A LA UNE

Papefrancois1

Intention de prière du pape 
​pour le mois de mars 2021

Le sacrement de la réconciliation : 
Prions pour vivre le sacrement de la réconciliation avec une profondeur renouvelée, afin de goûter l’infinie miséricorde de Dieu.

Affiche careme 2021 a2

Une intention à donner ... Clique sur le bouton
 ci-dessous

SospriereBouton catholicite150logo-rmnth.png

Ecouter RMNTH

Actualité

en images

Lire le PKO
Pk0 20210228pk0-20210228.pdf
Pk0 20210221pk0-20210221.pdf

Pirogue de la parole Foi aux marquises

 
Caddie de la solidarite Pretres cepc 2019 Semeurtahitien

Messe JDS Punaauia 

La foi aux Marquises

Le caddie de la solidarité 

Rencontre des prêtres de la Cepac  Lire la page FB du semeur 
 

Liste des pages du semeur 
N°09.2020
N°08.2020

 

Aux pretres et diacres lettre de careme 2021aux-pretres-et-diacres-lettre-de-careme-2021.pdf 

J’AVAIS FAIM…

Mgr CottanceauLe temps de Carême nous invite à l’aumône, une action qui ne trouve son sens qu’en lien étroit avec la charité quand elle est vécue, selon les mots du Pape François dans sa lettre pour le Carême 2021, « à la manière du Christ, dans l’attention et la compassion à l’égard de chacun », devenant ainsi «la plus haute expression de notre foi et de notre espérance… ». Et le Saint Père de poursuivre : « La charité se réjouit de voir grandir l’autre. C’est la raison pour laquelle elle souffre quand l’autre est en souffrance : seul, malade, sans abri, méprisé, dans le besoin… La charité est l’élan du cœur qui nous fait sortir de nous-mêmes et qui crée le lien du partage et de la communion ».

            L’idée d’aumône est très ancienne et figure déjà dans l’Ancien Testament. Dans toute la Bible, l’aumône est un geste de bonté de l’Homme pour son frère, et donc une imitation des gestes de Dieu qui, le premier, a fait preuve de bonté envers l’Homme. En effet, tout ce que possède l’Homme lui a été prêté par le créateur de l’Univers à qui appartient la terre et tout ce qu’elle contient. Par l’aumône, on assure simplement une répartition plus équitable des dons de Dieu à l’humanité. L’acte de charité non seulement vient en aide aux nécessiteux, mais apporte également un bienfait spirituel à celui qui donne : « Le mendiant fait plus pour le maître de maison que le maître de maison pour le mendiant » dit un texte Juif. Mais il ne faudrait pas croire que l’aumône s’inspire uniquement de motifs intéressés. Souvent la charité est estimée comme une vertu suprême : « La charité est égale à toutes les autres prescriptions réunies ». « Quiconque pratique la charité et la justice agit comme s’il remplissait le monde entier de bonté et d’amour ».

            L’aumône ne doit pas consister tout juste à donner un secours. Il faut prendre en considération la condition de celui qui le reçoit. Le devoir de charité ne se limite pas à donner, il faut aussi avoir de la considération pour celui à qui l’on donne : « Si quelqu’un donnait à son prochain toutes les bonnes choses du monde mais avec un air maussade, cela lui serait compté comme s’il n’avait rien donné du tout, mais celui qui reçoit aimablement son prochain, même s’il ne lui donnait rien, cela lui sera compté comme s’il lui avait donné toutes les bonnes choses du monde ». « Si tu n’as rien à donner au pauvre, réconforte-le par tes paroles. Dis-lui : « mon âme vient à toi parce que je n’ai rien à te donner ».

            Jésus dans ses paroles sur l’aumône reprend en partie ce que disait déjà l’Ancien Testament : il la compte avec le jeûne et la prière comme l’un des trois piliers de la vie religieuse. Il en souligne le caractère désintéressé et discret, sans attente de récompense en retour, et sans mesure. Mais Jésus va plus loin dans le sens de cette démarche de partage et de solidarité. En effet, à travers nos frères dans le besoin, c’est Jésus lui-même à qui l’on vient en aide : « J’avais faim et vous m’avez donné à manger … Chaque fois que vous l’aurez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’aurez fait ! » (Mt 25, 31-46) Donner aux pauvres, c’est imiter le Christ lui-même qui, «de riche qu’il était, s’est fait pauvre pour vous, afin de vous enrichir de sa pauvreté » (2 Co 8, 9). Enfin, l’aumône ne peut être faite de façon Chrétienne que par référence à l’amour de Dieu manifesté dans la passion et la mort de Jésus Christ. Là est le fondement de la charité, c’est que tous, même et surtout les pauvres sont aimés du Christ qui a donné sa vie.

            Dans l’Eglise, l’aumône est une nécessité pour quiconque veut mettre en œuvre l’amour de Dieu : « Comment l’amour de Dieu demeurerait-il en celui qui ferme ses entrailles devant son frère nécessiteux ? » (1 Jn 3, 17) ; « Si un frère ou une sœur sont nus, s’ils manquent de leur nourriture quotidienne, et que l’un d’entre vous leur dise : « Allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous », sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ? » (Jc 2, 15).

Pratiquer l’aumône selon l’esprit de charité, c’est donc prendre soin de ceux qui se trouvent dans des conditions de souffrance, de solitude ou d’angoisse à cause de la pandémie de la Covid-19, recommande le Saint-Père, invitant à offrir « avec notre aumône un message de confiance », et « à faire sentir à l’autre que Dieu l’aime comme son propre enfant… Le peu, quand il est partagé avec amour, ne s’épuise jamais mais devient une réserve de vie et de bonheur. Ainsi en est-il de notre aumône, modeste ou grande, que nous offrons dans la joie et dans la simplicité », a ajouté le Pape.

Puisse cet esprit de don et de partage illuminer et guider notre chemin de Carême vers Pâques !

† Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Agenda février / mars 2021

eveche15w.jpg

Agenda
Mission / Déplacement

* Monseigneur Jean-Pierre à Tatakoto du 25 février au 04 mars. Il sera accompagné du diacre Joseph Pahio
* Père Moana Tevaearai à Takume du 18 février au 25 février
* Diacre Gérard P. Robson à Hao du 21 février au 28 février

Union des Femmes Catholiques – U.F.C.

eveche15w.jpgJournée diocésaine annulée

La rencontre de l’Union des Femmes Catholiques programmée et inscrite dans le calendrier liturgique pour le samedi 27 février 2021 est annulée.

Comité Diocésain du Renouveau Charismatique Réunion

RenouveaucharismatiqueUne réunion des membres du Comité Diocésain du Renouveau Charismatique dénommé "Comité des 12" et des bergers(ères) se déroulera le lundi 15 mars 2021 à 17H à l'Annexe de l’Évêché, Mission, Papeete.

Ordre du jour :
_ Pastorales du Renouveau Charismatique 2021-2022
_ Questions diverses

Je vous remercie pour votre participation à cette réunion, à défaut de déléguer votre adjoint(e) dans le respect des gestes barrières, masque, gel mains.
Merci pour l'unité et le soutien de prières ! Que Dieu vous bénisse abondamment !

Tiatono Juanito BURNS Répondant diocésain

Ordre de Malte Journée mondiale des Lépreux Remerciements

Ordre de malteL’Ordre de Malte adresse ses remerciements à toutes les paroisses pour la collecte de fond réalisée pour la Journée Mondiale des Lépreux.
« A ce jour, le montant de la quête de 2021 se monte à 1.271.889 Xpf, soit 92% du produit de la quête de 2020.
Au vu du contexte sanitaire, nous vous remercions chaleureusement pour votre indéfectible soutient dans nos œuvres.
Bien respectueusement 
Florent »

Radio Maria no te Hau du 01 au 05 mars 2021

logo-rmnth.png* Lundi 1er mars : Par le chapelet Jésus entre dans ma vie par Père HORACIOT
* Mardi 02 mars : Carême, la prière, le partage, la pénitence par Diacre Marcellin
* Mercredi 03 mars : M'aimes-tu pour me servir par Diacre Médéric
* Jeudi 04 mars : Laisser la parole te parler par Doudou CALLENS
* Vendredi 05 mars : Conversion et guérison selon les évangiles par Monseigneur Bernard LAGOUTTE

VOICI QUE NOUS MONTONS A JERUSALEM…

Mgr CottanceauDepuis ce Mercredi 17 Février, Mercredi des cendres, nous voici entrés en Carême. Le message du Pape François pour cette période de jeûne et de prière, intitulé « Voici que nous montons à Jérusalem… » (Mt 20, 18) nous rappelle que ce temps de préparation à la grande fête de Pâques est un temps pour renouveler notre foi, notre espérance et notre charité. Grâce à ce temps de conversion qui mène à la célébration du mystère de Pâques, précise le Saint Père, « nous renouvelons notre foi, nous puisons "l’eau vive" de l’espérance et nous recevons le cœur ouvert l’amour de Dieu qui fait de nous des frères et des sœurs dans le Christ… L’itinéraire du Carême, comme l’itinéraire chrétien, est déjà entièrement placé sous la lumière de la résurrection, qui inspire les sentiments, les attitudes ainsi que les choix de ceux qui veulent suivre le Christ », a-t-il ajouté, considérant le jeûne, la prière et l’aumône comme « conditions et expressions de notre conversion ». Arrêtons-nous aujourd’hui sur le jeûne.

Le jeûne nous introduit dans une expérience de manque, de pauvreté consentie. Nous partageons un peu l’expérience de ceux qui sont privés de tout, et nous partageons cette pauvreté qui conduit, selon les mots du Pape François, « dans la simplicité du cœur, à redécouvrir le don de Dieu et à comprendre notre réalité de créatures à son image ». En faisant l’expérience d’une pauvreté consentie, nous devenons donc « pauvres avec les pauvres ».

            Jeûner consiste par ailleurs « à libérer notre existence de tout ce qui l’encombre, même de ce trop-plein d’informations, vraies ou fausses, et de produits de consommation pour ouvrir la porte de notre cœur à celui qui vient jusqu’à nous, pauvre de tout mais « plein de grâce et de vérité » (Jn 1, 14) : le Fils du Dieu Sauveur», a poursuivi le Saint Père.

Si aujourd’hui, la pratique du jeûne est peu prisée, et pas toujours bien comprise c’est que son sens et son utilité spirituelle ne sont guère perçus ! Pourtant dans beaucoup de religions, le jeûne revêt une place importante, et pas seulement dans le Christianisme. La Bible sur laquelle repose l’attitude de l’Eglise rejoint sur ce point les autres courants religieux. Mais elle précise le sens du jeûne et en règle la pratique. Avec la prière et l’aumône, le jeûne est un des actes essentiels par lequel le croyant traduit devant Dieu son humilité, son espérance et son amour. L’Homme est à la fois âme et corps, chair et esprit. Il serait donc incomplet d’imaginer une religion purement spirituelle, dans les nuages. L’âme a besoin des actes et des attitudes du corps. Le jeûne accompagné de prière est une façon de traduire l’humilité devant Dieu. Jeûner équivaut à humilier son âme. Il ne s’agit pas d’exploit ascétique, ni de trouver par là un état d’exaltation psychologique ou religieuse comme on le trouve parfois dans d’autres religions. Il s’agit par la pratique du jeûne de s’établir avec foi dans une attitude d’humilité pour accueillir l’action de Dieu et se mettre en sa présence.

            A la suite des prophètes, Jésus vient dénoncer les risques qui peuvent déformer le sens profond du jeûne :

= Risque de formalisme, ou d’hypocrisie quand on jeûne pour être vu des hommes : " Quand vous jeûnez, ne vous donnez pas un air sombre comme font les hypocrites : ils prennent une mine défaite, pour que les hommes voient bien qu'ils jeûnent » (Mt 6, 16)

= Risque de jeûner sans amour : « Pourquoi avons-nous jeûné sans que tu le voies ? … C’est …que vous jeûnez pour vous livrer aux querelles et aux disputes, pour frapper du poing méchamment… Est-ce là le jeûne qui me plaît, le jour où l’Homme se mortifie ?... N’est-ce pas plutôt ceci, le jeûne que je préfère : défaire les chaînes injustes, délier les liens du joug, renvoyer libres les opprimés et briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec l’affamé, héberger chez toi les pauvres sans abri, si tu vois un homme nu, le vêtir, ne pas te dérober devant celui qui est ta propre chair ? » (Is 58, 4-7)

Ainsi, pour plaire à Dieu et nous rapprocher de lui, le jeûne doit-il être uni à l’amour du prochain. Il ne peut donc être séparé de l’aumône ni de la prière. Si l’amour est absent, le jeûne est vain ! L’Eglise nous invite à jeûner de nourriture et nous abstenir de viande les vendredis de Carême ; c’est ensuite à chacun de voir sur quoi portera son jeûne pendant tout le Carême, de quoi il décide de se priver par amour de Dieu pour libérer son cœur et se préparer à accueillir la Bonne Nouvelle de Pâques !

            A tous, bonne route et par ce temps de Carême, bonne préparation à la joie de Pâques !

      † Mgr Jean-Pierre

Radio Maria no te Hau du 22 au 26.02.2021

logo-rmnth.png* Lundi 22 février : Le don amour en actes par Bernadette Lemoine

* Mardi 23 février : Carême un temps de prière par père Gérard Tepehu

* Mercredi 24 février : Que faire quand une épreuve frappe par Soeur Emmanuelle

* Jeudi 25 février : La prière en famille par Guillemet Esther Farre

* Vendredi 26 février : Le mouvement intérieur et le retour à Dieu par frère Moise Ballard

​​​​​​​Sacrés Cœurs de SARZEAU

P yves lochouSacrés Cœurs de SARZEAU

La communauté des Religieux des Sacrés Cœurs de SARZEAU (où vit actuellement son noviciat le P. David LEOU-THAM sous la conduite du P. Jean Claude LE FRANC sscc, ancien curé de MOOREA et ancien professeur de spiritualité au Grand Séminaire de PAPEETE) a célébré le 13 Février dernier les 95 ans d’un des derniers missionnaires ayant autrefois servi en Polynésie, le P. Yves (Corentin) LOCHOU sscc qui fut au service de l’Archidiocèse de PAPEETE pendant 31 ans. Il avait débarqué à PAPEETE avec le P. François EHL sscc le 29 Octobre 1949. Son ministère le conduisit d’abord à MOOREA puis à FAAA, puis au petit séminaire de MITIRAPA avec en plus la charge de FAAONE et HITIAA, puis TAUTIRA. Son dernier poste le ramena à MOOREA. Il retourna en Métropole en 1980.

Nous lui souhaitons un joyeux anniversaire et nous rendons grâces à Dieu pour sa vie consacrée au Seigneur dans la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, et pour son ministère de prêtre au service de l’Eglise dans notre diocèse.

† Monseigneur Jean Pierre

POUR MIEUX COMPRENDRE

Mgr Cottanceau            En cette période où la société est confrontée aux nombreux problèmes que suscite dans toutes ses couches la crise sanitaire liée à la Covid 19, le Gouvernement semble vouloir profiter de la situation pour faire aboutir dans les meilleurs délais le projet de loi révisant la loi de bioéthique. Ce projet présente des risques graves pour notre société : l’ordre de la filiation humaine en serait bouleversé, les droits de l’enfant disparaitraient au profit des droits à l’enfant (à n’importe quel prix !) ; risque également de voir les recherches sur les embryons humains, et ce au mépris de leur intégrité, orientées non pour préserver leur santé mais pour une amélioration des techniques de procréation médicalement assistée.

Dans ce contexte, l’Académie Catholique de France, dans une communication parue le 04 Février 2021 (Site : www.academiecatholiquedefrance.fr) nous propose quelques pistes de réflexion permettant de mettre en lumière les pièges qui se cachent dans l’argumentation des débats officiels sur ce projet de loi.

« Un projet de loi est censé apporter des améliorations substantielles aux conditions qui régissent la vie des citoyens… Or, les objections sérieuses formulées (à l’endroit de ce projet de loi) dans un esprit de contribution et de sagesse n’ont pas retenu l’attention des décideurs politiques gouvernementaux. Expression d’un trouble profond dans une partie notable de la population française, elles sont solidement argumentées. Or, elles sont traitées comme de simples prises de position partisanes, issues de traditions de pensée obsolètes (dépassées). 

La question bioéthique excède la compétence du seul politique ; elle réclame de la part de ceux qui s’en saisissent une connaissance large et précise de ses enjeux philosophiques et humains. Or, les auteurs de ce projet de loi avalisent constamment deux types de discours incompatibles sans que personne ne s’avise de la contradiction. Ainsi, d’un côté est revendiqué un attachement à la défense de la nature au sens de l’environnement et du climat, ce dont le mouvement écologique international illustre l’impérieuse nécessité. La nature est ici comprise comme une puissance comportant ses propres lois, imposant ses régulations et déclinant ses formes de résistance, discrètes ou violentes, face aux pollutions suscitées par les productions industrielles. D’un autre côté, la nature biologique est étonnamment considérée comme ne délivrant aucune orientation ni aucune règle propre, mais comme un simple réservoir de données à l’égard desquelles le sujet humain est déclaré souverain et dans lesquelles il s’estime en droit de puiser à son gré. Alors que la nature physico-climatique a réussi après plusieurs décennies à faire reconnaître le prix des dommages qu’elle subit et à mobiliser dans l’urgence les consciences autour du principe de précaution, tout se passe comme si la nature biologique, quant à elle, devait accepter son impuissance à faire valoir ses droits propres. Cette contradiction, qui semble avoir échappé aux rédacteurs, choque la raison, et elle conduit à des conséquences éthiques ruineuses.

Ce double discours sur la « nature » trouve son point d’application dès l’article 1er dudit projet de loi : « L’assistance médicale à la procréation est destinée à répondre à un projet parental. Tout couple formé d’un homme et d’une femme ou de deux femmes ou toute femme non mariée ont accès à l’assistance médicale à la procréation ». En deux lignes, l’indifférenciation sexuelle est présentée comme le principe de l’accueil des enfants à naître, contrariant sans scrupule la pratique la plus constante et la plus reconnue de notre civilisation, et d’ailleurs de toutes les civilisations humaines connues…

Toutes les consciences éclairées et responsables, qui mesurent la place qu’occupe la relation entre les générations dans la formation et la préservation de notre humanité, doivent réclamer sans relâche aux promoteurs de la loi en vertu de quel droit ils s’en prennent à ce qui est le plus fragile et le plus précieux entre les hommes ».

           +Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Agenda février 2021

eveche15w.jpg

Mission / Déplacement

* Père Bruno Mai à Arutua-Apataki-Kaukura du 05 au 19 février

* Frère Eric Macé à Rangiroa du 12 au 23 février

* Diacre Gérard à Hao du 21 au 28 février

Radio Maria no te Hau du 15 au 19 février 2021

logo-rmnth.png* Lundi 15 février : Avec Bernadette, vivre de la croix du Christ par Père Horaciot
* Mardi 16 février : Prier, un échange d'amour qui me rend libre par Père Jacques Philippe
* Mercredi 17 février : Carême un temps de prière par père Gérald Tepehu
*  jeudi 18 février : Marie, Bernadette et nous même par Père Daniel Lacouture
* Vendredi 19 février : Convertissez-vous et croyez à l'Evangile par père Kevin Scallon

CHANDELEUR ET VIE RELIGIEUSE

Mgr Cottanceau          Ce 2 Février était célébrée la fête de la présentation de Jésus au Temple (la chandeleur), 40 jours après sa naissance, conformément à ce que prescrivait la loi de Moïse : tout enfant premier né de sexe masculin sera offert au Seigneur. Et par cette offrande de lui-même à son Père, Jésus, lumière pour le monde, venait rejoindre son peuple afin de l’éclairer en lui portant l’espérance et le salut… ce que le vieillard Syméon, présent au Temple et ayant pris l’enfant Jésus dans ses bras avait bien compris : « Mes yeux ont vu le salut… Lumière pour éclairer les nations ! » (Lc 2, 30) D’où le rite des cierges qui introduit la messe de ce jour-là.  L’Eglise a choisi ce jour pour entrainer dans son action de grâce tous les consacrés, religieuse et religieux qui ont eux aussi offert de façon spéciale leur vie au Seigneur. Cependant, le témoignage et la signification de la vie religieuse sont souvent occultés par la figure du prêtre qui demeure la référence principale quand on évoque une personne donnée à Dieu !

            Pourtant, ce qu’on appelle « vie religieuse » concerne beaucoup d’hommes et de femmes qui ne sont pas prêtres… Notre diocèse a la chance de compter parmi ses fidèles des Religieuses : les sœurs de St Joseph de Cluny, les Filles de Jésus Sauveur, et les sœurs Clarisses et des Religieux non prêtres : les Frères de l’Instruction Chrétienne. Enfin, parmi les Religieux des Sacrés Cœurs, tous engagés par les mêmes vœux, certains sont prêtres, d’autres ne le sont pas.

            Ce qui caractérise la vie religieuse pourrait se résumer en trois points :

L’engagement à vivre les « conseils évangéliques » par les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance

La vie communautaire

La présence d’une spiritualité et d’un charisme (don de l’Esprit Saint) propre à chaque famille religieuse, et destiné à enrichir l’Eglise toute entière.

Lorsqu’elle prononce ses vœux, la Religieuse, comme le Religieux sont mis à part, consacrés. Ils remettent leurs années à venir entre les mains de Dieu. Leur engagement s’étend à toute leur vie. Le Concile Vatican II nous le rappelle : c’est l’Eglise, par l’autorité qu’elle a reçu de Dieu, qui reçoit les vœux. Elle demande, par sa prière publique, le secours de la grâce divine pour celles et ceux qui s’engagent. Ainsi, par le ministère de l’Eglise, Dieu lui-même les consacre. A l’offrande qu’ils font de leur vie, Dieu répond en posant sa main sur eux. Par les vœux, la Religieuse et le Religieux se donnent à Dieu, et Dieu s’engage à veiller de façon particulière sur celles et ceux qui se sont donnés à lui.

Quelle signification peut avoir la vie religieuse dans l’Eglise et dans le monde ? Elle doit manifester concrètement aux Hommes la présence du Royaume déjà à l’œuvre puisqu’il a transformé la vie de ces consacrés. De plus, elle révèle une façon nouvelle et souvent peu comprise de grandir en humanité à l’image et ressemblance de Dieu, selon le plan de Dieu. La vie religieuse interpelle : Quand est-on plus libre et plus humain ? Quand on aime par intérêt ou quand on aime par gratitude ? par espoir de recevoir une récompense ou par don de soi ? Est-on plus libre et plus humain lorsque notre liberté consiste à se laisser mener par nos envies ou par les modes de notre temps ? Le culte du corps, de l’apparence physique, du « moi-je », l’obsession de sa propre personne est-il davantage un chemin de liberté que l’attitude du dépassement et d’oubli de soi qui conduit au service de l’autre ? En un mot, la Religieuse, le Religieux font apparaître par leur vie la réalité déjà présente du Royaume.

Puissions-nous ainsi affiner notre regard sur ces femmes et ces hommes qui ont fait choix de la vie religieuse et que nous croisons dans nos paroisses, nos écoles, nos foyers d’accueil. Au-delà de ce qu’elles et ils font, regardons ce qu’elles et ils sont ! Leur témoignage est essentiel pour la vie de l’Eglise, et sans eux notre diocèse n’aurait pas encore atteint sa maturité !

   +Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Agenda février 2021

eveche15w.jpg

Mission / Déplacement

* Père Bruno Mai à Arutua-Apataki-Kaukura du 05 au 19 février

* Frère Eric Macé à Rangiroa du 12 au 23 février

Message de Sympathie

Mgr CottanceauMgr Jean Pierre COTTANCEAU et le Père Denis BERTIN, Vicaire Judiciaire se joignent par la pensée et la prière à la peine de Madame Hélène SANQUER, auditrice au Tribunal Métropolitain de PAPEETE, suite au décès accidentel de son fils ainé TEVARII, survenu le 25 Janvier 2021. Qu'elle et sa famille trouvent ici l'expression de notre sympathie.

Décès du Père Maurice BOSCHER

P boscherLes Religieux des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie en Polynésie, les membres de la Branche Séculière remercient chaleureusement Mgr Jean Pierre COTTANCEAU, archevêque de Papeete, les membres du clergé, les communautés paroissiales et les congrégations religieuses qui se sont joints à nous pour rendre grâce à Dieu pour le Père Maurice BOSCHER qui nous a quitté la veille du 2 février, fête de la Présentation de Jésus au temple et journée mondiale de la vie consacrée.

Merci pour les témoignages reçus de la part des supérieurs de la congrégation, de la part de paroissiens des diverses paroisses de Tahiti et de Rikitea et des îles des Tuamotu est. Quelques élèves du petit séminaire de Mitirapa dont le père Maurice a été le supérieur sont aujourd’hui prêtres, diacres permanents et chrétiens engagés.

Un merci tout spécial au personnel du Centre Te Hau Aroha de Mataiea qui ont accompagné le Père Maurice du mois d’octobre 2014 jusqu’au jour de son décès.

Rendons grâce à Dieu pour le vaillant missionnaire qu’était le Père Maurice. Il est décédé en tenue de service revêtu de l’habit des religieux des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie.

   Père Ferry Tobe NAMANG

N 05 2021 pj boscher maurice 20329n.05-2021-pj-boscher-maurice-20329-.pdf

Radio Maria no te Hau du 08 au 12 février 2021

logo-rmnth.png* Lundi 08 février : L'amour passionné de Dieu par Père Gilles FERRANT
* Mardi 09 février : Le Sacrement des malades par Père Pierre SOUBEYRAND
* Mercredi 10 février : La Foi de Marie de Père Jacques Philippe
* Jeudi 11 février : Par le chapelet Jésus entre dans ma vie par Père HORACIOT
* Vendredi 12 février : L'amour fidèle de Dieu par Doudou CALLENS

QUE NOS YEUX S’OUVRENT !

Mgr CottanceauVatican News du 13 Janvier 2021 : “Le 19 janvier, la commission spéciale du Sénat examinera en deuxième lecture le texte relatif au projet de loi bioéthique, après le vote à l’Assemblée nationale en juillet 2020. Ce texte soulève de nombreuses questions et inquiétudes sur la prétention de la technique à tout résoudre. Les évêques de France invitent les catholiques au jeûne et à la prière, chaque vendredi durant un mois ». Voici le texte du communiqué de presse publiée par la Conférence des Evêques de France :

« Paris, le 13 janvier 2021 – « QUE NOS YEUX S’OUVRENT » - LES ÉVÊQUES DE FRANCE INVITENT À QUATRE VENDREDIS DE JEÛNE ET DE PRIÈRE.

Le projet de loi révisant la loi de bioéthique revient bientôt devant le Sénat, en deuxième lecture. Le Gouvernement voudrait le faire aboutir sans retard. Ce projet de loi entraîne des risques graves pour notre société en bouleversant l’ordre de la filiation humaine, en ouvrant de fait un droit à l’enfant au lieu de défendre les droits de l’enfant, et en organisant sur les embryons humains des recherches qui ne respectent pas leur intégrité et qui n’ont pas pour première visée leur santé, mais plutôt une amélioration des succès de la technique de procréation médicalement assistée.

N’assistons-nous pas à un aveuglement diffus sur la dignité de tout être humain qui vient gratuitement à l’existence et qui doit être accueilli fraternellement ?

Les évêques de France, réunis en assemblée plénière, ont souhaité appeler tous les catholiques ainsi que les hommes et femmes de bonne volonté à se tourner vers Dieu en priant et en jeûnant pour Lui demander la grâce de nous ouvrir les yeux à tous et d’être ensemble des artisans du respect de tous les êtres humains dès leur conception. La Conférence des évêques de France (CEF) publie ce document préparé par son Groupe bioéthique afin d’aider chacun à vivre entre janvier et début février quatre vendredis (15, 22, 29 janvier et 5 février) de jeûne et de prière. Cette démarche spirituelle pourra se vivre chacun chez soi, seul ou en famille, ou, si les normes sanitaires le permettent, en communauté.

Avec un cœur paisible mais sans relâche, les catholiques souhaitent aider notre société française à être une société de l’amour et de l’espérance dans la vérité et le respect de la dignité humaine, sans quoi la fraternité prônée dans notre devise républicaine ne serait qu’illusion ».

Les évêques de France mettent également à la disposition des fidèles un dossier accessible en tapant sur Internet "Que nos yeux s'ouvrent". Dans ce support se trouvent des suggestions de prière pour les 4 vendredis de jeûne permettant de vivre cette proposition spirituelle, ainsi que des textes et des références permettant d’expliquer la position de l'Église catholique sur ces enjeux de bioéthique. Puisse cette opportunité nous permettre d’ouvrir nos yeux en communion avec toute l’Eglise et nous aider ainsi à prendre notre part dans la défense de la Vie et de l’image et ressemblance de Dieu déposée en chaque personne dès sa conception !

† Jean-Pierre Cottanceau

Décès du Frère Alain CELTON

Ds lamennaisLes Frères de l'Instruction Chrétienne de Ploërmel vous informent du décès du Frère Alain CELTON survenu ce mercredi 20 janvier à l'höpital de Ploërmel.
Le Frère Alain, né le 11 septembre 1949, a commencé à enseigner à Tahiti en 1973, au collège-lycée La Mennais.
Il a occupé plusieurs postes de responsabilité dans cet établissement.
Il est devenu directeur au Sacré-Coeur de Taravao en 1993 et était en retraite depuis août 2014.
En plus de ses fonctions d'enseignant et de directeur, il a animé notamment le Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ) pendant bien des années.
Beaucoup d'entre nous se souviennent de ce Frère. Merci de priez pour lui.
Une messe a été célébrée à sa mémoire ce samedi 23 janvier à 10 h à Maria No Te Hau. Elle sera présidée par Monseigneur Cottanceau.

Moiho TEHIO dit Pepe

PepeUn grand chrétien vient de nous quitter. Moiho TEHIO dit Pepe est décédé le mardi 19 janvier au Centre Hospitalier de Taaone. Suite à sa conversion dans sa jeunesse, il es mit à évangéliser et en 1987 il fut investi « évangéliste » en même temps que Patricia Tuhoe. Il fut ensuite directeur du Bon Samaritain pendant de longues années. Bientôt atteint d’insuffisance rénale, il passait trois nuits par semaine au centre de dialyse. Il fut un temps le plus ancien dialysé de France. Il bénéficia finalement d’une greffe du rein, mais il devait suivre une discipline sévère pour éviter un rejet. Ce qui ne l’empêchait pas d’être chaque matin à la messe de 5h30.

Nous présentons à son épouse Teuru et à leurs enfants et petits enfants notre profonde et respectueuse sympathie.