A LA UNE

IL EST RESSUSCITE

Mgr Cottanceau            La résurrection du Christ célébrée en ce Dimanche de Pâques nous conduit au cœur, au fondement de notre Foi chrétienne. Survenue au matin du premier jour de la semaine, au lever du soleil, elle se présente aux femmes venues au tombeau et à nous comme l’avènement d’une nouvelle création, une aube nouvelle, un monde nouveau. « Qui nous roulera la pierre ? » se demandaient ces femmes… Qui nous libèrera de cette mort qui nous obsède et vient briser ces liens d’amour et d’affection qui comptaient tant dans notre bonheur ? Qui nous ouvrira à l’espérance de vivre à jamais, délivrés de la peur de mourir ? Qui ôtera de nos yeux les larmes et la souffrance qu’engendre le départ de ceux et celles que nous aimons ? Oui, depuis le matin de Pâques, la mort n’est plus devant nous comme un obstacle insurmontable. La mort a été engloutie par la vie, et l’amour qui unissait Jésus à son Père et à ses frères et sœurs est désormais vainqueur. « O Mort, où est ta victoire ? » écrit Saint Paul. Ainsi est manifestée la force de Dieu, une force intérieure. Elle permet à Jésus de prendre sur lui la violence, le péché, leurs souffrances et leurs peurs, leurs angoisses. Elle permet à Jésus de descendre dans l’enfer des Hommes jusque dans leur mort, et c’est de là qu’il les rend à la vie. Nous savons par expérience que c’est aussi un amour qui peut être refusé, même s’il reste toujours offert. Jésus se remet entre les mains de l’Homme, comme un amour livré. Si cet amour peut être rejeté, rien pourtant, ni personne ne peut l’éteindre ou l’empêcher d’exister. Dieu se manifeste en Jésus comme puissance d’amour qui demeure intact, même si elle est refusée par les hommes. On ne peut l’enchaîner ni la détruire. Pourtant, c’est une puissance d’amour qui est sans puissance à la manière dont les hommes sont puissants, car c’est un amour « désarmé ». Et si la force des puissants de ce monde peut s’y opposer un moment, elle ne parvient en fait qu’à la mettre davantage en évidence et ne peut en rien l’altérer ou la dégrader. C’est aussi un amour désarmant car il va jusqu’à l’amour des ennemis et au pardon.

            Il importe de bien comprendre ce que signifie cette résurrection du Christ. Il est d’usage de parler de la résurrection de Lazare (Jn 11, 1 …), de la résurrection du fils de la veuve de Naïn (Lc 7, 11…) ou de la fille de Jaïre (Lc 8, 40 …). Mais le terme de « résurrection » est inapproprié dans ces cas-là, car Lazare, le fils de la veuve de Naïn ou la fille de Jaïre devront mourir un jour. Il ne leur est accordé qu’un prolongement de vie sur terre, et ce prolongement accordé à ces personnes qui avaient affronté la mort signifie que déjà le pouvoir de la mort est ébranlé, que la mort n’a pas toujours le dernier mot, qu’il est possible de la mettre en échec ! Le Christ, lui, une fois ressuscité ne meurt plus, il est entré dans sa gloire et échappe désormais aux conditions de vie qui sont les nôtres sur terre. Il est bien le « Premier né d’entre les morts », et de ce fait, nous ouvre les portes de l’espérance par la puissance de son amour. Désormais, plus rien ne peut nous séparer de l’amour qui vient de Dieu… Pas même la mort ne peut séparer ceux qui s’aiment.

            Notre foi ne s’appuie pas sur les miracles, ni sur des signes extraordinaires, elle s’appuie sur la mort résurrection du Christ qui nous dit l’amour de Dieu pour chacun et chacune d’entre nous : « Voici le sang de l’alliance nouvelle et éternelle, versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés ». Jésus nous aime, il a donné sa vie pour nous ; son Père l’a ressuscité et nous voici désormais invités à accueillir sa vie… Que ces célébrations de Pâques nous donnent de lui chanter notre merci, notre Alleluia !

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU

Agenda avril 2019

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Agendas de …

> Mgr Jean Pierre : à Takaroa et Takapoto jusqu’au 23 avril.

> Père Joel : à Raroia du 25 avril au 02 mai.

> Père Vetea : à Raiatea du 18 au 21 avril.

> Père Moana : à Takume du 18 au 25 avril.

> Père Olivier : à Mataiva du 21 au 28 avril.

> Père Abraham : à Makemo du 25 avril au 02 mai.

> Diacre Tonio : à Rapa jusqu’au 24 avril.

> Diacre Reynald : à Tureia, Nukutavake, Vahitahihi et Vairaatea jusqu’au 27 mai.

> Diacre Patrice : à Katiu jusqu’au 24 avril.

> Diacre Tavita : à Raroia jusqu’au 02 mai.

> Diacre Gérard : à Hao jusqu’au 22 avril.

> Diacre Maurice : à Napuka jusqu’au 10 mai.

Prochaine messe selon la forme extraordinaire du rite romain :
- dimanche 21 avril à 8h, exceptionnellement à la chapelle de l’archevêché.

Publication des Bans

Diacres 2019Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU, Archevêque de Papeete, après les consultations canoniques d’usage, projette d’ordonner Diacres Permanents pour le diocèse de Papeete :

  • John TUAIVA, de la paroisse Saint-Etienne de Punaauia ;
  • Marcellin TAUPOTINI, de la paroisse Saint-Michel de Papara ;
  • Pierre VAN BASTOLAER, de la paroisse du Saint Cœur de Marie de Taravao

le samedi 11 mai 2019 à 9h30, en l’église Maria-no-te-Hau de Papeete.

Les personnes qui connaîtraient des empêchements sérieux à ces ordinations sont priées, en conscience, d’en avertir les prêtres de ces paroisses ou l’autorité diocésaine.

Comité Diocésain du Rosaire Vivant retraite avril 2019

Rosaire 1Le Comité Diocésain organise une retraite ouverte à tous les 26, 27 et 28 avril 2019 à Tibériade.
Thème : « Le Seigneur fit pour moi des merveilles »Pr
édicateurs :
Père Gilbert NOHOTEMOREA et les diacres Juanito, Gaspar et Joseph.
Tarif : 3 800 frs/retraitant
Inscriptions auprès des responsables du Rosaire de chaque paroisse jusqu’au mercredi 24 avril (avant 11h) dernier délai.

Pentecôte 2019 

RenouveaucharismatiqueLa « Pentecôte 2019 » sur Tahiti se déroulera le lundi 10 juin 2019 dans deux lieux :

  1. à la paroisse Saint-Etienne de Punaauia pour les paroisses de Papeete jusqu’à Papeari et les paroisses de Moorea ;
  2. à la paroisse Saint-Paul de Mahina pour les paroisses de Pirae, Arue, en passant par les paroisses du secteur Est et les paroisses de la presqu’île.

« La vérité vous rendra libres » (Jn 6, 32) est le thème de cette année.

De plus amples informations vous seront communiquées ultérieurement.
Que Dieu vous bénisse abondamment !
Tiatono Juanito BURNS, Répondant diocésain

Radio Maria no te Hau du 22 au 26 avril

logo-rmnth.pngRadio Maria no te Hau diffusera sur ses ondes les enseignements suivants :
> Lundi 22 avril : « Ma résurrection, c’est tout de suite » par Père Jean-Michel TOUR ;
> Mardi 23 avril : « L’expérience de la gloire » par Père Gilles FERRANT ;
> Mercredi 24 avril : « Vivre dans le triomphe du Seigneur » par Père Roger PAULIN ;
> Jeudi 25 avril : « Il a vaincu notre angoisse » par Sœur Emmanuelle ;
> Vendredi 26 avril : « Tous témoins de la miséricorde » par Mgr David MACAIRE.
NB : Thèmes d’enseignement susceptibles d’être modifiés

CENTRE DIOCÉSAIN DE RETRAITES TIBERIADE Mai 2019

TiberiadeVoici le calendrier des retraites pour le … :
> 03-04-05 mai : Retraite pour tous de la Fraternité Ephata ;
> 10-11-12 mai : Retraite pour les personnes ayant participé au « Parcours de la Foi » au Grand Séminaire ;
> 17-18-19 mai : Retraite du Te Vai Ora pour les Femmes en Français ;
> 24-25-26 mai : Confirmands de Mataiea et Papeari ;
> du Lu 27 au Me 29 mai : Enfants et jeunes de Christ-Roi et NDG : préparation à la 1ère Communion et Confirmation.

Dany MOZELLE… de passage

eveche15w.jpgDany MOZELLE séjournera à Tahiti du 28 juin au 28 juillet 2019. Elle se propose à l’occasion de ce passage, d’initier les intéressées aux danses d’Israël. Il s’agit de danses religieuses dans la tradition biblique destinées à louer le Seigneur.

Les personnes intéressées peuvent se faire connaître dès maintenant à Mgr Hubert : hcop.catholic@gmail.com

QUI EST DIEU ?

Mgr CottanceauEn ces jours où nous entrons dans la semaine sainte qui nous donne la grâce de célébrer la mort et la résurrection du Christ Jésus, il est bon de nous demander quelle image de Dieu habite notre cœur et notre foi. Qui donc est ce Dieu qui laisse mourir cet homme Jésus qui pourtant le revendiquait comme son « Père » d’une façon toute particulière ? Qui donc est ce Dieu qui laisse mourir, avec cet homme Jésus, l’espérance d’une libération annoncée par tous ses gestes, ses miracles et ses paroles ? On devine la formidable espérance que Jésus avait soulevée au début de son ministère, dans sa première prédication dans la synagogue de Nazareth (Lc 4, 16) Même si ce jour-là, il se fait « jeter hors de la ville » parce qu’on connaît trop bien ici le « fils de Joseph », nous pouvons aisément comprendre que les disciples qui ont cru en lui aient en vue de leur espérance non la croix mais le succès, le triomphe, le nouveau Royaume et, autant que possible, les « meilleures places » ! Espoir humain, et espoir pour le peuple ! Ils attendaient un Dieu qui « fait des merveilles pour son peuple », le Dieu de la sortie d’Egypte, le Dieu du retour de l’exil… Et quand ils ont vu Jésus réaliser ce qu’il avait dit, rendre la vue aux aveugles, et la liberté aux démoniaques, comment ne lui auraient-ils pas fait confiance ? - « Nous espérions, nous, que c’était lui qui allait délivrer Israël… » (Lc 24, 21) Même si l’idée d’un Serviteur souffrant qui sauverait les multitudes par le don de sa propre vie n’était pas absente des Ecritures, ils étaient bien loin de penser que Jésus connaîtrait l’échec de sa prédication et de son action. Ainsi, les disciples ont dû repenser toutes leurs conceptions de la gloire de Dieu et de sa puissance, et reprendre à zéro leur type d’espérance. Ils ont dû renoncer à ce qu’ils croyaient de plus garanti, à savoir que Dieu sauverait son peuple « à main forte et à bras étendu », comme un combattant rempli de gloire. Dieu en effet, ne se révélait pas comme leur Dieu et sauveur en leur assurant qu’ils ne connaîtraient pas l’échec de leurs espoirs pourtant les plus légitimes, ni en leur épargnant souffrance et mort. Puisqu’il n’était pas intervenu quand Jésus mourrait en croix, il n’interviendrait pas non plus pour eux de cette façon-là ! Ils pouvaient faire un trait sur leur idée d’un Dieu triomphant et changeant le cours des événements, car cette idée meurt quand Jésus meurt, puisque Dieu se tait et ne fait rien !

Cette histoire nous concerne… Et elle demeure pour nous parfaitement insupportable. Car nous trouvons toujours aussi scandaleux que Dieu n’intervienne pas pour appuyer de justes causes et pour interdire la souffrance et la mort !  La seule excuse de Dieu pourrait être qu’il n’existe pas ! Mais comment peut-on affirmer son existence, croire en lui, l’appeler « Dieu Amour » s’il laisse mourir ceux qu’il aime ? Comment peut-il être appelé « Dieu sauveur » s’il ne sauve pas ou ne sauve qu’après coup ? Trop tard ?  Et même si nous gardons l’espérance en la résurrection, cela ne supprime pas le scandale de la croix, cela n’efface pas l’abandon, le silence, l’apparente absence. Comment Dieu peut-il permettre cela ? Qui donc est le Dieu de Jésus ? Qui donc est notre Dieu ? N’y aurait-il pas une autre idée de Dieu à chercher, non pas après la croix de Jésus, mais dans la croix même de Jésus ? Un Dieu qui manifesterait sa puissance et sa gloire dans la croix du Fils ?

            Pour nous, les hommes, la puissance est contradictoire avec la faiblesse, et si Dieu est tout puissant, il ne peut pas être faible. Si Dieu est Dieu, il est tout, il ne manque de rien. Il possède tout. Mais cette conception de la puissance ne résiste pas à la lumière de la passion et de la mort de Jésus. Ainsi, nous devons admettre que cette idée de la puissance de Dieu ne fait qu’illustrer la façon dont nous concevons force et puissance ! Et lorsque nous arrivons à la passion, force est de constater que l’image du crucifié ne cadre pas avec l’image du « grand patron superpuissant » que nous nous faisons de Dieu ! Alors, si nous voulons reconnaître le Dieu de Jésus Christ, nous devons nous poser cette question : être homme, est-ce dominer, être puissant, se garder ? Ou bien s’engager envers d’autres que soi, au risque de se perdre, de donner sa vie par amour pour les autres ? C’est à ce prix que nous aurons la possibilité de reconnaître Dieu dans la croix de Jésus…                                        

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU

Remerciements avril 2019

RenouveaucharismatiquePaix et joie frères et sœurs,
le Comité Diocésain se joint à moi pour remercier chaleureusement :

- tous les frères et sœurs des différents groupes du Renouveau Charismatique de Tahiti et des îles ainsi que tous les frères et sœurs qui ne sont pas du Renouveau Charismatique ou de confessions catholique pour votre participation dans la joie et l’allégresse,

- tous les bergers (ères) des groupes du Renouveau Charismatique pour les inscriptions et le respect des consignes,
- Père Bruno MAI et Père Olivier MONDON pour la célébration des messes,
- Tiatono Joseph PAHIO et son équipe d’amour de Tibériade,
- le groupe Espérance pour l’animation de feu et la qualité exceptionnelle de la sonorisation,
- Mr Simplicio LISSANT, maire de la commune de Punaauia pour le prêt des chapiteaux,
- Tiatono Valselin TAVITA pour la prière des malades,
- les prédicateurs : Tiatono Gaspar MAHAGA, Père Bruno MAI (merci pour les confessions), Tiatono Juanito BURNS, Rodrigue VIRIAMU,

- l’équipe d’encadrement :
   * le bureau du CDRCC : Tiatono Juanito BURNS, Rachel TUAIVA, Rodrigue VIRIAMU
   * John TUAIVA et le groupe Eau Vive de Saint-Etienne (accueil, mise en chambre, organisation confessions, sacristie, …)
   * Ingrid VIRIAMU et le groupe Te Rama Ora de Sainte-Anne (réfectoire et cuisine)

- pour la communication :
   * Radio Maria no te Hau
   * Rodrigue VIRIAMU via la page facebook de Te Rama Ora.

Gloire à Dieu pour la puissance de son Esprit Saint qui s’est manifestée à travers son amour, sa joie, son allégresse, ses guérisons, ses réconciliations, ses délivrances qu’il a réalisées. Merci pour l’unité et le soutien de prières dans l’amour !

Tiatono Juanito BURNS, Répondant diocésain

Centre Diocésain de Retraites Tibériade avril 2019

TiberiadeVoici le calendrier des retraites pour le … :

Mois d’Avril 2019
> 26-27-28 avril : Retraite pour tous du Comité Diocésain du Rosaire Vivant ;

MESSE CHRISMALE

Mgr CottanceauCe Jeudi 4 Avril aura lieu en la cathédrale de Papeete la célébration de la messe chrismale. Pendant cette célébration eucharistique particulière, l’évêque consacre les saintes huiles pour le baptême, la confirmation et le sacrement de l’ordre (saint-chrême). Il va également bénir les huiles pour l’onction des malades et pour les catéchumènes qui se préparent au baptême. Les prêtres se rassemblent pour cette messe et y concélèbrent, car ils sont les témoins et les coopérateurs de leur évêque, eux qui partagent sa mission sacrée d’édifier le peuple de Dieu, de le sanctifier et de le diriger. Ils manifestent ainsi l’unité du sacerdoce en renouvelant pendant cette messe les promesses qu’ils avaient faites à l’évêque au jour de leur ordination sacerdotale.

Dans l’Ancien Testament, l’huile tirée du fruit de l’olivier avait une valeur symbolique très riche. Elle fait luire le visage, elle parfume, elle assouplit, elle pénètre, elle adoucit les blessures et fortifie. Elle symbolise l’amitié, le bonheur de l’union fraternelle, la joie rayonnante. Répandre l’huile sur la tête de quelqu’un signifiait lui souhaiter joie et bonheur, lui manifester une marque d’amitié et d’honneur. Pas étonnant que l’onction d’huile ait été le signe de consécration du roi. Sous le nom de saint-chrême, nous retrouvons cette huile dans les sacrements de l’Eglise.

            Au baptême, à la confirmation et dans le sacrement de l’ordre, le saint-chrême marque l’entrée dans une vie nouvelle signifiée par la consécration de la personne à une mission spécifique : prêtre, prophète et roi dans le baptême, témoin du Christ ressuscité et donateur de l’Esprit au milieu du monde dans la confirmation, ministre célébrant le culte, sanctifiant et gouvernant le Peuple de Dieu dans le sacrement de l’ordre. Le saint-chrême est utilisé également pour la consécration des autels et des églises. À l’image des personnes, autels et églises reçoivent une fonction symbolique nouvelle : l’autel n’est pas une table ordinaire mais le lieu du sacrifice du Christ, l’église n’est pas un bâtiment comme un autre mais le lieu où le peuple de Dieu se rassemble pour célébrer le culte divin.

Pour les malades et les catéchumènes, les huiles symbolisent les dons de réconfort, de paix et de force, de résistance aux tentations du malin. Ces dons proviennent de l’Esprit Saint. Par l’onction, les malades en situation de faiblesse et de détresse causée par la maladie reçoivent l’aide dont ils ont besoin. Quant aux catéchumènes, ils trouvent dans cette onction le soutien et la force du Christ dans ce combat contre le mal et pour rester fidèles à leur profession de foi.

Les huiles accompagnent donc le chrétien tout au long de sa vie, depuis ses débuts dans la naissance baptismale jusqu’à ses derniers instants avant le grand passage de cette terre à la maison du Père. Les huiles, frottées, étendues, pénètrent le corps et répandent leur parfum. Chaque chrétien, dans sa situation particulière, est fortifié par l’Esprit. Il vit et témoigne d’une joie, d’une guérison, d’une libération, d’une lumière et d’une consolation divines. Il apporte ainsi au monde la bonne odeur du Christ. A nous qui avons reçu l’onction d’huile dans les sacrements de l’Eglise de faire en sorte que cette huile ne devienne pas rance, mais que, par notre vie, notre témoignage et notre foi, elle apporte au monde la lumière, la guérison et le parfum de l’amour, de la miséricorde et de la fidélité du Christ !

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU

DELEGATION APOSTOLIQUE DES ILES DU PACIFIQUE

Mgr novatus rugambwaMgr Novatus RUGAMBWA
Le Saint-Père François a nommé Nonce apostolique en Nouvelle-Zélande et Délégué apostolique pour l’Océan pacifique S.E. Mgr Novatus RUGAMBWA, actuellement Nonce apostolique au Honduras. La nomination a été officiellement annoncée au Vatican le vendredi 29 mars à 12 heures (heure de Rome).____________________________

Curriculum vitae
Mgr Novatus RUGAMBWA
- Né le 8 octobre 1957 à Bukuba en Tanzanie ;
- Ordonné prêtre le 6 juillet 1986 et incardiné au diocèse de Bukoba en Tanzanie ;
- Diplômé en droit canon, il est entré au service diplomatique du Saint-Siège le 1er juillet 1991 ;
- Il a travaillé dans plusieurs représentations pontificales :
* Panama (1991-1994) ;
* République du Congo (1994-1997) ;
* Pakistan (1997-2000) ;
* Nouvelle-Zélande (2000-2004) ;
* Indonésie (2004-2007) ;
- En juin 2007, il a été nommé sous-secrétaire du Conseil pontifical de la pastorale pour les migrants et les personnes en déplacement ;
Nommé Nonce apostolique dans différents pays :
* Sao Tome et Principe le 6 février 2010 ;
* Angola le 20 février 2010…
accrédité pour Sao Tome et Principe ;
* Honduras le 5 mars 2015 ;
* Nouvelle Zélande le 29 mars 2019 ;
Il parle le kiswahili, l’anglais, l’italien, le français, l’espagnol et l’allemand.

Paroisse Saint-Paul, Mahina rénovation

eglise-mahina-st-paul-3.jpgAprès avoir rénové l’église de Hitiaa, le Père Joël a voulu également rénové l’église Saint-Paul de Mahina qui s’achève cette semaine : rénovation du clocher, de l’intérieure et extérieure de l’église.
Et les travaux ont été entamés du côté de la chapelle Saint-Lazare de Orofara.
Une rencontre avec tous les Diacres de la côte Est a eue lieu le mardi 02 avril pour préparer les fêtes pascales.

 LE BIEN NE FAIT PAS DE BRUIT 

Mgr Cottanceau            « Le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit ! » ; « Un pont qui s’écroule fait plus de bruit qu’un pont qui tient »… Alors que notre diocèse est confronté à une situation douloureuse, et que la « barque » de l’Eglise est secouée par des affaires de mœurs dans plusieurs pays, grande serait la tentation de discréditer toute l’Eglise et de la condamner en bloc. Pourtant, dans le silence et la discrétion, des hommes et des femmes œuvrent pour rendre visible et concret le message d’amour que Jésus nous a confié et nous invite à vivre.

            Ainsi, avait lieu ce Mardi 26 Mars l’assemblée générale de l’association « Emauta – pour redonner espoir ». Fruit de la volonté des autorités du diocèse Catholique de Tahiti, associé à la délégation locale du Secours Catholique Caritas Polynésie et fruit de la volonté de laïcs engagés dans la rencontre avec les personnes en errance, cette association gère et anime plusieurs foyers d’accueil pour des personnes fragilisées afin de leur offrir épanouissement, bien-être et protection contre toute maltraitance physique, affective ou psychologique. Elle le fait dans le respect de la laïcité, sans aucune restriction pour raison religieuse, et en lien étroit avec les services sociaux et juridiques du pays. Ces foyers d’accueil sont :

= Le foyer du « Bon Samaritain » qui accueille des hommes majeurs en situation de détresse (sans abris, sans domicile fixe), pour une durée de trois mois renouvelable. Ce foyer propose un accompagnement personnalisé pour l’élaboration et la concrétisation d’un projet de vie par l’insertion sociale et professionnelle. Ce foyer dispose de 22 places.

= Le foyer « La Samaritaine » destiné à l’accueil de femmes seules ou accompagnées de leurs enfants mineurs, en situation de précarité, de détresse morale et sociale (conflits conjugaux ou familiaux), pour une durée de trois mois renouvelable. Le foyer propose un accompagnement éducatif pour une autonomie et une responsabilisation de la femme dans l’exercice de sa fonction parentale, un soutien scolaire pour les enfants et un soutien psychologique. Ce foyer dispose de 30 places.

= Le foyer « Te Arata » : ce foyer propose un accueil et hébergement d’urgence pour des familles en situation de détresse morale, familiale, sociale, voire en situation d’exclusion. La durée de présence est de 3 mois avec possibilité de prolongation en fonction d’un projet d’intégration sociale en cours. Ce foyer propose un soutien à la promotion du lien conjugal et du lien parental, un soutien pour un projet de vie permettant une réinsertion sociale et professionnelle, un soutien scolaire pour les enfants et un soutien psychologique. Ce foyer dispose d’une capacité d’accueil pour 8 familles (35 places)

= Le foyer « Maniniaura » accueille et héberge des jeunes filles primipares (de 13 à 25 ans) enceintes ou mères avec leur enfant de moins de 3 ans, isolées, rejetées par leur famille, sans logement ni moyen de subsistance. Elles sont hébergées pour une période de 6 mois renouvelable jusqu’aux 3 ans de l’enfant. Le foyer propose un accompagnement autour de la grossesse et de la maternité, un accompagnement dans la relation mère-enfant, la mise en place d’un projet d’intégration sociale et préprofessionnel, et un soutien pour les démarches administratives et judiciaires. Ce foyer peut accueillir 8 mères et 8 nourrissons.

= Depuis le 1er Janvier 2019, un cinquième foyer s’est ajouté, le foyer du « Bon Pasteur » qui accueille 20 filles mineures de 12 à 16 ans, en situation de détresse, victimes de violences et maltraitances familiales ou de carences éducatives. Ces filles sont accueillies jusqu’à leur 16° année, sous contrôle de la division d’aide sociale à l’enfance ou sur décision judiciaire.

            Au cœur des zones de ténèbres, le Seigneur fait briller des étoiles pour éclairer ceux et celles qui espèrent, qui agissent au nom de leur foi et croient qu’il ne nous abandonne pas. Au cœur de ce temps de Carême, l’appel de Mt 25 : « J’avais faim… j’étais nu… j’étais malade… » doit nous aider à discerner ce qui est prioritaire dans nos combats ! Il ne s’agit pas de détruire, de condamner, il s’agit de construire… et d’aimer concrètement !                                                              

   + Mgr Jean Pierre COTTANCEAU

CHRISTCHURCH

Mgr Cottanceau       Ce Vendredi 15 Mars, deux mosquées de Christchurch en Nouvelle Zélande furent attaquées et 50 personnes de la communauté musulmane réunies pour la prière furent tuées. Dans ce pays où des citoyens de tous horizons, de toutes confessions et de toutes cultures vivent côte à côte et essaient de construire ensemble une société où chacun puisse trouver respect et dignité, l’intolérance et la violence et la haine ont frappé… Le St Père a voulu exprimer sa compassion pour les victimes, leurs familles, et pour la communauté musulmane de ce pays : « Je prie pour les morts, les blessés et leurs familles. J’exprime ma proximité à nos frères musulmans et à cette communauté, et je renouvelle mon invitation à s’unir par la prière et des gestes de paix pour contraster la haine et la violence. » Les réactions de sympathie et de solidarité furent nombreuses, de la part de nombreux pays et de la part de la population Néo-Zélandaise.

            Un message de solidarité a été envoyé de la part du diocèse à l’évêque de Christchurch, message dont voici la traduction :

« Mgr Paul, nous avons appris ce qui s’est passé à Christchurch, cette tuerie de fidèles musulmans réunis à la mosquée pour la prière. Par ces quelques mots, au nom du diocèse de Papeete, je veux vous partager notre tristesse et notre compassion pour les victimes, leurs familles et aussi pour tous ceux qui se considèrent comme des artisans de paix et qui pleurent.

C’est la nuit qu’il est beau de croire en la lumière. Nous savons comment de nombreuses personnes de toutes confessions ont exprimé leur solidarité et leur fraternité, montrant que l’amour peut être plus fort que la haine. Soyez assuré de notre prière pour les personnes qui peuplent votre diocèse. Nous sommes unis à vous et à tous ceux qui croient en la puissance et au pouvoir de l’amour jaillissant du cœur du Christ, celui qui est sorti vainqueur du tombeau – Mgr Jean Pierre Cottanceau »

Ne perdons pas de vue que l’horizon de ce combat que nous avons à mener ne saurait se limiter à la défense d’une institution, si respectable qu’elle soit. Ce qui est en jeu est la défense de la communauté humaine, au-delà des appartenances politiques, culturelles ou religieuses diverses. Que ce soit en Nlle Zélande ou en Polynésie, le danger n’est jamais loin de nous laisser envahir par l’intolérance, le non-respect de la dignité humaine, le primat de la menace et de la violence sur le dialogue, par réseaux sociaux interposés, bagarres dans les familles, les quartiers, et même entre membres de notre Eglise ! Le diable, celui qui divise et dont la ruse suprême est de nous faire croire qu’il n’existe pas n’est jamais bien loin… Puissions-nous en ce temps de Carême, discerner sa présence quand il menace nos vies et nos communautés humaines ou spirituelles, et pour que d’autres « Christchurch » ne se reproduisent pas, comme dit l’antienne de la prière des Laudes en Carême, « les yeux fixés sur Jésus Christ, entrons dans le combat de Dieu ! ».

Chacun de nous, sommes invités à prier pour les victimes de toute forme d’intolérance et de violence dans le monde, particulièrement pour les victimes de la tuerie de Christchurch et leurs familles.

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU

Monseigneur Susitino SIONEPOE

Monseigneur susitino sionepoePrions, pour le nouvel évêque du diocèse de Wallis et Futuna, Monseigneur Susitino SIONEPOE, qui sera ordonné ce dimanche 24 mars en la Cathédrale de Mata’utu à Wallis.

L’évêque consécrateur sera Monseigneur Michel Marie CALVET, archevêque de Nouméa, les deux évêques co-consécrateurs sont Monseigneur John Bosco BAREMES, évêque de Port-Vila (Vanuatu) et Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU, archevêque de Papeete. Monseigneur Pascal CHANG SOI, evêque de Taiohae sera également présent.

Campagne de prière pour la Pentecôte 2019

RenouveaucharismatiqueLe CDRCC se joint à l’invitation de CHARIS, Service International du Renouveau Charismatique Catholique basé à Rome, pour la campagne de prière pour la Pentecôte 2019.
« CHARIS,
Cité du Vatican, 12 mars 2019

Une des raisons pour lesquelles le pape François a voulu la constitution de CHARIS, le nouveau service unique pour le Renouveau Charismatique Catholique, est son désir que l’expérience du baptême dans l’Esprit se répande dans toute l’Église. Il a exprimé ce désir d’une nouvelle Pentecôte pour l’Église et pour le monde de manière très claire, et dernièrement encore à la fin de la messe des JMJ à Panama.
Pour préparer cette nouvelle Pentecôte, CHARIS lance à partir du mois de mars une grande campagne de prière. Cette campagne est simple et accessible à tous. Elle sera soutenue chaque mois (mars, avril, mai) par un enseignement du père Raniero Cantalamessa, l’assistant ecclésiastique de CHARIS, qui nous préparera à ouvrir nos cœurs pour une nouvelle effusion de l'Esprit.
Merci de faire connaître cette initiative autour de vous, dans vos paroisses, vos groupes de prière, vos communautés, vos écoles d’évangélisation… Soyons fidèles à la prière afin que la prochaine Pentecôte soit vraiment le début d’un renouveau de toute l’Église dans l’Esprit Saint.
Jean-Luc Moens, Modérateur de CHARIS »
(http://www.charis.international/fr/)
Le 1er enseignement du Père Cantalamessa est joint au présent communiqué.
Merci de votre union et soutien de prières. Soyez bénis abondamment !
Diacre Juanito BURNS

LE PRETRE

Mgr CottanceauDu Lundi 11 au Vendredi 15 Mars, les prêtres de notre diocèse et leur évêque vont vivre leur retraite annuelle à Tibériade. Se joindront à eux Mgr Pascal CHANG SOI et les deux prêtres en service du diocèse de Taiohae. Cette retraite, prêchée par le P. Roch APIKAOUA - curé de la Cathédrale de Nouméa - tombe à point nommé pour nous aider à réfléchir sur le rôle du prêtre.

Rappelons que le prêtre signifie par sa présence que l’Eglise a son centre hors d’elle-même, que sans le Christ et l’Esprit, elle ne saurait ni ne pourrait rien pour reconnaître l’amour du Père et s’y livrer. La place que tient le prêtre ne doit rien à sa valeur personnelle, ni à son savoir-faire ni même aux dons spirituels qui donnent force à leurs interventions, mais elle le doit au titre du sacrement de l’ordre et de la mission qui lui a été confiée par l’évêque. C’est une façon de signifier que personne ne peut s’approprier les dons de Dieu, et encore moins ceux qui en sont les instruments, les prêtres. Finalement, ce qu’on attend de leur ministère, et en particulier dans les sacrements, on ne l’attend pas d’eux, mais du Christ qui agit par eux, en tant qu’il est la tête de l’Eglise.

            Aimer ses prêtres, c’est bien, mais c’est mieux encore d’aimer le sacerdoce… Le prêtre ne travaille pas pour son compte, pour sa gloire ou son prestige, ou pour entretenir une cour d’admirateurs inconditionnels ! Il ne conduit pas les fidèles à lui, à sa personne, mais au Christ. Il ne cherche pas à remplir son église mais à aider les fidèles à rencontrer le Christ dont il est le serviteur. Ne tombons pas dans le piège de nous attacher « sentimentalement » à nos prêtres, au risque d’oublier que c’est au Christ que nous devons nous attacher, lui que nous devons suivre avec l’aide et le soutien de nos prêtres. Rappelons ici un extrait de ce beau texte de sœur Véronique MAGRON, présidente de la conférence des religieux et religieuses de France, texte déjà cité dans le communiqué du 12 Novembre 2018

« Je ne suis pas catholique à cause des prêtres, y compris les meilleurs. Et ils sont nombreux…

Je suis catholique à cause de l’amour de Dieu pour les plus vulnérables.

Je suis catholique à cause de Jésus, vrai homme, mortel, comme chacun.

Je suis catholique à cause de Jésus, le Christ, homme totalement vrai, accomplissant ce qu’il dit, donnant toute la vie pour ceux qu’il aime

Je suis catholique à cause de l'Eucharistie, où nous devenons le corps que nous recevons. Où nous sommes convoqués à vivre de la vie du Christ, du creux de nos simples existences ordinaires. Sans banderole et sans publicité.

Je suis catholique parce que je crois la parole de Dieu, celle qui me raconte que mon Dieu a pris la décision de faire alliance avec l’humanité, de la sauver de l’esclavage et du désespoir.

Dans son décret sur les prêtres, le Concile multiplie les allusions à leur comportement dans ce monde et au milieu des hommes. Il s’agit de bien montrer combien l’existence des prêtres en tous domaines doit être accordée à leur ministère. Il ne s’agit pourtant pas d’un simple souci de cohérence (« ce que j’annonce, je dois le vivre ») mais il s’agit de contribuer à témoigner de la croissance spirituelle du corps du Christ. Le dévouement des prêtres, leur comportement dans les multiples relations ecclésiales avec leurs frères prêtres et les fidèles, avec les croyants et les incroyants, des qualités comme la bonté, la sincérité, la force morale, la persévérance, la passion pour la justice, la délicatesse, la tempérance sont explicitement mis en rapport avec la manifestation du retour du Christ. Plus que quiconque, de par son ministère, le prêtre par son comportement, témoigne de la présence de ce Dieu venu en notre chair en Jésus Christ désormais glorifié. En voyant vivre le prêtre, on doit pouvoir dire que le Christ revient !

Prions pour nos prêtres !

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU

TEMPS DE CAREME

Mgr Cottanceau            Ce Mercredi a débuté le temps du Carême avec la célébration des cendres. Il faut bien avouer que souvent, ce temps de Carême est associé à la notion de sacrifice, de privations : « il faut jeûner, il faut faire l’aumône, il faut prier … ». Oui, ce temps de Carême vient bousculer nos habitudes, nos tranquillités, notre routine quotidienne, notre confort spirituel. N’en soyons pas étonnés, la nature humaine est ainsi faite… Il serait cependant dommage de vivre comme une épreuve incontournable ce temps qui nous conduit à la joie de Pâques. Saurons-nous nous réjouir de ce temps de Carême qui nous invite à la conversion, afin de laisser le Seigneur faire irruption de façon nouvelle dans nos vies, dans nos cœurs ? Il nous est donné pendant ces 40 jours de faire le point sur la qualité de nos relations avec Dieu (la prière), avec nos frères (l’aumône) et avec nous-mêmes (le jeûne).

            Notre relation à Dieu est-elle une relation d’intérêt ou de confiance et d’abandon ? L’expérience des Hébreux au désert avec Moïse vient illustrer cette question : « Dieu nous a t’il conduit au désert pour nous faire mourir de faim ? » … Inquiétude légitime qui parfois nous assaille. Nous nous inquiétons de tout : la situation du monde, les conflits sociaux, la famille, les enfants à élever, la santé, l’avenir des siens… Peut-être devrions-nous donner plus de place à la confiance en Dieu et à la prière, non pas que cela va régler nos problèmes comme par magie, mais le Seigneur peut si nous lui demandons, nous donner courage, force et confiance pour les résoudre. D’où l’importance de se donner ces temps d’intimité avec lui pour accueillir son aide, son Esprit, sa confiance. Prière aussi pour accueillir sa miséricorde lorsque nous faisons l’expérience de notre faiblesse, de nos échecs, de nos infidélités. N’oublions pas que la victoire du Satan, c’est de nous faire douter de la miséricorde de Dieu ! Prière enfin pour nos frères et sœurs en souffrance, prière qui nous rapproche d’eux et fait grandir entre nous cette fraternité que Jésus nous demande.

            Notre relation aux autres, est-elle une fois encore une relation d’intérêt ou une relation de don et de partage ? Aimer l’autre pour lui-même… Le mot « aumône » désigne dans l’Ancien Testament la miséricorde de Dieu pour l’Homme ou bien encore la miséricorde de l’Homme pour son semblable. Cette miséricorde n’est authentique que si elle se traduit en actes parmi lesquels figure en bonne place le soutien matériel à ceux qui sont dans le besoin. Pratiquer l’aumône, c’est imiter le geste de Dieu qui, le premier, a fait preuve de bonté envers l’homme. A travers le frère malheureux, c’est Jésus lui-même que nous atteignons : « Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous l’avez fait ! » (Mt 25, 31 – 46)

            Notre relation à nous-mêmes : par la pratique du jeûne, l’homme associe le corps à la démarche spirituelle. Le jeûne accompagné de la prière, sert à traduire l’humilité devant Dieu. Quand, dans l’Ancien Testament, un homme s’abstient de manger, alors qu’il tient la nourriture pour un don de Dieu, cette privation est un geste religieux : se tourner vers le Seigneur dans une attitude de dépendance et d’abandon. Ainsi devient-il possible d’accueillir l’action de Dieu et se mettre en sa présence. Finalement, c’est pour l’amour de Dieu que nous sommes appelés à pratiquer un jeûne qui soit expression de notre espérance en lui, un jeûne qui ouvre le cœur à l’action de Dieu qui voit et agit dans le secret !

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU