A LA UNE

Le temps du dialogue

Mgr Cottanceau            La prochaine fête de Noël que nous allons célébrer dans quelques semaines pourrait être pour nous l’occasion de redécouvrir Dieu comme celui qui cherche à converser, à dialoguer avec nous par son Fils Jésus, Parole vivante du Père. Le début de la lettre aux Hébreux est explicite à ce sujet : « Après avoir, à maintes reprises et sous maintes formes, parlé jadis aux Pères par les prophètes, Dieu en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils » (He 1, 1) Oui, notre Dieu vient à nous pour porter à son plus haut degré d’intimité ce dialogue, cette conversation qu’il désire vivre avec nous… Une conversation qui ne soit pas faite de mondanités, ni de préjugés, ni de contraintes liées à la peur… Une conversation qui ne soit pas « langue de bois » où l’on ne fait que répéter machinalement des formules ou des propos appris artificiellement. Dieu cherche une rencontre, une conversation « authentique » qui reflète ce que nous portons dans notre cœur et que nous sommes prêts à partager en toute liberté, sans peur, comme le fait Dieu lui-même par son Fils.

            Mais est-il possible de converser de cette façon avec Dieu qu’on ne voit pas si nous ne sommes pas capables de converser avec notre prochain, nos amis, nos voisins, les membres de nos familles que l’on voit ? Qu’en est-il de notre capacité à converser, à dialoguer avec l’autre qui est face à nous, de partager avec lui ou elle opinions, idées, rêves, peurs, sans tout de suite chercher à avoir raison en criant plus fort, sans chercher à imposer notre point de vue ? Une conversation, un dialogue peuvent nous aider à la rencontre, à la connaissance et à la reconnaissance de l’autre… Ils nous apprennent sur l’autre, ils nous transforment de l’intérieur, nous interrogent, nous bousculent parfois. Apprendre de celui qui nous fait face, confronter nos points de vue non pour détruire mais pour avancer ensemble, et laisser de côté SMS, Facebook, les textos rageurs et les mails ravageurs, ces instruments d’un monde où règnent en maîtres souverains le virtuel et la vitesse et les condamnations sans appel ! Pour converser, il faut savoir écouter d’abord… Pas seulement entendre, mais écouter, pour éviter de répondre à côté de la question comme cela arrive dans les discussions des politiciens… Laisser de côté les rapports de force pour faire place à de réels échanges pleins de bienveillance entre personnes qui se respectent, où sont exclus mensonges et mauvaise foi. C’est là que nous pouvons alors nous montrer tels que nous sommes dans le respect de l’autre.

            Si nous profitions de ce temps de l’Avent pour mettre davantage à l’honneur dans nos vies de famille, de voisinage, de travail, cette conversation, ce dialogue, ces moments privilégiés où la présence et la voix de nos vis-à-vis pourraient être signe de la présence du Christ à nos côtés ? Gageons que nos oreilles et nos cœurs seraient alors mieux disposés à vivre ce dialogue avec Dieu lui-même !

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

Agenda décembre 2018

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Agenda du Père Sergio Tefau
… qui est à Rikitea jusqu’au 11 décembre pour une retraite des jeunes et du 12 au 16 décembre à Bora pour une retraite des jeunes pour les Raromata’i.

Agenda du Père Moana Tevaearai
… qui se rendra à Takume du 06 au 13 décembre.

Agenda du Père Peter Choy
… qui se rendra à Rikitea du 15 au 22 décembre.

Agenda du Diacre Maurice Tautu
… qui est en Nouvelle Calédonie jusqu’au 10 décembre.

Agenda du Diacre Gilbert Teanau
… qui est en Nouvelle Calédonie jusqu’au 08 décembre.

Agenda du Diacre Patrice Terooatea
… qui se rendra à Katiu du 05 au 12 décembre.

Messe dans la « Forme Extraordinaire »
Les prochaines célébrations dans « la forme extraordinaire » auront lieu à 8h en la chapelle militaire Saint-Louis à Arue :
- Dimanche 09 décembre ;
- Nativité du Seigneur (25 décembre) (à 18h) ;
- Epiphanie (06 janvier).

