A LA UNE

VOUS AVEZ DIT « ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE » ?

Mgr Cottanceau            En cette période de rentrée scolaire, il n’est pas sans intérêt pour notre diocèse de rappeler la présence de l’Enseignement Catholique comme partenaire dans le projet d’éducation des enfants et des jeunes, partenaire à part entière aux côtés de tous ceux qui œuvrent à cette noble tâche. Reconnu par les pouvoirs publics, l’Enseignement Catholique ne présente de raison d’être que s’il apporte bel et bien, dans le déploiement de son projet chrétien d’éducation, une contribution particulière au système d’éducation en Polynésie. Si nos établissements scolaires se bornaient à faire la même chose que leurs homologues de l’enseignement public, et de la même manière qu’eux, alors ils seraient des établissements « privés », non des établissements catholiques. Nous pouvons donc nous demander sur quoi se fonde ce caractère propre qui définit la spécificité de l’Enseignement Catholique. La réponse se trouve d’abord dans la pensée de l’Eglise sur l’importance de l’école telle qu’elle a été exprimée lors du Concile Vatican II.

            Le Concile Vatican II en sa « déclaration sur l’Education Chrétienne » (n°5) nous dit : « Entre tous les moyens d’éducation, l’école revêt une importance particulière ; elle est spécialement, en vertu de sa mission, le lieu de développement assidu des facultés intellectuelles ; en même temps, elle exerce le jugement, elle introduit au patrimoine culturel hérité des générations passées, elle promeut le sens des valeurs, elle prépare à la vie professionnelle, elle fait naitre entre les élèves de caractère et d’origine sociale différents un esprit de camaraderie qui forme à la compréhension mutuelle. De plus, elle constitue comme un centre où se rencontrent pour partager les responsabilités de son fonctionnement et de son progrès, familles, maîtres, groupements de tous genres créés pour le développement de la vie culturelle, civique et religieuse, la société civile et enfin toute la communauté humaine. » Le texte du Concile poursuit en précisant que c’est par l’école catholique en particulier que la présence de l’Eglise se manifeste dans le domaine scolaire. Plus encore, par son caractère propre, l’école catholique se doit « de créer en ses établissements, une atmosphère animée d’un esprit évangélique de liberté et de charité, d’aider les adolescents à développer leur personnalité » (Déclaration du Concile sur l’éducation Chrétienne n°8). La création et la mise en place de ces établissements ne saurait en aucun cas être interprétée comme une décision de replis sur soi, de renfermement de l’Eglise dans un ghetto coupé de la réalité du monde. L’école Catholique ne peut être fidèle à sa mission et au Christ Jésus que si elle reste ouverte sur le monde, sur le progrès de la société. L’école catholique, appelée à accomplir la mission du peuple de Dieu doit servir ainsi au dialogue entre l’Eglise et la communauté humaine pour le bien de l’une et de l’autre.

Qu’en est-il aujourd’hui de ce caractère propre qui caractérise l’Enseignement Catholique ? Le secrétariat général de la conférence des évêques de France a publié en Février 2016 un document intitulé « Ré-enchanter l’école ». Ré-enchanter : non pas en agitant une baguette magique comme le ferait Merlin l’enchanteur, mais ré-enchanter comme « réunir », comme « réveiller », comme « révéler », comme restaurer le sens au cœur du quotidien, faire naitre tous les possibles en redonnant confiance en l’avenir et en notre capacité d’agir sur le réel.  Parmi les accents importants, il faut souligner celui qui invite l’Enseignement catholique à prendre davantage conscience « du besoin d’un élan partagé, d’un souffle rassembleur, d’un cap mobilisateurOui, le travail éducatif devient chaque jour un peu plus difficile en raison de toutes les crises et de toutes les fragilisations à l’œuvre dans notre société. Tout cela, les parents, les éducateurs, les professeurs et les chefs d’établissement le vivent au quotidien, sans avoir toujours le temps ni l’espace du partage et du ressourcement. Mais précisément, raison de plus pour oser rêver ! Pour lever les yeux, pour respirer, pour croire ensemble en l’avenir et pour le dessiner » (Ré-enchanter l’école » - Documents Episcopat n°2 – 2016 p.13). Les enjeux actuels sont de taille : éducation à l’intériorité et éveil à la dimension spirituelle ; prise en compte de l’altérité sous toutes ses formes ; formation morale et au sens de la responsabilité et de l’engagement ; pratiques pédagogiques propices à la coopération ; dialogue entre les savoirs ; recherche de ce qui donne sens aux connaissances ; éducation à la liberté ; ouverture à la sensibilité et à la beauté ; prise en compte des questions posées par le développement du numérique ; lien avec les familles ; réflexion sur la manière d’appliquer les programmes scolaires en vigueur qui fasse grandir l’humanité dans la personne de chaque élève ; éducation affective… En résumé, vouloir ré-enchanter l’école, c’est vouloir œuvrer à la vie d’une école catholique toujours en accord avec le message du Christ, car c’est bien le Christ qui est le fondement du projet éducatif de l’école catholique.

Mais ne nous méprenons pas. Il ne s’agit pas d’établir des écoles qui ne seraient composées que de catholiques, ce serait contraire à la mission d’accueil de tous. Il ne s’agit pas non plus de constituer une microsociété repliée sur elle-même. Ce serait contradictoire avec les exigences d’ouverture au monde que l’Eglise entend se donner à elle-même. La perspective de l’école catholique doit être toujours plus pleinement habitée par les vertus d’hospitalité, de partage, de fraternité et d’espérance, soucieuse de vivre la miséricorde. Pour cela, l’Eglise entend bien travailler en accord avec tous les partenaires officiels de l’éducation nationale et territoriale, elle attend d’eux une franche collaboration sans arrière-pensée car c’est bien l’avenir de notre jeunesse et de notre Fenua qui est en jeu…

+ Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU

NOMINATION Mr Georges Daviles-Estines

eveche15w.jpgMr Georges Daviles-Estines est nommé Conseiller pour les médias de Mgr Jean-Pierre Cottanceau pour trois ans. Il aura notamment pour mission de réfléchir à la refonte du Semeur Tahitien.

Agenda août 2018

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Agenda de Monseigneur Jean Pierre
… se rendra à Hikueru et Marokau du 16 au 23 août.

Agenda du Père Moana TEVAEARAI
Père Moana se rendra  à Takume du 16 au 23 août.

Agenda du Père Léon LEMOUZY
est à Hao du 12 au 16 août pour la célébration d’un mariage.

Agenda du Père Joël
est en mission aux Marquises du 8 au 20 août.

Agenda du Diacre Antonio
est à Raroia du 9 au 23 août.

Agenda du Père Ferry
Le Père Ferry sera absent du diocèse du 17 août au 17 octobre 2018. Il se rendra à Rome pour le Chapitre Général de sa Congrégation.

Agenda du Père Denis Bertin  Précisions
Père Denis est en permission en France jusqu’au 17 août.
L'aumônerie militaire est fermée durant cette période et les messes dominicales sont suspendues jusqu'au dimanche 12 août inclus (reprise donc pour la solennité de l'Assomption avec messe à 10h00). Durant ce temps et pour toutes questions pastorales concernant l'aumônerie militaire (en particulier demande de sacrements de la part de militaires), contacter le Père Denis BERTIN par courriel (aumonier.denislouis.bertin@gmail.com) ou bien, si cela ne peut attendre, voir avec le Père Christophe BARLIER (40.50.30.01) qui assure l’intérim.

Retraite du renouveau charismatique août 2018

Retraite rc 2018Le renouveau charismatique animera une retraite des 24, 25 et 26 août à Tibériade.

 Thème : Soyez dans la joie et l'allégresse 

Affiche retraite rc 24 25 26 08 18 v1Affiche retraite rc 24 25 26 08 18 v1

St Joseph de Faaa Horaire à partir de Septembre 2018

eglise-faaa-4.jpgA compter du 01 Septembre 2018, les messes de la semaine du Lundi à Vendredi ne seront célébrées qu’à 18h00 en l’église Saint Joseph de Fa’aa.
Dans le mois, le curé sera présent trois semaines dans la paroisse pour assurer les messes et la quatrième semaine il desservira ses îles.

Pour les messes dominicales en paroisse : Samedi soir à 18h00 en français  ;
Dimanche à 07h00 en tahitien ; à 10h00 en français.
Voici les dates où le curé desservira ses îles :
Du Mercredi 29 Août 2018 au mercredi 05 Septembre 2018 à Aratika au Tuamotu.
Du Jeudi 27 Septembre 2018 au jeudi 04 Octobre 2028 à Makemo au Tuamotu.
Du  Mercredi 24 Octobre 2018 au Mercredi 31 Octobre 2018 à Kauehi et Raraka au Tuamotu.
Il sera en congés hors du territoire du 26 Novembre 2018  au 08 Décembre 2018.

Retraite "ND des douleurs Marie mère de l'amour"

Affiche retraite nd douleurLa fraternité Marie Mère de l’espérance animera une retraite au centre de Cana, du 31 août au 02 septembre 2018 sur le thème :
 Notre Dame des douleurs, Marie mère de l’amour.
 La participation est de 3000 fcp
 Contacts : Georgette au 87.79.65.02 ou Myriam au 87.28.53.10

Radio Maria no te Hau du 20 au 24 août 2018

logo-rmnth.pngRadio Maria no te Hau diffusera sur ses ondes les enseignements suivants :
> Lundi 20 août : « Moi, mal dans ma peau» par Yves Boulvin;
> Mardi 21 août : « La Foi l'argent et le détachement» par Frère Emidio;
> Mercredi 22 août : « Prier ; un échange d'amour qui me rend libre» par le P. Jacques Philippe;
> Jeudi 23 août : « Diagnostic amoureux, ou comment ne pas rester célibataire» par Claire LESEGRETAIN;
> Vendredi 24 août : « Le mal fait mal » par Mgr David MACAIRE

Service Diocésain de la Catéchèse août 2018

sdc.jpgRassemblement Diocésain
Il informe également que le rassemblement diocésain des catéchistes se déroulera à la paroisse de Maria No te Hau de TAUTIRA le samedi 18 août 2018 de 08h00 à 11h30.

Centre Diocésain de Retraites Tiberiade juillet 2018

Tiberiade

Mois d’Août
> 17-18-19 : Retraite communautaire de la Fraternité ND de l’Agapé
> 24-25-26 : Renouveau Charismatique – Thème : « Soyez dans la joie et l’allégresse »

 

Annuaire Diocésain

eveche15w.jpgLe nouvel annuaire vient de paraître ! Il est disponible à la Librairie Pure Ora ou au secrétariat de l’archevêché.

TU NE TUERAS PAS 

Mgr Cottanceau            Le livre de l’Exode, en 20, 13, nous rapporte le 6° commandement du Décalogue donné par Yhvh à Moïse : « Tu ne tueras pas ». Ce commandement affirme le droit essentiel et fondamental de tout être humain à la vie. Il vise à garantir ce droit contre toute tentative arbitraire et délictueuse. L’homicide est l’acte le plus négatif que puisse commettre l’Homme contre l’un de ses semblables. La conscience humaine le réprouve et le condamne de façon unanime. Dans la Bible, la vie appartient à Dieu et à lui seul, et chaque personne est à l’image de Dieu. Cependant, dans les 47 emplois que fait l’AT de ce verbe « tuer », aucun ne se réfère à la peine de mort ni à l’acte de tuer pendant une guerre.  Il n’est pas non plus utilisé pour exprimer une action de Dieu ni pour donner la mort à un animal. D’autres verbes sont utilisés dans ces cas-là. L’interdiction de tuer exprimée dans ce 6° commandement concerne donc théoriquement les homicides volontaires. On peut donc dire que ce 6° commandement interdit l’homicide illégal, arbitraire. La peine de mort et le droit de guerre n’étaient donc pas compris dans ce commandement.

Sans entrer dans les débats concernant les excès commis par l’Institution dans le passé (inquisition, évangélisation par la menace des armes etc…), l’Eglise acceptait comme un « moindre mal » le recours à la peine de mort tel que prévu dans la législation de nombreux pays. Mais dans son Discours à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de la publication de la Constitution apostolique Fidei depositum par laquelle Jean-Paul II avait promulgué le Catéchisme de l’Église Catholique, le Pape François a demandé de reformuler l’enseignement sur la peine de mort. Le Saint Père rappelait que «de nos jours, la peine de mort est inadmissible, quelle que soit la gravité du délit commis par le condamné». Quels qu’en soient les modes d’exécution, cette peine « implique un traitement cruel, inhumain et dégradant ». En outre, on doit s’y opposer « face au défaut d’appréciation du système judiciaire et à la possibilité de l’erreur judiciaire ». Dans cette optique, le Pape François a demandé une révision de la formulation du Catéchisme de l’Église Catholique sur la peine de mort, de manière à affirmer que «quelle que puisse être la gravité de la faute commise, la peine de mort est inadmissible, car elle attente à l’inviolabilité et à la dignité de la personne ».

            Dans une lettre adressée aux évêques par le Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi en date du 1° Août 2018, a été promulguée la nouvelle formulation du numéro 2267 du Catéchisme de l’Eglise Catholique concernant la peine de mort. En voici le texte :

« 2267. Pendant longtemps, le recours à la peine de mort de la part de l’autorité légitime, après un procès régulier, fut considéré comme une réponse adaptée à la gravité de certains délits, et un moyen acceptable, bien qu’extrême, pour la sauvegarde du bien commun.

Aujourd’hui on est de plus en plus conscient que la personne ne perd pas sa dignité, même après avoir commis des crimes très graves. En outre, s’est répandue une nouvelle compréhension du sens de sanctions pénales de la part de l’État. On a également mis au point des systèmes de détention plus efficaces pour garantir la sécurité à laquelle les citoyens ont droit, et qui n’enlèvent pas définitivement au coupable la possibilité de se repentir.

C’est pourquoi l’Église enseigne, à la lumière de l’Évangile, que « la peine de mort est une mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle » et elle s’engage de façon déterminée, en vue de son abolition partout dans le monde ».

            Saluons cette prise de décision courageuse qui nous invite à découvrir plus profondément ce que signifie véritablement « être disciple de Jésus Christ ».

+ Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU

Agenda août 2018

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Agenda de Monseigneur Jean Pierre
… se rendra à Hikueru et Marokau du 16 au 23 août.

Agenda du Père Moana TEVAEARAI
Père Moana se rendra  à Takume du 16 au 23 août.

Agenda du Père Joël
sera aux Marquises du 8 au 20 août.

Agenda du Diacre Antonio
se rendra à Raroia du 9 au 23 août.

Agenda du Père Denis Bertin
Précisions

Père Denis est en permission en France jusqu’au 17 août.
L'aumônerie militaire est fermée durant cette période et les messes dominicales sont suspendues jusqu'au dimanche 12 août inclus (reprise donc pour la solennité de l'Assomption avec messe à 10h00). Durant ce temps et pour toutes questions pastorales concernant l'aumônerie militaire (en particulier demande de sacrements de la part de militaires), contacter le Père Denis BERTIN par courriel (aumonier.denislouis.bertin@gmail.com) ou bien, si cela ne peut attendre, voir avec le Père Christophe BARLIER (40.50.30.01) qui assure l’intérim.

Radio Maria no te Hau du 13 au 17 août 2018

logo-rmnth.pngRadio Maria no te Hau diffusera sur ses ondes les enseignements suivants :
> Lundi 13 août : « Espérer contre toute espérance » par Sr Monique-Marie;
> Mardi 14 août : « L'Assomption ou la miséricorde de Dieu pour Marie» par P. Etienne RICHER ;
> Mercredi 15 août : « Avec toi, je vais voir Marie, les saints, ma famille» par Emmanuel Houis;
> Jeudi 16 août : « Apprendre à intercéder» par P Pierre-Marie Soubeyrand;
> Vendredi 17 août : « N'aie jamais peur de Dieu » par P Marie-Michel

ECOLES DE JUILLET

Mgr Cottanceau           En ce jeudi 2 Août où nous célèbrerons la clôture des « écoles de Juillet » par la messe d’investiture, il est réconfortant de constater combien ces écoles mobilisent laïcs, diacres et prêtres pour donner un souffle renouvelé à notre Eglise diocésaine. La disponibilité, le temps consacré, les énergies déployées, le désir de se former, les temps de partage et de prière, les services rendus, et, cette année, ce temps fort diocésain que furent les « Etats Généraux des Katekita », autant de signes positifs qui nous invitent à croire que l’Esprit est bien à l’œuvre dans les cœurs pour l’accomplissement de la mission de l’Eglise reçue du Christ.

            Mais cette présence de l’Esprit ne saurait nous aveugler sur les dangers qui nous guettent comme ils ont été présents dans la vie des Apôtres. Quelles sont ces tentations ?

* Tentation de l’exclusivisme et du monopole : « Jean prit la parole et dit : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom, et nous voulions l’empêcher parce qu’il ne te suit pas avec nous ! » (Lc 9, 49) Jésus ne le suit pas dans cet exclusivisme du groupe ! Personne n’est propriétaire exclusif de la Bonne Nouvelle. L’Esprit souffle où il veut !

* Tentation du plafonnement : jusqu’où peut-on aller dans la mise en pratique de l’Evangile ? C’est la question de Pierre au sujet du pardon : « Combien de fois dois-je pardonner ? Jusqu’à 7 fois ? » (Mt 18, 21) C’est le piège du quantitatif !

* Tentation de vouloir être le plus grand, le premier, le plus important : « ma mission, ma place est plus importante que la tienne ! » C’est la discussion des apôtres après la 2° annonce de la passion en Mc 9, 30. C’est aussi l’enseignement que donne Jésus en Mc 10, 43 : « Ne faites pas peser votre puissance sur les autres, comme font les grands de ce monde…Celui qui voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier parmi vous sera l’esclave de tous ! » (On ne choisit pas celui dont on veut être serviteur : Jésus invite les disciples à se faire esclaves DE TOUS)

* Tentation de solliciter la « punition divine » en cas d’échec ou de difficulté. Alors que Jésus n’est pas accueilli dans un bourg de Samarie, les apôtres demandent : « Veux-tu que nous ordonnions au feu de descendre du ciel et de les consumer ? » (Lc 9, 54) Devant l’échec, Jacques et Jean demandent la punition divine !!! Jésus les réprimande. Dieu ne punit pas ! Et si mon frère vient à pécher ? « Reprends le seul à seul… S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres… S’il refuse d’écouter, dis-le à la communauté… Et s’il refuse d’écouter la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain » (Mt 18, 15). Que l’on se souvienne alors de la façon dont Jésus a traité le païen, le publicain, le pécheur !!!

Les écoles de Juillet sont terminées, la mission continue. Puisse l’Esprit Saint nous tenir tous en éveil sur ces tentations. Que ceux et celles qui ont vécu cette expérience des « écoles de la Foi » et ceux qui ont le désir de servir l’Eglise se trouvent fortifiés contre ces dangers, fortifiés pour poursuivre leur route avec un plus ardent désir de vivre ensemble cette mission dans la fidélité au Christ.

+ Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU

Nominations août 2018

PeretahiriPère Tahiri TIAOAO et Père Ferry TOBE

Avec l’accord du Provincial de France des Religieux des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie,

- le Père Tahiri TIAOAO sscc, actuellement curé des paroisses Saint Jean Baptiste de Mataiea et Sainte Elisabeth de Papeari est nommé curé de la paroisse de MOOREA.

Il résidera à la communauté des Pères des Sacrés Cœurs de Paopao ;

Peretobe- le Père Ferry TOBE sscc, actuellement curé de la paroisse de MOOREA est nommé vicaire des paroisses de la Sainte Trinité de Pirae et du Sacré Cœur d’Arue.

Il résidera à la communauté des Pères des Sacrés Cœurs de Pirae.

 

 

PeredavidlPère David LEOU THAM

Père David, actuellement vicaire à la paroisse de Saint Joseph de Faaa, ayant demandé à commencer sa formation pour entrer dans la Congrégation des Religieux des Sacrés Cœurs et ayant reçu l’accord du Conseil Provincial de France des Religieux des Sacrés Cœurs, est autorisé à rejoindre la communauté des Sacrés Cœurs à Pirae. Pendant cette année de formation (année de postulat), il résidera à la communauté sscc de Pirae et dans la mesure de son temps disponible, pourra aider ponctuellement au service des paroisses de Pirae et Arue.


PeregeraldPère Gérald TEPEHU

Père Gérald, actuellement curé « in solidum » des paroisses Christ Roi de Pamatai et ND de Grâce de Puurai est nommé curé des paroisses de Saint Jean Baptiste de Mataiea et Sainte Elisabeth de Papeari.

Il résidera au presbytère de Mataiea.

Il garde ses fonctions dans les îles Tuamotu (Tatakoto, Pukarua et Reao).

 

Paroisses de Christ Roi et ND de Grâce

Suite à la nomination du Père Gérald TEPEHU aux paroisses de Mataiea et Papeari,

P augusteuebecarlsonPère Auguste UEBE-CARLSON demeure curé des paroisses Christ Roi de Pamatai et ND de Grâce de Puurai. Son lieu de résidence reste le presbytère de Pamatai et garde ses fonctions dans les îles Tuamotu.

 

 

 

PerecharlesPère Charles TABANOU

Le Père Charles, au repos à la communauté des Filles de Jésus Sauveur de Pamatai est autorisé à célébrer l’Eucharistie dans les paroisses de Christ Roi de Pamatai et ND de Grâce de Puurai, et exclusivement dans ces deux paroisses. Le Père Charles agira à la demande du Père Auguste, curé de ces paroisses.

Le Père Charles n’a aucune charge pastorale.

Il continue de résider à la communauté des Filles de Jésus Sauveur de Pamatai.

Comité Diocésain du Renouveau Charismatique août 2018

RenouveaucharismatiqueUne réunion des membres du Comité Diocésain du Renouveau Charismatique se déroulera le mercredi 8 août 2018 de 17h à 18h30 à l'Annexe 2 de l’Évêché, Mission, Papeete.

Ordre du jour :
- Bilan du lundi de Pentecôte 2018
- Bilan du rassemblement du Renouveau Charismatique du samedi 16 juin 2018, en la Paroisse Saint-Paul de Mahina
- La retraite des 24, 25 et 26 août à Tibériade.
Je vous remercie de faire votre possible pour être présent(e)s pour cette réunion, à défaut de déléguer votre adjoint(e).
Merci de votre union et soutien de prières. Soyez bénis abondamment !
Diacre Juanito BURNS, répondant diocésain

Radio Maria no te Hau du 06 au 10 aout

logo-rmnth.pngRadio Maria no te Hau diffusera sur ses ondes les enseignements suivants :
> Lundi 06 août : « Dans la nuée de la Transfiguration » par P. Silouane ;
> Mardi 07 août : « La Parole de Dieu » (1ère partie) par le Cardinal Jean-Pierre Ricard ;
> Mercredi 08 août : « La Parole de Dieu » (2ème partie) par le Cardinal Jean-Pierre Ricard ;
> Jeudi 09 août : « Donner Dieu à un incroyant » par Frère Emidio Marie ;
> Vendredi 10 août : « Tout à Jésus par Marie » par P. Albert-Marie Mériau.

ETATS GÉNÉRAUX

 Mgr Cottanceau           Du Jeudi 26 au Samedi 28 Juillet se déroulent dans les locaux de l’ISEPP les « Etats Généraux des Katekita ». Qu’est-ce à dire ? Cette rencontre va regrouper près de 120 Katekita, nom donné aux laïcs engagés au service la vie de leur communauté Chrétienne locale, qui ont été formés et officiellement investis par l’évêque pour servir ces communautés. Si l’on regarde du côté des statistiques, ils sont actuellement 162 répartis sur tout le diocèse : 100 pour les Iles du Vent, 10 pour les Iles sous le Vent, 48 pour les Tuamotu – Gambier et 4 pour les Australes. Si leur mission à Tahiti et Moorea est de seconder les prêtres et les diacres dans la vie de la paroisse, elle revêt dans les communautés sans prêtre résident (ISLV, Tuamotu, Gambier, Australes) une importance particulière, car ils ont mission entre autre d’animer temps de prière et offices du Dimanche, d’assurer le bon fonctionnement des équipes de catéchèse enfants et adultes, de gérer les difficultés que peut rencontrer leur communauté, de veiller à l’entretien des locaux, d’accompagner les malades et les familles frappées par un deuil, tout cela en lien avec le prêtre qui a la charge canonique de leur paroisse mais n’est présent sur place que quelques jours dans l’année.

C’est à Mgr Michel COPPENRATH que revient le mérite d’avoir pris conscience, dès 1970, de l’importance d’organiser ce ministère de Katekita. Il lui était alors impossible, et c’est toujours vrai, de nommer un prêtre à demeure dans chaque île. Pour que ne disparaisse pas la semence de l’Evangile semée par les premiers missionnaires, et que les fidèles puissent se rassembler pour prier et célébrer, il fallait donc former des laïcs habitant et travaillant sur place afin qu’ils deviennent capables d’accompagner ces communautés et d’assurer leur fonctionnement jour après jour. Pour cette formation furent donc créées les premières « écoles de Juillet ». Depuis 48 ans, ces écoles ont formé plus de 200 Katekita qui ont exercé ou exercent leur mission de façon bénévole. Ainsi prit forme cette institution des Katekita que beaucoup de diocèses nous envient et qui donne aux laïcs une place particulière dans la vie de notre Diocèse. Qu’il soit ici permis de les remercier pour leur dévouement, leur fidélité, leur esprit de service pour le bien et la croissance des communautés où ils exercent.

           Mais en 48 ans, le monde bouge, la société se transforme partout, l’Eglise fait face à de nouvelles situations, à de nouveaux défis et cherche sans cesse comment trouver un langage renouvelé pour cette « nouvelle évangélisation » dont parlait St Jean Paul II. Tout cela a un impact et des répercussions sur la mission des Katekita. C’est pourquoi le moment semble venu de faire le point, de voir comment est vécu ce service de Katekita aujourd’hui et de réfléchir aux moyens permettant un meilleur service de l’Evangile : Katekita et vie de famille, Katekita et vie de prière, Katekita et réalités sociales, Katekita, pouvoir et service, Katekita et catéchèse, autant d’aspects qui seront débattus pendant ces trois jours de rencontre grâce à des temps d’atelier et d’assemblées.

            Sans préjuger des fruits de ce temps fort de notre diocèse, réjouissons-nous déjà de l’espérance qu’il suscite chez nos Katekita. Que par la grâce et la puissance de l’Esprit Saint, soit ainsi renouvelé l’élan missionnaire qui rend notre Eglise vivante et capable de poursuivre sa route pour le service des hommes et des femmes de notre temps !

+ Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU

« ON A GAGNÉ ! »

Mgr Cottanceau           Oui, difficile d’ignorer cette victoire des Bleus ! Difficile aussi d’ignorer l’enthousiasme, la ferveur populaire qui ont secoué, motivé et enthousiasmé les foules, depuis les Champs Elysées jusqu’à Papeete ! Il vaut la peine de se demander ce que signifie cet embrasement populaire, ce qu’il révèle, ce qu’il exprime. Faire rêver les gens, les rassembler de tous horizons, les faire bouger ensemble, les faire regarder dans une même direction… Le déclencheur ? Une équipe et son entraineur qui remportent la coupe du monde, alors qu’au début de cette coupe du monde, seuls 8 % des Français croyaient en leur victoire ! Cela n’a pas empêché nos joueurs de mener à bien leur projet, preuve que le soutien d’une majorité n’est pas un obstacle pour réussir, du moment que ceux qui mènent ce projet y croient !

            Et c’est précisément parce qu’ils y ont cru jusqu’au bout que nos « Bleus » ont remporté la victoire, devenant ainsi un symbole de ce qu’est capable d’accomplir une équipe soudée, solidaire, déterminée. L’acteur Omar Sy dans une lettre publiée dans le journal « Le Parisien » évoque ces joueurs en qui il voit des "porteurs de beaucoup de symboles : l'unité, la diversité, l'espoir, l'ambition, la jeunesse". Beaucoup l’ont compris qui se sont rassemblés pour vivre et fêter cet évènement à l’unisson des cœurs, et qui pour un temps, ont fait voler en éclat les séparations liées aux appartenances communautaristes, idéologiques ou sociales. Ces joueurs, cette équipe ont donné à voir ce qu’il était possible de faire lorsqu’on laissait de côté les doutes et les divisions, la conduite « le pied sur le frein » et qu’on s’ouvrait à la vertu du dépassement de soi, de la confiance en soi, de l’effort et de la primauté du travail en équipe…

            Et Dieu, dans tout ça ? Le magazine sportif « L’Equipe » de Mars 2017 évoque ce témoignage d’Olivier Giroud : "Il m'arrive de prier en plein match. Parfois, tout ne va pas comme tu voudrais, tu sollicites l'aide de Jésus. Ça me fait du bien pour me reconcentrer, me focaliser sur l'essentiel. Lui parler me permet de faire le vide. Ça ne dure que quelques secondes, mais ça m'aide à évacuer ma frustration"… signe qu’aucune activité humaine, même le sport, n’est étrangère au domaine de la Foi. Le Christ ne donne pas la victoire au score, certes, mais il est présent dans la vie des joueurs qui le lui demandent.

Plus encore, le « dicastère » (Sorte de ministère au Vatican) pour les Laïcs, la famille et la vie vient de publier le 1er Juin 2018 un document ayant pour objet les perspectives chrétiennes sur le sport et la personne humaine. Dans le message d’introduction à ce document, le Pape François écrit : « Le sport est un lieu de rencontre où les personnes de tout niveau, de toute condition sociale s’unissent pour obtenir un résultat commun. Dans une culture dominée par l’individualisme… le sport est un environnement privilégié autour duquel les personnes se rencontrent sans distinction de race, sexe, religion ou idéologie… Nous savons comment les nouvelles générations regardent et s’inspirent des sportifs ! C’est pourquoi la participation de tous les sportifs… est nécessaire, pour que ceux qui font partie du monde du sport soient un exemple de vertus comme la générosité, l’humilité, le sacrifice, la constance et l’allégresse ». La façon dont les foules et les médias ont acclamé les « Bleus » et leur victoire laisserait elle à penser que notre Saint Père a vu juste ?

+ Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU

AFC CULTURE DE VIE, CULTURE DE MORT…

logo-afc.jpgCULTURE DE VIE, CULTURE DE MORT…  Où en sommes nous aujourd’hui ?

 Vingt-cinq ans après que saint JP II ait forgé le concept de « culture de mort » devant les menaces qui commençaient à peser sur la société, où en sommes-nous aujourd’hui ?

L’AFC  propose aux futurs responsables du diocèse en formation (Ecole des Diacres, Séminaires, équipes de préparation au mariage, Ecole Sychar, Ecoles de la Foi... et à tous ceux qui le voudraient, de mettre à jour leurs connaissances sur le (ou les) thème(s) suivant(s) :

• La loi de bioéthique : L’Église de France s’est engagée résolument dans le débat sur la loi de bioéthique de 2018.  L’AFC aussi.

            - Procréation Médicale Assistée pour toutes les femmes en couples ou seules

- Euthanasie ou fin de vie à la demande

- Sort des embryons et recherches scientifiques

•  la théorie du « gender et ses conséquences ». Pourquoi le  Pape François parle-t-il à ce propos de « colonisation idéologique » et de « guerre mondiale pour détruire le mariage ? »

- Comment cette atteinte au mariage chrétien s’opère-t-elle ?

- Comment cette théorie peut-elle s’attaquer aux fondements mêmes de  notre foi et à la liberté religieuse ?

La pornographie. L’Église, ringardisée, dénonce depuis longtemps les dangers du « porno » : prostitution, maltraitance... Aujourd’hui, et même en Polynésie, des personnalités de tous bords tirent la sonnette d’alarme avec  sa diffusion incontrôlée sur internet.

«  Nous ne pouvons ignorer ce genre qui fait de la femme un objet d’humiliation. Le fait que la pornographie ait franchi la porte des établissements scolaires est particulièrement inquiétant. » (Emmanuel Macron)

• Les risques liés à la légalisation du paka. Le débat est lancé en Polynésie.

- De quels éléments disposons-nous pour l’alimenter ?

- Les études récentes faites sur les pays ou Etats qui l’ont déjà légalisé ne nous rassurent pas du tout !

Cette information sur le (ou les thèmes) choisi(s) par les responsables peut être donnée tout au long de l’année au rythme qui convient à chaque école, mouvement ou paroisse.

(Contacter : afcdepolynesie@gmail.com/Marie-France 87266950/ Georges 87 71 86 89).

Merci à tous et à bientôt.