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Coin de la liturgie et des fêtes / B

 Du 03 décembre
au 24 décembre  2017

Temps de l'Avent 

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Donsducoeurdejesus

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Ne nous laisse pas entrer en tentation

Assemblée des évêques  

Cyclone Pam : remerciements du Vanuatu

20 ans
Radio Maria no
 te Hau

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CAMPAGNE DU TENARI A TE ATUA

La campagne de cette année débutera le dimanche 23 septembre au dimanche 10 décembre 2017. Vous trouverez les dépliants et enveloppes dans vos paroisses et au secrétariat de l’archevêché. D’avance nous vous remercions de votre générosité.

AVENT, TEMPS DE L'ATTENTE

Saint jean baptiste« Venez, divin Messie… » Le temps de l’Avent qui commence l’année liturgique nous invite à un prodigieux regard sur l’Humanité et sur l’histoire du salut. Nous voici sur un sommet d’où nous pouvons contempler le passé, le présent et le futur :

  • La contemplation du passé où s’enracine et prend naissance l’histoire d’une promesse de salut faite à nos Pères dans la Foi, Abraham, Moïse, David.
  • Le regard vers le futur où ce salut parviendra à son achèvement lors du retour en gloire de notre Seigneur Jésus Christ à la fin des temps.
  • La description du présent, de notre attente, de notre fidélité dans la Foi, de notre conversion pour nous préparer à ce retour du Christ.

            C’est donc le moment de nous redire : « le Seigneur vient ! » … Non pas parce que nous le méritons. Non parce que tout à coup, notre comportement serait devenu positif, justifiant ainsi ce salut, mais parce que le Seigneur est déjà venu parmi les Hommes, parce qu’il l’a promis et parce que la détresse présente de l’Homme ne peut laisser Dieu indifférent.

            L’Avent est donc le moment de nous redire « le Seigneur vient », et de nous mettre en attente. Non une attente passive, les bras croisés, une attente subie, mais une attente dynamique, qui fait agir, comme Marie qui se met en route vers la demeure de sa cousine Elizabeth, une attente qui mobilise le cœur et toutes les énergies vers ce qu’on attend. Le temps de l’Avent nous situe donc au moment où l’on peut proclamer : « Il est venu, il vient, il reviendra ! »

            Le 1er dimanche nous rappelle que si nous attendons le retour du Seigneur, cette attitude n’est en rien de la passivité, ni une attitude de démission par rapport au monde. Il s’agit pour nous d’aller avec courage sur les chemins de la justice à sa rencontre. « Veillez ! ».  

Le 2ème dimanche laisse éclater à nos oreilles cette étonnante nouvelle du prophète Isaïe : « Voici votre Dieu, voici le Seigneur Dieu. Il vient ! », nouvelle reprise par Jean Baptiste : « Voici venir derrière moi celui qui est plus grand que moi ». Nous prenons conscience que le Seigneur est proche. C’est l’espérance de la joie de Noël qui éclate et qui en fait doit nous accompagner tout au long de notre vie. Ainsi nous est dit que la préparation à la venue du Christ n’est pas réservée au temps de l’Avent mais qu’elle doit guider chaque jour de notre vie.

            Le 3ème dimanche nous invite à nous ouvrir à l’inattendu de Dieu. Oui, il vient, mais comme « celui que nous ne connaissons pas » selon les paroles de Jean Baptiste. Notre regard sur Jésus doit lui aussi être converti. Le risque que dénonce Jean est toujours actuel : chercher celui qui vient là où il n’est pas. Notre connaissance du Christ demande à être sans cesse approfondie, éclairée, guidée. Entre l’idée que nous nous faisons du Christ et ce qu’il est en vérité, il y a toute la place pour une conversion en profondeur.

            Le 4ème dimanche voit se détacher la figure de Marie. Elle incarne l’attente des siècles. Elle incarne les humbles et les pauvres qui, avec confiance, attendent de Dieu leur salut. Elle est celle par qui la promesse s’est réalisée, la Vierge qui devait enfanter, la fille de Sion qui se réjouit, l’humble servante du Seigneur. En Marie et avec elle, l’Eglise proclame sa foi en l’incarnation du Fils de Dieu. Et cette incarnation ne peut être séparée de la rédemption, car si Jésus vient, c’est bien pour nous sauver, comme Dieu l’a promis, et nous donner accès à la Vie.

            Alors, frères et sœurs, préparons-nous en tenant nos cœurs éveillés, car le Seigneur vient !

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

Agenda de Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU

Mgr CottanceauMonseigneur Jean-Pierre Cottanceau se rendra en visite pastorale et pour la Confirmation à Katiu du 16 au 20 décembre 2017.

Programme des confirmations

Confirmation 1Le sacrement de confirmation sera donné :
Dimanche 17 décembre à Katiu par Monseigneur Jean-Pierre Cottanceau.

Agenda du Diacre Antonio Tahuhuterani

raroia-int-mc-oct-2005.jpgLe Diacre Antonio Tahuhuterani sera à Raroia du 14 décembre 2017 au 04 janvier 2018.

Radio Maria no te Hau : programme du 11 au 16 décembre 2017

logo-rmnth.pngRadio Maria no te Hau diffusera sur ses ondes les enseignements suivants :
> Lundi 11 décembre : « Comment pries-tu ? » par Pascal Ide ;
> Mardi 12 décembre : « Notre Dame de Guadalupe » par les Diacres Médéric et Gaspar ;
> Mercredi 13 décembre : « Dieu est amoureux de toi » par P. Emidio Marie ;
> Jeudi 14 décembre : « Le pardon en couple - Les blessures par P. Michel Marint-Prével ;
> Vendredi 15 décembre : « Entrons dans la joie » par Sr Elisabeth de Jésus ;
> Samedi 16 décembre : Témoignages en hommage à Irène PAOFAI.

Librairie Pureora : fermeture de fin d'année

Pureora 1Nous informons notre aimable clientèle de la fermeture de la librairie Pureora, du samedi 23 décembre 2017 à 11h30 au mardi 02 janvier 2018 à 8h00.

Nous sommes reconnaissantes envers Dieu pour le travail qu’il nous a offert, rendons-lui gloire pour tous les bienfaits vécus durant l’année 2017.

Prions pour ceux qui sont en recherche d’emploi, Dieu pourvoit car il sait les besoins de chacun. Demandons-Lui la grâce de l’Esprit Saint pour accueillir sereinement l’année 2018, avec la Vierge Marie qui nous conduira vers son Fils Jésus. Viens Esprit-Saint, nous avons besoin de toi. Amen.

A vous tous frères et sœurs, nous vous souhaitons un joyeux Noël.

L’équipe de la Libraire Pure Ora

Radio Maria no te Hau : Emission Enfantine

Emissionenfantine 2017 2018L’émission du mercredi 13 décembre portera sur «Notre Dame de Guadalupe et Juan Diego».

Solidarité "Cyclone Irma" : remerciements de Mgr Riocreux pour l'aide aux îles Saint Martin et Saint Barthélémy

CycloneirmaMonseigneur Jean-Yves RIOCREUX, évêque de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, transmet au nom des fidèles de son diocèse, et plus particulièrement de ceux des îles de Saint Martin et Saint Barthélémy, ses plus vifs remerciements pour l’aide de 3 millions de francs envoyée suite au passage du cyclone Irma.

Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU, Archevêque de Papeete remercie du fond du cœur toutes les communautés paroissiales pour l’élan de solidarité apporté à nos frères et sœurs du diocèse de Guadeloupe.

Solidarité "Cyclone PAM" : remerciements du diocèse de Port-Vila

Ile de tanna ecole de la mission a lowanatam« Par cette lettre, je veux vous dire que le Diocèse de Port Vila est très très reconnaissant pour la Solidarité que l’Eglise Catholique de Tahiti lui a montrée depuis le passage du Cyclone Pam. Je voudrais aussi vous remercier en particulier pour le soutien financier apporté au Diocèse de Port Vila les deux dernières années (1,5 Millions FP) et encore pour l’aide d’Un million de Francs Pacifique de cette Année 2017. Cette Aide Financière nous permettra de continuer dans la réparation et la reconstruction de nos Ecoles sur l’Ile de Tanna.

Je me joins donc à toute la population de ce petit Diocèse de Port-Vila, et plus spécialement à ceux et à celles de Tanna en vous disant, MERCI pour la Solidarité de tous les gens de Tahiti. Thank you et Tankio Tumas ! »

+ Monseigneur Jean-Bosco BAREMES, Evêque de Port-Vila

Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU, Archevêque de Papeete remercie du fond du coeur toutes les communautés paroissiales pour l’élan de solidarité apporté à nos frères et sœurs de Vanuatu.

Grand Séminaire : Conférences tous les mercredis

Le Grand Séminaire ouvre une série de conférences intitulées « PARCOURS DE FOI AVEC LE CREDO ».

Cette formSeminairetahitiation est destinée à tous publics.

Elle se tiendra tous les mercredis à partir du mercredi 08 novembre 2017 jusqu’au mercredi 21 février 2018, de 18h à 20h. Elle aura lieu au Grand Séminaire à Outumaoro. La session contient 12 séances de 2 heures chacune, soit 24 heures en tout.

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Retraite des Frères de Ploermel (du 25 au 31 décembre 2017) prêchée par S.E. Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU, archevêque de Papeete

CollegelamennaisLes Frères de Ploërmel organisent leur retraite annuelle au centre de Tibériade (Toahotu) du lundi  25 décembre 2017  (accueil à partir de 17h) au dimanche 31 décembre 2017 (après le repas de midi).

La retraite sera animée par Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU.
Le thème de la retraite sera : LA MISERICORDE.
Cette retraite se déroule en silence.

Le prix de la retraite globale (6 jours) est de 20 000 F pour l’hébergement et la restauration.

En cas de nécessité, il est possible de ne participer qu’à une partie de la retraite, mais il est préférable de vivre plusieurs jours. Dans le cas d’une participation partielle à la retraite, le prix d’une journée est fixé à 4 000 F.
Pour s’inscrire : prendre contact avec Frère Henri ALANOU, Supérieur de la Communauté de St. Hilaire par téléphone (VINI : 87 22 53 25) ou par mail : henriala@sth.ddec.edu.pf pour tous ceux qui habitent à Tahiti ;
ou auprès de Frère Rémy QUINTON, le Visiteur des Frères de Ploërmel en Polynésie par téléphone (VINI : 87 76 48 34) ou par mail : remy.quinton@mail.pf pour tous ceux qui habitent aux Marquises ou autres archipels

Prévoir : une bible, de quoi écrire, des draps, coussins, nécessaire de toilette, parapluie (il peut pleuvoir) et produits contre les moustiques.

Nouveau Calendrier Liturgique pour l'année 2018 (Année B)

eveche15w.jpgCALENDRIER LITURGIQUE 2018 « Année B »
Le nouveau calendrier liturgique de l’année 2018 vient de paraître.
Il est en vente à la Librairie Pure Ora et au secrétariat de l’archevêché au prix de 500 frs.

"NE NOUS LAISSE PAS ENTRER EN TENTATION"

 Mgr Cottanceau          A partir du 1er Dimanche de l’Avent, l’Eglise invite les fidèles à mettre en pratique une nouvelle traduction du « Notre Père » en langue française qui concerne la sixième demande : « Et ne nous soumets pas à la tentation » qui devient « Et ne nous laisse pas entrer en tentation ». Ce changement est l’occasion pour nous de redécouvrir le sens de cette demande.

            Dans un premier temps, rappelons-nous que Jésus lui-même fut confronté à la tentation : après son baptême, il fut conduit au désert et par trois fois, fut tenté par Satan. Il fut également tenté au jardin de Gethsémani peu avant son arrestation : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ». Et à chacune de ces tentations, Jésus fait face avec courage en manifestant une fidélité sans faille à son Père, mettant ainsi en échecs les manœuvres du diable qui cherchait à l’éloigner de la volonté de son Père. La manœuvre du Satan n’était pas nouvelle. Dès la création d’Adam et Eve, celui-ci ne les avait-il pas séduits en les détournant du projet de Dieu et en leur faisant miroiter qu’ils pouvaient devenir des dieux, affirmant que Dieu leur mentait et les empêchait d’être heureux ! Le passage du livre de la Genèse 3, 1-5 rapportant le dialogue entre Eve et le serpent illustre clairement le sens de cette tentation. Le serpent (le plus rusé de tous les animaux) sème le doute dans l’esprit de Eve en lui faisant croire que Dieu est jaloux, qu’il ment, et au bout du compte, que son amour pour sa créature n’est qu’illusion. Cette tentation demeure aujourd’hui bien réelle, de croire que Dieu ne nous aime pas, qu’il nous ment, qu’il nous trompe, qu’il ne cherche qu’à nous « coincer » et à punir ! Alors oui, il est bon de lui demander de nous aider à croire en la puissance de son amour et « qu’il ne nous laisse pas entrer en tentation ». Si Adam et Eve succombent, Jésus, lui, résiste en refusant d’entrer dans les perspectives du malin. Il repousse la tentation, il se nourrit de la Parole de son Père, il s’en remet totalement à lui pour son salut, il refuse à la haine d’envahir son cœur et porte un regard de miséricorde sur ceux qui le persécutent. Cette fidélité à son Père et ce refus de céder à la tentation conduit le Christ à sa victoire sur la croix, ce qu’expriment ces mots de l’apôtre Paul parlant de Jésus « obéissant jusqu’à la mort, et la mort sur la croix » (Ph 2, 8).

La réalité de la tentation fait partie de notre vie. Elle trouve son origine chez le Satan, l’adversaire, qui cherche à nous séparer de Dieu. Le mot « diable » qui désigne aussi Satan signifie « celui qui divise », c’est-à-dire celui qui nous éloigne de Dieu, qui cherche à briser notre amitié avec Dieu. Ainsi, il est clair que Dieu ne saurait en aucun cas être celui qui nous tente ou qui chercherait à nous éloigner de lui. Etre tenté n’est pas un péché, c’est une réalité. Tout va donc se jouer sur notre réaction face à la tentation : consentir ou refuser. Le diable prend un malin plaisir à nous séduire en faisant miroiter à nos imaginations, à notre intelligence des choix, des objets trompeurs qui éveillent notre désir et nous conduisent loin du chemin que Dieu nous propose. Cependant, souvenons-nous que nous sommes maîtres de notre volonté et de l’intimité de ce que nous sommes. La décision nous revient de consentir ou de refuser, et là, Satan ne peut rien !

Mais Jésus connait bien la réalité humaine, il sait de quoi nous sommes faits. Aussi, dans la prière à son Père qu’il enseigne aux disciples, figure cette demande : « Ne nous laisse pas entrer en tentation », c’est-à-dire « donne-nous de pouvoir dire non et de résister aux ruses du malin qui cherche à nous séparer de toi ». Au moment de sa Passion, il dira à ses disciples : « Priez pour ne pas entrer en tentation » (Lc 22, 40) Quand la tentation se présente, Jésus invite à prendre le chemin de l’union à Dieu, le chemin de la Foi, de l’espérance et de la charité.

Il convient ici de distinguer la tentation de l’épreuve. L’épreuve permet de mettre à jour et de révéler la réalité profonde d’une personne, au-delà des apparences incertaines. Ainsi dit-on que Dieu éprouve l’homme pour connaître le fond de son cœur, « comme l’or est vérifié au feu ». Que l’on se souvienne d’Abraham à qui Dieu demande d’offrir son fils Isaac pour vérifier sa foi et sa confiance… de l’Exode au cours duquel Dieu met son peuple à l’épreuve de la faim et de la soif…  Mais lorsque l’épreuve vient du Satan, elle devient tentation. L’épreuve reste ordonnée à la vie, car elle rapproche de Dieu ; la tentation enfante la mort. Car elle éloigne de Dieu. L’épreuve est un don de grâce, la tentation une invitation au péché. L’épreuve permet la croissance dans la foi, la fidélité, l’espérance et la liberté, elle ajuste l’Homme au mystère de Dieu. Elle nous unit et nous fait entrer plus avant dans le mystère de la mort résurrection du Christ. Saint Paul s’adressant aux Corinthiens leur dit : « Dieu est fidèle : il ne permettra pas que soyez éprouvés au-delà de vos forces. Mais avec l’épreuve, il donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter » (1 Co 10, 13) La tentation venant du Satan détourne le croyant de sa relation à Dieu, elle sert ce désir toujours présent chez l’homme de se prendre pour Dieu, de prendre sa place, elle pousse l’homme à renier l’alliance que Dieu a conclue avec lui par son Fils Jésus Christ.

Reprenant les mots du P. Colomban parus dans le bulletin « Eglise en Nouvelle Calédonie » de Juillet 2017 demandons à notre Père des Cieux « non pas de ne pas être tentés, mais qu’il nous évite des épreuves que nous risquons de ne pas pouvoir supporter. Devant le risque grave que constitue la tentation, nous prions donc de ne pas nous exposer à une telle épreuve (…) où nous serions tentés de l’abandonner parce que sa présence ne nous parait plus sensible. » Nous lui demandons de nous préserver d’entrer dans les vues du tentateur et de nous aider à ne pas y consentir. Enfin, n’omettons pas le fait que cette demande, comme les autres demandes du « Notre Père », est formulée par un « NOUS ». Le combat contre la tentation demande une décision personnelle que nul ne pourra prendre à notre place, certes, mais c’est ensemble et en Eglise que nous serons plus forts pour résister. Ne l’oublions pas ! Le « Nous » nous conduit à mener ensemble le combat contre le mal.

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU, Archevêque de Papeete

ASSEMBLEE DES EVEQUES

eveche15w.jpgDébut Septembre avait lieu près de Suva (Iles Fidji) l’assemblée de la conférence des évêques du Pacifique dont fait partie le diocèse de Papeete. Et début Novembre se tenait à Lourdes l’assemblée des évêques de France métropolitaine à laquelle sont invités les évêques de la France d’Outre-mer. Ces assemblées sont l’occasion pour les évêques d’exercer leur collégialité épiscopale. En effet, l’évangélisation est l’horizon de l’Eglise, et les évêques sont appelés à porter ensemble cette mission. Chaque évêque a charge de son diocèse, mais il est aussi coresponsable de l’Eglise universelle en lien avec le Saint Père. Les conférences épiscopales sont donc un moyen pour permettre aux Evêques d’une même nation ou d’un même espace géographique de se concerter et de se donner les moyens nécessaires pour le bon exercice de la charge de chacun. Rappelons que les défis de la mission ne sont pas limités aux frontières de chaque diocèse. Ils les débordent de toutes parts. Ainsi, chaque conférence s’inscrit dans des réalités culturelles, sociétales et ecclésiales communes et permet de se donner les moyens d’expertise et les moyens pastoraux que chacun ne peut trouver localement. Cette réflexion et ce travail en commun permettent à chaque évêque de prendre sa part dans la vie de l’Eglise, une Eglise qui dépasse son propre diocèse. A la racine de ce travail en commun se trouvent l’humilité, l’ouverture aux autres, la collaboration, la complémentarité, l’écoute commune de ce que l’Esprit dit aux Eglises.

Parmi les thèmes concrets abordés, et en rapport avec l’actualité, la douloureuse question de la pédophilie qui fut l’objet principal de la réflexion des évêques du Pacifique. Quelle façon de former les futurs prêtres dans l’Eglise pour leur apprendre à se situer eux-mêmes face à leur sexualité et à faire face aux situations douloureuses qu’ils peuvent rencontrer ? Comment accompagner les victimes, et signaler les auteurs ? Comment mettre en œuvre les procédures juridiques dans le respect des personnes… Autre point abordé, la formation des futurs prêtres dans les séminaires. Le Vatican a publié cette année de nouvelles lignes directrices pour la formation des futurs prêtres, et a demandé à chaque conférence épiscopale de s’approprier ces nouvelles orientations. A l’ordre du jour également la préparation du futur synode sur « Les jeunes, la Foi et le discernement vocationnel » qui débutera en Octobre 2018. Des jeunes divers, entre 16 et 29 ans… une opportunité pour nos églises diocésaines de se mettre à leur écoute, de chercher comment faciliter leur participation à la vie des communautés Chrétiennes, de les accompagner dans leur recherche spirituelle et dans la construction d’une vie affective stable.

            Lors de l’assemblée des évêques de France, l’intervention de Mgr MIRKIS, archevêque de Kirkouk (Irak) et celle des évêques de rite oriental (Arménie, Liban, Ukraine) a permis d’aborder le sort des populations obligées de fuir leur pays, et des Chrétiens persécutés, mais aussi des minorités religieuses non Chrétiennes également persécutées. Le témoignage de Foi de ces frères Chrétiens, les choix crucifiants qu’ils doivent faire témoignent de la profondeur de leur attachement au Christ et au message de l’Evangile. Ils interpellent nos communautés sur la défense de la vie, sur la qualité de notre lien de famille, sur les tentations de replis identitaire et sur les choix que nous avons à faire…

            Oui, ces assemblées d’évêques témoignent du souci que l’Eglise doit porter en tout lieu d’annoncer l’Evangile pour que les Hommes aient la vie. Elles ouvrent les horizons et font éclater les frontières, elles unissent tous les pasteurs dans une même mission et dans le respect des différences qui donnent à notre humanité sa si grande richesse.

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU, archevêque de Papeete

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LA FIN APPROCHE ET TOUT COMMENCE

veteabessert.jpgNous nous acheminons peu à peu vers la fin de l’année liturgique. Nous le pressentons en entendant les lectures bibliques des messes de ces jours-ci. Les évangiles notamment relatent les derniers discours de Jésus avant son entrée dans la ville de Jérusalem pour y vivre le dénouement final de son existence terrestre.

Se tenir prêt car la venue du Royaume est imminente, veiller pour accueillir l’époux qui peut arriver dans la nuit, activer ses talents pour les mettre au service du maître, accomplir des actes de charité envers les plus petits pour réussir l’épreuve du jugement dernier, voilà ce qui résonne dans la bouche de Jésus jusqu’à l’apogée ultime de la fête du Christ-Roi de l’univers.

Tandis que l’Avent et Noël révèlent peu à peu leur horizon, une tension dramatique est manifestement déjà à l’œuvre. Le changement liturgique d’une année à l’autre n’apparait alors que comme un prétexte pour lui permettre de déployer toute sa mesure. Elle vient titiller les ronronnements de nos vies, éveiller nos sens assoupis sous la chaleur. Et devant tous, elle soulève cette question : « êtes-vous prêts à accueillir Jésus comme Verbe de Dieu incarné, comme Messie crucifié, comme Roi de l’univers ? »

Il n’y a cependant aucune mauvaise intention. La finalité n’est pas de crisper les uns les autres en pointant du doigt les apathies, les manques de prévoyance, les talents gâchés, les regards détournés devant la misère. Ce n’est pas la manière divine d’agir.

Dans les extraits du livre de la Sagesse que nous entendons également ces jours-ci, le dessein de Dieu se dévoile en gestation depuis toute éternité. La Sagesse est l’ami des hommes, elle est en perpétuel mouvement, elle recherche l’âme généreuse qui accepterait de l’accueillir. En celle-ci, elle dévoilera l’étendue de sa connaissance pour faire de chacun un ami de Dieu, une demeure pour Lui.

Alors l’ombre du péché qui gangrène nos cœurs s’effacera devant l’aurore qui se lève, la Parole qui transfigure notre humanité, lumière éternelle qui fait éclater la joie d’aimer. Noël vient, c’est déjà Pâques.

B.V.

FAUT-IL DORMIR OU PAS ?

veteabessert.jpgL’expression est à la mode dans tous les milieux, dans toutes sortes de contextes. « Djeuns », sportifs, consommateurs d’ice… – nous l’avons aussi entendu dans la bouche de retraitants, et sans doute que des prédicateurs y ont souvent recours en ce moment. Bref, l’expression est sur toutes les lèvres : « Pas dormir ! »

Mais interrogeons-nous un peu. Est-ce bien raisonnable de ne pas dormir ?

Nous savons bien que le manque de sommeil peut être très dommageable pour la santé : pertes de concentration, nervosité, trous de mémoire, état dépressif. Ceux qui prennent de l’ice, les malheureux, payent très chèrement l’euphorie de longue durée que procure cette saleté.

Hasard ou heureuse coïncidence, les textes de la messe de ce dimanche font référence au sommeil. « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure », dit Jésus dans l’évangile de ce dimanche. Car l’enjeu est de taille : il faut absolument rester éveillé au risque de rater l’époux qui arrive dans la nuit, autrement dit Jésus lui-même qui passe dans nos vies. En somme : « Pas dormir ! »

La première lecture tirée du livre de la Sagesse est presque aussi éloquente. Par exemple : « Celui qui (…) cherche [la Sagesse] dès l’aurore ne se fatiguera pas » ; ou encore : « celui qui veille à cause d’elle [la Sagesse toujours !] sera bientôt délivré du souci ». Se lever de bon matin, garder les yeux ouverts dans la nuit… une fois de plus : « Pas dormir ! »

Alors, faut-il dormir ou pas ? Pour sa santé, c’est évident, dormir est essentiel pour reprendre des forces, reposer son esprit et son corps… Souvenons-nous de ce que dit Matthieu à propos de Jésus. Après une journée harassante marquée par une longue prédication et des miracles, Jésus monte dans la barque avec ses disciples. Tandis que les vagues recouvrent celle-ci, Matthieu indique que « lui dormait » (Mt 8, 24).

Et puis, n’est-ce pas dans son sommeil que Joseph voit l’Ange lui apparaître en songe, lui enjoignant de garder Marie, son épouse, car le fils qu’elle attend « vient de l’Esprit Saint » ? En remontant plus loin en arrière, n’est-ce pas durant le « sommeil mystérieux » d’Adam que Dieu façonne la femme ?

En fait, il semble qu’il y ait des bons comme des mauvais sommeils, de bonnes comme de mauvaises manières de rester éveillés. L’extrait de la lettre de saint Paul que nous lisons ce dimanche offre une bonne synthèse (1 Th 4, 13-18). La mort, endormissement ultime qui nous attend tous, est un passage obligé. Signe que nos corps ne sont pas infatigables. Que les vivants, pourtant éveillés, fassent donc attention ! Le Seigneur peut venir à tout moment pour nous emporter « sur les nuées du Ciel ».

Reste une question à cent points : au paradis, dormirons-nous ?

B.V.