A LA UNE

MEDJUGORJE

Mgr Cottanceau           Ce Dimanche 12 Mai, la salle de presse du St Siège au Vatican annonçait la décision du Pape François d’autoriser les pèlerinages à Medjugorje. Pour ceux et celles qui ne le sauraient pas, Medjugorje est le nom d’un village situé en Bosnie Herzégovine, partie de l’ancienne Yougoslavie, village où la Vierge Marie serait apparue à plusieurs reprise à 6 enfants à partir de Juin 1981. Depuis, ce village est devenu un lieu de pèlerinage accueillant plus de deux millions de pèlerins par an… parmi lesquels des fidèles de notre Fenua. Ce ne pouvait être que des pèlerinages « privés », permettant aux pèlerins de témoigner ainsi de leur piété et de leur dévotion à la Vierge Marie. Mais pour que les pèlerinages puissent se faire au titre d’une paroisse, d’un diocèse (comme à Lourdes, à Fatima par exemple), l’Eglise se doit d’abord, par prudence, d’authentifier ces apparitions, et surtout d’authentifier le contenu du message délivré par Marie, c’est-à-dire de confirmer que ce message est bien en accord avec la tradition et la foi. Pour « reconnaître » une apparition de la Vierge Marie, quatre critères sont appliqués :

- La conformité du message avec la sainte Écriture

- La communion avec l’Église

- La cohérence entre messagers et message

- Les fruits spirituels de conversion.

            C’est ainsi que sur plus de cent prétendues apparitions de la Vierge Marie au cours du XXe siècle, l’Église catholique n'en a retenu que quatre : Fatima (Portugal - 1917), Beauraing (Belgique - 1932), Banneux (Belgique - 1933), et Atika (Japon - 1973). Précisons que la décision du Saint Père d’autoriser les pèlerinages à Medjugorje n’est pas une déclaration sur l’authenticité des apparitions qui s’y sont déroulées. L’Eglise ne s’est pas encore prononcée à ce sujet. Mais tout en mettant clairement en garde contre le risque de donner trop d’importance aux voyants et à la multiplication des messages et des secrets, le Saint Père souligne les fruits positifs produits par ces pèlerinages à Medjugorje : confessions, adorations, conversions etc… Pour comprendre les raisons et la signification profonde de la décision du Pape François d'autoriser des pèlerinages à Medjugorje, tournons-nous vers « Evangelii Gaudium » (§ 123) : le Pape rappelle que « dans la piété populaire, on peut comprendre la manière dont la foi reçue s'est incarnée dans une culture et continue à se transmettre ». Il rappelle que la piété populaire « traduit une soif de Dieu que seuls les simples et les pauvres peuvent connaître ». Evoquant le document final de la Conférence des évêques latino-américains d'Aparecida, le Saint Père souligne que « marcher ensemble vers les sanctuaires et participer à d'autres manifestations de piété populaire, en emmenant avec soi ses enfants ou en invitant d'autres personnes est en soi un acte d’évangélisation ». (V° conférence générale de l’épiscopat Latino-Américain et des Caraïbes, Document d’Aparecida (29 Juin 2007) n.264). « Ne forçons pas ou ne prétendons pas contrôler cette force missionnaire », conclut le Souverain Pontife.

Enfin, une question : est-on obligé de croire à ces apparitions ? Non, les apparitions ne sont pas des objets de foi. Chacun est libre de croire ou non aux apparitions, que celles-ci soient reconnues ou non par l’Église. En effet, les apparitions n'ont pas pour rôle de fonder la foi, mais de la servir (cette expression provient du document élaboré par le "Groupe des Dombes", groupe œcuménique, sur Marie, tome 2, n° 311). Quoi qu’il en soit, n’oublions pas que le Credo nous rappelle sans cesse que Jésus, Fils de Dieu est né de la Vierge Marie, n’oublions pas qu’elle a été conçue sans péché, qu’elle fut élevée au ciel avec son corps après sa mort, qu’elle est mère de l’Eglise, qu’elle intercède pour nous, qu’elle est priée sous de multiples vocables : Notre Dame de Paix, Notre Dame des Sept douleurs, Notre Dame de la Pentecôte, Notre Dame du perpétuel secours etc… En ce mois de Mai, mois consacré à Marie, sachons donc aller à l’essentiel, nous tourner vers celle qui intercède pour nous et nous conduit à son Fils Jésus : « Faites tout ce qu’il vous dira ! »

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU

Agenda mai 2019

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Agendas de …

> Père Denis : est en mission jusqu’au 27 mai. Pendant son absence, vous pouvez contacter Père Christophe (40 50 30 00).
> Père Ferry : est hors-territoire du 12 mai au 27 juillet.
> Diacre Reynald : à Tureia, Nukutavake, Vahitahihi et Vairaatea jusqu’au 27 mai.

Ecoles de la Foi – Juillet 2019
Les personnes désirant s’inscrire à l’une ou l’autre des écoles de la Foi de juillet 2019, peuvent dès à présent se rapprocher des prêtres et diacres de leur paroisse.
Les écoles débuteront le lundi 08 juillet et se termineront par la messe d’investiture et de clôture fixée au vendredi 02 août à Maria-no-te-Hau.

Haapiiraa Reo Tahiti
Comme chaque année, le Haapiiraa Reo Tahiti fonctionnera dans le cadre des écoles de formation. Cet enseignement est organisé pour les personnes qui ont déjà une certaine pratique de la langue tahitienne mais qui souhaitent se perfectionner. Les élèves sont répartis en 3 classes : 1ère année, 2ème année, 3ème année. La langue enseignée est celle de la Bible. Les élèves sont aussi formés à noter l’occlusion glottale et les voyelles longues par les signes appropriés. Les élèves sont aussi entraînés à proclamer la parole de Dieu dans les offices liturgiques.

Sacrement de la Confirmation
Monseigneur Jean Pierre confèrera le sacrement de la Confirmation :
> Dimanche 19 mai 2019, à Raiatea.

Chapelle Saint-Louis (Aumônerie Militaire)
Messe dans la « Forme Extraordinaire »

Prochaine messe selon la forme extraordinaire du rite romain : dimanche 02 juin à 8h à la chapelle saint-Louis, Arue.

Pentecôte 2019 

RenouveaucharismatiqueLa « Pentecôte 2019 » sur Tahiti se déroulera le lundi 10 juin 2019 dans deux lieux :

  1. à la paroisse Saint-Etienne de Punaauia pour les paroisses de Papeete jusqu’à Papeari et les paroisses de Moorea ;
  2. à la paroisse Saint-Paul de Mahina pour les paroisses de Pirae, Arue, en passant par les paroisses du secteur Est et les paroisses de la presqu’île.

« La vérité vous rendra libres » (Jn 6, 32) est le thème de cette année.

De plus amples informations vous seront communiquées ultérieurement.
Que Dieu vous bénisse abondamment !
Tiatono Juanito BURNS, Répondant diocésain

Radio Maria no te Hau du 20 au 24 mai 2019

logo-rmnth.pngRadio Maria no te Hau diffusera sur ses ondes les enseignements suivants :
> Lundi 20 mai : « Gloria Polo et les dix commandements » par Sœur Emmanuel Maillard ;
> Mardi 21 mai : « Ia riro tatou, mai ia Maria, ei peropheta no teie tenetere api » par Diacre Gilbert TEANAU ;
> Mercredi 22 mai : « Les fruits spirituels et les grâces de l'adoration eucharistique dans les paroisses » par Père Florian Racine ;
> Jeudi 23 mai : « Chercher la joie » par Monseigneur Bernard LAGOUTTE ;
> Vendredi 24 mai : « A l'école de Marie, regardons l'enfant Dieu dans la crèche » par Père Bruno MAI.
NB : Thèmes d’enseignement susceptibles d’être modifiés

CENTRE DIOCÉSAIN DE RETRAITES TIBERIADE Mai 2019

TiberiadeVoici le calendrier des retraites pour le … :
> 17-18-19 mai : Retraite du Te Vai Ora pour les Femmes en Français ;
> 24-25-26 mai : Confirmands de Mataiea et Papeari ;
> du Lu 27 au Me 29 mai : Enfants et jeunes de Christ-Roi et NDG : préparation à la 1ère Communion et Confirmation.

Calendrier - Réunion

Tous les responsables de groupes (ou un représentant) animant ou désirant animer des retraites au Centre diocésain de retraites de Tibériade sont dans l'obligation d'être présents à la réunion du jeudi 6 juin 2019 à 16h30 à l'archevêché, pour information sur la situation du centre diocésain de retraites et fixer le calendrier pour le second semestre 2019 (juillet 2019 à février 2020 inclus).

Rappel : les réservations de dates préalables par téléphone devront être négociées éventuellement entre groupes ce jour-là pour pouvoir être validées.

 

Dany MOZELLE… de passage

eveche15w.jpgDany MOZELLE séjournera à Tahiti du 28 juin au 28 juillet 2019. Elle se propose à l’occasion de ce passage, d’initier les intéressées aux danses d’Israël. Il s’agit de danses religieuses dans la tradition biblique destinées à louer le Seigneur.

Les personnes intéressées peuvent se faire connaître dès maintenant à Mgr Hubert : hcop.catholic@gmail.com

VOCATIONS

Mgr Cottanceau           Ce Dimanche 12 Mai, l’Eglise nous invite à prier de façon spéciale pour les Vocations… « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux ! Priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson ! » (Lc 10, 2). Mais avant d’évoquer les vocations spécifiques (prêtres, religieux, religieuses), il n’est pas inutile de rappeler que toute personne a une vocation car chacun et chacune a une personnalité unique. C’est quoi, une vocation, sinon une attirance, une disposition, un goût particulier pour une profession, un métier, un état de vie ? Toute personne a le droit de choisir librement l’état de vie qu’elle désire : se marier et avoir des enfants, ou rester célibataire par amour de sa profession ou encore rester célibataire au service de l’Eglise. Comment reconnaître ma vocation ? Elle apparaît si souvent enfouie en moi, au fond de moi, que je n’ai jamais l’idée ou l’envie de la mettre à jour. La première chose est de prendre le temps de mieux me connaître, de découvrir ma découvrir ma personnalité, de reconnaître ce qui me fait grandir, ce qui m’épanouit, me fait être davantage en accord avec moi-même.

Qu’est-ce qui caractérise une vocation ? Si la vocation s’enracine dans ce que je suis et me permet ainsi de me réaliser, elle suppose la durée. C’est un engagement définitif qui donne sens à toute ma vie. La vocation est le dynamisme qui me poussera en avant pendant toute ma vie, à travers mes actions, mes choix… Si la vocation s’enracine dans ce que je suis, elle est une aventure personnelle. Personne ne peut avoir la vocation pour moi, je ne saurais non plus être sujet d’une vocation « par procuration » ! Enfin, si ma vocation est une affaire personnelle, elle n’est pas une affaire individuelle. Elle a une dimension sociale et collective en ce que la vocation est un appel à mettre ses dons au service des autres. La réalisation de chacun s’accomplit dans le don de soi, sous quelque forme que ce soit.

Venons-en maintenant aux vocations sacerdotales : un communiqué du 6 Mars publié par le Vatican nous informe que pour la première fois depuis 2010, le nombre total de prêtres a diminué, passant de 414 969 en 2016 à 414 582 en 2017. Parallèlement, le nombre de candidats au sacerdoce a passé de 116 160 en 2016 à 115 328 en 2017. L’Europe compte 14, 9 % des séminaristes du monde, l’Amérique 27, 3 %, l’Asie 29, 8 % et l’Afrique 27, 1 % et l’Océanie 0, 9 %. Signalons qu’en revanche, le nombre d’évêques, de diacres permanents, de missionnaires laïcs et de catéchètes a augmenté de façon significative. (Sources : Zenit).

            Notre diocèse de Papeete compte actuellement 3 séminaristes, plus un candidat qui finit sa « Propédeutique », année de préparation pour entrer au Grand Séminaire. Mais nous n’avons aucune entrée en vue pour la rentrée 2019. Nous pourrions nous lamenter… en vain ! Jésus nous propose une autre façon d’agir : « Je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux Cieux ! » (Mt 18, 19) S’il en est ainsi pour deux, qu’en sera-t-il si toute une communauté, une Eglise entière unit sa prière ? C’est ce qui nous est proposé ce Dimanche. Mais y croyons-nous vraiment ?

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU

Publication des Bans

Diacres 2019Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU, Archevêque de Papeete, après les consultations canoniques d’usage, projette d’ordonner Diacres Permanents pour le diocèse de Papeete :

  • John TUAIVA, de la paroisse Saint-Etienne de Punaauia ;
  • Marcellin TAUPOTINI, de la paroisse Saint-Michel de Papara ;
  • Pierre VAN BASTOLAER, de la paroisse du Saint Cœur de Marie de Taravao

le samedi 11 mai 2019 à 9h30, en l’église Maria-no-te-Hau de Papeete.

Les personnes qui connaîtraient des empêchements sérieux à ces ordinations sont priées, en conscience, d’en avertir les prêtres de ces paroisses ou l’autorité diocésaine.

Remerciements mai 2019

RenouveaucharismatiqueAu nom du Comité Diocésain du Renouveau Charismatique Catholique (CDRCC), nous remercions chaleureusement :
> Père Joël AUMERAN, curé des paroisses du Secteur Est ;
> Tous les bergers(ères) et les membres soutiens des différents groupes du Renouveau Charismatique pour votre participation active à notre rencontre ;
> Ava’mai et Tiatono Gaspar Mahaga pour l’accueil, la prière et les rafraichissements ;
Notre prochaine rencontre se déroulera en la Paroisse Sacré Cœur de Hitia’a.
Gloire au Dieu Trinitaire pour toutes ses grâces déversées sur son peuple.
Merci pour l'unité et le soutien de prières ! Que Dieu vous bénisse abondamment!
Tiatono Juanito BURNS, Répondant diocésain

Radio Maria no te Hau du 13 au 17 mai 2019

logo-rmnth.pngRadio Maria no te Hau diffusera sur ses ondes les enseignements suivants :
> Lundi 13 mai : « Notre Dame de Fatima » par le Diacre Médéric ;
> Mardi14 mai : « C'est moi qui vous ai choisis »  par Père Auguste ;
> Mercredi 15 mai : « La foi, lumière de ma vie » par Père Jacques Philippe ;
> Jeudi 16 mai : « Serviteur de Dieu et serviteur des hommes » par Diacre Donald CHAVEZ ;
Vendredi 17 mai : « La vérité vous rendra libre » par Père Nicolas Buttet.
NB : Thèmes d’enseignement susceptibles d’être modifiés

Fraternité ND de l’Agape (FNDA) Retraite de couples

NdagapeLa Fraternité animera une retraite de couples du vendredi 31 mai au dimanche 02 juin 2019 à Tibériade.
Le thème sera « Le bonheur d’être ensemble et de croire en l’Amour ».
Prédicateur : Diacre Pierre ANCEAUX avec l’intervention de Valentino et Hinarava MATOHI.
Pour s’inscrire, contacter Tatiana au 87 72 99 93 ou Eva au 87 70 34 44.
Le tarif est de 8 000 frs pour le couple.

MISERICORDE

Mgr CottanceauSt Augustin nous dit : « Qu’est-ce que la miséricorde sinon, dans notre cœur, la compassion pour une misère d’autrui, et qui nous pousse absolument à lui porter secours si nous le pouvons ». La miséricorde n’est pas, comme on le pense souvent, un bon sentiment, une émotion passagère devant la détresse d’autrui. Etre miséricordieux, c’est se décider à venir en aide, c’est mettre un frein au mal qui atteint une personne physiquement ou moralement. C’est voir ce qui ne va pas ! On se demande parfois quelle est la différence entre amour et miséricorde. Toute miséricorde est un amour, mais tout amour n’est pas miséricorde. Prenons deux exemples :

*Dans le mariage, l’amour entre deux époux n’est pas fondé sur la miséricorde. C’est un amour de communion, d’émerveillement mutuel et de tendresse. Il ne viendra pas à l’idée à l’époux de dire à son épouse : « J’ai de la miséricorde pour toi ! ». Cela n’empêche qu’ils seront appelés à se faire miséricorde à cause de leurs faiblesses et de leurs défauts et de leur misère respective, et qu’ils se pardonneront.

*De même, un père et une mère aiment gratuitement leur enfant et désirent combler de leur amour celui ou celle à qui ils ont donné la vie. Ils veulent lui donner le meilleur d’eux-mêmes. Ils ne diront pas à leur enfant : « j’ai de la miséricorde pour toi ! ». La miséricorde n’intervient que lorsque, l’enfant ayant fait une bêtise, ils lui pardonnent ce qu’il a fait de mal, ils le consolent des larmes qu’il pourrait alors verser, ayant été grondé.

Les nombreuses apparitions de la Sainte Vierge à travers le monde révèlent que le cœur du message de Marie est l’appel à la prière et à la pénitence pour les pécheurs. Ainsi à Lourdes, Marie invite Bernadette : « Priez Dieu pour la conversion des pécheurs ». Il y a, en Marie, une immense compassion, une miséricorde pour les pécheurs. Elle est le refuge des pécheurs, et dans le « Je vous salue », nous lui disons : « priez pour nous, pauvres pécheurs ». Prier la Vierge Marie nous aide d’une manière très particulière et efficace à comprendre ce qu’est la miséricorde, à l’accueillir, à en vivre, à en témoigner. Mère de Miséricorde, Marie est vraiment celle par qui nous pouvons reconnaître, aimer, gouter la Miséricorde, et en découvrir toute la joie. Car Marie exulte, dans le regard de miséricorde que Dieu a posé sur elle, cette miséricorde qui s’étend d’âge en âge, de génération en génération, c’est-à-dire pour nous aussi encore aujourd’hui.

Marie nous montre, nous ouvre le chemin de la miséricorde. A Cana, elle observe discrètement, elle voit la gêne que le manque de vin va entrainer pour les mariés. La règle lors d’un mariage qui durait 7 jours était pour les jeunes mariés de fournir le vin de fête et la nourriture pour tous. Or, si les mariés ne pouvaient assurer cette nourriture ou cette boisson, ils risquaient d’être ridiculisés, ou même de perdre leur position sociale aux yeux de l’opinion des gens du village. Marie est la première parmi les invités à voir le problème de ces jeunes mariés et de leurs familles. Sa compassion se fait active pour solliciter Jésus par une remarque discrète : « ils n’ont plus de vin », et pour impliquer les serviteurs : « quoi qu’il vous dise, faites-le » (Jn 2, 5). Marie, on le voit, s’efforce d’apporter une aide concrète à l’Homme en difficulté, devenant ainsi un modèle de l’attitude de miséricorde pour les autres.

N’oublions pas que le premier moyen de l’évangélisation reste pour nous le témoignage quotidien d’une vie vraiment Chrétienne, fidèle au Seigneur Jésus, à l’exemple de Marie, marquée par le partage, la paix, la justice, le pardon et la miséricorde. Si nous trouvons notre bonheur et notre joie dans une façon de vivre marquée par la charité, par le bien que nous faisons, par cette miséricorde qui va jusqu’à nos ennemis, par notre service des pauvres, en un mot, une façon de vivre comme Marie, selon l’évangile, alors nous serons à sa suite signe de la présence du Ressuscité pour le monde !

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU

Sacrement de la Confirmation Collège-Lycée La Mennais 2019

Lamennais confirmation 2019Mercredi 01 mai 2019 à 16h30, à Maria no te Hau : messe et Confirmation pour les 63 confirmands du CLM.

C’est une invitation aux familles et à la communauté éducative.

VIOLENCE

Mgr Cottanceau           Les événements tragiques survenus au Sri Lanka ce Dimanche de Pâques où des attentats dans des églises et des hôtels ont fait 359 morts et plus de 500 blessés ont de quoi nous révolter et nous interroger… Et nous serions tentés de reprendre à notre compte ces paroles du psaume 13, 3 : « Jusques à quand, Seigneur, mon ennemi sera-t-il le plus fort ? » La violence et son cortège de souffrance et de mort continue ses ravages… Pourtant, face à cette situation, les Chrétiens redisent cette béatitude : « Heureux les artisans de paix ». Ils relisent ces récits d’apparition du Ressuscité qui, s’adressant à ses disciples, les salue en ces termes : « La paix soit avec vous ! » Et la prière du Notre Père que nous récitons si souvent se termine par cette demande : « Délivre nous du mal ! ».

            L’Histoire et les Evangiles nous révèlent cependant que cette violence ne date pas d’aujourd’hui, et que Jésus lui-même eut à faire avec elle. Il faut bien admettre que la venue du Royaume proclamé par Jésus suscita la violence de la part des autorités de son peuple. Quand l’ordre qui règne fait obstacle au Royaume de Dieu, quand l’annonce du Royaume remet en cause le pouvoir des chefs du peuple, quand l’ordre établi se trouve remis en question, la violence légale se met en place sous le prétexte de sauver la loi. Mais Jésus ne subit pas passivement cette situation. Il chasse les vendeurs du Temple, il se présente comme le maître du Sabbat, il bouscule les conventions sur la pureté légale, il ne condamne pas la femme adultère, il mange avec les publicains et les pécheurs… Ainsi, Jésus met en place une valeur supérieure à la loi des Juifs, la réalité du Royaume de Dieu. Il va même jusqu’à traiter les tenants de l’ordre établi d’hypocrites et de sépulcres blanchis ! Il apparait ainsi à leurs yeux comme un trouble-fête violent, un révolutionnaire détournant le peuple du chemin tracé par les « anciens ». Ce faisant, il restaure les vraies valeurs du Royaume étouffées par l’ordre en place. L’Evangile est révolution dans la mesure où il demande justice et charité sans lesquelles le Royaume ne saurait advenir. Un auteur disait : « L’Evangile est de la dynamite, n’en faites pas de la tisane ! »

            Oui, Jésus est violent, il est venu apporter le feu sur la terre (Lc 12, 49), son message vient diviser les familles (Mt 10, 35). Pourtant, il refuse d’utiliser la violence pour prendre le pouvoir, il commande d’aimer ses ennemis, de pardonner. Il ne veut pas transformer magiquement les pierres en pain ni dominer par la force, il refuse d’être un politicien révolutionnaire. Il va même plus loin en demandant à ses disciples de ne pas résister aux méchants » (Mt 5, 39). Il invite à servir et se présente comme « doux et humble de cœur » (Mt 11, 29). Après avoir versé à Gethsémani de la sueur de sang, il refuse le combat que ses compagnons engageaient pour le défendre par la violence en sortant l’épée (Lv 22, 50).

            Alors, faut-il se résigner ? Faut-il accepter cette violence sans réagir ? Jésus nous met en garde : « Tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée » (Mt 26, 52). Nous voici donc invités à utiliser la « violence de l’amour ». Le royaume ne s’établit pas par la brutalité ou la vengeance mais par cette force divine qui triompha de la mort en ressuscitant Jésus. Quand Jésus bat en retraite devant la méchanceté de ses ennemis, il s’en remet à Dieu. Quand il pardonne à ceux qui le crucifient injustement, quand il demande à son disciple de « tendre l’autre joue », Jésus ne se contente pas d’un abandon passif entre les mains de Dieu. Face au violent, il met en œuvre la violence de l’amour !

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU

Secteur Est …travaux

eglise-faaone-1.jpgEglise Saint-Pierre, Faaone
La semaine prochaine, une équipe d’ouvriers ira réparer les fuites de l’église Saint-Pierre et repeindra le toit.

Orofara
Après plusieurs années d’attente, les travaux de rénovation à chapelle de Orofara, en commençant par son clocher, se font progressivement ainsi que pour une salle multifonctionnelle.

Ordre de Malte France Remerciements avril 2019

Lepre2019Ordre de Malte France Journée Mondiale des Lépreux Remerciements

La quête dans l’enceinte des paroisses a permis de collecter la somme de 561 041 Fcp et avec les centres commerciaux, le montant total de la quête s’élève 999 182 Fcp.

Grâce à vous et à vos généreux paroissiens, l’Ordre de Malte France continuera de gérer ses hôpitaux, soutiendra financièrement ou par le don de matériel des dispensaires gérés par des congrégations religieuses et poursuivra sa participation à des programmes nationaux de surveillance et de traitement, y compris dans des zones difficiles d’accès grâce à des consultations itinérantes, pour aller au plus près des populations fragilisées.

Florent ROY, Délégué de l’Ordre de Malte France en Polynésie

IL EST RESSUSCITE

Mgr Cottanceau            La résurrection du Christ célébrée en ce Dimanche de Pâques nous conduit au cœur, au fondement de notre Foi chrétienne. Survenue au matin du premier jour de la semaine, au lever du soleil, elle se présente aux femmes venues au tombeau et à nous comme l’avènement d’une nouvelle création, une aube nouvelle, un monde nouveau. « Qui nous roulera la pierre ? » se demandaient ces femmes… Qui nous libèrera de cette mort qui nous obsède et vient briser ces liens d’amour et d’affection qui comptaient tant dans notre bonheur ? Qui nous ouvrira à l’espérance de vivre à jamais, délivrés de la peur de mourir ? Qui ôtera de nos yeux les larmes et la souffrance qu’engendre le départ de ceux et celles que nous aimons ? Oui, depuis le matin de Pâques, la mort n’est plus devant nous comme un obstacle insurmontable. La mort a été engloutie par la vie, et l’amour qui unissait Jésus à son Père et à ses frères et sœurs est désormais vainqueur. « O Mort, où est ta victoire ? » écrit Saint Paul. Ainsi est manifestée la force de Dieu, une force intérieure. Elle permet à Jésus de prendre sur lui la violence, le péché, leurs souffrances et leurs peurs, leurs angoisses. Elle permet à Jésus de descendre dans l’enfer des Hommes jusque dans leur mort, et c’est de là qu’il les rend à la vie. Nous savons par expérience que c’est aussi un amour qui peut être refusé, même s’il reste toujours offert. Jésus se remet entre les mains de l’Homme, comme un amour livré. Si cet amour peut être rejeté, rien pourtant, ni personne ne peut l’éteindre ou l’empêcher d’exister. Dieu se manifeste en Jésus comme puissance d’amour qui demeure intact, même si elle est refusée par les hommes. On ne peut l’enchaîner ni la détruire. Pourtant, c’est une puissance d’amour qui est sans puissance à la manière dont les hommes sont puissants, car c’est un amour « désarmé ». Et si la force des puissants de ce monde peut s’y opposer un moment, elle ne parvient en fait qu’à la mettre davantage en évidence et ne peut en rien l’altérer ou la dégrader. C’est aussi un amour désarmant car il va jusqu’à l’amour des ennemis et au pardon.

            Il importe de bien comprendre ce que signifie cette résurrection du Christ. Il est d’usage de parler de la résurrection de Lazare (Jn 11, 1 …), de la résurrection du fils de la veuve de Naïn (Lc 7, 11…) ou de la fille de Jaïre (Lc 8, 40 …). Mais le terme de « résurrection » est inapproprié dans ces cas-là, car Lazare, le fils de la veuve de Naïn ou la fille de Jaïre devront mourir un jour. Il ne leur est accordé qu’un prolongement de vie sur terre, et ce prolongement accordé à ces personnes qui avaient affronté la mort signifie que déjà le pouvoir de la mort est ébranlé, que la mort n’a pas toujours le dernier mot, qu’il est possible de la mettre en échec ! Le Christ, lui, une fois ressuscité ne meurt plus, il est entré dans sa gloire et échappe désormais aux conditions de vie qui sont les nôtres sur terre. Il est bien le « Premier né d’entre les morts », et de ce fait, nous ouvre les portes de l’espérance par la puissance de son amour. Désormais, plus rien ne peut nous séparer de l’amour qui vient de Dieu… Pas même la mort ne peut séparer ceux qui s’aiment.

            Notre foi ne s’appuie pas sur les miracles, ni sur des signes extraordinaires, elle s’appuie sur la mort résurrection du Christ qui nous dit l’amour de Dieu pour chacun et chacune d’entre nous : « Voici le sang de l’alliance nouvelle et éternelle, versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés ». Jésus nous aime, il a donné sa vie pour nous ; son Père l’a ressuscité et nous voici désormais invités à accueillir sa vie… Que ces célébrations de Pâques nous donnent de lui chanter notre merci, notre Alleluia !

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU

QUI EST DIEU ?

Mgr CottanceauEn ces jours où nous entrons dans la semaine sainte qui nous donne la grâce de célébrer la mort et la résurrection du Christ Jésus, il est bon de nous demander quelle image de Dieu habite notre cœur et notre foi. Qui donc est ce Dieu qui laisse mourir cet homme Jésus qui pourtant le revendiquait comme son « Père » d’une façon toute particulière ? Qui donc est ce Dieu qui laisse mourir, avec cet homme Jésus, l’espérance d’une libération annoncée par tous ses gestes, ses miracles et ses paroles ? On devine la formidable espérance que Jésus avait soulevée au début de son ministère, dans sa première prédication dans la synagogue de Nazareth (Lc 4, 16) Même si ce jour-là, il se fait « jeter hors de la ville » parce qu’on connaît trop bien ici le « fils de Joseph », nous pouvons aisément comprendre que les disciples qui ont cru en lui aient en vue de leur espérance non la croix mais le succès, le triomphe, le nouveau Royaume et, autant que possible, les « meilleures places » ! Espoir humain, et espoir pour le peuple ! Ils attendaient un Dieu qui « fait des merveilles pour son peuple », le Dieu de la sortie d’Egypte, le Dieu du retour de l’exil… Et quand ils ont vu Jésus réaliser ce qu’il avait dit, rendre la vue aux aveugles, et la liberté aux démoniaques, comment ne lui auraient-ils pas fait confiance ? - « Nous espérions, nous, que c’était lui qui allait délivrer Israël… » (Lc 24, 21) Même si l’idée d’un Serviteur souffrant qui sauverait les multitudes par le don de sa propre vie n’était pas absente des Ecritures, ils étaient bien loin de penser que Jésus connaîtrait l’échec de sa prédication et de son action. Ainsi, les disciples ont dû repenser toutes leurs conceptions de la gloire de Dieu et de sa puissance, et reprendre à zéro leur type d’espérance. Ils ont dû renoncer à ce qu’ils croyaient de plus garanti, à savoir que Dieu sauverait son peuple « à main forte et à bras étendu », comme un combattant rempli de gloire. Dieu en effet, ne se révélait pas comme leur Dieu et sauveur en leur assurant qu’ils ne connaîtraient pas l’échec de leurs espoirs pourtant les plus légitimes, ni en leur épargnant souffrance et mort. Puisqu’il n’était pas intervenu quand Jésus mourrait en croix, il n’interviendrait pas non plus pour eux de cette façon-là ! Ils pouvaient faire un trait sur leur idée d’un Dieu triomphant et changeant le cours des événements, car cette idée meurt quand Jésus meurt, puisque Dieu se tait et ne fait rien !

Cette histoire nous concerne… Et elle demeure pour nous parfaitement insupportable. Car nous trouvons toujours aussi scandaleux que Dieu n’intervienne pas pour appuyer de justes causes et pour interdire la souffrance et la mort !  La seule excuse de Dieu pourrait être qu’il n’existe pas ! Mais comment peut-on affirmer son existence, croire en lui, l’appeler « Dieu Amour » s’il laisse mourir ceux qu’il aime ? Comment peut-il être appelé « Dieu sauveur » s’il ne sauve pas ou ne sauve qu’après coup ? Trop tard ?  Et même si nous gardons l’espérance en la résurrection, cela ne supprime pas le scandale de la croix, cela n’efface pas l’abandon, le silence, l’apparente absence. Comment Dieu peut-il permettre cela ? Qui donc est le Dieu de Jésus ? Qui donc est notre Dieu ? N’y aurait-il pas une autre idée de Dieu à chercher, non pas après la croix de Jésus, mais dans la croix même de Jésus ? Un Dieu qui manifesterait sa puissance et sa gloire dans la croix du Fils ?

            Pour nous, les hommes, la puissance est contradictoire avec la faiblesse, et si Dieu est tout puissant, il ne peut pas être faible. Si Dieu est Dieu, il est tout, il ne manque de rien. Il possède tout. Mais cette conception de la puissance ne résiste pas à la lumière de la passion et de la mort de Jésus. Ainsi, nous devons admettre que cette idée de la puissance de Dieu ne fait qu’illustrer la façon dont nous concevons force et puissance ! Et lorsque nous arrivons à la passion, force est de constater que l’image du crucifié ne cadre pas avec l’image du « grand patron superpuissant » que nous nous faisons de Dieu ! Alors, si nous voulons reconnaître le Dieu de Jésus Christ, nous devons nous poser cette question : être homme, est-ce dominer, être puissant, se garder ? Ou bien s’engager envers d’autres que soi, au risque de se perdre, de donner sa vie par amour pour les autres ? C’est à ce prix que nous aurons la possibilité de reconnaître Dieu dans la croix de Jésus…                                        

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU

Remerciements avril 2019

RenouveaucharismatiquePaix et joie frères et sœurs,
le Comité Diocésain se joint à moi pour remercier chaleureusement :

- tous les frères et sœurs des différents groupes du Renouveau Charismatique de Tahiti et des îles ainsi que tous les frères et sœurs qui ne sont pas du Renouveau Charismatique ou de confessions catholique pour votre participation dans la joie et l’allégresse,

- tous les bergers (ères) des groupes du Renouveau Charismatique pour les inscriptions et le respect des consignes,
- Père Bruno MAI et Père Olivier MONDON pour la célébration des messes,
- Tiatono Joseph PAHIO et son équipe d’amour de Tibériade,
- le groupe Espérance pour l’animation de feu et la qualité exceptionnelle de la sonorisation,
- Mr Simplicio LISSANT, maire de la commune de Punaauia pour le prêt des chapiteaux,
- Tiatono Valselin TAVITA pour la prière des malades,
- les prédicateurs : Tiatono Gaspar MAHAGA, Père Bruno MAI (merci pour les confessions), Tiatono Juanito BURNS, Rodrigue VIRIAMU,

- l’équipe d’encadrement :
   * le bureau du CDRCC : Tiatono Juanito BURNS, Rachel TUAIVA, Rodrigue VIRIAMU
   * John TUAIVA et le groupe Eau Vive de Saint-Etienne (accueil, mise en chambre, organisation confessions, sacristie, …)
   * Ingrid VIRIAMU et le groupe Te Rama Ora de Sainte-Anne (réfectoire et cuisine)

- pour la communication :
   * Radio Maria no te Hau
   * Rodrigue VIRIAMU via la page facebook de Te Rama Ora.

Gloire à Dieu pour la puissance de son Esprit Saint qui s’est manifestée à travers son amour, sa joie, son allégresse, ses guérisons, ses réconciliations, ses délivrances qu’il a réalisées. Merci pour l’unité et le soutien de prières dans l’amour !

Tiatono Juanito BURNS, Répondant diocésain

MESSE CHRISMALE

Mgr CottanceauCe Jeudi 4 Avril aura lieu en la cathédrale de Papeete la célébration de la messe chrismale. Pendant cette célébration eucharistique particulière, l’évêque consacre les saintes huiles pour le baptême, la confirmation et le sacrement de l’ordre (saint-chrême). Il va également bénir les huiles pour l’onction des malades et pour les catéchumènes qui se préparent au baptême. Les prêtres se rassemblent pour cette messe et y concélèbrent, car ils sont les témoins et les coopérateurs de leur évêque, eux qui partagent sa mission sacrée d’édifier le peuple de Dieu, de le sanctifier et de le diriger. Ils manifestent ainsi l’unité du sacerdoce en renouvelant pendant cette messe les promesses qu’ils avaient faites à l’évêque au jour de leur ordination sacerdotale.

Dans l’Ancien Testament, l’huile tirée du fruit de l’olivier avait une valeur symbolique très riche. Elle fait luire le visage, elle parfume, elle assouplit, elle pénètre, elle adoucit les blessures et fortifie. Elle symbolise l’amitié, le bonheur de l’union fraternelle, la joie rayonnante. Répandre l’huile sur la tête de quelqu’un signifiait lui souhaiter joie et bonheur, lui manifester une marque d’amitié et d’honneur. Pas étonnant que l’onction d’huile ait été le signe de consécration du roi. Sous le nom de saint-chrême, nous retrouvons cette huile dans les sacrements de l’Eglise.

            Au baptême, à la confirmation et dans le sacrement de l’ordre, le saint-chrême marque l’entrée dans une vie nouvelle signifiée par la consécration de la personne à une mission spécifique : prêtre, prophète et roi dans le baptême, témoin du Christ ressuscité et donateur de l’Esprit au milieu du monde dans la confirmation, ministre célébrant le culte, sanctifiant et gouvernant le Peuple de Dieu dans le sacrement de l’ordre. Le saint-chrême est utilisé également pour la consécration des autels et des églises. À l’image des personnes, autels et églises reçoivent une fonction symbolique nouvelle : l’autel n’est pas une table ordinaire mais le lieu du sacrifice du Christ, l’église n’est pas un bâtiment comme un autre mais le lieu où le peuple de Dieu se rassemble pour célébrer le culte divin.

Pour les malades et les catéchumènes, les huiles symbolisent les dons de réconfort, de paix et de force, de résistance aux tentations du malin. Ces dons proviennent de l’Esprit Saint. Par l’onction, les malades en situation de faiblesse et de détresse causée par la maladie reçoivent l’aide dont ils ont besoin. Quant aux catéchumènes, ils trouvent dans cette onction le soutien et la force du Christ dans ce combat contre le mal et pour rester fidèles à leur profession de foi.

Les huiles accompagnent donc le chrétien tout au long de sa vie, depuis ses débuts dans la naissance baptismale jusqu’à ses derniers instants avant le grand passage de cette terre à la maison du Père. Les huiles, frottées, étendues, pénètrent le corps et répandent leur parfum. Chaque chrétien, dans sa situation particulière, est fortifié par l’Esprit. Il vit et témoigne d’une joie, d’une guérison, d’une libération, d’une lumière et d’une consolation divines. Il apporte ainsi au monde la bonne odeur du Christ. A nous qui avons reçu l’onction d’huile dans les sacrements de l’Eglise de faire en sorte que cette huile ne devienne pas rance, mais que, par notre vie, notre témoignage et notre foi, elle apporte au monde la lumière, la guérison et le parfum de l’amour, de la miséricorde et de la fidélité du Christ !

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU