La préservation du patrimoine culturel est également pour les disciples du Christ l’occasion de se souvenir que l’Eglise est appelée à annoncer le Christ et sa Parole à toute culture. Le Synode sur l’Océanie qui s’est tenu en 2001 souligne que dans chaque culture, la foi Chrétienne sera vécue de façon unique, que dans ses efforts pour présenter le Christ, l’Eglise doit respecter chaque culture. Les Pères du Synode précisent : « L‘Evangile n’est pas opposé à telle ou telle culture, comme si, lorsqu’il la rencontre, il voulait la priver de ce qui lui appartient… Une inculturation authentique de l'Évangile présente un double aspect. D'un côté, une culture offre des valeurs et des modèles positifs qui peuvent enrichir la manière dont l'Évangile est annoncé, compris et vécu. D'un autre côté, l'Évangile défie les cultures et rend nécessaire le changement de certaines valeurs et de certains modèles ». (« Ecclesia in Oceania » § 16)

Il fut également question de santé publique, eu égard à la situation causée par la pandémie. Mais la Covid ne saurait faire oublier toutes les autres maladies, surtout le cancer dont les effets se font douloureusement sentir chez les personnes atteintes, mais également dans les familles de ces personnes, surtout lorsque des evasan ont dû avoir lieu. Si la gestion médicale et financière de cette maladie, comme des autres maladies graves d’ailleurs, relève des pouvoirs publics et des services de santé, les liens de proximité, de voisinage, d’amitié que nous entretenons peuvent également constituer une aide précieuse pour ceux et celles qui sont touchés d’une façon ou d’une autre : « J’étais malade et vous m’avez visité » (Mt 25,36). C’est donc une occasion pour nos communautés de faire le point sur la façon dont nous accompagnons, ne serait-ce que par la prière, ces personnes et ces familles en souffrance.

Il fut également question de ces fléaux qui portent atteinte à la vie et à la dignité humaine : drogue et augmentation du trafic d’ice, violences faites aux femmes. Parallèlement aux instances de justice, des associations s’engagent et agissent avec courage et obstination. Qu’en est-il de notre présence dans ces associations, aux côtés de ces personnes de bonne volonté ? Beaucoup sont déjà à l’œuvre au nom de leur Foi. Accueillir et écouter les victimes, les aider, mais également mettre en lumière les racines qui produisent de tels comportements pour pouvoir agir dans la durée… N’est-ce pas là une belle façon d’être témoin de Jésus Christ ?

La question des conséquences des expérimentations atomiques a été aussi abordée. L’Eglise ne peut que souscrire au souhait que par esprit de justice, la vérité sur l’ensemble de la période nucléaire soit faite par les institutions nationales et locales. De plus, la situation des familles victimes, parfois sur les générations suivantes, ne saurait être ignorée et tout doit être fait pour qu’elles soient intégralement reconnues dans leur droit à être soutenues par la solidarité nationale. Enfin, l’Eglise rappelle le commandement de l’amour du prochain, y compris de nos ennemis, et du pardon des offenses. C’est, avec la prière fervente à Dieu, la seule attitude que le Chrétien peut suivre. C’est le seul moyen de restaurer durablement la paix du cœur et de l’âme pour que revienne l’espérance en l’avenir. Il s’agit pour tous d’aborder cette problématique sans apriori ni procès d’intentions et de rechercher sans cesse la vérité - même si celle-ci dérange. La charité et le devoir de prendre en considération ceux et celles qui souffrent doivent conduire à la recherche d’une justice qui ne soit qu’au service de la dignité humaine, sans autre considération ou arrière-pensée. C’est à ce prix que nous pourrons avancer ensemble dans la concorde. 

  † Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Paroisse Sacré-cœur – Arue Recollection paroissiale – 07 août 2021

eglise-arue-1.jpgLe Père Eric MACE nous invite, le samedi 07 Août 2021, à une recollection paroissiale, de 07h30 à 12h00 dans la salle PETERO-RATEPA du Sacré-Cœur d’Arue, sur le thème « Ia Ora Na E Maria e » et dont le titre est « Comprendre la prière du ‘‘Je vous salue Marie’’ ».
Cette recollection est ouverte à tous les paroissiens du Sacré-Cœur d’Arue, membres du rosaire vivant ou pas, ainsi qu’à tous ceux désireux d’y venir.

Le programme de la matinée :
- 07 h 00 : Accueil par des chants et mystère à la grotte (si le temps nous le permet)
- 07 h 30 : Messe à la grotte (si le temps nous le permet)
- 08 h 45 : Démarrage de la formation dans la salle « PETERO-RATEPA »
-de 10 h 00 à 10 h 30 : Pause-café, eau etc ….
- de 10 h 30 à 11 h 45 : Réactions / Questions dans la salle « PETERO-RATEPA »  …..
- 12 H 00 : Cocktail partagé sur le terre-plein (si le temps nous le permet)                                                        

Venons nombreux et profitons de cette grâce de recevoir ce partage.
Oui Jésus avec Marie nous appelle à vivre ce moment fort qui sera enrichissant pour tous.

Congrégation des Sacrés-Cœurs Temps de repos de Père Léon

SarecoeursjesusmarieLe Père Léon LEMOUZY, religieux des ss.cc va prendre un temps de repos dans sa famille et visiter les confrères religieux. Il va célébrer les 60 ans de profession religieuse le 8 septembre 2021 en Aveyron lors d’une retraite spirituelle des jeunes religieux de la Province des frères à Graves, près de Villefranche de Rouergue. Il y rencontrera le Père David. Il quittera Tahiti le vendredi 30 juillet à 22h00. Si tout va normalement bien, il sera de retour le 15 Octobre. Que Dieu veuille bénir ce projet.