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Respect des ressources de la planète : 
Prions pour que les ressources
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mais soient partagées
de manière équitable et respectueuse..

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AVENANT DECRET N°8
 

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CHAPELLE SAINT-LOUIS - ARUE MAI JUIN 2020

eglise-arue-st-l-2.jpgMesse dans la « Forme Extraordinaire »
Prochaine messe selon la forme extraordinaire du rite romain
à 8h00 :  le 14 juin 2020

CHARLES DE FOUCAULD

Mgr CottanceauLe Pape François vient de reconnaître l’attribution à Charles de Foucauld, mort en 1916 à Tamanrasset (Algérie), d’un deuxième miracle, ouvrant la voie à sa canonisation prochaine. Qui donc est cette belle figure que le Saint Père nous propose en exemple de vie chrétienne ?

Né en 1858 à Strasbourg, Charles de Foucauld se trouve orphelin dès l’âge de 5 ans. Pendant ses études secondaires, il perd la foi. Peu enthousiaste pour les études, il préfère la vie facile et joyeuse. Il entre à l’école militaire de St Cyr, d’où il réussira à sortir parmi les derniers de sa promotion ! Mais sa vie de militaire ne satisfait pas sa quête de sens de son existence. Il quitte donc l’armée à 24 ans. Attiré par l’Afrique du Nord, et ayant appris l’Arabe, il part pour une expédition au Maroc en 1884 au cours de laquelle, se faisant passer pour un rabbin, il découvre l'islam. Cette découverte réveille en lui sa propre foi catholique : « L’Islam a produit en moi un profond bouleversement... La vue de cette foi, de ces hommes vivant dans la continuelle présence de Dieu m’a fait entrevoir quelque chose de plus grand et de plus vrai que les occupations mondaines ». (Lettre à Henri de Castries, 8 juillet 1901). Rentré à Paris, il rencontre un prêtre auprès duquel il chemine, se confesse et reçoit la communion. C’est pour Charles de Foucauld un nouveau départ. Sa recherche spirituelle le conduira en Terre Sainte, à la Trappe en France puis en Syrie. En 1897, il revient à Nazareth chez les Soeurs Clarisses. Deux ans plus tard, il est de retour en France et sera ordonné prêtre en 1901. Il demande alors à partir au Sahara où il s’installe à Beni Abbès, avec l’objectif de vivre simplement au milieu des habitants comme un « frère universel », selon ses mots.

Mais son désir d’aller toujours plus loin, à la rencontre des plus « lointains » le conduit en 1905 à partir au coeur du Sahara, à Tamanrasset. Là, il partage sa vie entre la prière, l’étude de la langue et de la culture de ce peuple Touareg qu’il a rejoint, et les rencontres avec les gens. « Je choisis Tamanrasset, village de vingt feux en pleine montagne, au coeur du Hoggar et des Dag Rali, sa principale tribu, à l'écart de tous les centres importants. Il ne me semble pas que jamais il doive y avoir garnison, ni télégraphe, ni Européen, et que, de longtemps, il n'y aura pas de mission. Je choisis ce lieu délaissé et je m'y fixe, en suppliant Jésus de bénir cet établissement où je veux, dans ma vie, prendre pour seul exemple sa vie de Nazareth ». (1er août 1905, Carnet de Tamanrasset, Nouvelle Cité 1986, p.48). Fait prisonnier par des rebelles pendant la 1° guerre mondiale, le P. Charles de Foucauld sera assassiné par son gardien en 1916, victime isolée d’une violence locale.

Laissons à Mgr Claude Rault, Evêque de Laghouat (Algérie), le soin de nous partager ce qui, à ses yeux, constitue l’héritage que nous laisse le P. Charles de Foucauld :

« C’est tout d’abord sa conversion. En quête de sens, il a vu de nombreux musulmans prier le Dieu Unique. Cela provoque en lui une longue interrogation qui l’amènera à renouer avec la foi de son enfance, une foi qui se centrera de plus en plus sur son « Bien Aimé et Frère et Seigneur Jésus ». Sa motivation profonde est d’aller vers les plus lointains. C’est cela qui le pousse vers le Sahara. Il n’y va pas dans un souci de vie érémitique, mais pour rencontrer les plus démunis et prendre la dernière place… toujours occupée ! En homme de foi et en savant, il entre avec respect dans l’étude de la langue et de la culture de l’autre. Et il préfèrera « crier l’Evangile par toute sa vie » plutôt que de le déclamer sur les toits. Il passe de longues journées à travailler sur les poésies touarègues (6000 vers transcrits et déchiffrés), et laisse un dictionnaire touareg de 4 volumes qui fait encore autorité. L’Eucharistie reste le centre de sa vie, dans l’adoration et la célébration. Elle le pousse à rencontrer Jésus dans le pauvre et l’autre différent. