A LA UNE

JEUNES ET MISSION

Mgr Cottanceau          Ce Dimanche 21 Octobre, l’Eglise nous invite à célébrer la journée mondiale des Missions. A cette occasion, le Pape François a publié une lettre intitulée : « Avec les jeunes, portons l’Evangile à tous ! » L’orientation de cette lettre rejoint l’événement du Synode sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel qui s’achève à Rome dans quelques jours. S’adressant aux jeunes, le Saint Père déclare : « L’occasion du Synode… au mois d’Octobre, mois missionnaire, nous offre l’opportunité de mieux comprendre, à la lumière de la Foi ce que le Seigneur Jésus veut vous dire, à vous les jeunes, et à travers vous, aux communautés chrétiennes ». Il évoque ensuite cette force intérieure de l’amour qui permet une ouverture à l’avenir et pousse l’existence en avant : « Personne autant que les jeunes ne sent combien la vie fait irruption et attire. Vivre avec joie sa propre responsabilité pour le monde est un grand défi. Je connais bien les lumières et les ombres propres au fait d’être jeune… Je me rappelle l’intensité de l’espérance pour un avenir meilleur ». Le Saint Père rappelle aux jeunes que par le Baptême, ils sont membres vivants de l’Eglise et qu’à ce titre, ils ont eux aussi la mission de porter l’Evangile à tous, grâce à cette Foi qui leur est transmise et qui nous relie aux générations de témoins qui nous ont précédés.

            Pour pouvoir se rendre compte de la pertinence de ces paroles du Pape François, il fallait être à l’église Maria No Te Hau ce week-end dernier. Plus de 1 200 jeunes de la plupart de nos paroisses de Tahiti s’étaient donné rendez-vous à l’initiative du Comité Diocésain de la Pastorale des Jeunes.  En effet, ils étaient venus, non pas pour acclamer un chanteur connu qui donne un spectacle, ni pour assister à une compétition sportive décisive pour un championnat, ni pour assister à l’élection de Miss ou Mister Tahiti… Ils étaient là au nom du Christ, pour vivre un temps de rencontre, de prière, d’échange, de réflexion et de dialogue, pour dire à notre Eglise leurs attentes, leurs difficultés, leurs espérances, leurs projets, leurs combats contre la drogue, la violence, l’alcool, et contre tout ce qui pervertit leur façon de vivre leur sexualité. Après avoir échangé en groupes, ils ont dit à leur évêque leur soif d’être participants de la vie de l’Eglise, leur soif d’être entendus, d’être acceptés, mais aussi leur soif d’être formés, guidés, conseillés dans leur vie personnelle, leur soif de comprendre mieux le pourquoi des règles de fonctionnement et des exigences de cette institution qu’ils respectent mais ont souvent du mal à comprendre. Ils ont posé une trentaine de questions. En voici quelques-unes : « Comment l’Eglise peut nous aider dans notre conversion ? Pourquoi les femmes ne peuvent-elles pas être prêtres ? Pourquoi ce serait toujours aux jeunes de s’adapter et non pas les adultes ? Est-ce qu’être membre de l’Eglise, c’est être saint, être prêtre, évêque ? Pourquoi les prêtres ne peuvent-ils pas avoir de femme ? Comment reconnaître un appel ? » Ils ont demandé que leur soient proposées rencontres, retraites, lieux de formation, ils ont appelé leurs prêtres et les adultes de leurs communautés paroissiales à être plus proches d’eux, pour que, se sentant épaulés, soutenus, mieux écoutés et compris, ils puissent être consolidés dans leur foi et leur désir de vivre en Eglise, et deviennent ainsi à même de remplir la mission que Jésus Christ nous a confiée.

            Un proverbe dit : « Si les jeunes n’existaient pas, le monde mourrait de froid ! » Puissent nos communautés être davantage ouvertes et accueillantes pour que tous, jeunes et adultes puissions relever ensemble le défi de la mission. Les jeunes ont besoin de l’expérience des adultes, les adultes ont besoin de l’audace des jeunes !

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

Agenda octobre 2018

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Agenda de Monseigneur Jean Pierre
… qui se rendra à Port Vila du 20 au 29 octobre.

Agenda de Père Joel
… qui se rendra à Rapa du 24 octobre au 14 novembre et sera accompagné du Diacre Tonio TAHUHUTERANI.

Radio Maria no te Hau du 22 au 26 octobre 2018

logo-rmnth.pngRadio Maria no te Hau diffusera sur ses ondes les enseignements suivants :
> Lundi 22 octobre : « La foi a transporté les montagnes » par Philippe Madre ;
> Mardi 23 octobre : « La voie de la confiance » par P. Jacques Philippe ;
> Mercredi 24 octobre : « Entrons dans la joie » par Sr Elisabeth de Jésus ;
> Jeudi 25 octobre : « Amoureux, et ça se voit » par Olivier Belleils ;
> Vendredi 26 octobre : « Avec toi, je vais voir Marie, les saints, ma famille » par Emmanuel Houis.
Thèmes d’enseignement susceptibles d’être modifiés.

Emission Enfantine 24 octobre 2018

Emissionenfantine 2017 2018Mercredi 24 octobre, le thème de l’émission sera sur le « Père Maximilien KOLBE et les saints patrons et saintes patronnes de nos églises », émission diffusée à 13h30.

Centre Diocésain de Retraites Tiberiade Octobre- novembre 2018

Tiberiade

Voici le calendrier des retraites pour le … :

Mois d’Octobre
> 19-20-21 octobre : Retraite du Te Vai Ora pour Hommes en Français

Mois de Novembre
> du 29 octobre au 03 novembre : Mormons – Pieu de Punaauia
> du 06 au 10 novembre : Tahiti Boot Camp
> 16-17-18 novembre : Retraite du Te Vai Ora pour Femmes en Français
> 23-24-25 novembre : Retraite pour tous de Te Pane Ora et le Père Bruno MAI

SYNODE SUR LES JEUNES

Mgr CottanceauDepuis le 3 Octobre, ils sont 267 réunis à Rome pour le synode ayant pour thème « les jeunes, la Foi et le discernement vocationnel ». Parmi eux, des évêques représentant toutes les conférences des évêques de tous les pays du monde (La CEPAC, conférence à laquelle appartient notre diocèse de Papeete est représentée par Mgr Paul DONOGHUE, évêque de RAROTONGA). Mais aussi des représentants des Eglises orientales Catholiques, des congrégations religieuses, des experts (psychologues, experts en pastorale des jeunes, sur les questions de morale, théologiens) et 50 jeunes venant de plusieurs pays. Dès son homélie d’ouverture, le Pape François a donné le ton. Il s’agit « d’élargir les horizons, dilater le cœur et transformer ces structures qui, aujourd’hui, nous paralysent, nous séparent et nous éloignent des jeunes, les laissant exposés aux intempéries et orphelins d’une communauté de foi qui les soutienne, d’un horizon de sens et de vie ».

            Evoquant le but de ce synode, le Saint Père précise : « Faire germer des rêves, susciter des prophéties et des visions, faire fleurir des espérances, stimuler la confiance, bander les blessures, tisser des relations, ressusciter une aube d’espérance, apprendre l’un de l’autre et créer un imaginaire positif qui illumine les esprits, réchauffe les cœurs, redonne des forces aux mains et inspire aux jeunes – à tous les jeunes, personne n’est exclu – la vision d’un avenir rempli de la joie de l’Evangile ».

            Le Pape François a remercié les jeunes et tous ceux qui, à travers le monde entier, ont préparé ce synode. Merci, leur dit-il, « pour avoir voulu parier que cela vaut la peine de se sentir membres de l’Eglise ou d’entrer en dialogue avec elle… que cela vaut la peine de s’agripper à la barque de l’Eglise qui, même à travers les tempêtes impitoyables du monde, continue à offrir à tous refuge et hospitalité ».

 

Sous la houlette du CDPJ (Comité Diocésain pour la Pastorale des Jeunes), les jeunes de notre diocèse ont apporté eux aussi leur part à cette préparation en répondant au questionnaire préparatoire qui leur avait été envoyé. Voici quelques-unes de leurs réflexions :

“Nous vivons dans un monde où il est difficile d’ETRE (tout simplement). La vie fait que la jeunesse peut se retrouver très loin de l’Eglise… Après la confirmation plus de la moitié des jeunes se mettent en concubinage, en couple ou sortent définitivement de la vie de la paroisse, car ils ne retrouvent plus leur place. Les raisons sont multiples. Ils ont été blessés, outragés par les comportements de certains adultes, parce qu’ils sont différents. Le jeune peut se sentir rejeté, dévalorisé, mal-aimé, critiqué parce qu’il ne correspond pas à l’image conventionnelle que nous nous faisons d’un jeune chrétien. Il ne faut pas oublier dans quel monde il vit, comment il vit et surtout ce qu’il fait pour réussir à vivre. Un des défis le plus important est de s’éloigner des fléaux de la vie tels que l’alcool et la drogue.

Le jeune se sent attiré par d’autres jeunes. Les regroupements du Comité Diocésain de la Pastorale des Jeunes voit un vif succès aux travers des activités proposées durant toute l’année. Le jeune est dynamique, actif, énergique et demandeur. Il est attiré par les groupes et les personnes qui le mettent en valeur. Le jeune veut être écouté, aimé et valorisé. Ce qui permet aux associations et institutions d’avoir du succès, c’est la prise en considération des besoins de la jeunesse…”. 

Il serait dommage que ce qui se passe à Rome pendant ce synode nous laisse indifférents, il serait dommage que l’appel des jeunes reste sans réponse. Puisse l’Esprit Saint nous donner de saisir cette occasion d’une remise en cause de nos attitudes, jeunes et adultes, pour que notre Eglise et nos communautés soient advantage un lieu de rencontre, d’accueil et de partage, un lieu de miséricorde et d’espérance pour tous.

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

Agenda octobre 2018

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Agenda du Père Ferry Tobe
… qui est à Rome jusqu’au 17 octobre 2018.

Agenda du Diacre Reynald Jamet
… qui est en visite dans ses îles de Nukutavake, Vahitahi, Vairaatea jusqu’au 15 octobre.

 

Comité Diocésain de la Pastorale des Jeunes 14 octobre 2018

Cdpj2018Depuis le 3 Octobre se déroule à Rome le synode des évêques ayant pour thème « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ». Le Pape François, s’adressant aux jeunes leur écrivait : « Je souhaite vous rappeler les paroles que Jésus dit un jour aux disciples qui lui demandaient : « Maître, où habites-tu ? ». Il répondit : « Venez et voyez ! » (Jn 1, 38-39) Vers vous aussi Jésus tourne son regard et vous invite à aller chez lui. Chers jeunes, avez-vous rencontré ce regard ? Avez-vous entendu cette voix ? Avez-vous ressenti cette ardeur à vous mettre en route ? »
Pour répondre à cette invitation, les jeunes de Tahiti se retrouveront pour un temps fort de rencontre les Vendredi 12, Samedi 13 et Dimanche 14 Octobre à Maria No te Hau. Ce sera leur façon de rejoindre les jeunes du monde entier et les évêques réunis à Rome pour ce synode.

Tous, adultes, parents, amis, familles, êtes invités à rejoindre les jeunes pour l’Eucharistie qui conclura ce temps fort, Dimanche 14 Octobre en l’église Maria No Te Hau.

Au programme :
09h : les jeunes partageront leurs réflexions de la veille. C’est une belle occasion pour nous, parents, adultes, d’écouter ce qu’ils ont à nous dire sur leur vie, leur foi, leurs souffrances et leurs espérances.
10h : Messe animée par les jeunes, que j’aurai la joie de présider.

Ne manquons pas cette opportunité de nous retrouver tous, jeunes et adultes, en communion avec les évêques et les jeunes présents à Rome pour ce synode, et de célébrer ensemble celui qui nous appelle à sa suite.

+ Monseigneur Jean Pierre

FAMILLE ET MISSION

Mgr Cottanceau            Ce Dimanche aura lieu à Paea la fête des familles organisée par l’Association Familiale Catholique (AFC) de Polynésie Française. L’occasion est toute indiquée pour évoquer ici les propos tenus par S.Em. le Cardinal Kevin FARREL, préfet du Dicastère (Ministère) pour les Laïcs, la Famille et la Vie lors de son intervention devant les 75 évêques présents au séminaire de formation pour les nouveaux évêques à Rome. Celui-ci nous rappelle l’importance de la participation à plein titre des familles à l’activité missionnaire de l’Eglise. Evoquant ce qu’il appelle « les priorités de l’apostolat des familles », il les présente ainsi : « a/ Le témoignage rendu au travers de l’exemple de sa propre vie, à l’indissolubilité et à la sainteté du lien matrimonial – b/ L’affirmation du droit et du devoir appartenant par nature aux parents à éduquer chrétiennement leurs enfants – c/ Défendre la dignité et la légitime autonomie de la famille… Que les familles collaborent avec les hommes de bonne volonté pour que ces droits soient parfaitement sauvegardés par la législation civile » Puis le cardinal FARREL énumère la liste de ce qu’il appelle « les sept œuvres de miséricorde de la famille », telles qu’elles sont énumérées dans le décret sur l’Apostolat des laïcs du Concile Vatican II au § 11, à savoir : « 1/ Adopter les enfants abandonnés – 2/ Accueillir aimablement les étrangers – 3/ Aider à la bonne marche des écoles, conseiller et aider les adolescents – 4/ Aider les fiancés à mieux se préparer au mariage – 5/ Donner son concours au catéchisme – 6/ Soutenir époux et familles dans leurs difficultés matérielles ou morales – 7/ Procurer aux vieillards non seulement l’indispensable mais les justes fruits du progrès économique ».

            La famille chrétienne, poursuit-il, est fondée sur le sacrement du mariage, et à ce titre elle est image et participation à l’alliance d’amour qui unit le Christ et l’Eglise : « L’union entre les époux, le dialogue entre les parents et les enfants, le respect pour les personnes âgées, l’attention envers les malades et les handicapés sont fruits de cette charité divine que l’Esprit Saint met dans le cœur des croyants et qui devient un signe de la présence spéciale de Dieu au sein des familles chrétiennes ». Ainsi, les familles doivent donc être considérées par les pasteurs de l’Eglise non pas comme « objet » de la pastorale, mais comme « sujet » de la pastorale : « la mission des familles est basée sur la communion et sur le témoignage rendu à la vie. La famille est missionnaire en tant que famille et non pas par chacun de ses membres pris séparément. La famille… doit témoigner au monde de ce qu’elle est et ce qu’elle vit en son sein : l’accueil de la vie sous toutes ses formes et la communion de personnes ainsi que l’unité rendue possible par le Saint Esprit »

            Puissent chacune de nos familles accueillir ces orientations… Elles pourront nourrir notre réflexion et nous aider à fonder notre façon de vivre cette mission que l’Eglise confie à la famille.

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

AFC Fête des Familles Dimanche 07 octobre 2018

Afc2018À la grande plage publique ROHOTU de Paea, dimanche 7 octobre de 9h à 16h.
Prière d’ouverture à 10h avec père Landry, guide spirituel de l’AFC et dépôt de bougies allumées des familles devant l’icône de la Sainte Famille.
> Animation musicale et jeux divers avec beaucoup de surprises pour parents et enfants (voir programme dans le Semeur du 22 septembre)
> Repas partagé dans la convivialité et la solidarité.

Une journée de fête sur le thème « Parents, on croit en vous ! » pour :
- Valoriser les pères et mères dans leur rôle de premiers et principaux éducateurs de leurs enfants
- Mettre la famille à l’honneur, de la célébrer et de la remercier
- Prendre conscience de l’importance de la famille comme lieu d‘épanouissement pour toute personne humaine
- Vivre des moments de joie et de partage avec vos proches, dans une ambiance festive !

Venez en famille et invitez vos familles amies à la Fête des Familles dimanche 7 octobre, plage ROHOTU de Paea.

 

Fraternité Ephata retraite octobre 2018

EphatalogoLa Fraternité, animera les 05,06 et 07 octobre 2018, à Tibériade, une retraite avec le thème suivant : « Vivante est la Parole de Dieu » (Hébreux 4,12).
Inscription : Rosina 87 261 200
Par mail : fraternitephata@yahoo.fr
Prix du week-end 3 500 FCP par personne.

Dans une de ses exhortations apostoliques, Benoit XVI invitait les baptisés, à redécouvrir la place centrale, de la Parole de Dieu, dans leur vie.
Dieu a parlé aux hommes ; sa « Parole de vie », elle est dans la Bible, qui est le « Témoignage de la Foi » du peuple d’Israël, et des premiers chrétiens.
Aussi, pour entendre ce que Dieu nous dit, à travers la Bible, il faut :
> lire la Bible dans la Foi, guidé et éclairé par l’Eglise,
> et laisser la Parole nous rencontrer dans notre propre vie.
Alors la Parole de Dieu, pourra faire de nous des témoins de l’Amour et de la Joie de Dieu.

 L’Eglise et la Chine

Pere vetea docteur en droit 1La semaine passée, un accord historique a été conclu entre le Saint-Siège et la Chine. L’entente est « provisoire », mais cela ouvre bien une nouvelle ère des relations de l’Eglise avec l’État chinois. Le processus est encore long pour que ces relations se normalisent pleinement mais le fait est suffisamment important pour que nous y accordions notre attention.

Pour rappel, en Chine, la communauté catholique s’élève à 12 millions de fidèles environ. Mais deux Églises coexistent. L’une est « officielle » dans la mesure où elle bénéficie d’une reconnaissance par les autorités publiques. La contrepartie est que les évêques y sont nommés par ces mêmes autorités. L’Eglise n’a jamais admis une telle ingérence car cela portait gravement atteinte à sa propre liberté religieuse.

L’autre Eglise, « clandestine », compte des évêques nommés par l’Eglise, ce qu’à leur tour les pouvoirs chinois ont considéré comme une « ingérence étrangère » dans leurs « affaires internes ». Si bien qu’une répression sévère a été menée à l’encontre des communautés jusqu’à l’emprisonnement d’évêques, de prêtres, de religieux.  En 2000, Jean-Paul II a d’ailleurs procédé à la canonisation de 120 martyrs chinois, au grand dam des autorités chinoises.

Le Saint-Siège souhaite mettre fin au schisme en réunifiant les deux Églises. En 2007, Benoît XVI adressait déjà aux catholiques chinois un appel à la réconciliation. Toutefois, rien n’est tout à fait gagné avec un pouvoir chinois connu pour ses tergiversations en fonction des opportunités du moment. Il se dit que l’accord permet à la Chine de sortir de son duel avec l’Amérique de Donald Trump en s’adossant à un pape François connu pour ses positions anti-Trump.

Il est assez piquant de constater que les conflits entre les deux grandes puissances, dont les positions ne sont pas toujours favorables à l’Eglise, servent finalement les intérêts de l’Eglise et des communautés. Comme quoi, les puissances de ce monde, aussi rusées soient-elles, peuvent tomber dans leur propre piège. Comme Jésus l’a si bien dit, tout royaume divisé est voué à la disparition. Dès lors restons unis !

B.V

ILS SE TAISAIENT

Pere vetea docteur en droit 1L’évangile de ce dimanche rapporte la leçon d’humilité que Jésus donne à ses apôtres tandis qu’« ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand » (Mc 9,30-37). À la question que Jésus pose : « De quoi discutiez-vous en chemin ? », le texte rapporte que les disciples « se taisaient », devinant sans aucun doute que le sujet de leur discussion ne pouvait plaire à leur Maître.

De fait, Jésus prend la chose très au sérieux. S’étant assis (geste traditionnel qui annonce une parole solennelle), Jésus appelle les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »

Cet évangile résonne dans nos communautés à un moment où le pape François pointe du doigt le cléricalisme dans l’Eglise comme source d’abus d’autorité et de pouvoir. Dans sa Lettre au Peuple de Dieu du 20 août dernier, le pontife a invité les fidèles à trouver des moyens efficaces pour guérir ce mal.

Selon ses mots, le cléricalisme est une attitude qui « annule non seulement la personnalité des chrétiens, mais tend également à diminuer et à sous-évaluer la grâce baptismale que l’Esprit Saint a placée dans le cœur de notre peuple ». En 2016, dans une lettre précédente, François précisait déjà que l’un des grands méfaits du cléricalisme est d’oublier que « la visibilité et la sacramentalité de l’Eglise appartiennent à tout le peuple de Dieu et pas seulement à quelques élus et personnes éclairées ».

En écho, l’édition du journal La Croix du 30 août propose des pistes de réflexion pour aider à corriger le cléricalisme. Parmi celles-ci, il y a le fait de mettre les ministres ordonnés et les laïcs à leur juste place et de rappeler l’égalité de tous devant le baptême.

Tel est bien déjà ce que Jésus inspire fortement dans l’évangile de ce dimanche. Le fait d’appartenir au groupe des disciples et, plus encore, à celui des Douze ne signifie pas l’entrée dans une élite privilégiée en raison d’une science particulière ou de pouvoirs supérieurs.

En réalité, le cléricalisme n’est pas une tentation propre aux clercs. Il s’agit d’une tentation humaine dans la mesure où tout individu est tenté d’abuser de son pouvoir, qu’il soit d’ordre politique, professionnel ou autre, pour enfermer la liberté de l’autre. Et tout individu porte ce désir non avoué d’appartenir à une classe d’élus. Il y a parfois bien lieu de se taire et de reconnaître souvent notre incapacité à servir notre prochain tandis que nous nous servons de lui.

B.V.

AFC Loi Schiappa .....

logo-afc.jpgLoi Schiappa, protection des mineurs et consentement :

Le Parlement a approuvé le 1er août 2018 le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles.

« La loi Schiappa ne protégera pas mieux les enfants »… Voilà comment résumer la tribune co-signée par 55 associations et professionnels de la protection de l’enfance qui dénoncent le statut quo que cette loi maintient.

Le seuil de non-consentement à 15 ans n’est en réalité qu’un âge sous lequel la contrainte ou la surprise est caractérisée par l’abus de vulnérabilité d’un mineur incapable de discernement. Et pour un mineur de 15 ans ou plus, il n’y a pas lieu d’apprécier l’absence ou l’existence du discernement, ce qui peut semer la confusion entre viol et atteinte sexuelle. Malheureusement, la présomption d’absence de consentement n’existe pas dans ce texte.

Ainsi, faire croire que cette loi pose un seuil de non-consentement pour mineurs de 15 ans relève de la malhonnêteté intellectuelle

Éducation à la sexualité dans les écoles par la ministre Schiappa

La ministre a envoyé une circulaire à la rentrée pour mettre en application une loi (article L312-16 du Code de l’Éducation de 2001) demandant qu’une information et une éducation à la sexualité  soient dispensées dans les écoles, collèges et les lycées à raison de trois séances annuelles et par groupes d’âge homogènes, par des associations qui ont des agréments. (circulaire 2003, consultable sur demande)

En primaire, l’éducation à la sexualité repose principalement sur l’enseignant et le conseil d’école.

La circulaire soulève donc trois questions : La liberté pédagogique des enseignants et ses dérives qui ont été constatés, notamment en primaire - la nature de ces « associations qui ont des agréments » - que faire du choix et de l’autorité des parents ?

C’est donc aussi aux associations de parents d’élève d’être vigilants pour connaître ce qui se fait dans la classe de leurs enfants et de réagir s’il le faut.

Est-ce que la Polynésie est concernée ?

Dans le cadre de la compétence générale de la Polynésie, en matière d’enseignement (loi statutaire et charte de l’éducation) le gouvernement polynésien et nos élus de l’Assemblée peuvent adapter au contexte local les programmes de l’éducation nationale.

Avortement et clause de conscience des médecins

« Nous ne sommes pas là pour retirer des vies », le propos de Bertrand de Rochambeau, président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens revendiquant son droit de ne pas pratiquer d’avortements, dans l’émission « Quotidien » sur TMC du 11 septembre.

Au journaliste qui lui fait remarquer que « ce n’est pas un homicide de faire une IVG », le gynécologue répond : « Si, Madame. » « Toutes les femmes ne considèrent pas qu’avoir un embryon dans le ventre, c’est une vie » « Moi, en tant que médecin, je ne suis pas forcé d’avoir votre opinion. Et, si je ne l’ai pas, la loi me protège, et ma conscience aussi. »

Ces propos, tenus en défense de la clause de conscience prévue par la loi Veil, ont déclenché aussitôt une forte levée de boucliers : d’Agnès Buzyn, ministre de la santé, et de Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes., publiant un communiqué commun  affirmant que « Rien ni personne ne doit entraver  le droit à l’IVG ».

AFC Fête des Familles Dimanche 7 octobre 2018

Afc2018Fête des Familles  Dimanche 7 octobre 2018 à Rohotu de Paea

PROGRAMME DE LA JOURNÉE  

 9 h 00            Accueil et installation des familles : distribution de ballons et de rubans AFC
Amenez : peue – pareo et maillots de bain - guitare, ukulele…
Animation musicale pendant toute la journée

 10 h 00          Prière d’ouverture par notre guide spirituel père Landry
Chaque famille amène une bougie allumée à déposer au pied de l’icône de la Sainte Famille

10 h 30           Jeux divers et concours sur la plage avec des lots :
>Tirs à la corde
> Lancers de savate
> Courses en sacs
> Baignades dans le lagon ou toboggan pour les enfants

12 h 00    Repas partagé sous le signe de la convivialité, préparé par les relais AFC :
Vous pouvez aussi amener pour accompagner soit de la salade composée ou de riz, soit de la boisson non alcoolisée.
Campagne pour moins de plastiques et de déchets : utilisez plutôt vos propres couverts et vaisselle, sinon des assiettes en carton.

13 h 30          Activités de l’après-midi :
 > Zumba
> Foot avec un moniteur d’équipe locale connue
> Baignades

15 Hh 00        Goûter des enfants et parents

16 H 00          Clôture de la fête par un chant et une prière
Nettoyage des lieux avant de partir

Venez fêter ensemble la Fête des Familles – Haere mai ! Maeva

« JE N’AI PAS CACHE MA FACE DEVANT LES OUTRAGES »

Pere vetea docteur en droit 1Cette semaine voit la sortie dans les salles de cinéma d’un film documentaire sur le pape François. Le film est le produit du grand réalisateur allemand Wim Wenders. Admirateur du pontife, Wim Wenders a voulu rendre hommage « au courage d’un homme qui a la certitude d’avoir quelque chose d’important et d’urgent à dire » (La Croix, 12 sept. 2018).

De fait, au regard des tristes affaires qui défigurent l’Eglise, il apparaît urgent que le pape adresse une parole au monde catholique et surtout au-delà, et une parole qui ne passe pas par le filtre traditionnel des intermédiaires cléricaux. L’enjeu est de taille : redonner confiance en l’Eglise dont la crédibilité est clairement en souffrance.

Mais les sujets proprement ecclésiaux ne sont pas les seuls à accaparer. Dans un langage simple, les grandes inquiétudes de notre temps – écologie, immigration, pauvreté extrême, matérialisme, intolérance – sont abordées. Ces problématiques sont universelles. Les propos du pape s’adressent à tous, croyants ou non, de toute religion et de toute culture.

Pour souligner ce lien direct, le réalisateur a opté pour un tournage en gros plan face à la caméra, un procédé visuel donnant en plus l’impression que le pape regarde le spectateur dans les yeux et s’adresse à lui personnellement. Sera-ce suffisant ? Sur l’écran, les attitudes du pontife, tantôt joyeux tantôt sévère, sans artifice, montrent au moins la sincérité d’un homme profondément décidé à corriger et réformer.

La première lecture de ce dimanche reproduit la grande plainte du prophète Isaïe persécuté par des ennemis : « Le Seigneur m’a ouvert l’oreille et moi je ne me suis pas révolté. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient (…). Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats » (Isaïe 50, 5-9a). Que ce visage-là, d’un homme de Dieu face caméra, souvent déformé par les blessures, nous remémore à tous la réalité de notre appartenance au Christ. Et quand il rayonne de confiance et de foi, qu’il redonne force pour croire et témoigner.

B.V.

AFC fête des famille 2018

Afc2018Dimanche 7 octobre 2018 : Fête des Familles !
De nos jours, nous fêtons volontiers les mères, les pères, les voisins… Comment ne pas fêter la famille ?

Parmi les photos de la Fête des Familles, la 2e est la nôtre, plage de Temae, Moorea

Pourquoi une Fête des Familles ?
- c’est tout d’abord l’envie de mettre la famille à l’honneur, de la célébrer et de la remercier.
- afin que chacun prenne conscience de l’importance de la famille comme lieu d‘épanouissement pour toute personne humaine, dans un esprit de fête.
- parce que chaque famille a ses défis, et pour vous permettre de vivre des moments de joie et de partage avec vos proches, dans une ambiance festive !
- à cause du thème « Parents, on croit en vous ! » qui valorise les pères et mères dans leur rôle de premiers et principaux éducateurs de leurs enfants.
- pour sa vocation à être le premier événement manifestant solidarité et cohésion sociale fondée sur la famille, avec toutes les familles.

Une Fête des Familles où ? À la grande plage publique ROHOTU de Paea
Animation musicale et jeux divers, programme détaillé dans le prochain Semeur.
Renouvelée chaque année le premier dimanche d’octobre, et pour la 14e fois, plus de 50 AFC réparties dans une trentaine de villes (en France et Outre-mer) choisissent de vivre ce temps fort !
Programme des activités de la journée enfants dans le prochain Semeur, qui réservera beaucoup de surprises pour parents et enfants.
Venez en famille et invitez vos familles amies à la Fête des Familles dimanche 7 octobre, plage ROHOTU de Paea.

 Suite de l'article: la rencontre des familles à Dublin 

« ACCUEILLEZ AVEC DOUCEUR LA PAROLE SEMEE EN VOUS »

MessejeunesDimanche dernier à 18 heures à la paroisse Sainte-Thérèse a été célébrée la première « messe des jeunes » de l’année pastorale 2018-2019 sous l’égide du Comité Diocésain de la Pastorale des Jeunes et de son aumônier le père Sergio TEFAU.

Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU a fixé parmi les grandes orientations de son épiscopat celle de renforcer la pastorale des jeunes dans le diocèse. Un tiers de l’aumône des Carêmes 2017 et 2018 a été consacré par exemple au soutien financier des organismes de formation des jeunes.

Monseigneur a proposé également de mettre en place une « messe des jeunes ». Le Conseil presbytéral, organe représentatif du Presbyterium, a validé cette proposition à l’unanimité. Au premier semestre de l’année 2018, deux « messes des jeunes » ont pu être organisées, la première à Sainte-Thérèse, la seconde à la paroisse Christ-Roi. L’idée était de faire « un tour de l’île » des célébrations dans les paroisses.

Pour cette nouvelle année pastorale 2018-2019, Monseigneur et son Conseil presbytéral ont décidé de modifier la manière de faire. Désormais, la « messe des jeunes » se tient sauf exception tous les premiers dimanches du mois à 18 heures. Avec l’accord du père Sergio, la paroisse Sainte-Thérèse a été choisie comme lieu habituel de célébration.

Cela a l’avantage de donner un point de repère fixe pour le lieu et le jour. Qu’il appartienne à un groupe paroissial, qu’il chemine en famille ou individuellement, qu’il soit de confession catholique ou autre, tout jeune sait désormais qu’une célébration spéciale se tient chaque mois à la paroisse Sainte-Thérèse.

Rappelons ici que pour l’Eglise – en s’appuyant notamment sur l’Instrument de travail publié par le Saint-Siège pour le prochain « Synode des évêques sur les jeunes, la foi, le discernement et la vocation » - la catégorie de « jeune » désigne les personnes se situant dans la tranche d’âge des 16 à 29 ans. Les personnes ayant des âges inférieurs ou supérieurs ne sont pas évidemment exclues de cette messe. Toutefois, ce n’est ni une messe pour enfants ou jeunes adolescents, ni une messe paroissiale classique pour tous.

Pour cette première célébration, le thème qui a été choisi est tiré de la seconde lettre de saint Jacques : « Accueillez avec douceur la parole semée en vous ». Le verset indique que la Parole de Dieu a déjà été semée dans le cœur des chrétiens grâce au baptême. Reste pourtant à se mettre à son écoute, à l’accueillir sincèrement pour pouvoir agir et donner du fruit.

Le pape François mise beaucoup sur les jeunes pour renouveler le visage de l’Eglise. Le prochain Synode des évêques sur les jeunes en témoigne. Pour notre Eglise locale, la prochaine étape est la tenue d’un « mini synode » organisé par le CDPJ. Que les jeunes puissent avoir le goût et le désir de mettre leurs qualités et leurs talents au service de l’Évangile !

 
   

B.V

« NOTRE MONDE A BESOIN D’UNE RÉVOLUTION DE L’AMOUR ! »

Dublin2018Le pape François vient de clore le week-end dernier une visite de deux jours à Dublin en Irlande à l’occasion du 9e Rassemblement mondial des familles. Cette rencontre est organisée par le Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie tous les trois ans. La première initiative remonte à l’année 1994, date où les Nations-Unis avait décrété une « Année de la Famille ».

La rencontre débute par un congrès théologique-pastoral international et se termine par un week-end de festivités et de prières avec le pape. Le thème choisi pour cette année est : « L’Évangile de la famille : joie pour le monde ». Il s’inscrit dans la continuité de l’exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia, « La joie de l’amour », de 2016.

L’un des grands enjeux de ce déplacement était de donner un coup d’accélérateur aux réformes dont l’Eglise a besoin. Depuis le début de son pontificat, François mise clairement sur les familles, les laïcs et les jeunes pour impulser un nouveau visage à l’Eglise.

Une révolution « par le bas » à rebours d’une institution connue pour enclencher des réformes par voie pyramidale depuis le sommet jusqu’à la base. Sa Lettre au Peuple de Dieu, publiée cette semaine et dans laquelle le pontife s’adresse directement aux les fidèles catholiques « pour éliminer ce fléau dans l’Eglise quel qu’en soit le coût » en est la preuve.

À Dublin, devant des milliers de fidèles, François a courageusement assumé les crimes commis par des membres de l’institution. Il a rencontré des victimes, adressé des demandes de pardon et réaffirmé son engagement pour « que soient prises des mesures vraiment évangéliques, justes et efficaces en réponse à cette trahison de la confiance ».

Lors de la messe de clôture, le pape a lancé ces mots aux fidèles : « Notre monde a besoin d’une révolution de l’amour ! Que cette révolution commence chez vous et dans vos familles ! » Que nos prières redoublent de ferveur pour le pape François, qu’il tienne bon au milieu des tribulations. Nos cœurs à tous ont grand besoin d’une révolution pour que l’amour ne soit plus jamais blessé

B.V.

(Photo par: Des McMahon - https://www.worldmeeting2018.ie/fr/About/About-WMOF2018)

Moorea

papetoai-2.jpgLe mardi 28 aout 2018, après les obsèques du P. Paul DAYDOU sscc à Pirae, le P. Tahiri a rejoint sa communauté sscc de Moorea où il est nommé supérieur, où l'attendent aussi ses frères P. René POUSSET, Econome de la communauté, le P. Nicolas JAKIMOWYCZ et le F. Hervé.

Il est aussi nommé curé de la paroisse de Moorea à compter du 27 aout 2018. Il commencera sa visite paroissiale par la communauté de Haapiti ce mercredi 29 août et le jeudi 30 août à la communauté de Papetoai.

Une nouvelle page de sa vie s'écrit aujourd'hui sur le grand livre de l'histoire de l'Eglise de Moorea.