A LA UNE

Armoiries épicopales

Armoirie mgr CottanceauAnuntiate Verbum Domini Insulis

« Nations, écoutez la parole de Yahvé ! Annoncez-la dans les îles lointaines ! » Ces paroles du prophète Jerémie (Jr 31, 10) donnent le sens de la devise que j’ai choisie et qui figure en latin. Elles expliquent le choix des symboles : imaginons que nous tenons en main le Livre de la Parole de Dieu au bas du blason. En levant les yeux, se profile à l’horizon une île sur laquelle sont représentés trois cocotiers. On peut y voir une allusion à la réalité de nos îles, mais également à la Sainte Trinité, au Dieu trois fois saint qui nous précède par son Esprit dans toute créature, puisqu’il est le Créateur. C’est là que j’ai été appelé à être pasteur à la suite du Bon Pasteur qui est Parole de Dieu, une Parole qui nourrit ma Foi, qui me passionne depuis ma jeunesse et me surprend chaque jour !

Au milieu du blason sur la gauche, une pirogue. Elle relie les Hommes entre eux, elle ouvre les horizons, elle invite à l’aventure, cette aventure qui a conduit les premiers missionnaires des Sacrés Cœurs et ceux qui les ont précédés à quitter leur pays pour cette partie de l’Océanie, afin d’y apporter la Bonne Nouvelle de Jésus Christ. Elle évoque la barque de Pierre, l’Eglise, et c’est nous qui aujourd’hui sommes les rameurs !

Toujours au milieu, à droite, le Pu… Il résonne et convoque pour la fête, il rassemble, il invite à la réjouissance. Quelle meilleure façon de célébrer dans notre Fenua la venue du Christ et de l’accueillir avec des chants de joie !

Enfin, sous le blason, cette bande blanche avec les croix représente le « Pallium », cet ornement liturgique fait en laine de mouton. Symbolisant la brebis sur les épaules de Jésus, le Bon Pasteur, il signifie le lien personnel et institutionnel de l’archevêque avec le pape, la communion avec le successeur de Pierre dans la charge pastorale de toutes les Églises.

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU

© Archidiocèse de Papeete - 2017

LA BOUCHE, LES MAINS, LES PIEDS ET L’EVANGILE

Mgr CottanceauAu sein de l’Église, il est d’usage d’affirmer que le royaume de Dieu avance à pas d’hommes. Un chant bien connu y fait penser : « ah ! qu’ils sont beaux sur la montagne les pas de ceux qui portent la Bonne Nouvelle et qui annoncent le salut et la paix ! »

Les pasteurs de communautés le savent bien : l’évangélisation n’est ni l’affaire d’une stratégie publicitaire ni d’une conquête géographique. Bien que nous vivions dans un monde hyper connecté où les idées circulent très rapidement, l’expansion de la Bonne Nouvelle dépend avant tout de la réponse personnelle et libre de chaque être humain.

L’annonce du message évangélique et l’adhésion à son contenu s’appuient effectivement sur des « instruments » tout simples : la bouche, les mains, les pieds. Affirmation curieuse au premier abord mais, à bien y réfléchir, le corps n’est-il pas un medium incontournable de la vie de foi ?

La bouche proclame et acquiesce le credo, les mains reçoivent l’eucharistie et bénissent, les pieds nous portent vers autrui pour partager le salut et la paix du Christ. Nous avons là aussi une belle image des trois ministères confiés aux chrétiens et aux pasteurs en premier lieu dès le baptême : enseigner la Parole par la bouche, sanctifier par les mains, guider une communauté en traçant un chemin à suivre.

La Bible fourmille de références. Isaïe accepte de devenir le prophète du Seigneur après avoir reçu la purification de ses lèvres (cf. Isaïe 6, 1-8). Saint Paul impose les mains à Timothée pour qu’il devienne le pasteur de sa communauté (cf. 2 Timothée 4,1-8). À la veille de sa mort, Jésus lave les pieds de ses apôtres pour leur montrer ce qu’ils devront faire eux-mêmes en témoignage à donner aux chrétiens : servir, aimer, donner sa vie comme Jésus a fait pour eux (cf. Jn 13,1-17).

Le lecteur apprendra par ailleurs que les textes cités sont ceux qui ont été choisis pour l’ordination épiscopale de ce samedi 18 février. Dans ce même épisode du lavement des pieds, Jésus conclut ses recommandations par l’évocation d’une béatitude : « Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites » (Jn 13,17). Que chacun se sente donc encouragé à disposer ses lèvres, ses mains et ses pieds au service de l’avancement de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ.

 Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Pko 17.02.2017

Eglise cath papeete 1Bulletin gratuit de liaison de la communauté de la Cathédrale de Papeete n°09/2017
Vendredi 17 février 2017 – Veillée préparatoire à l’ordination épiscopale – Année A
« Sois le berger de mes brebis »
Veillée de prière du vendredi 17 février 2017...

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Ordination Episcopale de Mgr Jean Pierre Cottanceau

Ordination mgr jp cottanceauSamedi 18 février 2017 à 9h, en l’église Maria no te Hau de Papeete,
S.E. Mgr Michel CALVET, Archevêque de Nouméa, assisté de
S.E. Mgr Hubert COPPENRATH, Archevêque émérite de Papeete, et de
S.E. Mgr Pascal CHANG SOI, Evêque de Taiohae,
en présence de
S.E. Mgr Martin KREBS, Délégué apostolique
ordonneront avec tous les évêques présents
S.E. Mgr Jean Pierre COTTANCEAU, Archevêque de Papeete.

- Vendredi 17 février -
A 19h à la Cathédrale aura lieu une veillée de prière pour nous préparer spirituellement à l’ordination.
Cette veillée débutera par les Vêpres animées par la paroisse de la Cathédrale. Suivra un temps d’adoration jusqu’à Minuit.

- Samedi 18 février -
PARKINGS :

* Le parking du presbytère de MNTH est réservé pour les prêtres, diacres, séminaristes, religieux/ses, presse ;
* Le parking sur la route devant l’église MNTH est réservé pour les autorités et invités d’honneur ;
* Les parkings de l’évêché, Ecole de la Mission, Communauté Chinoise, Lycée La Mennais et du côté de la Fraternité Chrétienne et de Tere Ora sont pour les fidèles ;
* Si des paroisses viennent du bus, les bus après avoir laissé leurs passagers devant l’évêché pourront se garer au parking Tarahoi gratuitement.

- Dimanche 19 février -
Au cours de la messe de 8h concélébrée par les évêques présents à la Cathédrale, Monseigneur Jean-Pierre prendra officiellement possession du siège épiscopal, selon le rite prévu par notre Sainte Mère l’Eglise.

Congrégation des Sœurs de Saint Joseph de Cluny 25 mars 2017

S ur marie joseph de la sainte trinite voirinCongrégation des Sœurs de Saint Joseph de Cluny
Sœur Marie-Joseph IKAI et toutes les Sœurs de Saint Joseph de Cluny sont heureuses de vous annoncer que Sœur Marie-Joseph de la Sainte Trinité VOIRIN va s’engager dans la Congrégation par l’émission des vœux d’obéissance, de chasteté et de pauvreté pour trois ans au cours de la messe qui sera célébrée par Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU en l’église Maria no te Hau (Papeete), le samedi 25 mars à 10h, en la fête de l’Annonciation. Merci d’accompagner notre Sœur par votre prière et si possible, votre présence.

Renouveau Charismatique: Retraite carême, jubilé d'or et pélerinage

RenouveaucharismatiqueRetraite pour préparer le carême 2017 ouverte à toute personne de plus de 15 ans
Du 24 au 26 février à Tibériade
le Comité Diocésain du Renouveau propose une retraite sur le thème : « Quels dons ai-je reçus ? Qu’en ai-je fait ? »
Les prédicateurs seront : D. Donald, D. Gaspar, D. William.
Pour les inscriptions : s’adresser aux bergers des groupes de prière dans les paroisses. On peut également transmettre les fiches d’inscription au Diacre Gaspar ou au Diacre William à l’archevêché de Papeete.

 

Jubile d orJubilé d’Or du renouveau à Rome et Pèlerinage
Il reste encore quelques places pour participer à Rome au Jubilé d’or du Renouveau Charismatique Catholique et au Pèlerinage diocésain en Italie et en France.
Départ de Papeete le samedi 27 mai – retour samedi 17 juin 2017.
(7 jours à Rome pour la célébration internationale des 50 ans du Renouveau Catholique ; suivi de 13 jours de pèlerinage [Assise (St François et Ste Claire), Pise, Arenzano, Nice, Saint Maximin, Lourdes, Rocamadour, Nevers, Paris])
Informations et inscriptions : auprès du Diacre Pierre ANCEAUX tél. 87.32.88.96/ rdpierreanc@yahoo.fr
Une réunion des pèlerins et des personnes intéressées par le pèlerinage est fixée au mardi 21 février à 18 H, en présence de Gérald, organisateur des pèlerinages, à la Fraternité Notre-Dame de l’Agapé à Pirae (au-dessus du presbytère Ste Trinité)

Service Diocésain de la Catéchèse Journée de formation

sdc.jpgJournée de formation avec le Père André PACHOD
Le service Diocésain informe que le Père André PACHOD est de retour sur le territoire pour une journée de formation mise en place par l'enseignement catholique le vendredi 17 février. Les inscriptions des catéchistes des paroisses seront séparées, mais comme l'an passé, tout le monde sera ensemble !
Pour les inscriptions, contacter Frère Gilles LE GOFF au 87 74 23 37 ou par courriel à gillesL@clm.ddec.edu.pf

Radio Maria no te Hau du 20 au 24 .02.2017

logo-rmnth.pngVoici la liste des enseignements diffusés sur les ondes de la radio à 10h.

  • Lundi 20 février : Reportage souvenir de l’Ordination Épiscopale du Nouvel Archevêque Mgr Jean-Pierre C.
  • Mardi 21 février : « Mission et questions délicates de pastorale » par le Cardinal SCHÖNBORN ;
  • Mercredi 22 février : « Plongé dans l'amour de Dieu » par Père Louis Pelletier ;
  • Jeudi 23 février : « Prière pour rencontrer Jésus » par Père Gilles Ferant ;
  • Vendredi 24 février : « 5 clés pour réussir ta vie » par Père Jean-Marie PETITCLERC.

« Eh bien ! moi, je vous dis… »

Ces semaines-ci, les évangiles du dimanche reproduisent le célèbre « Sermon sur la Montagne » en saint Matthieu. Les fameuses « antithèses » de Jésus sont au cœur du texte évangélique du dimanche qui vient : « On vous a dit que… Eh bien ! moi, je vous dis… » (Mt 5, 17-37).

Dans la langue, le « on » est un pronom personnel indéfini et désigne des individus dont le nombre et le genre sont inconnus. Terrible « on » à vrai dire ! À cause de lui, combien d’histoires, de commérages, de supputations douteuses voire de calomnies se propagent. Les réseaux sociaux fourmillent de ce « on » si confortable et pratique qui fait paravent !

Un chemin de conversion consisterait sans doute dans ses prises de paroles à assumer ses propres opinions et à faire usage du « je ». Mais cela implique un vrai courage, ce qui semble bien difficile à beaucoup d’entre nous : « Eh bien ! moi, je vous dis… ».

Dans la bouche de Jésus, le « on » ne renvoie pas tant aux prescriptions de la Loi de Moïse qu’aux opinions très diverses des « maîtres » de son époque. Parmi eux, il y a les scribes et les pharisiens vis-à-vis desquels Jésus se prononce sèchement : « Si votre justice ne dépasse pas celles des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. »

Les scribes et les pharisiens avaient tendance à se cacher derrière des interprétations et des affirmations qu’ils faisaient passer pour vraies en les recouvrant d’une autorité divine. En réalité, ils liaient les gens par de pesants fardeaux. Et Jésus a fait remarquer qu’ils n’étaient pas toujours capables de porter ces fardeaux eux-mêmes.

En outre, leur manière d’envisager la relation à Dieu était proche d’une logique de rétribution, c’est-à-dire du « donnant-donnant » ou du « permis-défendu » : « si tu fais cela, alors Dieu te récompensera », et inversement ; avec des enchainements malheureux du style « si Dieu ne te donne pas cela (le bonheur, la richesse, la santé…), c’est que tu n’as pas agi comme il faudrait ».

À l’inverse, Jésus a révélé au monde un visage de Dieu bien différent : « je suis doux et humble de cœur ». Toute la puissance de ce « je » réside dans sa légitimité comme Messie et Seigneur, Fils unique du Père et donateur de l’Esprit. Et cet usage du « je » - comme s’il pouvait parler à la place de Dieu – lui sera reproché durement. À vrai dire, il en mourra. Jésus pourtant ne s’est pas caché ni derrière un texte ni derrière un savoir (ou un clavier comme cela se fait de nos jours).

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Comité Diocésain du Te Vai Ora : report

joelaumeran-1.jpgLe Père Joël et le Comité informent les membres et les invités, parrains et marraines que la rencontre prévue le week-end du 17-18-19 février 2017 est reportée aux 28-29-30 avril 2017 à Tibériade.

Merci pour ceux qui le peuvent à venir partager la joie de l’ordination épiscopale de Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU.

Décès du Diacre Benoît VAKI

B VakiCONDOLEANCES ET SYMPATHIE
Samedi 04 février 2017, le diacre Benoît VAKI s’en est allé vers la maison du Père.
L’inhumation a lieu le mardi 07 février où une messe a été dite en l’église du Sacré Cœur de Arue et l’inhumation au cimetière communal de Arue.
Monseigneur Jean-Pierre, tous les prêtres, les diacres et les fidèles adressent à son épouse, à ses enfants, petits-enfants et à toute la famille leurs plus sincères condoléances et que nos prières vous accompagnent.

VIE CONSACREE ET PRESENTATION DU SEIGNEUR AU TEMPLE

Mgr CottanceauLa semaine est marquée par la fête de la Présentation du Seigneur au Temple, le 2 février. Outre que la fête commémore le moment où Marie et Joseph consacrent l’enfant Jésus à Dieu comme le prescrit la loi de Moïse, ce jour est aussi celui qui a été choisi par le pape Jean-Paul II depuis 1997 pour célébrer la journée de la vie consacrée.

La simultanéité des deux célébrations ne tient pas du hasard. La présentation de Jésus au Temple annonce sa propre consécration au Père et le don de sa propre vie jusqu’à la Croix par amour pour les hommes. Toute personne consacrée est bouleversée par ce don du Christ au point de tout laisser pour vivre à sa suite.

Ce style de vie est un témoignage qui dépasse les personnes consacrées elles-mêmes. À travers elles, les valeurs du Royaume se diffusent dans le monde : générosité, détachement, esprit de sacrifie, capacité à donner la priorité aux autres, etc. Ce faisant, elles peuvent réveiller un monde endormi et montrer une manière différente de faire des choses, d’agir, de vivre.

Mais à ce que « quelques-uns » choisissent de vivre, tous sont appelés et en possèdent les capacités et les charismes nécessaires. Ayons à l’esprit qu’obéir à la volonté de Dieu, respecter la dignité de chaque personne, consacrer les fruits de son travail au service de la mission, tous les chrétiens y sont consacrés par le baptême !

Le contexte actuel révèle toutefois un essoufflement sur le plan des vocations. Dans un discours prononcé le 28 janvier dernier à l’adresse du monde religieux, le pape François a évoqué les grandes fragilités actuelles de la vie consacrée : « la culture du provisoire, (…) le consumérisme, (…) la routine, la fatigue, le poids de la gestion des structures, les divisions internes, la recherche du pouvoir, une manière mondaine de gouverner les institutions, un service de l’autorité qui parfois devient un autoritarisme ou d’autres fois un laisser-faire ».

Le pape termine son discours en relevant l’importance de la vie fraternelle en communauté, de la vie de prière, de la fréquentation des sacrements et d’un témoignage de vie authentique. Aux jeunes qui sont en recherche, c’est la « joie de l’Évangile » qu’il s’agit avant tout de partager. Toute vocation tire sa force et sa durabilité du « regard fixé sur le Seigneur ».

Depuis ses origines, notre diocèse s’est enrichi de la vie consacrée. Et ce style de vie continue encore aujourd’hui d’alimenter notre Église locale de ses dons et charismes à travers nombre d’hommes et de femmes. Nous tenons ici à les remercier pour leur engagement et à les encourager !

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

L’HOMME ET LA PLUIE

A l’heure où notre pays vient d’être frappé par de violents épisodes météorologiques jetant un certain nombre de familles hors de leurs maisons, détruisant habitations, ponts et routes, la question revient de savoir comment éviter que pareil désastre se reproduise. Comme si l’Homme pouvait interdire à la pluie de tomber ! Ecoutons ce passage de l’Ancien Testament où Dieu invitant Job à l’humilité s’adresse à lui en ces termes : « 25 Qui perce un canal pour l'averse, fraie la route aux roulements du tonnerre,  26 pour faire pleuvoir sur une terre sans hommes, sur un désert que nul n'habite…    28 La pluie a-t-elle un père, ou qui engendre les gouttes de rosée?  29 De quel ventre sort la glace, et le givre des cieux, qui l'enfante,  30 quand les eaux se durcissent comme pierre et que devient compacte la surface de l'abîme?...  33 Connais-tu les lois des Cieux, appliques-tu leur charte sur terre?  34 Ta voix s'élève-t-elle jusqu'aux nuées et la masse des eaux t'obéit-elle?  35 Sur ton ordre, les éclairs partent-ils, en te disant : "Nous voici?"…  37 Qui dénombre les nuages avec compétence et incline les outres des cieux,  38 tandis que la poussière s'agglomère et que collent ensemble les mottes de terre? » (Job 38)

Rendons à Dieu et aux lois de la nature ce qui leur revient. Mais rendons également à l’Homme ce qui lui revient. Le texte de la Genèse évoquant la création du monde nous révèle que Dieu confia aux Humains le soin de dominer la terre et de la soumettre, le soin de poursuivre son œuvre créatrice. Dans le livre du Siracide, nous trouvons ces paroles : « Les Humains ont reçu du Seigneur l’usage des cinq sens ; il leur a donné en partage un sixième sens, l’intelligence… Aux Humains il a donné du jugement, une langue, des yeux, des oreilles et un cœur pour réfléchir. Il les a remplis de savoir et d’intelligence… » (Si 17, 5-7) Si l’Homme ne peut empêcher la pluie de tomber, il peut en limiter les désastreuses conséquences, d’abord par son savoir et son intelligence à percer les secrets de la nature pour en limiter les aspects destructeurs. Autre moyen que nous avons vu à l’œuvre ces derniers jours : les nombreux actes de solidarité, de dévouement, de don de soi, la mobilisation des services de secours, des responsables du pays, depuis les maires jusqu’aux plus hautes autorités, des confessions religieuses et autres organisations d’entraide.  De cet épisode, dramatique pour beaucoup, ont surgi la solidarité et l’entraide… Ainsi, de tout mal peut en sortir un bien.

Puissent les événements de ce dernier week-end nous rappeler à l’humilité face à la nature, pour la respecter et la sauvegarder. Comme le dit un proverbe : « Dieu pardonne toujours, les Hommes parfois, la nature jamais ! ». Puissent ces événements nous ouvrir davantage à la souffrance et au désarroi de ceux qui ont tout perdu, non pour les plaindre mais pour nous faire proches d’eux et les secourir en actes. Puissent enfin ces événements nous aider à comprendre que, habitant tous la même terre, nous sommes solidaires dans une même responsabilité, poursuivre l’achèvement de cette création que Dieu a commencée dans la lumière au matin du monde !

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

ORDRE DE MALTE FRANCE

Ordre de malteCompte tenu des graves événements climatiques survenus samedi et dimanche dernier, et de la quantité de nos compatriotes du fenua dans le besoin, la délégation de l’Ordre de Malte France de Polynésie Française a décidé, en concertation avec les autres associations caritatives (Croix Rouge et Secours Catholique) de reporter la quête pour la Journée Mondiale des Lépreux prévue ces samedi et dimanche dans les paroisses du diocèse aux samedi 25 et dimanche 26 février 2017. Les troncs seront mis en place la semaine précédente.
Il sera néanmoins procédé ce samedi à une quête dans les hypermarchés de Tahiti au profit des sinistrés.
Par avance, nous vous remercions de votre compréhension, de votre solidarité avec nos frères dans le besoin et de votre générosité.

Christian HYVERNAT, Délégué en Polynésie Française

Nous réconcilier. L’amour du Christ nous y presse

Mgr Cottanceau(cf. 2 Co 5, 14-20)

   L’actualité ecclésiale est marquée par la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. L’année 2017 est d’une particulière importance, puisque sera célébré le 500e anniversaire de la Réforme luthérienne. En 1517, Luther exprimait des critiques en publiant « 95 thèses » contre ce qu’il considérait être des abus dans l’Église de son époque.

   Cet événement enclencha la naissance des mouvements réformateurs et marqua la vie de l’Église d’Occident pendant plusieurs siècles. Il s’en suivit une longue période de controverses ponctuées de conflits sanglants. Les blessures furent telles que l’unité entre les chrétiens semblait impossible.

   Un chemin de réconciliation a pourtant été initié. Le concile Vatican II a reconnu que les Églises et les communautés chrétiennes non catholiques peuvent produire la vie de grâce et donner accès à la communion du salut. En 1999, la Déclaration commune sur la doctrine de justification signée par la Fédération mondiale luthérienne et l’Église catholique a affirmé l’existence d’un consensus sur les vérités fondamentales de la doctrine de justification.

   Plus récemment, en 2013, la Commission luthéro-catholique romaine sur l’unité a rendu un rapport dont le titre illustre bien le chemin parcouru : « Du conflit à la communion ». Le document relève notamment la reconnaissance œcuménique de Luther - qui « n’avait pas l’intention de diviser, mais de réformer l’Église » - comme « témoin de l’Évangile ».

   Le thème de cette année « Nous réconcilier - L’amour du Christ nous y presse » est tiré d’un passage de la seconde lettre aux Corinthiens où saint Paul souligne que la réconciliation est un don de Dieu pour toute l’humanité (2 Co 5,14-20). Réunis par la foi en Jésus Christ, l’amour du Christ nous donne la force pour reconnaître la douleur causée par les divisions, pour lui demander la grâce nécessaire à la guérison de blessures réciproques et progresser ainsi vers la réconciliation.

   En Polynésie, nos Églises et communautés ont connu également un temps de divisions surtout dans la période qui a suivi l’arrivée des missionnaires. Ce temps appartient au passé. Les initiatives prises par Monseigneur Michel Coppenrath et le pasteur Samuel Raapoto, premier président de l’Église évangélique de Polynésie française, à partir des années 60 ont conduit à une estime mutuelle et durable.

   À l’approche de l’ordination épiscopale, je souhaite adresser un message de fraternité et de bienveillance aux communautés chrétiennes de notre pays, en particulier à l’Église Protestante Maohi avec qui notre diocèse entretient des liens profonds. Je souhaite poursuivre l’action de mes prédécesseurs, inscrire le temps de mon épiscopat sous le signe du dialogue sincère et de l’amitié dans le respect mutuel.

   Que cette Semaine de prière pour l’unité des chrétiens renforce donc notre désir ardent de communier ensemble à l’amour du Christ. Que nos pasteurs respectifs et nos fidèles soient des ministres de réconciliation « pour faire tomber les barrières, construire des ponts, instaurer la paix et ouvrir la voie à de nouvelles manières de vivre au nom de celui qui nous a réconciliés avec Dieu, Jésus Christ ».

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Vœux de nouvelle année au Gouvernement de la Polynésie française

Mgr CottanceauLundi dernier, jour de la fête du Baptême du Seigneur, le président du pays, M. Édouard Fritch, et son gouvernement ont assisté à une célébration eucharistique dans le cadre des visites de courtoisie rendues aux différentes confessions religieuses du Fenua au début de chaque nouvelle année.

   L’homélie a été l’occasion d’offrir une méditation à partir du thème de la parole. La foi chrétienne repose sur la conviction qu’en Jésus Christ la Parole de Dieu s’est faite chair. Et dans l’évangile de la fête du Baptême du Seigneur, le Père confirme le statut unique parmi les hommes de Jésus en lui adressant cette parole : « Tu es mon Fils bien-aimé » (Luc 3,22).

   Mais il n’y a pas que dans le domaine de la foi que la parole est importante. Toute la vie en société est fondée sur la confiance dans la parole donnée. Sans elle, les rapports humains se désagrègent dans le mensonge, la calomnie, la corruption… jusqu’à la violence. Le monde dans lequel nous évoluons tombe souvent dans le piège de la consommation, du gain, de la productivité, au mépris des aspirations profondes de l’être humain.

   En matière d’exercice de la parole et de développement humain, les personnages politiques – mais aussi tout responsable de communautés tels les pasteurs – portent une grande responsabilité. Le peuple que nous servons nous regarde et attend de nous une hauteur de vue et d’esprit. Au-delà des oppositions d’opinions, il nous revient d’appliquer une parole d’échange, de médiation, de concertation.

   En cela, le Christ est un modèle dans la mesure où il savait créer autour de lui un espace de vie et de liberté où chacun se sentait accueilli et entendu. Jésus-Christ avait une claire conscience de la dignité de toute personne. Il savait reconnaître et écouter les désirs profonds de ceux qu’il rencontrait sur sa route.

   En demandant le baptême de Jean le baptiste, Jésus manifestait par là sa volonté de porter les espérances de toute l’humanité. Il s’est identifié aux pécheurs et aux exclus tout en leur communiquant une parole de salut, de libération, de guérison. Puisse donc l’Esprit Saint nous aider à mener à bien la mission qui est la nôtre pour que notre parole soit vraie et féconde pour le bien de tous.

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens

eveche15w.jpg« Parole de réconciliation :‘l’amour du Christ nous presse’ (2 Co 5, 14-20)

Des temps de prière, de rencontres, de partages, etc. pourront être organisées dans nos différentes communautés, durant la semaine de l’unité des chrétiens fixée du 18 au 25 janvier.

Réunion des bergers et membres des groupes de soutien

RenouveaucharismatiqueSamedi 21 janvier 2017 (de 13h30 à 16h15) à la paroisse St Etienne de Punaauia aura lieu la réunion trimestrielle des bergers et membres de soutien des groupes de prières, fraternités et communautés du renouveau Charismatique. Réunion importante pour préparer le Jubilé d’or.

Décès du Frère Vincent GUILLERM

FrerefrancoisFrère Vincent GUILLERM, appelé aussi de son nom de Frère, Frère François Laurent, est décédé le jeudi 5 janvier 2017 à la communauté des Frères de Josselin à l’âge de 91 ans dont 76 de vie religieuse. La cérémonie des obsèques a eu lieu le samedi 7 janvier 2017 en la chapelle de la Maison-Mère des Frères à Ploërmel.
Frère Vincent a été Supérieur des Frères en Polynésie et Directeur du Collège Lycée La Mennais de 1963 à 1971. Voici quelques éléments essentiels qui ont marqué son temps de Supérieur en Polynésie :
- Ouverture de l’école Fariimata avec Frère Ronan comme directeur le 20/09/1965
- Arrivée des premiers VAT (volontaires à l’aide technique Frères puis aussi laïcs) en septembre 1965
- Inauguration du Fare des Frères de Paea construit grâce aux Anciens Elèves des Frères le 16/09/1967
- Ouverture en septembre 1968 de l’Ecole Saint Hilaire à Faaa avec Roger NOUVEAU comme directeur
- Retour en 1971 des Frères à l’Ecole Saint Joseph de Taiohae : Frère Ronan Directeur et Frère Marcel.

1er janvier, Journée de la Paix

Mgr CottanceauDans son message à l’occasion de la journée pour la Paix, le Pape François nous invite à réfléchir sur la violence et la non-violence. En regardant les infos du monde, cette violence saute aux yeux : conflits armés, guerres, attentats, meurtres etc… Mais point n’est besoin d’aller en Syrie ou au Congo pour toucher du doigt cette violence. Rappelons-nous ce qui s’est passé à Moorea avec ce garçon de 13 ans, et il y a quelques jours encore à Outumaoro…Trop souvent, nos journaux locaux déversent leur lot de violences : violence conjugales, violence engendrée par l’alcool et la drogue, la misère, violence sur la route, violence des forts sur les faibles, sur les enfants, violence sur la nature et l’environnement, non-respect de la vie d’autrui…

            Le Saint Père nous rappelle que Jésus aussi a vécu en des temps de violence : massacre des Galiléens par Pilate, et que Jésus évoque en Lc 13, crucifixions, lapidations, massacre des Saints Innocents… Face à cette violence, gardons-nous d’accuser en premier les instances politiques ou les responsables de la société… le Christ nous enseigne en effet que le vrai champ de bataille sur lequel s’affrontent la violence et la paix, c’est le cœur de chacun de nous : « c’est du dedans, du cœur de l’homme que sortent les pensées perverses… » Face à cette violence, le Christ offre une réponse opposée à la vengeance, une réponse positive, la seule qui puisse aider au progrès de l’humanité, la seule qui puisse nous aider à grandir à l’image et à la ressemblance de Dieu. Il a prêché inlassablement l’amour inconditionnel de Dieu qui accueille et pardonne et il a enseigné à ses disciples à aimer leurs ennemis. Lorsqu’il a empêché ceux qui accusaient la femme adultère de la lapider et lorsque, la nuit d’avant sa mort, il a dit à Pierre de remettre son épée au fourreau, Jésus a tracé la voie de la non-violence, qu’il a parcourue jusqu’au bout, jusqu’à la croix, par laquelle il a réalisé la paix et détruit la haine en pardonnant.

Le Saint Père précise les conséquences de cet enseignement du Christ : « Si l’origine dont émane la violence est le cœur des hommes, il est alors fondamental de parcourir le sentier de la non-violence en premier lieu à l’intérieur de la famille. La famille est le creuset indispensable dans lequel époux, parents et enfants, frères et sœurs apprennent à communiquer et à prendre soin les uns des autres de manière désintéressée, et où les frictions, voire les conflits doivent être surmontés non pas par la force, mais par le dialogue, le respect, la recherche du bien de l’autre, la miséricorde et le pardon. De l’intérieur de la famille, la joie de l’amour se propage dans le monde et rayonne dans toute la société.» Plus loin, le Pape François nous rappelle qu’il y a incompatibilité totale entre Dieu et la violence : « La violence est une profanation du nom de Dieu. Ne nous lassons jamais de le répéter : Jamais le nom de Dieu ne peut justifier la violence. Seule la paix est sainte. Seule la paix est sainte, pas la guerre ! ».

Alors, frères et sœurs, que faire et comment faire ? Jésus lui-même nous donne le manuel pour construire la paix : Les béatitudes. Elles tracent le profil de la personne que nous pouvons qualifier d’heureuse, de bonne et d’authentique. Heureux les doux – dit Jésus –, les miséricordieux, les artisans de paix, les cœurs purs, ceux qui ont faim et soif de justice. C’est aussi un programme et un défi pour nous ici en Polynésie, et il est urgent de le prendre au sérieux. Accueillons dans ce sens le vœu formulé par le St Père en conclusion de sa lettre :

« En 2017, engageons-nous, par la prière et par l’action, à devenir des personnes qui ont banni de leur cœur, de leurs paroles et de leurs gestes, la violence, et à construire des communautés non-violentes, qui prennent soin de la maison commune. « Rien n’est impossible si nous nous adressons à Dieu dans la prière. Tous nous pouvons être des artisans de paix ». Que Notre Dame de Paix, Maria No te Hau qui veille sur notre fenua nous soit en aide.

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU