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du19 janvier 2020
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 2020

Entendre le cri des migrants : Prions pour que le cri de tant de migrants victimes de trafics criminels soit entendu et pris en compte : ils sont nos frères et sœurs en humanité.

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02.02.2020
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Pirogue de la parole Foi aux marquises   Caddie de la solidarite Pretres cepc 2019 Semeurtahitien

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La foi aux Marquises

Le caddie de la solidarité 

Rencontre des prêtres de la Cepac  Lire la page FB du semeur 
 

Liste des pages du semeur 
Octobre 2019
Septembre 2019

Nominations 08 janvier 2020

eveche15w.jpgSuite au départ à la retraite du P. Francis DEMEERS omi, le P. Denis BERTIN, aumônier militaire, est nommé Vicaire Judiciaire de l’Officialité Diocésaine de l’Archidiocèse de Papeete, et ce avec l’accord de l’évêque aux armées, Mgr Antoine de ROMANET. Cette nomination a pris effet le 1er Janvier 2020.

Suite au départ pour Orléans (dans le cadre de la formation des séminaristes de l’Archidiocèse) du P. Vetea BESSERT qui remplissait la fonction de défenseur du lien, le P. Landry BOYER, curé de la paroisse St Etienne de PUNAAUIA est nommé en outre Défenseur du lien à l’officialité diocésaine de l’Archidiocèse de Papeete. Cette nomination a pris effet le 1er Janvier 2020.

DECES DU FRERE THADDEE MATURA

eveche15w.jpgC’est avec regret que nous recevons cette nouvelle du décès de notre frère Thaddée Matura, ofm, survenu le soir du 05 janvier 2020, au Carrefour Providence. Il était âgé de 97 ans et comptait 79 ans de vie religieuse et 71 de prêtrise. Union de prières.

HEUREUX LES ARTISANS DE PAIX

Mgr CottanceauLe 1° Janvier est traditionnellement l’occasion pour nous de nous souhaiter une bonne année et de formuler à nos proches, à nos amis, aux membres de nos familles, à nos collègues de travail les meilleurs vœux de bonheur, de santé et de prospérité. C’est également l’occasion pour nous, Chrétiens, l’occasion de prier pour la Paix, qui plus est en ce jour où nous célébrons Sainte Marie, Mère de Dieu, vénérée plus particulièrement dans notre diocèse sous le vocable de « Maria No Te Hau », Notre Dame de Paix. Mais comment peut-on parler de paix dans un monde où le fracas des armes et de la violence retentit de toutes parts ? Guerres entre états, persécutions religieuses dont les Chrétiens sont les premières, mais pas les seules victimes, conflits sociaux qui secouent la métropole et bien d’autres régions de par le monde, instabilité politique qui provoque désordre et violence, souffrance et parfois mort…

            Pour nous soutenir dans notre prière, le Pape François dans son message pour la « 53° Journée Mondiale pour la Paix » nous invite à mieux comprendre ce qui fait obstacle à la paix, que ce soit dans notre propre cœur ou dans l’esprit qui conduit les états et les institutions qui régissent nos sociétés. Le Saint Père nous met en garde en rappelant ce qui, dans notre cœur, peut s’opposer à la paix. Cela commence en chacun de nous : « La guerre, nous le savons bien, commence souvent par l’intolérance à l’égard de la différence de l’autre, qui renforce le désir de possession et la volonté de domination. Elle naît, dans le cœur de l’homme, de l’égoïsme et de l’orgueil, de la haine qui pousse à détruire, à renfermer l’autre dans une vision négative, à l’exclure et à le faire disparaître. La guerre se nourrit de la perversion des relations, d’ambitions hégémoniques, d’abus de pouvoir, de la peur de l’autre et de la différence perçue comme un obstacle. » A notre niveau personnel, poursuit le Saint Père, cultiver la crainte et la méfiance de l’autre, loin d’établir une paix durable, ne peut qu’envenimer les relations et faire obstacle au dialogue. Il est impossible alors de bâtir une paix qui reposerait sur le manque de confiance et sur la peur qui ne peuvent que fragiliser les rapports entre humains et engendrer au bout du compte la violence. « Toute situation de menace alimente le manque de confiance et le repli sur soi. Le manque de confiance et la peur renforcent la fragilité des rapports et le risque de violence, dans un cercle vicieux qui ne conduira jamais à une relation de paix. »

            Evoquant également le niveau des relations internationales, le Saint Père, faisant écho à son voyage récent au Japon, affirme que la dissuasion nucléaire ne peut que créer une sécurité illusoire. Il souligne dans le même sens l’absurdité qu’il y aurait « à vouloir défendre et garantir la stabilité et la paix sur la base d’une fausse sécurité soutenue par une mentalité de crainte et de méfiance qui finit par envenimer les relations entre les peuples et empêcher tout dialogue possible. La paix et la stabilité internationales sont incompatibles avec toute tentative de construction sur la peur de la destruction réciproque ou sur une menace d’anéantissement total ; elles ne sont possibles qu’à partir d’une éthique globale de solidarité et de coopération au service d’un avenir façonné par l’interdépendance et la coresponsabilité au sein de toute la famille humaine d’aujourd’hui et de demain ».

            Au terme de sa lettre, le Saint Père conclut par une question : « Comment, alors, construire un chemin de paix et de reconnaissance réciproque ? Comment rompre la logique macabre de la menace et de la peur ? Comment briser la dynamique de la défiance qui prévaut actuellement ?... Il s’agit d’abandonner le désir de dominer les autres et d’apprendre à se regarder réciproquement comme des personnes, comme des enfants de Dieu, comme des frères. L’autre ne doit jamais être enfermé dans ce qu’il a pu dire ou faire, mais il doit être considéré selon la promesse qu’il porte en lui. C’est seulement en choisissant la voie du respect qu’on pourra rompre la spirale de la vengeance et entreprendre le chemin de l’espérance. »

            Puissions-nous reprendre à notre compte cette invitation du Saint Père, qu’elle nous guide durant cette nouvelle année et nous aide à devenir davantage des artisans de Paix !

            Bonne, Heureuse et Sainte Année 2020 à tous.

 + Mgr Jean Pierre COTTANCEAU

VENEZ ! LAISSEZ VOS ACTIVITES …  IL VOUS ATTEND …

eveche15w.jpg      Ils sont venus, pauvres comme les bergers ; riches comme les Mages … « Ils ont vu une grande lumière…sur eux la lumière a resplendi » (Isaïe 9, 1).

       Où trouver refuge, consolation, tendresse, compréhension, réconfort, courage ? Si ce n’est auprès de la Sainte Famille de Bethléem, la ville de David. En effet l’ange l’avait dit aux bergers : « je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur. » (Luc 2, 10-11)

      C’est exactement la prophétie d’Isaïe : « un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé :  ‘’Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix’’ ». (Isaïe 9, 5)

     Difficile d’imaginer une telle réalité en contemplant ce petit bébé en ce lieu si improbable. C’est le « mystère de l’Incarnation ». Saint Jean confirme : « le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. » (Jean 1, 14) C’est pourquoi il nous faut prendre le temps de contempler le mystère de la Nativité ; comme disait Saint François d’Assise : « Je veux, évoquer le souvenir de l’Enfant qui naquit à Bethléem… Je veux le voir, de mes yeux de chair, tel qu’il était, couché dans une mangeoire et dormant sur le foin, entre un bœuf et un âne. »

      Quoi de plus beau qu’un enfant devant la crèche, émerveillé par ce ‘’poupon’’ appelé Enfant-Jésus, réchauffé par un bœuf et un âne (!), surveillé tendrement par Marie et Joseph. C’est alors que l’enfant se prend à rêver : « Qu’il fait bon auprès de cette famille – la Sainte Famille de Dieu - ! J’aimerais tant que cette crèche reste gravée dans mon petit cœur ! » Quelle belle image !

      Résonne alors en moi cette parole de l’Evangile : « si vous ne changez pas pour devenir comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. » (Matthieu 18,3) Puisse mon cœur être une petite crèche afin que tous ceux qui viennent à moi y trouvent Pain et Refuge. Alors le mystère de l’Incarnation s’éclaire un peu plus …

       Joyeuse et Sainte fête de Noël à toutes et tous.

 Dominique SOUPE

 TE VAI été

Mgr Cottanceau            Dans quelques jours, le 23 Décembre exactement, le centre d’accueil « Te Vai Ete » va célébrer son 25° anniversaire d’existence. Cette structure d’accueil et d’accompagnement des personnes à la rue a vu le jour sous l’impulsion du Secours Catholique et de son aumônier récemment nommé à l’époque, le P. Christophe. Pendant ces 25 années, le centre « Te Vai Ete » s’est développé, il a eu besoin d’avoir recours aux locaux du presbytère de la Cathédrale pour assurer son service. En 25 ans, la situation sociale a également changé sur Tahiti, les demandes d’aide ont augmenté en nombre et en diversité. Ainsi, en plus d’assurer une aide alimentaire, le centre assure depuis quelques années une assistance médicale et un suivi des dossiers des SDF pour la CPS. Le « truck de la miséricorde » assure des « maraudes » non seulement à Papeete mais également de Mahina à Paea, et le 1° Vendredi du mois, sur tout le tour de Tahiti et presqu’île. Une équipe de bénévoles se dépense sans compter pour faire fonctionner cette structure d’accueil. Qu’ils soient ici remerciés pour leur dévouement et pour ce témoignage discret qu’ils donnent de l’amour de leur prochain.

            Mais aujourd’hui, « Te Vai Ete » ne peut plus guère continuer à assurer son service dans les conditions actuelles. Après 25 ans, les responsables ont jugé le moment venu d’envisager l’avenir sur de nouvelles bases, et avec de nouveaux locaux. A cette occasion, il est bon pour nous de nous redire l’importance de la présence de l’Eglise dans ce combat contre la misère sous toutes ses formes. Avec le Secours Catholique, l’Ordre de Malte, « Emauta » et tous ceux et celles qui s’engagent au service des plus pauvres, « Te Vai Ete » doit poursuivre la mission d’Eglise qui lui a été confiée, et pour cela, doit s’équiper pour pouvoir répondre aux besoins d’aujourd’hui. Ce doit être le souci de tout notre diocèse que d’accompagner ce projet de mise en place d’un nouveau centre pour un meilleur service. Ce projet est en gestation, et nous pouvons déjà prier pour sa réussite.

Au-delà de tous les propos négatifs que parfois nous entendons dire sur les « sans domicile fixe », et qui pourraient constituer un bon motif pour ne rien faire afin de les aider, ouvrons plutôt nos cœurs et accueillons ces paroles de Jésus en Mt 25, 35 : « J’avais faim et vous m’avez donné à manger… J’étais malade et vous m’avez visité ». Le Seigneur ne nous reprochera jamais d’avoir été trop bons !    

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU   

Mission C.D.R.V. à Takapoto Remerciements du père Gilbert

Rosaire 1Bonjour à tous et que le Seigneur soit toujours avec vous. Par ce post, je voudrais remercier le Conseil Diocésain du Rosaire Vivant en la personne du Diacre Gaspar accompagné du Diacre Tavita, de Teura, d’Eliane, Tuhiata Maruhi et de Moeahau pour cette semaine d’évangélisation sur l’île de Takapoto. Merci pour ses temps de prière à travers les messes et les animations, merci pour ses temps de partage de Foi.

Aujourd’hui de nouvelles amitiés se sont créées, c’est-à-dire que dans le cœur, on fait de la place les uns pour les autres, que le Seigneur bénisse cela.

Un grand merci à la communauté paroissiale de St Louis de GONZAGUE pour tout ce que vous avez accompli tout au long de notre séjour. Que Dieu vous rende au centuple de ce que vous avez donné. Que Dieu vous bénisse et que la joie de la naissance du Christ inonde vos cœurs et ne vous quitte jamais.

LA CRÈCHE

Mgr Cottanceau            A l’approche de Noël, nos rues et les devantures de nos magasins se parent de guirlandes et autres décorations lumineuses, donnant cet air de fête qui illumine les yeux des enfants. Mais pour nous Chrétiens, ce qui motive notre joie et cette ambiance festive est bien la naissance de Jésus à Bethleem. Pour nous aider à vivre plus intensément cet événement de l’Histoire des Hommes, nous avons besoin de signes visibles, et le signe par excellence de Noël, c’est la crèche.

Lors d’une visite à l’endroit où, en l’année 1223, St François d’Assise entreprit la création de la première crèche, le Pape François voulut rappeler l’histoire et la signification de cette figuration de la nativité du Seigneur Jésus. Dans une lettre écrite à cette occasion, le Saint Père nous invite à rejoindre St François, alors qu’il était de passage à Greccio en Italie. Les grottes de cette région lui rappelaient les grottes de Bethleem qu’il avait visitées lors de son voyage en Terre Sainte. Le Pape écrit : « Quinze jours avant Noël, François appela un homme du lieu, nommé Jean, et le supplia de l'aider à réaliser un vœu : « Je voudrais représenter l'Enfant né à Bethléem, et voir avec les yeux du corps, les souffrances dans lesquelles il s’est trouvé par manque du nécessaire pour un nouveau-né, lorsqu'il était couché dans un berceau sur la paille entre le bœuf et l'âne ». Dès qu'il l'eut écouté, l'ami fidèle alla immédiatement préparer, à l'endroit indiqué, tout le nécessaire selon la volonté du Saint. Le 25 décembre, de nombreux frères de divers endroits vinrent à Greccio accompagnés d’hommes et de femmes provenant des fermes de la région, apportant fleurs et torches pour illuminer cette sainte nuit. Quand François arriva, il trouva la mangeoire avec la paille, le bœuf et l'âne. Les gens qui étaient accourus manifestèrent une joie indicible jamais éprouvée auparavant devant la scène de Noël. Puis le prêtre, sur la mangeoire, célébra solennellement l'Eucharistie, montrant le lien entre l'Incarnation du Fils de Dieu et l'Eucharistie. À cette occasion, à Greccio, il n'y a pas eu de santons : la crèche a été réalisée et vécue par les personnes présentes. C'est ainsi qu'est née notre tradition : tous autour de la grotte et pleins de joie, sans aucune distance entre l'événement qui se déroule et ceux qui participent au mystère ».

Puis, le Pape nous invite à poursuivre cette tradition de la crèche en nous expliquant le sens qu’elle peut revêtir à nos yeux et pour notre foi : « Par cette lettre je voudrais soutenir la belle tradition de nos familles qui, dans les jours qui précèdent Noël, préparent la crèche… Faire une crèche dans nos maisons nous aide à revivre l'histoire vécue à Bethléem. Bien sûr, les Évangiles restent toujours la source qui nous permet de connaître et de méditer sur cet Événement, cependant la représentation de ce dernier par la crèche nous aide à imaginer les scènes, stimule notre affection et nous invite à nous sentir impliqués dans l'histoire du salut, contemporains de l'événement qui est vivant et actuel dans les contextes historiques et culturels les plus variés. D'une manière particulière, depuis ses origines franciscaines, la crèche est une invitation à "sentir" et à "toucher" la pauvreté que le Fils de Dieu a choisie pour lui-même dans son incarnation. Elle est donc, implicitement, un appel à le suivre sur le chemin de l'humilité, de la pauvreté, du dépouillement, qui, de la mangeoire de Bethléem conduit à la croix. C'est un appel à le rencontrer et à le servir avec miséricorde dans les frères et sœurs les plus nécessiteux (cf. Mt 25, 31-46) … Le cœur de la crèche commence à battre quand, à Noël, nous y déposons le santon de l'Enfant Jésus. Dieu se présente ainsi, dans un enfant, pour être accueilli dans nos bras. Dans la faiblesse et la fragilité, se cache son pouvoir qui crée et transforme tout. Cela semble impossible, mais c'est pourtant ainsi : en Jésus, Dieu a été un enfant et c’est dans cette condition qu’il a voulu révéler la grandeur de son amour qui se manifeste dans un sourire et dans l'extension de ses mains tendues vers tous ».

            L’invitation du Saint Père est lancée. A chacun et chacune d’entre nous de voir comment nous allons la recevoir !

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU    

 TEMPS DE L’AVENT

Mgr Cottanceau           Nous voici depuis Dimanche dernier dans ce temps de préparation à la fête de Noël, ce temps appelé « temps de l’Avent ». Attention : nous ne parlons pas de l’avant, avec un A, et qui renvoie à ce qui précède, mais de l’Avent avec un E. Ce mot est lié au mot « avènement » qui signifie venue, arrivée, commencement, établissement de quelque chose d’important. On parle ainsi de l’avènement d’un nouveau roi lorsqu’il monte sur son trône. Comment accueillir et vivre pleinement ce temps qui prépare à l’avènement de Jésus ?

« Venez, divin Messie… », nous arrive-t-il de chanter. Le temps de l’Avent nous invite à un prodigieux regard sur l’histoire du salut. Nous voici sur un sommet d’où nous pouvons contempler le passé, le présent et le futur :

  • La contemplation du passé où s’enracine et prend naissance l’histoire d’une promesse de salut faite à nos Pères dans la Foi, Abraham, Moïse, David.
  • Le regard vers le futur où ce salut parviendra à son achèvement lors du retour en gloire de notre Seigneur Jésus Christ à la fin des temps.
  • La description du présent, de notre attente, de notre fidélité dans la Foi, de notre conversion pour nous préparer à ce retour du Christ.

C’est donc le moment de nous redire : « le Seigneur vient ! » …Non pas parce que nous le méritons, non parce que tout à coup, notre comportement serait devenu positif, justifiant ainsi ce salut, mais parce que le Seigneur est déjà venu parmi les Hommes, parce qu’il l’a promis et parce que la détresse présente de l’Homme ne peut laisser Dieu indifférent.

            L’Avent est donc le moment de nous mettre en attente. Non une attente passive, les bras croisés, une attente subie où il suffit de garder les yeux ouverts, mais une attente dynamique, qui fait agir, comme Marie qui se met en route vers la demeure de sa cousine Elizabeth, une attente qui mobilise le cœur et toutes les énergies vers ce qu’on attend. Le temps de l’Avent nous situe donc au moment où l’on peut proclamer : « Il est venu, il vient, il reviendra ! ».

Il importe pour cela de purifier notre mémoire, de nous souvenir que le centre de notre préparation à Noël n’est pas le sapin, mais la crèche qui nous rappelle la naissance de Jésus, sa venue dans l’histoire des Humains, un jour du temps. Le risque n’est jamais loin de centrer ce temps de préparation sur les « mondanités », les cadeaux, les repas de fête, et d’oublier l’essentiel : préparer son cœur pour en faire le lieu où nous accueillerons le nouveau-né de Bethleem, le moment venu, en ayant soin de partager notre bonheur à ceux qui souffrent de solitude, de détresse, de maladie. Il ne s’agit pas de condamner ces aspects de la fête, mais de savoir bien choisir nos priorités pour que l’accessoire ne vienne pas prendre la place de l’essentiel.

            L’Avent est aussi le moment pour purifier notre attente, notre espérance. Le Seigneur a promis qu’il reviendra au terme de notre histoire, il reviendra dans sa gloire pour nous prendre avec lui, lorsqu’il aura détruit la mort. Nous le verrons alors non pas petit enfant dans une mangeoire, mais face à face pour une éternelle rencontre que nous sommes déjà invités à préparer. Comment ?

            En le reconnaissant déjà présent au milieu de nous : par sa Parole, par sa présence dans l’Eucharistie, par sa présence dans la communauté, par sa présence dans les petits, les pauvres, les laissés pour compte. Il vient, oui, à notre rencontre à travers les événements heureux et moins heureux de notre propre vie. Le temps de l’Avent nous invite ainsi à rester éveillés pour reconnaître sa présence déjà aujourd’hui parmi nous… ce que nous dit ce chant d’Odette VERCRUYSSE :

C'est Noël chaque fois qu'on essuie une larme dans les yeux d'un enfant
C'est Noël chaque fois qu'on dépose les armes chaque fois qu'on s'entend
C'est Noël chaque fois qu'on force la misère à reculer plus loin
C'est Noël sur la terre chaque jour. Car Noël, ô mon frère, c'est l'Amour

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU    

CDPJ renouvellement

Cdpj 2Comite Diocésain de la Pastorale des Jeunes
Renouvellement des membres du Comité

Le bureau du comité diocésain de la pastorale des jeunes a été renouvelé lors de leur rencontre le jeudi 07 novembre 2019 à l'évêché et a été élu à l'unanimité des responsables présents :
TEHEI Boniface, Répondant et responsable du CDPJ,
ont été aussi élues pour faire partie du comité, Anihia TEIHOARII, Ketty VANAA et Marguerite TAIMANA.
Leur mandat est d'une durée de 2 ans renouvelable."

TEHEI Boniface

Le silence d'Hiroshima et le cri du Pape

Mgr Cottanceau           La réalité du fait nucléaire présente sur notre Fenua pendant des années, ses conséquences médicales, sociales, écologiques, économiques ne peuvent que nous rendre attentifs aux paroles du Pape François lors de son voyage au Japon, et plus particulièrement à Hiroshima et Nagasaki, les deux villes anéanties par le feu nucléaire en Août 1945. Voici ce qu’écrit à ce propos Andréa TORNIELLI dans un article publié sur le site Vatican News du 24 Novembre 2019 :

« Ce fut un cri qui a déchiré le grand silence en mémoire des victimes d’Hiroshima et de Nagasaki. Celui poussé par le Pape François pour condamner non seulement l’utilisation mais aussi la possession des armes nucléaires. Il l’a fait depuis les deux lieux symboles de l’holocauste nucléaire de la Seconde Guerre mondiale, marquant un pas supplémentaire dans le magistère social de l’Église.

À Nagasaki, à l’Atomic bomb Hypocenter Park, le Pape a affirmé que la paix et la stabilité internationale sont incompatibles avec toute tentative de construire sur la peur de la réciproque destruction ou sur une menace d’anéantissement total. L’argent dépensé et les fortunes bâties pour la fabrication, la modernisation, le maintien et la vente des armes toujours plus destructives sont « un outrage continuel qui crie vers le ciel » dans un monde d’aujourd’hui « où des millions d’enfants et de familles vivent dans des conditions inhumaines ». Il a dénoncé également l’érosion de l’approche multilatérale, phénomène encore plus grave dans un contexte de développement des nouvelles technologies des armes qui nous poussent vers la Troisième Guerre mondiale, même si celle-ci est pour le moment combattue « par morceaux », comme le rappelle souvent François.

À Hiroshima, dernière étape de cette longue journée japonaise, le Pape a voulu réaffirmer que « l’utilisation de l’énergie atomique à des fins militaires est aujourd’hui plus que jamais un crime, non seulement contre l’homme et sa dignité, mais aussi contre toute possibilité d’avenir dans notre maison commune. L’utilisation de l’énergie atomique à des fins militaires est immorale. Nous aurons à en répondre. » Il a aussi ajouté, en droite ligne avec un discours prononcé en novembre 2017 au Vatican, que non seulement l’utilisation des armes nucléaires, mais aussi leur possession et leur accumulation est immoral, ce qui augmente chaque jour le risque pour le monde de s’autodétruire.

La vraie paix, a conclu François, ne peut être qu’une paix désarmée, fruit de la justice, du développement, de la solidarité, de l’attention pour notre maison commune et la promotion du bien commun. »

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU    

Rencontre sur le Directoire du Renouveau Charismatique

RenouveaucharismatiqueRencontre des bergers(ères) et soutiens renouveau charismatique

Tous les bergers(ères) et membres soutiens de tous les groupes du renouveau charismatique sont chaleureusement invités à un temps de rencontre et de partage le samedi 30 novembre 2019 à 13h en la Paroisse Saint Jean l'Evangéliste, Toahotu.
Je vous remercie de faire votre possible pour être présent(e)s pour cette rencontre, à défaut de déléguer votre adjoint(e).
Merci de votre union et soutien de prières.
Soyez bénis abondamment !
Diacre Juanito Burns Répondant diocésain

Collège-Lycée LA Mennais Messe pour les Défunts

Ds lamennaisSamedi 23 novembre à 17h00 : messe à la chapelle du CLM.
« Confions à Dieu les Défunts du CLM »
Professeurs, frères, élèves, amis, défunts de nos familles. Merci pour votre présence.

JOURNEE MONDIALE DES PAUVRES

Mgr Cottanceau           Ce Dimanche 17 Novembre a été choisi par le Saint Père pour être la « journée mondiale des pauvres ». Cela signifie-t ’il que les pauvres ne seraient l’objet de notre attention qu’un jour par an ? Nous serions alors bien loin de ce à quoi l’Evangile nous appelle. Le diacre Saint Laurent à qui l’empereur romain demandait de livrer les richesses de l’Eglise lui répondit en désignant des orphelins qu’il avait rassemblés près de lui : « Les trésors de l’Eglise, ce sont les pauvres ». Ce Dimanche, nous sommes invités à nous interroger sur le regard que nous portons sur eux et sur nos attitudes vis-à-vis d’eux. Dans la lettre qu’il a écrite pour cette occasion, le Pape François affirme que « la promotion sociale des pauvres n’est pas un engagement extérieur à la proclamation de l’Évangile, au contraire, elle montre le réalisme de la foi chrétienne et sa valeur historique. L'amour qui donne vie à la foi en Jésus ne permet pas à ses disciples de se replier dans un individualisme asphyxiant, caché dans des segments d'intimité spirituelle, sans aucune influence sur la vie sociale ».

            Dans notre diocèse, nombre de fidèles sont déjà engagés à un titre ou à un autre au service des plus démunis : Te Vai ete, Truck de la miséricorde, Emauta, Secours Catholique, Ordre de Malte etc…Mais tous, nous pouvons nous laisser éclairer par les propos du Pape François qui nous trace quelques pistes : « Chers frères et sœurs, je vous exhorte à chercher, avec chaque personne pauvre que vous rencontrez, ce dont elle a vraiment besoin ; à ne pas vous arrêter à la première nécessité matérielle, mais à découvrir la bonté qui se cache dans leur cœur, en vous faisant attentifs à leur culture et à leurs façons de s’exprimer, pour pouvoir entamer un véritable dialogue fraternel. Mettons de côté les divisions qui proviennent de visions idéologiques ou politiques, fixons le regard sur l’essentiel qui n’a pas besoin de beaucoup de mots, mais d’un regard d’amour et d’une main tendue. N’oubliez jamais que «la pire discrimination dont souffrent les pauvres est le manque d’attention spirituelle ».

Bien sûr, les pauvres nous approchent aussi parce que nous leur distribuons de la nourriture, mais ce dont ils ont vraiment besoin va au-delà du plat chaud ou du sandwich que nous proposons. Les pauvres ont besoin de nos mains pour se relever, de nos cœurs pour ressentir à nouveau la chaleur de l'affection, de notre présence pour vaincre la solitude. Ils ont simplement besoin d'amour. Il faut parfois peu de choses pour redonner espérance : il suffit de s’arrêter, sourire, écouter. Pendant un jour, laissons de côté les statistiques ; les pauvres ne sont pas des chiffres attrayants pour se vanter de nos œuvres et de nos projets. Les pauvres sont des personnes à rencontrer ; jeunes ou âgés, à inviter à la maison pour partager un repas ; hommes, femmes et enfants qui attendent une parole amicale. Les pauvres nous sauvent parce qu'ils nous permettent de rencontrer le visage de Jésus-Christ. »

Dans un discours daté de Juillet 2016 et adressé à un groupe de pèlerins en grande précarité reçus en audience à Rome, le Saint Père leur donnait une mission singulière, mais tellement conforme à ce que nous enseigne le Christ : « Je vous donne la mission de prier… pour les responsables de votre pauvreté, pour qu’ils se convertissent ! Prier pour tant de riches qui s’habillent de pourpre et qui font la fête dans de grands festins, sans se rendre compte qu’à leur porte il y a beaucoup de Lazare, avides de se nourrir des restes de leur table (cf. Lc 16,19 ss). Priez aussi pour les prêtres, pour les lévites qui, en voyant cet homme battu à moitié mort, passent outre, en regardant de l’autre côté, parce qu’ils n’ont pas de compassion (cf. Lc 10,30-32). A toutes ces personnes, et aussi, certainement, à d’autres qui sont liées négativement à votre pauvreté et à tant de douleur, souriez-leur avec le cœur, désirez pour eux le bien et demandez à Jésus qu’ils se convertissent. Et je vous assure que, si vous faites cela, il y aura une grande joie dans l’Eglise, …(et) dans votre cœur ». Et si, ce Dimanche au moins, nous reprenions cette mission à notre compte ?

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU    

DE LA MORT

Mgr Cottanceau            Alors que nos cimetières sont encore fleuris et que restent au fond de nos yeux, parfois embués de larmes, les visages de ceux et celles que nous avons aimés et qui nous ont quittés, demeure peut-être au plus profond de nous cette question obsédante de la mort, cette réalité que nous ne pouvons pas accepter, tant elle s’oppose à notre soif de vie et de bonheur. Oui, la mort scandalise, surtout quand, de façon qui nous semble injuste, elle frappe des jeunes, ou quand elle laisse des enfants sans mère ou sans père, ou des parents séparés de leur enfant, suite à la maladie, au suicide, à l’accident tragique !

            La foi Chrétienne ne supprime pas ce scandale, ni la peur de la mort. Il serait inhumain de rester indifférent à la mort en niant la souffrance qu’elle engendre, même pour un croyant. Le chemin de la résurrection passe par la croix, ne l’oublions pas. Souvenons-nous que Jésus lui-même a eu peur de la mort, à Gethsémani : « Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! ». Il nous rejoignait ainsi dans ce qu’il y a de plus douloureux dans notre humanité. Il n’a pas fait semblant d’être homme !

            Peut-on cependant trouver dans les Ecritures de quoi nous aider à faire face à ce qui nous apparait comme un scandale ? Tournons-nous vers les premiers chapitres du livre de la Genèse. L’auteur sacré nous dit que l’Homme fut écarté de l’arbre de vie, se découvrant ainsi mortel. Mais en fait, ce n’est pas la mort elle-même qui fait son apparition. C’est la façon de la vivre. Le poète Charles Péguy écrit : « Ce qui, depuis ce jour (où l’Homme fut chassé du paradis) est devenu la mort n’était qu’un naturel et tranquille départ » ; et le penseur Paul Ricœur dit que : « La malédiction, ce n’est pas que l’Homme meure mais qu’il affronte la mort dans l’angoisse ». Soyons clairs : la mort physique ne saurait en aucun cas être en elle-même une punition divine. Notre Dieu est Dieu des vivants, il nous a créés pour la vie. La mort corporelle est une loi de la nature. En effet, les animaux meurent, les plantes, les fleurs, les arbres, les étoiles, les planètes meurent, et pourtant ils ne font pas de péchés, ils ne se révoltent pas contre Dieu ! Mais l’Homme a voulu se faire l’égal de Dieu, prendre sa place, le supprimer, se coupant ainsi de la source de vie, tant il est vrai que la source de la vie est en Dieu. La mort corporelle devient alors symbole, image d’une autre mort plus redoutable, celle qui nous éloigne de Dieu, celle qui nous conduit à vouloir nous prendre pour Dieu, à prendre sa place. Jésus est clair à ce sujet : « Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la Géhenne… » (Lc 12, 4-5)

Pourtant, face à cette situation, Dieu n’a pas abandonné l’humanité à sa convoitise, à son orgueil. Par la puissance de son amour, Jésus Christ a vaincu la mort au matin de Pâques. Il nous a ainsi rétablis dans l’amitié de Dieu, et sa vie peut à nouveau irriguer nos propres vies, par la grâce de sa miséricorde et de son pardon. Malgré notre faiblesse humaine, malgré la mort de notre corps, nous pouvons accueillir cette vie divine et cet amour dont « ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni présent, ni avenir, ni puissances, ni hauteur, ni profondeur ni aucune autre créature » (Rm 8, 38) ne pourront nous séparer. Pour le croyant, la mort corporelle devient un passage qui ouvre à la vie éternelle, à un monde nouveau, aux retrouvailles avec ceux et celles qu’il a aimés sur cette terre. Un passage douloureux, certes, mais n’est-il pas vrai que le bébé qui sort du sein maternel à sa naissance pousse cris et pleurs lorsqu’il accède à la réalité de ce qui est pour lui un monde nouveau ?

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU    

« FRANÇOIS : COUPABLE ! »

Mgr Cottanceau« FRANÇOIS : COUPABLE ! »
Lettre ouverte de soutien d’un prêtre brésilien au Pape François

A l’heure où le Pape François doit faire face à des attaques portées contre lui par une minorité d'évêques foncièrement hostiles aux orientations de son pontificat, voici, émanant d’un prêtre Brésilien, une lettre de soutien adressée au Saint Père. Elle pourrait nous donner une bonne occasion de faire le point sur l’image de l’Eglise que nous voulons construire, et de soutenir le Saint Père par notre prière !

« Cher Pape François ! 

En fait, tu es coupable ! Tu es coupable d'être un homme et de ne pas être un ange ! Tu es coupable parce que tu as l'humilité d'accepter que tu te trompes et que tu demandes pardon. Demander pardon pour toi et pour nous. Et cela pour beaucoup est inadmissible.

Tu es coupable parce que tu ne voulais pas être un juge, un homme de loi, et tu es un exemple et un témoignage de miséricorde. Tu es coupable… parce que tu as quitté la somptuosité de Saint Jean du Latran et préféré visiter la pauvreté des prisons, des orphelinats, des hôpitaux, etc...

Tu es coupable : tu as arrêté d'embrasser les pieds parfumés des Eminences et tu embrasses les pieds "sales" de condamnés, de femmes, de malades, de personnes d’autres confessions religieuses, de gens "différents".

Tu es condamné parce que tu as ouvert les portes aux États réfugiés et parce que devant des sujets douloureux et en attente tu réponds simplement : « Qui suis-je pour juger ?". Tu es condamné parce que tu assumes ta fragilité en nous demandant de prier pour toi alors que beaucoup exigent que tu sois dogmatique, intolérant et réglementaire.

Pape François, tu es coupable pour tant et tant de cœurs dits "infidèles", "excommuniés" et "impurs" qui ont redécouvert, grâce à toi, le beau visage du Christ plein de tendresse et de miséricorde.

Tu es coupable parce que "tu appelles les choses par leur nom" et tu ne t'empêches pas de rappeler aux évêques qu’ils ne sont pas des pasteurs d'aéroport mais doivent porter » l’odeur de leurs brebis".

Tu es coupable parce que tu as déchiré les pages de l'intolérance, des morales stériles et sans pitié, et tu nous as offert la beauté de la compassion, de la tendresse et de la sincérité. Tu es coupable parce que tu nous as ouvert les yeux, ceux de l'intelligence et de la raison, mais surtout les yeux du cœur...

Tu es coupable de vouloir porter la croix de l'Église au lieu de détourner le regard, d'être indifférent aux douleurs et aux larmes des hommes de notre temps. Tu es coupable parce que tu ne supportes pas les crimes odieux faits au nom de Dieu et ceux qui parlent de Dieu mais vivent contre lui.

Tu es coupable parce que tu cherches la vérité et la justice par la miséricorde, au lieu de faire taire, cacher, minimiser ou ignorer. Tu es coupable parce que tu ne veux plus d'une Église de privilèges et d'avantages, de gloires, et que tu nous apprends la force du service, la richesse du lavement des pieds et la grandeur de la simplicité.

Pape François, laisse-toi blâmer pour ces "crimes". Tu sais qu'à tes côtés, ils sont innombrables ces hommes et ces femmes qui, comme toi, ne sont pas des anges, mais des personnes fragiles, des pécheurs, qui espèrent que le Christ veille sur nous et pour nous.

Tu sais qu'avec toi, il y a une immense procession de cœurs qui prient pour toi à chaque instant ; pour toi, ils risqueraient leur vie. Ils te suivent comme des brebis qui font confiance à leur pasteur.

C'est le Christ qui t'a mis à la barre de cette « barque » qu’est l'Église. C'est le Christ qui te donnera les forces pour poursuivre ce chemin de "culpabilité" qui a fait tant de bien au monde et à l'Église.

Cher Pape François merci d'être « coupable » de rendre belle l'Église comme l'a rêvé Jésus.

 Père Antoine Teixeira - Brésil »

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU    

VISITE « AD LIMINA »

Mgr Cottanceau           Du 26 Septembre au 02 Octobre passé, les évêques de la Conférence du Pacifique étaient à Rome pour la visite « ad limina » auprès du Saint Père. Ce mot issu de l’expression « ad limina apostolorum » que l’on pourrait traduire « au seuil (des basiliques) des apôtres », désigne la visite que chaque évêque fait périodiquement au Saint-Siège. Cette visite est d’abord un pèlerinage sur les tombeaux des apôtres saint Pierre et saint Paul. C’est ainsi que tous les évêques de la CEPAC avons eu la joie de célébrer la messe près du tombeau de l’apôtre Pierre, dans la crypte de la basilique St Pierre de Rome, puis de l’apôtre Paul près de son tombeau en la basilique « Saint Paul hors les murs ». La visite « ad limina » permet également de renforcer les liens avec le Saint-Siège, ainsi qu’entre diocèses voisins et entre provinces proches. Au cours de la visite ad limina, les évêques rencontrent le Pape et les responsables des dicastères et congrégations, comparables aux « ministères » d’un gouvernement, mais responsables devant le Pape : ils concernent le culte divin, le clergé, l’éducation catholique, la vie consacrée, les Laïcs et la famille, la culture, la nouvelle évangélisation, la doctrine de la foi, le développement humain intégral, l’unité des Chrétiens…

            Ce temps fort a permis à tous les évêques de la Conférence des évêques du Pacifique (CEPAC) de vivre une expérience d’Eglise tout à fait unique. La rencontre avec le Pape François en fut certainement le sommet. Pendant près de deux heures, nous avons pu échanger avec le Saint Père sur diverses questions qui se posent dans tel ou tel diocèse. Mais avant cela, le président de la CEPAC, Mgr Paul DONOGHUE, évêque de Rarotonga prononça un discours à l’adresse du Saint Père, et dont voici un extrait :

            « Si nous devions signaler un problème majeur qui touche notre conférence, je parlerais du réchauffement climatique et de l’élévation du niveau de la mer qui en est la conséquence… Les ouragans qui font partie des réalités climatiques de nos îles deviennent plus puissants qu’autrefois… Votre document « Laudato si » évoquant notre « maison commune » a joué un rôle important pour signifier la position de l’Eglise sur cette question… Vous avez accueilli nos leaders du Pacifique au Vatican en Novembre 2017. Vous avez partagé les défis des îles, des communautés établies sur les côtes et vivant de la pêche, vous avez appelé à une coopération globale, à la solidarité et aux stratégies permettant de trouver des solutions aux problèmes tels que la détérioration de l’environnement et la « bonne santé » des océans…

            Nous vous remercions pour le synode sur la jeunesse et pour les journées mondiales de la jeunesse. Notre isolement ne nous protège pas des défis auxquels les jeunes doivent faire face. Avec Internet et la télévision, notre jeunesse, même dans les îles les plus isolées reflète la culture moderne de la jeunesse avec ses forces et ses faiblesses… »

            Au nom de l’archevêché de Papeete j’ai abordé devant le Saint Père la question de la place des Katekita dans les communautés sans prêtre à demeure. Sa réponse fut d’insister sur la place des laïcs qui sont, selon les mots du Pape, « les piliers, les colonnes de la communauté chrétienne ». Il insista sur l’importance de les soutenir, de les encourager et de les former.

            Lord de l’entretien avec le dicastère du développement humain intégral, j’ai abordé la question de la gestion du fait nucléaire en Polynésie. Dans sa réponse, le préfet de ce dicastère insista sur l’importance du devoir de mémoire de l’Eglise vis-à-vis des victimes.

            Bien d’autres questions furent abordées pendant ces rencontres : formation des prêtres, qualité de nos liturgies, développement humain intégral pour tous, en collaboration avec les institutions civiles etc…  Nous avons encore « du pain sur la planche » ! Que ce mois missionnaire extraordinaire nous aide à rejoindre nos frères et sœurs dans ces combats pour la vie humaine et spirituelle, le respect et la dignité de chacun, combat qui, n’oublions pas, fut et demeure aujourd’hui encore celui de Jésus Christ !

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU    

BAPTISES ET ENVOYES L’EGLISE DU CHRIST EN MISSION DANS LE MONDE

eveche15w.jpgNotre archevêque, Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU, nous encourage à « être des chrétiens responsables et missionnaires ». Pour cela il nous faut d’abord fortifier notre foi en nous imprégnant de la Parole de Dieu et en priant sans jamais nous lasser. Mais il est nécessaire, pour être vraiment responsables, de nous tenir informés sur l’enseignement de l’Eglise.

Ainsi, au moment où le Parlement français examine le Projet de loi sur la Bioéthique qui engage notre société dans une voie non conforme à la Loi divine, il est important de s’informer. C’est l’objectif de la Rencontre programmée ce samedi 5 octobre de 7 H 30 à 12 H à la paroisse Saint-Paul de Mahina. Mgr Jean-Pierre et Père Joël, Vicaire-Général, invitent tous les fidèles à y participer. La Bioéthique est un sujet de préoccupation pour tous les responsables de toutes les religions, car cela touche à la vie la plus intime des couples, des familles et à l’avenir de notre société.

En ce mois d’octobre, Sa Sainteté le Pape François nous demande de vivre un « mois missionnaire extraordinaire » et de prier « pour que le souffle de l’Esprit-Saint suscite un nouveau printemps missionnaire dans l’Eglise ». En tant que baptisés nous devons affirmer notre foi et ne pas craindre de témoigner de nos choix de vie conformes à l’Evangile.

Faisons nôtre ce conseil de Saint Paul à Timothée : « N’aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur » [2 Timothée 1, 8a / deuxième lecture de ce dimanche 6 octobre 2019]

Dominique Soupé

29 SEPTEMBRE : JOURNÉE DU MIGRANT ET DU RÉFUGIÉ

eveche15w.jpg« Il ne s’agit pas seulement de migrants. Il s’agit aussi de nos peurs. »

L’Église célèbre la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié depuis 1914. Cette année le Pape François a choisi pour thème « Il ne s’agit pas seulement de migrants. Il s’agit aussi de nos peurs » pour contribuer à ôter nos œillères et pour que personne ne soit exclu de la société.

Dans son message le Saint Père insiste : « la présence des migrants et des réfugiés – comme, en général, des personnes vulnérables – représente aujourd’hui une invitation à retrouver certaines dimensions essentielles de notre existence chrétienne et de notre humanité, qui risquent de s’assoupir dans un style de vie rempli de confort. C’est en cela que l’expression «il ne s’agit pas seulement de migrants » signifie qu’en nous intéressant à eux, nous nous intéressons aussi à nous et à tous ; en prenant soin d’eux, nous grandissons tous ; en les écoutant, nous laissons aussi parler cette part de nous que nous gardons peut-être cachée parce qu’aujourd’hui elle n’est pas bien vue. »

Il nous arrive d’être conditionnés à tel point que notre manière de penser et d’agir nous rend intolérants, fermés et même racistes. Le Pape poursuit : « Ainsi la peur nous prive du désir et de la capacité de rencontrer l’autre, la personne qui est différente de moi ; elle me prive d’une occasion de rencontre avec le Seigneur. « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? » (Mt 5, 46).

Celui qui a faim, qui a soif, l’étranger, celui qui n’a rien pour se vêtir, le malade ou le prisonnier jamais visité, celui qui frappe à ma porte, c’est Jésus lui-même qui nous demande qu’on lui vienne en aide. Nos yeux ont parfois de la peine à le reconnaître.

Alors, que cette journée nous aide à oser la rencontre ; qu’elle nous pousse à franchir les barrières qui nous séparent, en particulier celles de la peur.

Dominique Soupé

JE NE SUIS PAS VENU APPELER LES JUSTES, ....

eveche15w.jpg« JE NE SUIS PAS VENU APPELER LES JUSTES,  MAIS LES PECHEURS. » (Matthieu 9, 13)

Jésus peut sembler déconcertant quelques fois.

Ainsi, dans l’évangile [Matthieu 9, 9-13] qui nous est proposé samedi 21 septembre pour la fête de Saint Matthieu, Jésus, sortant de Capharnaüm voit un homme assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il s’agit de Matthieu, bien connu de la population qui le place au rang des pécheurs publics. Et pourtant, Jésus lui dit : « Suis-moi ». Ce juif, frappé d’un interdit religieux en raison de sa profession, répond sans hésiter à cet appel incroyable « en abandonnant tout », déclarera Saint Luc [Luc 5, 28]. Jésus ira même jusqu’à manger chez Matthieu ! Un publicain devenu disciple de Jésus, quel scandale ! Quelle leçon de miséricorde !

Un autre passage de l’Ecriture nous surprend tout autant. Cette fois, il s’agit de l’évangile de dimanche où Jésus semble nous donner en exemple un intendant malhonnête (cf. Luc 16, 1-13). Il faut reconnaître que ce gérant s’est bien débrouillé car, mis à la porte par son patron pour malversation dans la gestion de ses biens, il se lie d’amitié avec les débiteurs de son maître en falsifiant leurs reçus de dettes. Et Jésus de déclarer : « Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière ».

En fait Jésus porte un regard de lucidité sur l’habileté des hommes à abuser de la prodigalité de ceux qui les emploient et leur font confiance : abus de pouvoir, détournement de fonds … « Faites-vous des amis avec de l’argent malhonnête… »  Jésus s’appuie sur des travers du monde pour nous inviter à redresser notre conduite et à vivre en « fils de lumière ». En effet, Jésus le dit : « Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs ».

Rendons grâce à Dieu pour sa miséricorde envers les pécheurs que nous sommes.

Dominique Soupé

FÊTE DE LA CROIX GLORIEUSE

eveche15w.jpgSaint Paul écrit : « Pour moi, il n’y a pas d’autre titre de gloire que la Croix de notre Seigneur Jésus-Christ »  (Galates 6, 14).

Pour les néophytes il semble curieux, voire choquant d’associer la joie à la Croix. En effet, la croix, à l’origine au temps des Romains, était un instrument de torture, un signe d’ignominie pour les criminels. Mais avec le Christ, la Croix, instrument du supplice, est devenue signe de la victoire de la vie sur la mort. Le Christ s’est offert sur la Croix en sacrifice afin que par Lui le monde soit sauvé.

Le pape Benoît XVI, lors de son pèlerinage à Lourdes en 2008, a proposé cette belle réflexion sur ce trésor qu’est la Croix : « ’’Quelle grande chose que de posséder la Croix ! Celui qui la possède, possède un trésor’’ (Saint André de Crète) (…) L’instrument de supplice (…) est devenu source de vie, de pardon, de miséricorde, signe de réconciliation et de paix. (…) Et l’Église nous invite à élever avec fierté cette Croix glorieuse pour que le monde puisse voir jusqu’où est allé l’amour du Crucifié pour les hommes. (…) Le signe de la Croix est en quelque sorte la synthèse de notre foi. » [Homélie du pape Benoît XVI, Lourdes, dimanche 14 septembre 2008]

La fête de la Croix Glorieuse, célébrée le 14 septembre, se rattache aux solennités de la dédicace de la basilique de la Résurrection érigée sur le tombeau du Christ (dédicacée en 335). Elle s’inscrit dans un contexte biblique qui fait référence à la liturgie du Grand Pardon (Yom Kippur) [cf. Hébreux 9, 6-12]. Et c’est pendant la fête des Tentes (Sukkot) que Jésus déclara : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi… » (Jean 7, 37)

La Croix est pour le peuple chrétien signe de l’espérance du Royaume. Si l’arbre planté au paradis originel a produit pour Adam un fruit de mort, l’arbre de la Croix a porté pour nous un fruit de vie. [Préface pour la fête de la Croix Glorieuse]

Dominique Soupé