Béatification des Martyrs d’Algérie

eveche15w.jpgUne messe sera célébrée le samedi 08 décembre 2018 à 18h30 en l’église Maria no te Hau de Papeete.

Ces 19 martyrs, « Henri et Paul-Hélène, Esther et Caridad, Jean, Alain, Charles et Christian, Angèle-Marie et Bibiane, Odette, Christian, Luc, Christophe, Michel, Bruno, Célestin et Paul, Pierre » ont donné leur vie « à Dieu et au peuple auquel l’amour les avait liés (…)

Ils ont scellé dans notre peuple une fraternité dans le sang versé. Leur vie a été prise en même temps que celle de milliers de leurs frères et sœurs algériens qui, eux-aussi, ont perdu la vie en choisissant de rester fidèles à leur foi en Dieu, à leur conscience et par amour de leur pays »,explique Mgr Desfarges, Archevêque d’Alger.

Session des « Katekita »

eveche15w.jpgUne session pour les Katekita aura lieu du 17 au 22 décembre à Avatoru, Rangiroa.
La session sera assurée par Monseigneur Hubert et les diacres Médéric et Pascalino.
A noter aussi que les célébrations du 4ème dimanche de l’Avent, de la Nuit et Jour de Noël seront retransmises, en direct, sur les ondes de Radio Maria no te Hau.

Frère de l’Instruction Chrétienne retraite décembre 2018

CollegelamennaisLes Frères de Ploërmel organisent leur retraite annuelle au centre Tibériade (Toahotu) du dimanche 25 décembre 2018 (accueil à partir de 17h) au samedi 31 décembre 2018 (après le repas de midi).

La retraite sera animée par Père Denis BERGERON.
Le prix de la retraite globale (6 jours) est de 20 000 F pour l’hébergement et la restauration.

En cas de nécessité, il est possible de ne participer qu’à une partie de la retraite, mais il est préférable de vivre plusieurs jours. Dans le cas d’une participation partielle à la retraite, le prix d’une journée est fixé à 4 000 F.

Pour s’inscrire : prendre contact avec Frère Henri ALANOU, Supérieur de la Communauté de St. Hilaire par téléphone (VINI : 87 22 53 25) ou par mail : h.alanou@fic.ddec.pf pour tous ceux qui habitent à Tahiti ; ou auprès de Frère Rémy QUINTON, le Visiteur des Frères de Ploërmel en Polynésie par téléphone (VINI : 87 76 48 34) ou par mail : remy.quinton@mail.pf pour tous ceux qui habitent aux Marquises ou autres archipels.

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Radio Maria no te Hau du 10 au 14 décembre

logo-rmnth.pngRadio Maria no te Hau diffusera sur ses ondes les enseignements suivants :
> Lundi 10 décembre : « Où chercher la présence de Dieu » par P. Jacques Philippe ;
> Mardi 11 décembre : « Demandez et vous recevrez » par Jean Pliya ;
> Mercredi 12 décembre : « L'échec et après subir assumer rebondir » par Pasteur Kurt Maeder ;
> Jeudi 13 décembre : « L’appel à la sainteté et pour en finir avec… » par Yves Semen ;
> Vendredi 14 décembre : « 4 défis et une espérance » par Chantal Rondeau.
NB : Thèmes d’enseignement susceptibles d’être modifiés

Centre Diocésain de Retraites Tiberiade décembre 2018

Tiberiade

Voici le calendrier des retraites pour le … :

Mois de Décembre
> 07-08-09 décembre : Fraternité Ephata
> 14-15-16 décembre : Retraite du Te Vai Ora pour Hommes en Français
> 19-20 décembre : SMV Coaching
> du 25 au 31 décembre : Retraite des Frères de l’Instruction Chrétienne

LA VIE EN ABONDANCE !

Mgr Cottanceau          Dimanche 2 Décembre, début du temps de l’Avent qui nous prépare à Noël, la naissance de Jésus, fils de Marie, fils de Dieu. Quatre semaines pour préparer nos cœurs à accueillir le prince de la paix, celui qui nous offre la vie, sa vie, parce qu’il nous aime. Justement, dans près de 400 paroisses de Métropole ou d’ailleurs, ce début de l’Avent sera l’occasion d’une veillée de prière « pour la Vie », pour la défense de la Vie, pour le respect de la vie, pour la protection de la vie. Il suffit d’ouvrir le journal pour prendre conscience que cette vie a parfois vraiment peu de valeur et qu’elle est menacée. Des exemples ? Le nombre en hausse des accidents de la route par suite d’alcoolisme, d’imprudences, de conduite irresponsable qui se soldent par la mort, celle du conducteur, des passagers, femme, enfants. Quel respect le conducteur irresponsable manifeste-t-il pour sa propre vie, pour la vie de ses passagers, pour la vie de ceux qui partagent la route avec lui au même moment ? …Le trafic de produits stupéfiants qui sème misère, déchéance humaine et sociale. Quel respect celui qui revend manifeste-t-il pour la vie de ceux qui deviennent « accros », et qui, par leur addiction, conduisent à un effondrement de leur foyer ? …  Violences conjugales qui traduisent un manque total de respect pour la vie du conjoint ou des enfants témoins et victimes. Comment la vie peut-elle croître quand règne la peur provoquée par celui ou celle qui a pourtant pour mission d’aimer et de protéger ceux de sa famille ? … Mépris et exclusion de ceux qui n’ont d’autre choix que de se cacher pour une vie misérable car leur vie n’intéresse personne… Ajoutons à ce tableau les expérimentations génétiques sur les embryons humains visant à sélectionner sur des critères de convenance et de confort ceux qui seront autorisés à vivre et ceux qui ne le seront pas… Ajoutons encore l’avortement qui ignore le droit de l’enfant à naître, niant ainsi à cet enfant le droit le plus fondamental, le droit de vivre…

Comme l’a souligné le Pape François, le droit à la vie est « sacré et inviolable », et «il n’est subordonné à aucune condition ». Promouvoir la vie est donc une exigence de fidélité envers celui qui en est l’auteur. C’est également une urgence face à l’indifférence qui nous guette. Partout où la vie est attaquée, menacée, les disciples du Christ devraient être comme des guetteurs, des veilleurs, prêts à réveiller les consciences. Pour accueillir à Noël celui qui se présente à nous comme « le chemin, la vérité et la vie », comme celui qui est venu pour que les Hommes « aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance ! », pourquoi ne pas relever le défi et nous rassembler dans nos paroisses, nos communautés, afin de prier, nous aussi pour promouvoir une culture de vie ?

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

CDPJ messe des jeunes décembre 2018

Cdpj 2Comité Diocésain de la Pastorale des Jeunes

Messe des jeunes

La prochaine messe des jeunes aura lieu le dimanche 02 décembre 2018 à 18h en l’église Sainte-Thérèse.

Bienvenue à tous !

Ephata retraite décembre 2018

EphatalogoLa Fraternité Ephata organise une retraite les 07, 08 et 09 décembre 2018 à Tibériade.
THEME : « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres ».

C'est l'invitation pressante, que Jésus nous adresse par toute sa Vie. Jésus, qui est « le don de l'Amour de Dieu » aux hommes, est venu vivre parmi nous,
* pour nous révéler le vrai visage de l'Amour,
* pour nous révéler "l'Amour" dont Dieu le Père, nous a façonnés.
C'est avec l'Esprit Saint, que l'on apprend à faire taire notre « Moi », pour laisser Jésus nous rencontrer au cœur, et nous faire découvrir l'Amour de Dieu qui nous habite.
C'est avec l'Esprit Saint, que l'on apprend à briser nos égoïsmes, pour laisser Jésus changer le regard que nous portons sur les autres, et avec lui, et comme lui, les Aimer.
Inscriptions : ROSINA 87 261 200
Par mail : fraternitephata@yahoo.fr
Montant : 3500 Frs/personne pour le week-end

Radio Maria no te Hau du 03 au 07 décembre 2018

logo-rmnth.pngRadio Maria no te Hau diffusera sur ses ondes les enseignements suivants :
> Lundi 03 décembre : « Le monde est en feu, Dieu cherche des missionnaires » par P Daniel ANGE ;
> Mardi 04 décembre : « La joie d'évangéliser » par Mgr Yves Le Saux ;
> Mercredi 05 décembre : « Ta pauvreté est un trésor » par P Marie Michel ;
> Jeudi 06 décembre : « Les époux et le prêtre et les secrets de la perfection » par Yves Semen ;
> Vendredi 07 décembre : « Consacrés à L'Immaculée pour devenir prophètes de feu » par P Emidio Marie Ubaldi.
NB : Thèmes d’enseignement susceptibles d’être modifiés

CHRIST ROI

Mgr CottanceauL’Eglise nous invite à célébrer ce Dimanche le Christ, roi de l’univers. Pour comprendre ce titre, nous devons chercher d’abord ce que nous dit l’Ancien Testament sur le roi et sa mission. En Israël, le roi est le « lieutenant de Dieu sur terre », chargé de prendre soin du peuple qui lui est confié. Il reçoit son titre non par élection populaire, mais par l’onction que lui donne le prophète et qui fait de lui un Messie, du mot hébreu « Massiah », celui qui a reçu l’onction. Il est donc roi par élection divine. La mission qu’il reçoit peut se résumer en quatre points :

  • Il est intermédiaire entre Dieu et son peuple. A ce titre, il a un rôle capital dans la liturgie du temple lorsque celui-ci sera bâti. C’est le roi David qui introduit l’arche à Jérusalem. Le roi offre les sacrifices, bâtit le temple (Salomon), intercède pour le peuple et fait monter vers Dieu les prières de son peuple.
  • Il est garant de la justice qu’il exerce au nom même de Dieu, pour que chaque Israélite puisse vivre en paix et en harmonie avec ses frères. Il reçoit de Dieu sagesse et discernement. (1R 3, 9…)
  • Il a mission particulière de s’occuper du petit, du pauvre, des humbles de son peuple, de ceux qui n’ont ni pouvoir, ni richesse pour pouvoir se défendre tout seuls. Il porte une attention particulière au pauvre, à la veuve, à l’orphelin. Ps 72, 2-4.12 - 13
  • Il prend la tête de l’armée pour défendre le pays contre les dangers venant des pays voisins, il mène le combat, il est chef militaire pour combattre l’ennemi lorsque la sécurité de son peuple est en jeu (Ps 2,7-8 ; Ps 18,38-43)

Jésus Christ accomplira parfaitement ces fonctions, mais Il réalisera la royauté de façon inattendue, non à travers la puissance et la gloire, mais par l’humiliation et la mort. Pourtant Jésus réalise parfaitement les fonctions royales que Dieu avait confiées à David :

  • Il fait le lien entre Dieu et les Hommes (« Je suis le chemin…Nul ne va au Père sans passer par moi… »)
  • Il révèle et met en œuvre la justice de Dieu (« On vous a dit… moi je vous dis… »)
  • Il est proche des pauvres, des petits, des humbles, des pécheurs, des malades, des exclus
  • Il prend la tête du grand combat, non plus contre tel ou tel pays, mais contre Satan et le mal.

 

Mais il faut aller plus loin, car c’est sous le titre de roi « de l’univers » que nous célébrons le Christ, en ce Dimanche qui clôture l’année liturgique. L’Eglise, s’écartant du sens politique lié à la monarchie, nous enseigne à travers cette fête que le monde est transformé par la mort, la résurrection et l'Ascension de Jésus-Christ, et qu’il est le commencement et la fin de toute chose. Par la puissance de sa résurrection, Jésus transformera tout l’univers : saint Paul, saint Jean le disent chacun à leur façon. La fête du Christ-Roi est donc liée au retour du Christ, elle est porteuse d'une immense espérance : le Christ est victorieux du mal, il est triomphant, il restaurera à la fin des temps, lors de sa manifestation glorieuse, toute l'œuvre de Dieu.

Cette victoire, il l’obtient par l’abaissement, l’humiliation de la passion qu’il accepte par amour de nous. Il est roi, mais un roi d’amour. Sa couronne ? Une couronne d’épines. Son sceptre ? Un roseau. L’hommage qu’il reçoit ? Les insultes et les crachats des soldats. Son trône ? Une croix et ses ministres deux larrons crucifiés à ses côtés. « Lui, qui était de condition divine ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur… Il s’est abaissé devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort sur la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté… » (Phil 2, 6 – 9)

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

Comité Diocésain du Renouveau Charismatique Remerciements

RenouveaucharismatiquePaix et joie frères et sœurs,
Au nom du Comité Diocésain du Renouveau Charismatique Catholique (CDRCC), nous remercions chaleureusement :

- Père Joël AUMERAN, curé de la paroisse Mahina,
- tous les bergers(ères) et les membres soutiens des différents groupes du renouveau charismatique (RC) pour votre participation active à notre rencontre dans la joie et l'allégresse,
- Bethléem et Dominique pour l’accueil, la prière et les rafraichissements,
- Temarii et Julien pour la sonorisation,
- Te Rama Ora et Rodrigue pour l’animation.

Notre prochaine rencontre se déroulera à la Paroisse Ste Anne de Papenoo.
Gloire au Dieu Trinitaire pour sa joie et son allégresse, et toutes ses grâces déversées sur son peuple. Merci pour l'unité et le soutien de prières ! Que Dieu vous bénisse abondamment!
Tiatono Juanito BURNS,Répondant diocésain

Calendrier Liturgique 2019

eveche15w.jpgLe Calendrier Liturgique 2019, Année C est disponible à la Librairie Pure Ora au prix de 500 frs.

Le Calendrier Liturgique débutant le 02 décembre, vous trouverez, en pièce jointe, les références des lectures du 26 novembre au 01 décembre 2018.

Merci de votre compréhension.

N 47 semaine 34 2018N 47 semaine 34 2018

POURQUOI SUIS-JE CATHOLIQUE ? 

Mgr Cottanceau           A l’heure où notre Eglise fait parler d’elle dans les médias à cause des scandales qui touchent certains membres de son clergé, certains fidèles décident de « quitter le navire » car ils ne lui font plus confiance. D’autres fidèles disparaissent de nos communautés suite à des désaccords profonds avec leur curé ou tel ou tel diacre, ou parce qu’ils ne se sont pas senti soutenus dans telle ou telle épreuve qu’ils traversaient. D’autres s’en vont car ils n’acceptent pas les positions de l’Eglise sur tel ou tel point de morale.

            Nous pourrions, face à ce constat, nous poser la question : « Et moi, pourquoi je reste dans l’Eglise ? » Pour nous aider à éclairer notre réflexion et à trouver un début de réponse, voici le témoignage de Sr. Véronique Magron, théologienne, présidente de la CORREF (Conférence des religieux et religieux de France), dans son édito de la matinale de RCF, le 4 septembre 2018. Expliquant les raisons de sa foi en l’Eglise, elle dit ceci :

« Je ne suis pas catholique à cause des prêtres, y compris les meilleurs. Et ils sont nombreux.

Je ne suis pas catholique à cause des évêques, y compris tous les pasteurs authentiques, proches et serviteurs de leur communauté.

Je ne suis pas catholique à cause du pape, pas même le plus engagé auprès des déshérités de notre temps.

Je suis catholique à cause de l’amour de Dieu pour les plus vulnérables.

Je suis catholique à cause de Jésus, vrai homme, mortel, comme chacun.

Je suis catholique à cause de Jésus, le Christ, homme totalement vrai, accomplissant ce qu’il dit, donnant toute la vie pour ceux qu’il aime : notre humanité précaire, bouleversée et malmenée par le tragique de la vie. Notre humanité parfois fracassée par des prédateurs, au sein même de la maison qui devrait être la plus sûre : l’Eglise du Christ.

Je suis catholique à cause de l'Eucharistie, où nous devenons le corps que nous recevons. Où nous sommes convoqués à vivre de la vie du Christ, du creux de nos simples existences ordinaires. Sans banderole et sans publicité.

Je suis catholique parce que je crois la parole de Dieu, celle qui me raconte que mon Dieu a pris la décision de faire alliance avec l’humanité, de la sauver de l’esclavage et du désespoir. La Parole de Dieu qui me raconte un Dieu qui décide, gratuitement, par pur amour, de venir s’asseoir à la table de mon existence. De toute existence, pour la partager.

Je suis catholique, et du cœur de l’hiver de l’Église, où nous sommes de par la monstruosité des abus et des crimes et la façon dont ils ont été impunément dérobés à la vue de la justice et de la vérité, je tente décidément de devenir disciple du Christ jour après jour.

Je crois de toute mon âme, de tout mon cœur, de toutes ma volonté et ma pauvre intelligence, que le mal et le mensonge ne l’emporteront pas

Là est mon engagement de tous les jours et mon espérance. Je supplie qu’ils soient toujours plus forts que ma colère, mon accablement et mon immense chagrin. Une colère, un accablement et un chagrin qui sont peu de choses à côté de ceux des victimes ».

            Et moi, quelle serait ma réponse ?

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

Grand séminaire « Parcours de Foi avec les sacrements »

SeminairendpentecoteLe Grand Séminaire ouvre une série de conférences intitulée « PARCOURS DE FOI AVEC LES SACREMENTS ». Le parcours s’inscrit dans la continuité du « Parcours de foi avec le Credo » de l’année dernière. Il est destiné à tous publics. Les conférences se tiendront tous les mercredis à partir du mercredi 07 novembre 2018 de 18h à 20h, au Grand Séminaire à Outumaoro. La session contient 12 séances de 2 heures chacune, soit 24 heures en tout.

La formation a pour fil conducteur les 7 sacrements de l’Eglise. L’objectif est d’offrir une approche biblique, spirituelle et théologique du septénaire. Qu’est-ce qu’un sacrement ? Pourquoi 7 sacrements ? A-t-on besoin des sacrements pour être sauvés ? Le Christ a-t-il institué tous les sacrements ? Quelle est la grâce spécifique de chaque sacrement ? Nous unissent-ils vraiment à Dieu ? Nous procurent-ils vraiment la vie éternelle ? Etc. Autant d’interrogations auxquelles chacun pourra trouver des réponses pour sa foi et son cheminement spirituel.

À la fin du parcours, une retraite spirituelle sera proposée aux participants.

Les inscriptions sont ouvertes dès aujourd’hui. Vous pouvez adresser un mail à l’adresse suivante : bessertvetea@gmail.com ou bien vous inscrire auprès du secrétariat de l’évêché avec Tehani.

Pour couvrir nos frais (photocopies, électricité), nous demandons une participation de 6 000 F CFP par personne.

Soyez les bienvenus !

Comité Diocésain du Renouveau novembre 2018

RenouveaucharismatiqueComité Diocésain du Renouveau Charismatique Catholique (CDRCC)

Réunion des bergers(ères) et soutiens du Renouveau Charismatique
Tous les bergers(ères) et membres soutiens de tous les groupes du Renouveau Charismatique sont chaleureusement invités à un temps de rencontre et de partage le samedi 17 novembre 2018 à 13h en la Paroisse Saint-Paul, Mahina.

Je vous remercie de faire votre possible pour être présent(e)s pour ces réunions, à défaut de déléguer votre adjoint(e).
Merci de votre union et soutien de prières. Soyez bénis abondamment !

Diacre Juanito BURNS, Répondant diocésain

11 NOVEMBRE

Mgr Cottanceau           Ce devait être la « Der des der ! », la dernière des dernières guerres… Et pourtant, il y eut depuis la seconde guerre mondiale, la guerre d’Indochine, la guerre d’Algérie, la guerre du Viet Nam, la guerre des 6 jours, la guerre du Kippour, la guerre du golfe, et bien d’autres encore… sans parler des guerres civiles poussant les gens d’un même pays les uns contre les autres, les génocides… Et ça continue !!! En commémorant l’armistice du 11 Novembre, fin de 4 ans de guerre qui coutèrent à la France 1,4 Millions de soldats morts au combat, dont 300 poilus Tahitiens et à l’Allemagne 2 Millions de soldats tués, nous honorons le courage et la mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie au cours de ce conflit. Nous saluons une victoire, mais une victoire amère qui n’était en fait que la victoire des armes, et non une victoire de la paix ! La suite n’allait pas tarder à le montrer. Alors, faut-il renoncer définitivement au rêve d’un monde sans guerre ? Faut-il prendre acte de la fatalité de ces conflits qui génèrent destruction, haine, mort ? Serait-il vrai que, selon cet adage latin, « l’Homme est un loup pour l’Homme » ? Faut-il admettre qu’un monde sans guerre est impossible ?

            Ce n’était en tout cas nullement la pensée du Pape Saint Jean XXIII. Au plus fort de la guerre froide, deux ans après l’édification du « rideau de fer » qui matérialisait à sa façon l’opposition farouche entre l’Est et l’Ouest du monde et 6 mois après la crise de Cuba qui faillit entrainer le monde dans un conflit nucléaire, le Bon Pape Jean publiait l’encyclique « Pacem in Terris » (« La paix sur la Terre ») dans laquelle il refusait cette fatalité de la guerre. A chacun, l’encyclique rappelait l’appartenance commune à la famille humaine et faisait briller les aspirations de toutes les populations de la terre à vivre en sécurité dans la justice et l’espérance en l’avenir. Pour parvenir à cette paix, le Pape St Jean XXIII identifiait les conditions essentielles permettant de construire la paix : la vérité, la justice, l’amour et la liberté.

            La vérité, fondement de la paix si tout homme prend conscience avec honnêteté que, en plus de ses droits, il a aussi des devoirs envers autrui. La justice qui construit la paix si chacun respecte concrètement les droits d’autrui et s’efforce d’accomplir ses devoirs envers les autres. L’amour, ferment de paix si chacun partage avec les autres ce qu’il possède, à commencer par les valeurs de l’esprit. Enfin, la liberté qui nourrit la paix et lui fait porter du fruit si, dans le choix des moyens pris pour y parvenir, les personnes suivent la raison et non la passion, et assument avec courage la responsabilité de leurs actes.

            Le Pape Jean était convaincu que bien que la situation soit dramatique dans certaines parties du monde, comme elle l’est toujours actuellement, il fallait travailler à répandre ces valeurs de vérité, de justice, d’amour et de liberté dans la vie sociale, nationale et internationale, de sorte que de plus en plus de personnes soient toujours plus conscientes de l’importance de la relation à Dieu et au Christ, source de tout bien et source de vraie paix. … Certes, nous ne sommes pas parmi les hommes politiques qui décident de la guerre ou de la paix. Mais le Christ nous enseigne que le vrai champ de bataille sur lequel s’affrontent la violence et la paix, c’est le cœur de chacun de nous : « c’est du dedans, du cœur de l’homme que sortent les pensées perverses… ». Le Christ offre un chemin, le seul qui puisse aider au progrès de l’humanité sur le chemin de la paix et il déclare heureux les artisans de paix ! Nous trouvons en effet dans l’Evangile de quoi faire grandir notre confiance en l’humanité car « Dieu a tant aimé le monde qu’il a envoyé son Fils unique ». Nous trouvons de quoi renforcer notre espérance quand le Christ nous dit que l’Amour aura le dernier mot car il est plus fort que la mort. Nous trouvons de quoi persévérer dans le combat pour la paix, car Jésus a promis : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps ».

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

Départ de Frère Théophane URVOY

FreretheophaneFrère de l’Instruction Chrétienne (FIC)
Départ de Frère Théophane URVOY pour la Métropole

Depuis quelques mois le Frère Théophane URVOY a rejoint la communauté de Saint Hilaire. Son état de santé le conduit à exprimer le souhait de rentrer en Métropole. C’est avec beaucoup de tristesse que le District accepte la demande de Frère Théophane. Malgré son désir constamment exprimé de reposer dans le caveau des Frères, à l’Uranie, la Providence en a décidé autrement.

Il rejoindra la communauté des Frères à Josselin (à 12 km de Ploërmel). Les Frères y ont une maison d’accueil médicalisée. Dans un cadre de vie paisible et sécurisé, le personnel d’accompagnement prend soin d’une communauté importante de Frères âgés et leur offre une fin de vie de qualité.

Tous ceux qui ont connu Frère Théophane ne manqueront pas de se souvenir de sa grande disponibilité, de ses conseils toujours judicieux, de sa présence courtoise de 56 ans en Polynésie. Nous aurons l’occasion de rappeler ces longues et belles années avant son départ.

Frère Théophane ne laisse pas la mission des Frères de la Mennais désemparée. Il a une vision d’avenir, comptant sur un renouveau de l’Institut sous une forme qui est encore le secret de Dieu. Sa mission ne s’achève pas avec son départ : nul doute qu’il continuera à la soutenir de sa prière et du don total de sa vie.

La date de célébration de la messe d’au-revoir au Frère Théophane aura lieu, le samedi 10 novembre à 17H à la chapelle du collège lycée la Mennais.
Elle sera célébrée par Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU. Tous ses amis sont invités à venir y participer.
Frère Théophane quittera Tahiti le 13 novembre prochain, accompagné par Frère Francis CAILLET.

TOUS SAINTS

Mgr Cottanceau            Ce Jeudi 1er Novembre, l’Eglise nous invite à célébrer la Toussaint, la fête de tous les saints, ceux et celles qui constituent cette foule innombrable, cette nuée de témoins, qui ont cherché à vivre en amis du Seigneur Jésus par la pratique de l’Evangile. Il est dommage que cette fête de tous les saints soit souvent éclipsée par la commémoration des fidèles défunts qui se célèbre le lendemain, 2 Novembre. Il est également regrettable qu’Halloween et son cortège commercial vienne capter l’attention de ceux qui croient en Dieu pour les entrainer sur de fausses pistes qui éloignent de ce que nous révèle la foi Chrétienne en matière de vie, de mort et d’éternité.

            Il importe donc de bien comprendre le sens de cette fête de Toussaint. Dans son exhortation apostolique « La joie et l’allégresse » parue cette année, le Pape François nous dit que la sainteté n’est pas que l’affaire de ceux dont les noms figurent sur les calendriers liturgiques : « J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire. Dans cette constance à aller de l’avant chaque jour, je vois la sainteté de l’Eglise militante. C’est cela, souvent, la sainteté « de la porte d’à côté », de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu ». Célébrer ceux et celles qui ont essayé, malgré leurs faiblesses, de vivre les Béatitudes, nous permet de nous souvenir que « nous sommes entourés, conduits et guidés par les amis de Dieu… » selon les paroles du Pape Benoit XVI dans une homélie de 2005. Il ajoute : « Je ne dois pas porter seul ce que, en réalité je ne pourrai jamais porter seul. La troupe des saints de Dieu me protège, me soutient et me porte ». C’est cette communion avec les saints que nous exprimons dans le « Je crois en Dieu » lorsque nous disons : « Je crois à la communion des Saints ». Dans nos faiblesses, nos difficultés, nos doutes, il n’est peut-être pas inutile de se le rappeler !

            Dans sa constitution « Lumen Gentium » au § 11, le Concile Vatican II rappelait que « tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur condition et leur état de vie, sont appelés par Dieu, chacun dans sa route, à une sainteté dont la perfection est celle même du Père ». Si nous en sommes encore loin, le Pape François nous invite à ne pas nous décourager ou à baisser les bras : « Il ne faut pas se décourager quand on contemple des modèles de sainteté qui semblent inaccessibles. Il y a des témoins qui sont utiles pour nous encourager et pour nous motiver » (« La joie et l’allégresse » §11). Il ne s’agit pas pour nous de copier, de partir tous à Calcutta avec Mère Theresa ou à Molokaï avec le Père Damien, apôtre des lépreux… Il s’agit de trouver notre propre façon de suivre le Christ et de vivre les béatitudes là où le Seigneur nous a plantés, avec les dons qu’il a enfouis dans notre cœur, chacun selon son état de vie. Le Pape François précise : « Ce qui importe est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même… et qu’il ne s’épuise pas en cherchant à imiter quelque chose qui n’a pas été pensé pour lui. Nous sommes tous appelés à être des témoins, mais il y a de nombreuses formes de témoignage » (« La joie et l’allégresse » §11)

            Alors, puisse cette fête de Toussaint être notre fête, la fête de tous ceux qui croient que suivre le Christ et vivre l’Evangile dans la vie quotidienne est possible et que ça vaut le coup d’essayer, à condition de croire que le Christ et la multitude de ceux qui ont essayé avant nous sont à nos côtés pour nous y aider. Bonne fête de Tous Saints à vous !

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU