A LA UNE

J’étais un étranger et vous m'avez accueilli

Mgr CottanceauSt Joseph de Tubuaï, ce Mardi 15 Août : la célébration de la fête de l’Assomption de la Vierge Marie fut pour la communauté paroissiale l’occasion d’inviter les autorités locales et les responsables des différentes confessions religieuses présentes sur l’île. Belle occasion de bâtir des ponts, d’ouvrir des fenêtres sur ce petit monde local où nous vivons…Mais ce fut aussi l’occasion d’accueillir de nouveaux professeurs et enseignants du collège et du SMA qui, fraichement arrivés commencent en ces lieux une nouvelle page de leur carrière. Belle façon également de redire l’importance pour chacune de nos communautés Chrétiennes d’être attentifs à ceux et celles qui viennent rejoindre leur communauté humaine. Le Christ nous rappelle en Mt 25, 35 : «  j'étais un étranger et vous m'avez accueilli ». Pas besoin de préciser que ces « étrangers » sont d’abord des frères et des sœurs et qu’il est de notre devoir de leur faire bon accueil. Une façon de faire serait d’attendre qu’ils viennent jusqu’à nous, mais une meilleure façon serait d’aller vers eux grâce aux contacts personnels, grâce à l’information qui pourrait leur être fournie sur la vie de la paroisse, grâce à des invitations formelles pour une rencontre avec la communauté lors d’une célébration ou d’un repas partagé… J’ai vu combien certains de ces « nouveaux venus » étaient heureux d’avoir été invités, accueillis, combien certains étaient prêts à participer à la vie de la paroisse selon leurs possibilités. J’ai vu combien des paroissiens avaient à cœur de bien accueillir ces personnes, donnant ainsi un beau témoignage de vie Chrétienne en action !

Que chaque communauté paroissiale garde donc ce souci de l’ouverture et de l’accueil de ces personnes que le Seigneur nous envoie. En leur ouvrant les bras, c’est le Christ que nous accueillons. En cette période de début d’année scolaire, mais aussi durant toute l’année, que le Seigneur nous donne un regard attentif et une imagination créative pour trouver le moyen d’aider ces « nouveaux venus », nouvellement installés, à trouver le chemin de nos communautés chrétiennes pour célébrer ensemble, pour partager ensemble, pour nous enrichir mutuellement. N’est-ce pas là une belle façon de construire l’Eglise et de nous redire que dans cette Eglise voulue par le Christ, chacun a sa place. N’en sommes-nous pas les pierres vivantes ?

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Agenda août 2017

eveche15w.jpgAgenda du Diacre Alfred Anania
Le Diacre Alfred est à Tureia jusqu’au 21 août.

Agenda du Diacre Patrice Terooatea
Le Diacre Patrice est à Takume jusqu’au 21 août.

Paroisse Notre-Dame de Grace de Puurai
Suite à leur nomination, les PP. Gérald TEPEHU et Auguste UEBE CARLSON seront installés officiellement dans leur nouvelle paroisse lors d’une Eucharistie présidée par Mgr Jean Pierre COTTANCEAU le Dimanche 27 AOUT 2017 à 09h à Puurai.

Ecoles de juillet
Jeudi 24 Août 2017
à 17h à l’Evêché, réunion bilan avec les responsables des écoles de Juillet.

Rappel aux Prêtres  Presbyterium
Notre prochain presbyterium aura lieu du Lundi matin 25 Septembre 2017 au Mercredi 27 Septembre 17h. Merci de vous libérer pour être présents à Tibériade.

Comité Diocésain du Rosaire Vivant retraite septembre 2017

Rosaire 1Après concertation et accord entre le Comité Diocésain du Renouveau Charismatique et le Comité Diocésain du Rosaire Vivant, le CDRV, organise sa deuxième retraite annuelle, sur le thème : « Marie, chemin qui nous mène vers Jésus » (« Maria, te e'a e aratai ia tatou ia Iesu ») les 22-23-24 septembre 2017 à Tibériade au lieu de Cana comme précédemment annoncé.

Les inscriptions sont ouvertes auprès des délégués des paroisses ou au bureau du CDRV ouvert les mercredi de 8h à 11h ou par téléphone au : 87 74 90 54 Emilia LENOIR - 87 73 33 99 Eliane AFO - 87 29 84 23 Teura TOUATEKINA - 87 29 41 67 Catherine TAUMI.

Service de la Catéchèse aout 2017

sdc.jpgVoici les dates pour cette nouvelle entrée en catéchèse pour l'année 2017/2018.
Samedi 19 août 2017 : Rassemblement des catéchistes à la paroisse St. Patrice de Afareaitu (Moorea) à partir de 08h00.

Préparation de Mariage Session Août 2017

eglise-arue-1.jpgUne Session de Préparation de Mariage débutera le Mardi 22 Août 2017, à la Paroisse du Sacré Cœur d’Arue.
Les couples intéressés, même ceux qui n’ont pas encore de projet de mariage, seront les bienvenus.
Pour plus de renseignement, prendre contact avec le curé ou les Diacres de votre paroisse.

Paroisse de Sainte Trinité de Pirae
- Père Léon LEMOUZY : 87.25.01.02 - @ : tepohue@outlook.fr
- Diacre Pierre ANCEAUX : 87.32.88.96 - @ : rdpierreanc@yahoo.fr
- Diacre Rémy ANANIA : 87.79.65.16 - @ : tiatono.remy@yahoo.fr

Paroisse du Sacré Cœur d’Arue
- Père William TEPA : 87.77.62.92 - @ : tepasscc@yahoo.fr
- Diacre Maurice TAUTU : 87.73.06.93 - @ : momo.tautu19@gmail.com
- Diacre Gérard PICARD ROBSON : 87.20.99.81 - @ : gerardpicardrobson@yahoo.fr

A titre d’information :
La durée de la préparation au mariage est de 3 mois minimum avant la date de la célébration du mariage. Il est donc important que les couples, désirant se marier à l’Eglise, prennent d’avance leur disposition et de contacter le Service Pastoral de la Préparation au Mariage avant de fixer la date de la célébration.

Radio Maria no te Hau du 21 au 25 aout 2017

logo-rmnth.pngRadio Maria no te Hau diffusera sur ses ondes :
> Lundi 21 août : « Reviens vers ton Père » par Père Jacques-Marin ;
> Mardi 22 août : « Les miracles de Marie sont aussi pour toi » par Sœur Emmanuel ;
> Mercredi 23 août : « Dieu est venu habiter ma vie » par Père Pierre AGUILA ;
> Jeudi 24 août : « En toute relation, une place revient à Dieu » par Bernard DUBOIS ;
> Vendredi 25 août : « Répondre à l'appel de Dieu » par Père Jacques-Philippe.

Emission Mahana o te Fatu

Temanaotefatu 1 Notre reportage « De Tahiti à Rome, le jubilé du Renouveau » sera diffusé le samedi 26 août

DIACRES, SERVITEURS

Mgr CottanceauCe samedi 12 Août aura lieu à Moorea la rencontre annuelle des diacres permanents du Diocèse de Papeete, pour célébrer la fête de St Laurent, Patron des diacres, qui tombe le 10 de ce mois. C’est l’occasion de rappeler la place importante des diacres dans la vie de notre Eglise locale puisqu’ils sont au nombre de 45. Le Concile Vatican II en sa constitution dogmatique “Lumen Gentium (LG)” au n°25 nous dit : “Le ministère ecclésial divinement institué est exercé à différents degrés par ceux qui, depuis les temps anciens, ont été appelés évêques, prêtres et diacres”. La doctrine Catholique, exprimée dans la liturgie, le Magistère et la pratique constante de l’Eglise reconnaissent qu’il y a deux degrés dans la participation ministérielle au sacerdoce du Christ, l’épiscopat et le presbytérat. Le diaconat a été voulu pour les aider et les servir. Pour cette raison, le terme “Sacerdoce” dans son usage courant s’applique aux évêques et aux prêtres, mais non aux diacres. Cependant, la doctrine catholique enseigne que les degrés de participation au sacerdoce (épiscopat et presbtérat) et le degré de service (diaconat) sont tous les trois conférés par un acte sacramentel appelé “ordination”. “Que chacun honore les diacres comme Jésus Christ, les évêques comme une image du Père, et les prêtres comme le sénat de Dieu et comme l’assemblée des apôtres. Car sans eux, on ne peut pas parler de l’Eglise” (St Ignace d’Antioche)

            “Au premier niveau de la hiérarchie se trouvent les diacres qui reçoivent l’imposition des mains, non pour un sacerdoce mais pour un ministère” (LG 29). Lors de l’ordination d’un diacre, seul l’évêque étend les mains sur le candidat, ce qui signifie le lien particulier entre le diacre et l’évêque dans la charge de ce service de la “diakonie” (service).

            Les diacres partagent la mission et la grâce du Christ de façon particulière (LG 29). Le sacrement de l’ordination les marque d’un caractère qui ne peut être enlevé et qui les configure au Christ qui s’est fait lui-même “diacre” ou serviteur de tous (Mc 10, 45; Lc 22, 27). Au nombre de leurs taches figurent celle d’assister l’évêque et les prêtres dans la célébration des mystères divins, surtout l’Eucharistie, celle de distribuer la sainte communion, celle de bénir les mariages, de célébrer les baptêmes, celle de proclamer l’Evangile et de prêcher, de présider les funérailles et celle de se donner eux-mêmes aux différents services de la charité. (LG 29)

            Mariés et exerçant une activité professionnelle, les diacres permanents doivent relever le défi de prendre soin de leur famille avec attention, d’exercer leur profession de manière irréprochable, et de mener à bien leur service dans la communauté à laquelle ils sont rattachés, en communion avec leur évêque. Très souvent, les diacres permanents se voient également attribuer une responsabilité dans les communautés des îles éloignées (Tuamotu, Gambier, Australes). Ils assurent ainsi en lien avec les prêtres en charge de ces paroisses une part de la vie et de la communion qui doit unir ces communautés à l’ensemble du diocèse, et ils le font avec le meilleur d’eux-mêmes et avec une foi profonde. Qu’ils soient ici remerciés pour leur contribution appréciable au service de notre Eglise locale. Ne les oublions pas dans nos prières !

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Messe à la Mémoire de Monseigneur Michel Coppenrath

monseigneur-michel-c-w.jpg« En vertu d’une tradition vénérable, on marque chaque année l’anniversaire de la mort du dernier évêque défunt, en célébrant la messe… »

Mercredi 16 août 2017 à 18h à la Cathédrale Notre Dame de Papeete.
Pour les personnes qui désirent se recueillir sur la tombe de Monseigneur Michel à l’occasion du 9ème anniversaire de son décès, le cimetière des Pères à la Mission sera ouvert mercredi 16 août de 8h à 16h.

C’EST LA RENTREE !

Mgr CottanceauDans les jours à venir, nous allons nous trouver en période de « rentrée ». Rentrée scolaire, bien sûr, mais aussi rentrée pour nos communautés paroissiales, avec tout ce que cela comporte : rentrée des catéchismes, nouveau départ pour les groupes qui composent nos paroisses. Certes, organisation, timing, horaires, partage des responsabilités ont leur importance. Mais derrière les questions d’organisation, n’oublions pas l’essentiel : où voulons-nous aller ? Que voulons-nous construire ou faire grandir dans nos communautés, et comment avancer en fidélité à l’Evangile et à la mission de l’Eglise ? Le risque n’est jamais loin de voir nos paroisses comme des entreprises à faire marcher, et de cantonner les personnes en charge au rôle de « managers ».

Le « manager » administre, contrôle que le système fonctionne bien selon les règles. Il demande « comment » et « quand » les choses doivent être faites. Il mesure les rendements et s’intéresse aux statistiques, indice essentiel de réussite à ses yeux. Il veille au bon déroulement des plannings et s’assure que les plans sont respectés. Il veille à ce que la machine soit « bien huilée ».

Cependant, notre Eglise n’est pas une entreprise à faire marcher mais un peuple à faire vivre et avancer. Plus que de « managers », c’est de « leaders » que nos communautés ont besoin.  Le leader innove, donne du souffle et de la vie, développe. Dans l’Eglise, il est celui qui ouvre au souffle de cet Esprit « qui renouvelle la face de la terre ». Il met en premier non pas les structures ou le système, mais les personnes et les dons qu’elles ont reçus de Dieu. Il ne contrôle pas, mais inspire confiance. Il demande « Que faire » et « Pourquoi le faire» en fidélité à l’Evangile. Il entraine à la suite du Christ ceux qui veulent prendre l’Evangile au sérieux et dans le cadre de sa mission, est capable d’ouvrir des chemins nouveaux. Il fait naître au cœur de ceux qu’il rencontre le désir de servir, de se dépasser, de se donner à fond.

Certes, le curé doit être le premier leader de sa communauté. Mais chaque responsable dans sa charge, et chaque baptisé dans sa famille peut être également leader en vivant et insufflant l’Esprit de l’Evangile autour de lui et dans tout ce qu’il vit. Ne serait-ce pas cela, « être prophète » ? Souvenons-nous du vœu de Moïse au livre des Nombres 11, 29 : « Ah ! Puisse tout le peuple de Yahvé être prophète, Yahvé leur donnant son Esprit ! «   En ce début d’année, ce vœu est aussi le mien pour tous les fidèles de notre diocèse !

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Décret de Nomination août 2017

eglise-puurai-1.jpgA compter du 15 août 2017, le P. Abraham MEITAI est déchargé de sa fonction de curé de Notre-Dame de Grâce de Puurai.

Les Pères Gérald TEPEHU et Auguste UEBE-CARLSON sont nommés curés « in solidum » des paroisses Notre-Dame de Grâce de Puurai et Christ-Roi de Pamatai. Les deux prêtres résideront au presbytère du Christ-Roi de Pamatai.

Messe pour le Fr. Charles RUBION

FrcharlesrubionMesse pour le Fr. Charles RUBION
Chers amis du Frère Charles RUBION,
Nous nous excusons de notre silence.
Une messe sera célébrée pour Frère Charles après la rentrée des Classes fixée le Mercredi 16 Août.
Vous serez normalement tous revenus de vacances.
Les Frères de Ploërmel vous remercient de votre compréhension.

LAICS DANS L’EGLISE

Mgr Cottanceau

Au moment où s’achèvent les « écoles de Juillet » par la célébration au cours de laquelle seront investis plusieurs laïcs pour servir l’Eglise, il n’est pas inutile de rappeler dans quel état d’esprit chaque baptisé est appelé à accomplir sa vocation et sa mission dans la fidélité à Jésus Christ. Comme pour nous prévenir du danger de focaliser notre mission autour de l’autel et des sacristies, l’exhortation apostolique « La joie de l’Evangile » du Pape François nous invite à « faire peuple », que nous soyons Chrétiens ordinaires ou agents pastoraux, ordonnés ou pas. Cela implique d’abord d’être citoyens. Le citoyen se sait  responsable de la marche et du sort de son pays et pour cela il participe à la vie de la société. Il ne s’agit pas  de s’esquiver, sous prétexte que  la tâche de l’Eglise serait d’ordre religieux et non politique. Le Pape François invite ensuite à faire peuple en vivant auprès des gens. La  passion pour Jésus éveille forcément chez le  disciple  la passion pour les gens, parce que « le regard  de Jésus s’élargit et se dirige, plein d’affection et d’ardeur, vers tout son peuple ».

Deux catégories de pastorales reflètent l’originalité même de l’Évangile et peuvent  également nous servir de directives pour évaluer notre manière de vivre ecclésialement notre mission de  disciples : la proximité et la rencontre. Aucune des deux n’est nouvelle, les deux nous disent comment Dieu s’est révélé dans l’histoire. C’est le « Dieu proche de son peuple», proximité  qui atteint son  maximum dans l’Incarnation. C’est le Dieu qui sort à la rencontre de son peuple. Il y a des pastorales planifiées avec des attitudes de distance qui empêchent toute  rencontre : rencontre avec Jésus Christ, rencontre avec les frères. Ce type de pastorale pourrait,  au mieux, prétendre faire du prosélytisme, mais ne parviendra jamais à une insertion en Eglise, ni à son  appartenance. Il y a des pastorales « lointaines », des  pastorales disciplinaires  qui privilégient les principes, les conduites, les procédures d’organisation... mais hélas,  sans proximité, sans tendresse, sans toucher. On y ignore  la "révolution de la tendresse" qui a conduit à l’incarnation du Verbe.

Puissent nos communautés Chrétiennes et ceux et celles qui les servent à un titre ou à un autre vivre cette proximité et cette rencontre dans la manière d’exercer nos responsabilités. Faire peuple, rejoindre nos frères, nous sentir solidaires, participer à l’édification de notre société, et célébrer avec foi celui qui nous guide et nous éclaire, celui qui nous a choisis et nous envoie en mission !

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Remerciements du Saint Père

Papefrancois1Voici le message reçu du Vatican 

 Lors de la fête des saints Pierre et Paul et à l’occasion de la remise du pallium, vous avez offert à Sa Sainteté le Pape François le cadeau symbolique d’une pirogue, en souvenir de votre ordination épiscopale.
 Sensible à votre geste délicat, le Saint-Père vous en remercie. Il vous assure de sa prière pour vous et pour votre mission, vous encourageant à continuer de faire grandir une culture de la miséricorde, par la prière assidue, l’ouverture docile à l’action de l’Esprit, la familiarité avec la vie des saints et la proximité concrète avec les pauvres (cf. Lett. Apost. Misericordia et misera n.20). Avec ce souhait, il vous bénit de grand cœur ainsi que vos collaborateurs et les fidèles de l’archidiocèse, et tout particulièrement l’artiste qui a réalisé la pirogue.!      
Je vous assure, Excellence, de mes sentiments dévoués dans le Seigneur.

 

Frères de Ploermel Décès du Fr. Charles RUBION

FrcharlesrubionLes Frères de Ploërmel viennent de perdre un confrère : Fr. Charles RUBION qui a lancé la radio religieuse aux îles marquises : radio te oko nui.
Il est décédé jeudi 20 juillet en France a été enterré à Ploërmel lundi et il aurait eu 77 ans ce jour même.
Il avait quitté la Polynésie au mois d’avril dernier pour raison de santé…
Après la rentrée des classes une messe souvenir sera célébrée à son intention. Des précisions seront apportées lorsque les dates seront arrêtées. 

« Fr Charles, outre sa discrétion qu’on lui reconnaissait savait manifester son attention à un confrère dans le besoin ; Il savait dire les mots simples mais appropriés pour  relever et encourager. Frère Charles n’haussait pas le ton et n’avait pas besoin aussi de beaucoup de mots pour se faire comprendre ; de la patience, le Frère Charles n’en manquait pas pour accepter les évènements comme ils venaient sans pour autant se résigner à abandonner un projet qu’il savait mener à terme. Ainsi se dégageait de sa personne une paix intérieure rassurante pour ceux qui l’approchaient. Son engagement dans la radio diocésaine le tenait à jour de la marche du monde et son magazine d’actualité « et si c’était vrai » lui permettait de commenter l’actualité et d’en dénoncer les comportements d’injustice permettant aux auditeurs d’adopter une attitude critique par rapport à l’information.

      Le Frère Charles vient de nous quitter ; on ne perd pas le souvenir de quelqu’un qui a été respectueux manifestant délicatesse et gentillesse autour d’eux. Le Frère Charles nous laisse  le témoignage d’une vie fidèle, donnée à Dieu et aux hommes qu’il a voulu servir jusqu’au bout. »

      Les Frères de Ploërmel remercient tous ceux qui ont apporté soutien et réconfort à l’occasion de ce décès.

HEIVA

Mgr CottanceauDepuis plusieurs jours, si peu que l’on se promène à Papeete du côté du front de mer en soirée,  résonnent à nos oreilles les chants et les danses du Heiva. Pour ceux et celles qui ne disposent pas de places, les chaines de TV permettent de communier à l’évènement que constitue chaque prestation. Mais quel que soit l’endroit où nous pouvons suivre le Heiva, que ce temps fort de la culture Maohi soit pour nous l’occasion de remercier Dieu pour tant de beauté et de grâce qui se déploient sous nos yeux. Me vient à l’esprit cette phrase du livre de la Genèse : « Et Dieu vit que cela était bon ». Remercier Dieu aussi pour cette harmonie entre nature et culture qui permet aux chanteurs et danseurs de tirer le meilleur parti des trésors que réserve la nature à ceux qui la respectent. Le Heiva est également l’occasion de réveiller et de garder vivante par la richesse de la chorégraphie, par les chants, la richesse d’une tradition culturelle unique. Quand ce patrimoine rassemble les personnes – Tahitiens et visiteurs de passage, les attire vers ce qu’il y a de plus beau et de meilleur, il contribue à faire grandir l’humanité. Croyons que l’Esprit Saint, à l’œuvre au cœur de toute personne comme le rappelle le Concile Vatican II, n’est pas étranger à cette croissance et qu’il nous précède. Voilà qui pourra nous aider à nous réjouir de ce Heiva, tant il est vrai que le beau peut contribuer à nous attirer vers Dieu !

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

C’est la rentrée !

Mgr CottanceauLes écoles de la foi du mois de juillet ont débuté cette semaine. Comme chaque année, des jeunes et des adultes choisissent de passer un mois dédié normalement aux vacances et aux loisirs à se former aux vérités de la foi et à l’enseignement de l’Eglise.

Antioche (pour une initiation à la vie chrétienne et en Eglise), Emmaüs et le Ha’api’ira’a Katekita (pour la formation à des ministères investis), Nazareth (pour la formation des catéchistes) et l’école de la catéchèse en langue tahitienne, les classes de Reo Maohi (pour la maîtrise de la langue), le Ha’api’ira’a Nota (pour la conduite du chant), Sykar (pour les jeunes) : nos écoles sont une vraie bénédiction pour notre diocèse !

En scrutant l’évangile de ce dimanche (Mt 11,25-30), les paroles de Jésus offrent une belle indication quant à l’esprit qui devrait régner dans nos écoles et dans le cœur des participants : accueillir la révélation donnée par Jésus Christ et connaître le Père, venir à Jésus Christ et porter son joug fait de douceur et d’humilité et, de cette manière, obtenir le repos de l’âme.

Cela dit aussi le caractère spécifique de nos lieux de formation. La rencontre avec le Christ, la volonté de servir, l’acquisition des aptitudes requises pour pouvoir exercer un ministère, nous avons là les traits essentiels nécessaires à l’accomplissement de la mission donnée par le Seigneur.

Le succès de la formation dépend donc à la fois de la capacité des formateurs à susciter le goût de faire ce chemin et des participants eux-mêmes à y entrer. Si bien que le mois de formation peut être envisagé avant tout comme un temps de ressourcement sinon une grande retraite spirituelle au cours de laquelle devrait s’opérer une conversion du cœur.

De ce point de vue, chaque école devient une école de spiritualité. La plupart porte d’ailleurs des noms qui renvoient à un style de cheminement spécifique : Antioche et l’évangélisation des régions païennes, Emmaüs et l’ouverture des cœurs aux Écritures, Nazareth et la croissance en humanité et en foi, Sykar et la rencontre avec Jésus qui enclenche la reconnaissance du Messie Sauveur du monde.

À tous, bon chemin !

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Annuaire Diocésain

eveche15w.jpgNous informons que le nouvel Annuaire Diocésain est disponible. Il est en vente au prix de 600 frs au secrétariat de l’Archevêché.

« … un fils de Tahiti monter à l’autel du Seigneur »

Mgr CottanceauL’actualité de notre Eglise locale est marquée par un événement joyeux en l’honneur de Monseigneur Hubert Coppenrath, archevêque émérite. Il y a 60 ans, le 27 juin 1957, Mgr Hubert recevait l’ordination presbytérale à Poitiers.

Deux ans plus tard, lors de la première messe de père Hubert à Tahiti, Monseigneur Mazé montra son enthousiasme en commençant l’homélie par ces mots : « Dieu soit béni, de nous donner la joie de voir aujourd'hui à Papeete, un fils de Tahiti monter à l'autel du Seigneur ».

Depuis ce moment, père Hubert a parcouru un long et beau chemin qui l’a conduit jusqu’à l’épiscopat. Il y a sans doute eu des hauts et des bas, comme il l’a confié lui-même dans son homélie de dimanche dernier à l’église Maria-no-te-hau. Mais père Hubert n’a pas dévié et aujourd’hui encore, il continue de monter à l’autel pour célébrer et bénir les fidèles.

À travers lui, c’est aussi tout le ministère presbytéral qui est particulièrement honoré. Comme il l’a dit dans cette même homélie : « la prêtrise est le plus beau métier au monde… parce qu’il implique de conduire les hommes vers Dieu ».

Et de poursuivre en relevant que c’est aussi un métier difficile, non pas en raison des renoncements à faire, contrairement à ce que pensent la plupart des gens, mais précisément parce que le fait de conduire les hommes à Dieu n’est pas une tâche aisée. Les tentations sont grandes et les hommes se laissent détournés par des appétits contraires à ce que demande l’Évangile.

Mgr Hubert s’est-il pour autant découragé ? Absolument pas ! Il est resté fidèle à ses engagements et il œuvre encore au sein de la paroisse qu’il a servie durant presque toute sa vie de prêtre. En cela, il est un exemple pour tous, non seulement pour les prêtres, mais tous les fidèles, en particulier les séminaristes.

Que le Seigneur soit béni pour toutes les messes, baptêmes, mariages, confirmations, onctions des malades célébrés par Mgr Hubert durant toutes ces années, pour la Parole de Dieu proclamée, pour les réconciliations, les encouragements, les réconforts, les consolations, les joies apportées à travers lui, tout cela par amour pour Jésus Christ !

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

L’école diaconale se porte bien

Mgr CottanceauAprès le Grand Séminaire, l’école diaconale vient, elle aussi, de terminer son année académique. Avec un peu plus de trente étudiants, l’école se porte bien, signe que le diaconat permanent engendre de l’intérêt parmi les fidèles.

L’année a fini sur des admissions parmi les candidats au diaconat ainsi que des investitures (lectorat, acolytat). Il devrait donc y avoir de nouvelles ordinations dans les mois qui viennent. Nous nous réjouissons de cela et nous tenons à remercier l’ensemble des formateurs qui se dévouent.

Le diaconat manifeste ce qui fait l’essence de tous les ministères ecclésiaux, ordonnés ou non : le service de la communauté. Le diacre est l’incarnation sacramentelle du Christ qui s’est fait le serviteur de tous, jusqu’à s’abaisser devant les apôtres pour leur laver les pieds et donner sa vie sur la Croix.

Il est capital que les candidats au ministère diaconal conservent à l’esprit l’identité propre de ce ministère. Il ne s’agit pas de s’arroger un titre qui apportera une reconnaissance sociale. Le diacre n’est pas non plus à considérer seulement comme un auxiliaire du prêtre qui pourra tant bien que mal palier son absence. En outre, dans notre diocèse, le diaconat s’est surtout épanoui dans le service de la Parole, de la liturgie et de la préparation aux sacrements.

Mais la mission du diacre compte aussi depuis ses origines le service des pauvres et des exclus. De ce point de vue, le diacre est moins un homme de l’autel qu’un homme placé à la porte d’entrée de l’église : qui accueille chaque fidèle, repère les plus démunis, regarde au loin ceux et celles qui n’osent plus prendre le chemin de l’église, puis interpelle la communauté et encourage l’esprit de charité et d’évangélisation.

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU