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Messe conforme au motu proprio "Summorum Pontificum"

eglise-arue-st-l-1.jpgLes prochaines célébrations eucharistiques conformes aux principes d'application du motu proprio "Summorum Pontificum" 

auront lieu en la chapelle militaire Saint-Louis à Arue (à 8h30 en 2017 puis à 8h15 à compter de 2018) :

- Lundi 25 décembre (Nativité du Seigneur) à 8h30.

Pour 2018 : célébration à 8h15 :

- Dimanche 7 janvier (Épiphanie) ;
- Dimanche 24 février (2ème Carême) ;
- Dimanche 11 mars (4ème Carême) ;
- Dimanche 8 avril (2ème Pâques).

Décès du Père Pierre Le Guevel, ss.CC

P pierre leguevelPère Pierre LE GUEVEL, ss.cc. s’est éteint ce lundi 18 décembre 2017, à Moorea, à l'âge de 86 ans.

Religieux des Sacrés-Coeurs, le Père Pierre Le GUEVEL est né à Sèrent (Morbihan) le 30 janvier 1931. Profès le 8 septembre 1951. Prêtre le 6 juillet 1957 à Chateaudun (Eure et Loire). Il arrive à Tahiti en mars 1964. Passe à Hao, avant d'être en poste à Mooréa où il restaure, à partir de 1968, l'église d'Haapiti, et en plus du troupeau des chrétiens, il prend soin du troupeau de bœufs et de vaches de la mission. Curé de Paea et Papara de 1977 à 1992. Il garde la charge de la paroisse de Papara jusqu’au 30 juin 2013, après 36 ans comme curé. Il se retire au noviciat de la congrégation à Moorea.

_______________

Le mercredi 20 décembre ont eu lieu ses obsèques en la paroisse de la sainte-Trinité à Pirae ; il repose au cimetière des Pères à la Mission.

Pko 22.12.2017

Eglise cath papeete 1Vendredi 22 décembre 2017 – Solennité de Dédicace de la Cathédrale – Année B
La dédicace

La célébration de la dédicace d’une église est peut-être la plus complète et la plus significative des cérémonies liturgiques. En vouant un édifice aux rencontres sacrées de l’Alliance, elle chante, dans l’exultation, tout le mystère des noces qui, nous unissant au Christ, dans l’Esprit, nous permettent de dire « Père ! » avec le Fils.

Une telle célébration demande que la quasi-totalité de la communauté ecclésiale intéressée soit rassemblée autour de l’évêque, de ses prêtres et de ses diacres. On vient en procession jusqu’à l’édifice que l’on doit consacrer ; les portes en sont ouvertes solennellement. L’évêque bénit l’eau destinée à l’aspersion du peuple présent, des murs intérieurs et de l’autel de l’église : c’est comme un baptême. Après le Gloria et la Collecte, l’évêque prend un lectionnaire, le montre au peuple en disant : « Que toujours résonne en cette demeure la Parole de Dieu ; qu’elle vous révèle le Mystère du Christ et opère votre salut dans l’Eglise ».

Noter cette manière de souligner que le salut est l’Œuvre de Dieu et de sa Parole. Après le Credo, les litanies des Saints tiennent lieu de Prière universelle : l’Église de la terre se joint à l’Église du ciel. Des reliques de martyrs et d’autres saints sont alors scellées dans l’autel, en signe de l’unité du Corps mystique dans le Christ. Suit la grande prière de dédicace, admirable condensé de tout le mystère de l’Église et de la liturgie. Comme pour une confirmation, vient le rite de l’onction des cinq croix de l’autel ainsi que de toute la table d’autel, puis des douze (ou quatre tout au moins) croix de consécration de l’église ; cette onction se fait avec le saint chrême......

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Monastère Sainte Claire de Tahiti : aux amis des Soeurs Clarisses

 Clarisses 2017 1          Je mets mon arc dans la nuée et il deviendra  un signe d’alliance  entre moi et la terre. Quand l’arc sera dans la nuée, je le verrai et me souviendrai de mon alliance    éternelle. ( Genèse 9  )                                                                                                           

            Chers vous tous que nous aimons, parents, amis, chercheurs de Dieu,

            Déjà, nous sommes en route vers Bethléem ! Nous voici de  nouveau  pour un survol  de  notre  vécu de l’année 2017, année riche des attentions du Seigneur.

            D’abord, un grand événement diocésain : Père Jean-Pierre Cottanceau, ss.cc. est nommé archevêque de Papeete. Il reçoit l’ordination épiscopale le 18 février. Tout le diocèse est en liesse car depuis 2011, nous n’avons pas de pasteur ; ce sont des  Administrateurs Apostoliques qui se succèdent  et veillent sur notre Eglise. Mgr Cottanceau connaît bien la Polynésie ; il y a œuvré comme missionnaire pendant plusieurs années. C’est donc une nouvelle étape que vit notre diocèse, sans doute sous la motion de l’Esprit Saint.

            Vous vous souvenez ? La construction de la salle du noviciat a chevauché les années 2016-2017. Le 31 janvier, Père Jean-Pierre Cottanceau, alors en retraite au monastère, a béni « Nazareth. » Nos 5 sœurs en formation peuvent maintenant intégrer les lieux avec leur formatrice, sœur Pascaline. Elles ont maintenant un chez-elles, en retrait et discret.
Puisque nous sommes côté formation, cela a bien bougé cette année.

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Drame de Millas : Message de Mgr Turini, évêque de Perpignan Elne

Monseigneur turiniDrame de Millas
« Nos Cœurs sont touchés »

La collision tragique entre un Train et un autocar scolaire, survenue jeudi après-midi à Millas et qui a coûté la vie à quatre adolescents et laisse encore 10 blessés dans un état grave et d’autres encore dans un état préoccupant est une tragédie pour notre diocèse. Car c’est bien plus qu’un village ou qu’une communauté de paroisses qui sont touchés aujourd’hui mais tout un peuple qui souffre pour ses enfants. Ce matin mes pensées, au nom de toute la communauté catholique des Pyrénées Orientales, vont évidemment à toutes les victimes de ce drame, à leurs familles et proches et à tous ceux qui les ont côtoyés et qui sont en deuil et je m’associe à leur peine. J’assure toutes les personnes affectées par cet événement de mon soutien total et de ma prière en ces heures difficiles.
Dans ce moment de douleur intense, où nos cœurs sont touchés, nous ne voulons pas oublier à quelques jours de Noël que le Christ vient partager notre humanité jusque dans ses plus grandes souffrances. Tous les hommes sont invités à puiser dans sa Lumière et sa Présence, la force et l’espérance nécessaires pour traverser une telle épreuve.


Depuis les premières heures de ce tragique accident, notre diocèse est mobilisé pour soutenir les vic- times, leurs familles et proches. Pour les accueillir, les entourer, les écouter, les réconforter et les ac- compagner du mieux que nous pouvons pour les aider à traverser cette douloureuse épreuve. L’Abbé Benoît De Roeck, curé de la communauté de Paroisses touchée par ce drame est totalement mobilisé depuis jeudi soir et reste depuis à l’écoute de tous ceux qui cherchent du réconfort. Je l’assure, avec son équipe paroissiale de mon soutien total.

Au-delà, le diocèse se rend disponible pour permettre à tous ceux qui le désirent, de se recueillir, de prier et d’accompagner les victimes et leurs familles dans la douleur.
J’ai demandé à ce que le Glas soit sonné dans toutes les églises du diocèse ce vendredi midi et à 19 h. Une messe est célébrée ce vendredi à 18 h en l’église Saint André de Saint Féliu d’Avall. Dimanche la messe paroissiale qui prendra une autre dimension aura lieu à 9 h 30 à Saint Feliud’Avall. Dimanche soir à 18 h 30, je présiderai une veillée de prière à l’intention des victimes et de leurs proches dans l’église de Saint Féliu d’avall.


Les familles pleurent leurs enfants disparus et notre famille diocésaine pleure avec elles. Leur cœur est brisé et nous voulons leur ouvrir le nôtre pour les y accueillir et leur offrir notre espérance, notre affection sans limite et notre réconfort.

+ Norbert Turini
Évêque de Perpignan Elne

Pko 17.12.2017

Eglise cath papeete 1Dimanche 17 décembre 2017 – 3ème Dimanche de l’Avent – Année A
Humeurs…
Solidarité… les enfants nous donne une leçon

Jeudi matin, rendez-vous dans une classe de C.P. d’une école publique de Papeete. Pour la deuxième année consécutive, l’institutrice a mis en œuvre, en accord avec sa direction un projet de collecte de canettes avec ses élèves : affiches, annonces dans les autres classes, et tout un enseignement autour sur le sujet du recyclage et de la solidarité. Quelle joie de voir cet enthousiasme chez ces enfants… les trois SDF qui nous accompagnaient en furent touchés.

Un vrai rayon de soleil dans le ciel de nos frères et sœurs de la rue… alors même que d’autres, des adultes cette fois-ci, mettent toutes leurs capacités de nuisance pour mettre des bâtons dans les roues de ceux qui se veulent solidaires !

La pluie plus qu’abondante de cette fin de semaine est-elle la réponse du Seigneur à ces esprits obscurs ? N’est-il pas descendu pour « faire du ménage devant la maison qui lui est dédiée... » ?

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C’est Noël chaque jour

Mgr CottanceauGlané dans le journal « la Dépêche » du Lundi 11 Décembre : venue à l’hôpital du Taaone des musiciens du Conservatoire pour un concert de Noël destiné à permettre aux malades d’oublier un moment leur souffrance et leur donner ainsi un peu de bonheur… Noël pour les enfants défavorisés dans les jardins de Paofai avec remise de cadeaux, avec le concours d’entreprises privées et d’institutions… sans parler du Téléthon qui mobilisa entre autre marcheurs, associations philanthropiques, écoles de voile, jeunes sapeurs-pompiers et bien d’autres bénévoles… sans parler des nombreux sapins de Noël à venir, organisés ici ou là sur le territoire, en faveur des enfants et des plus défavorisés… Alors que l’actualité charrie chaque jour son lot d’événements incitant à la morosité ou au pessimisme, sachons reconnaître ces signes de partage et de solidarité qui nous invitent à croire en ce qu’il y a de plus beau et de plus noble dans le cœur de la personne humaine. N’est-ce pas ce à quoi nous invite l’esprit de Noël qui nous rappelle que si parfois, nous doutons de l’humanité, Dieu nous invite à croire en nous ! Pour preuve, il nous donne son Fils pour nous dire combien il aime ce monde malgré ses faiblesses… et quelle dignité il accorde aux Hommes puisque son Fils devient l’un d’eux ! Celui dont nous allons bientôt fêter la naissance vient comme un nouveau-né réveiller en chacun ce qu’il a de meilleur, car sa faiblesse et sa vulnérabilité de nouveau-né ne peuvent que susciter en nous des pensées d’amour et de tendresse, parfois tellement enfouies dans notre cœur que nous n’osons même pas en soupçonner la présence ou imaginer.

            Cette lumière qui luit dans les ténèbres, il nous appartient de l’entretenir, de la célébrer, certes, mais aussi de la partager. Le temps de l’Avent nous invite ainsi à retrousser nos manches, à raviver notre désir d’accueillir celui qui vient, en réveillant le meilleur de nous-mêmes, en partageant avec nos frères et sœurs qui ont besoin d’aide et de soutien, de partage, d’accueil et d’écoute. Ce sera une belle façon de nous préparer à accueillir l’enfant de Noël. Car, comme le dit un chant de Noël : « C’est Noël chaque jour… car Noël, c’est l’amour »

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

Afc 11.12.2017

Afc 2017Controverse sur le Téléthon et le flou sur les recherches

Le 8 décembre, c’était la fête de l'Immaculée Conception. Mais, cette année, elle a coïncidé malheureusement avec le lancement de la campagne du Téléthon.

L'Église catholique s'est toujours exprimée contre des recherches financées par le Téléthon car les dons récoltés vont, pour partie, financer des recherches sur l’embryon humain, ce qui conduit à détruire des embryons humains. La sélection selon les gènes pose un problème éthique.

Pour les mêmes raisons, les Associations Familiales Catholiques (AFC) demandent que les donateurs du Téléthon aient la possibilité de choisir les programmes de recherche qu'ils désirent soutenir. En particulier, elles tiennent à souligner que les enfants indemnes présentés aux familles comme un ‘un espoir’ et comme ‘la vie qui reprend le dessus’, sont issus d'un processus de sélection embryonnaire, leurs embryons frères et sœurs handicapés ayant, eux, été éliminés.

C’est pour cette raison, que les dons pour soutenir les recherches devraient plutôt aller vers la Fondation Jérôme Lejeune, des laboratoires de recherche qui  respectent la vie, et non à l’AFM destinataire des collectes du téléthon........

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AVENT, TEMPS DE L'ATTENTE

Saint jean baptiste« Venez, divin Messie… » Le temps de l’Avent qui commence l’année liturgique nous invite à un prodigieux regard sur l’Humanité et sur l’histoire du salut. Nous voici sur un sommet d’où nous pouvons contempler le passé, le présent et le futur :

  • La contemplation du passé où s’enracine et prend naissance l’histoire d’une promesse de salut faite à nos Pères dans la Foi, Abraham, Moïse, David.
  • Le regard vers le futur où ce salut parviendra à son achèvement lors du retour en gloire de notre Seigneur Jésus Christ à la fin des temps.
  • La description du présent, de notre attente, de notre fidélité dans la Foi, de notre conversion pour nous préparer à ce retour du Christ.

            C’est donc le moment de nous redire : « le Seigneur vient ! » … Non pas parce que nous le méritons. Non parce que tout à coup, notre comportement serait devenu positif, justifiant ainsi ce salut, mais parce que le Seigneur est déjà venu parmi les Hommes, parce qu’il l’a promis et parce que la détresse présente de l’Homme ne peut laisser Dieu indifférent.

            L’Avent est donc le moment de nous redire « le Seigneur vient », et de nous mettre en attente. Non une attente passive, les bras croisés, une attente subie, mais une attente dynamique, qui fait agir, comme Marie qui se met en route vers la demeure de sa cousine Elizabeth, une attente qui mobilise le cœur et toutes les énergies vers ce qu’on attend. Le temps de l’Avent nous situe donc au moment où l’on peut proclamer : « Il est venu, il vient, il reviendra ! »

            Le 1er dimanche nous rappelle que si nous attendons le retour du Seigneur, cette attitude n’est en rien de la passivité, ni une attitude de démission par rapport au monde. Il s’agit pour nous d’aller avec courage sur les chemins de la justice à sa rencontre. « Veillez ! ».  

Le 2ème dimanche laisse éclater à nos oreilles cette étonnante nouvelle du prophète Isaïe : « Voici votre Dieu, voici le Seigneur Dieu. Il vient ! », nouvelle reprise par Jean Baptiste : « Voici venir derrière moi celui qui est plus grand que moi ». Nous prenons conscience que le Seigneur est proche. C’est l’espérance de la joie de Noël qui éclate et qui en fait doit nous accompagner tout au long de notre vie. Ainsi nous est dit que la préparation à la venue du Christ n’est pas réservée au temps de l’Avent mais qu’elle doit guider chaque jour de notre vie.

            Le 3ème dimanche nous invite à nous ouvrir à l’inattendu de Dieu. Oui, il vient, mais comme « celui que nous ne connaissons pas » selon les paroles de Jean Baptiste. Notre regard sur Jésus doit lui aussi être converti. Le risque que dénonce Jean est toujours actuel : chercher celui qui vient là où il n’est pas. Notre connaissance du Christ demande à être sans cesse approfondie, éclairée, guidée. Entre l’idée que nous nous faisons du Christ et ce qu’il est en vérité, il y a toute la place pour une conversion en profondeur.

            Le 4ème dimanche voit se détacher la figure de Marie. Elle incarne l’attente des siècles. Elle incarne les humbles et les pauvres qui, avec confiance, attendent de Dieu leur salut. Elle est celle par qui la promesse s’est réalisée, la Vierge qui devait enfanter, la fille de Sion qui se réjouit, l’humble servante du Seigneur. En Marie et avec elle, l’Eglise proclame sa foi en l’incarnation du Fils de Dieu. Et cette incarnation ne peut être séparée de la rédemption, car si Jésus vient, c’est bien pour nous sauver, comme Dieu l’a promis, et nous donner accès à la Vie.

            Alors, frères et sœurs, préparons-nous en tenant nos cœurs éveillés, car le Seigneur vient !

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

Solidarité "Cyclone Irma" : remerciements de Mgr Riocreux pour l'aide aux îles Saint Martin et Saint Barthélémy

CycloneirmaMonseigneur Jean-Yves RIOCREUX, évêque de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, transmet au nom des fidèles de son diocèse, et plus particulièrement de ceux des îles de Saint Martin et Saint Barthélémy, ses plus vifs remerciements pour l’aide de 3 millions de francs envoyée suite au passage du cyclone Irma.

Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU, Archevêque de Papeete remercie du fond du cœur toutes les communautés paroissiales pour l’élan de solidarité apporté à nos frères et sœurs du diocèse de Guadeloupe.

Solidarité "Cyclone PAM" : remerciements du diocèse de Port-Vila

Ile de tanna ecole de la mission a lowanatam« Par cette lettre, je veux vous dire que le Diocèse de Port Vila est très très reconnaissant pour la Solidarité que l’Eglise Catholique de Tahiti lui a montrée depuis le passage du Cyclone Pam. Je voudrais aussi vous remercier en particulier pour le soutien financier apporté au Diocèse de Port Vila les deux dernières années (1,5 Millions FP) et encore pour l’aide d’Un million de Francs Pacifique de cette Année 2017. Cette Aide Financière nous permettra de continuer dans la réparation et la reconstruction de nos Ecoles sur l’Ile de Tanna.

Je me joins donc à toute la population de ce petit Diocèse de Port-Vila, et plus spécialement à ceux et à celles de Tanna en vous disant, MERCI pour la Solidarité de tous les gens de Tahiti. Thank you et Tankio Tumas ! »

+ Monseigneur Jean-Bosco BAREMES, Evêque de Port-Vila

Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU, Archevêque de Papeete remercie du fond du coeur toutes les communautés paroissiales pour l’élan de solidarité apporté à nos frères et sœurs de Vanuatu.

Grand Séminaire : Conférences tous les mercredis

Le Grand Séminaire ouvre une série de conférences intitulées « PARCOURS DE FOI AVEC LE CREDO ».

Cette formSeminairetahitiation est destinée à tous publics.

Elle se tiendra tous les mercredis à partir du mercredi 08 novembre 2017 jusqu’au mercredi 21 février 2018, de 18h à 20h. Elle aura lieu au Grand Séminaire à Outumaoro. La session contient 12 séances de 2 heures chacune, soit 24 heures en tout.

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Nouveau Calendrier Liturgique pour l'année 2018 (Année B)

eveche15w.jpgCALENDRIER LITURGIQUE 2018 « Année B »
Le nouveau calendrier liturgique de l’année 2018 vient de paraître.
Il est en vente à la Librairie Pure Ora et au secrétariat de l’archevêché au prix de 500 frs.

"NE NOUS LAISSE PAS ENTRER EN TENTATION"

 Mgr Cottanceau          A partir du 1er Dimanche de l’Avent, l’Eglise invite les fidèles à mettre en pratique une nouvelle traduction du « Notre Père » en langue française qui concerne la sixième demande : « Et ne nous soumets pas à la tentation » qui devient « Et ne nous laisse pas entrer en tentation ». Ce changement est l’occasion pour nous de redécouvrir le sens de cette demande.

            Dans un premier temps, rappelons-nous que Jésus lui-même fut confronté à la tentation : après son baptême, il fut conduit au désert et par trois fois, fut tenté par Satan. Il fut également tenté au jardin de Gethsémani peu avant son arrestation : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ». Et à chacune de ces tentations, Jésus fait face avec courage en manifestant une fidélité sans faille à son Père, mettant ainsi en échecs les manœuvres du diable qui cherchait à l’éloigner de la volonté de son Père. La manœuvre du Satan n’était pas nouvelle. Dès la création d’Adam et Eve, celui-ci ne les avait-il pas séduits en les détournant du projet de Dieu et en leur faisant miroiter qu’ils pouvaient devenir des dieux, affirmant que Dieu leur mentait et les empêchait d’être heureux ! Le passage du livre de la Genèse 3, 1-5 rapportant le dialogue entre Eve et le serpent illustre clairement le sens de cette tentation. Le serpent (le plus rusé de tous les animaux) sème le doute dans l’esprit de Eve en lui faisant croire que Dieu est jaloux, qu’il ment, et au bout du compte, que son amour pour sa créature n’est qu’illusion. Cette tentation demeure aujourd’hui bien réelle, de croire que Dieu ne nous aime pas, qu’il nous ment, qu’il nous trompe, qu’il ne cherche qu’à nous « coincer » et à punir ! Alors oui, il est bon de lui demander de nous aider à croire en la puissance de son amour et « qu’il ne nous laisse pas entrer en tentation ». Si Adam et Eve succombent, Jésus, lui, résiste en refusant d’entrer dans les perspectives du malin. Il repousse la tentation, il se nourrit de la Parole de son Père, il s’en remet totalement à lui pour son salut, il refuse à la haine d’envahir son cœur et porte un regard de miséricorde sur ceux qui le persécutent. Cette fidélité à son Père et ce refus de céder à la tentation conduit le Christ à sa victoire sur la croix, ce qu’expriment ces mots de l’apôtre Paul parlant de Jésus « obéissant jusqu’à la mort, et la mort sur la croix » (Ph 2, 8).

La réalité de la tentation fait partie de notre vie. Elle trouve son origine chez le Satan, l’adversaire, qui cherche à nous séparer de Dieu. Le mot « diable » qui désigne aussi Satan signifie « celui qui divise », c’est-à-dire celui qui nous éloigne de Dieu, qui cherche à briser notre amitié avec Dieu. Ainsi, il est clair que Dieu ne saurait en aucun cas être celui qui nous tente ou qui chercherait à nous éloigner de lui. Etre tenté n’est pas un péché, c’est une réalité. Tout va donc se jouer sur notre réaction face à la tentation : consentir ou refuser. Le diable prend un malin plaisir à nous séduire en faisant miroiter à nos imaginations, à notre intelligence des choix, des objets trompeurs qui éveillent notre désir et nous conduisent loin du chemin que Dieu nous propose. Cependant, souvenons-nous que nous sommes maîtres de notre volonté et de l’intimité de ce que nous sommes. La décision nous revient de consentir ou de refuser, et là, Satan ne peut rien !

Mais Jésus connait bien la réalité humaine, il sait de quoi nous sommes faits. Aussi, dans la prière à son Père qu’il enseigne aux disciples, figure cette demande : « Ne nous laisse pas entrer en tentation », c’est-à-dire « donne-nous de pouvoir dire non et de résister aux ruses du malin qui cherche à nous séparer de toi ». Au moment de sa Passion, il dira à ses disciples : « Priez pour ne pas entrer en tentation » (Lc 22, 40) Quand la tentation se présente, Jésus invite à prendre le chemin de l’union à Dieu, le chemin de la Foi, de l’espérance et de la charité.

Il convient ici de distinguer la tentation de l’épreuve. L’épreuve permet de mettre à jour et de révéler la réalité profonde d’une personne, au-delà des apparences incertaines. Ainsi dit-on que Dieu éprouve l’homme pour connaître le fond de son cœur, « comme l’or est vérifié au feu ». Que l’on se souvienne d’Abraham à qui Dieu demande d’offrir son fils Isaac pour vérifier sa foi et sa confiance… de l’Exode au cours duquel Dieu met son peuple à l’épreuve de la faim et de la soif…  Mais lorsque l’épreuve vient du Satan, elle devient tentation. L’épreuve reste ordonnée à la vie, car elle rapproche de Dieu ; la tentation enfante la mort. Car elle éloigne de Dieu. L’épreuve est un don de grâce, la tentation une invitation au péché. L’épreuve permet la croissance dans la foi, la fidélité, l’espérance et la liberté, elle ajuste l’Homme au mystère de Dieu. Elle nous unit et nous fait entrer plus avant dans le mystère de la mort résurrection du Christ. Saint Paul s’adressant aux Corinthiens leur dit : « Dieu est fidèle : il ne permettra pas que soyez éprouvés au-delà de vos forces. Mais avec l’épreuve, il donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter » (1 Co 10, 13) La tentation venant du Satan détourne le croyant de sa relation à Dieu, elle sert ce désir toujours présent chez l’homme de se prendre pour Dieu, de prendre sa place, elle pousse l’homme à renier l’alliance que Dieu a conclue avec lui par son Fils Jésus Christ.

Reprenant les mots du P. Colomban parus dans le bulletin « Eglise en Nouvelle Calédonie » de Juillet 2017 demandons à notre Père des Cieux « non pas de ne pas être tentés, mais qu’il nous évite des épreuves que nous risquons de ne pas pouvoir supporter. Devant le risque grave que constitue la tentation, nous prions donc de ne pas nous exposer à une telle épreuve (…) où nous serions tentés de l’abandonner parce que sa présence ne nous parait plus sensible. » Nous lui demandons de nous préserver d’entrer dans les vues du tentateur et de nous aider à ne pas y consentir. Enfin, n’omettons pas le fait que cette demande, comme les autres demandes du « Notre Père », est formulée par un « NOUS ». Le combat contre la tentation demande une décision personnelle que nul ne pourra prendre à notre place, certes, mais c’est ensemble et en Eglise que nous serons plus forts pour résister. Ne l’oublions pas ! Le « Nous » nous conduit à mener ensemble le combat contre le mal.

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU, Archevêque de Papeete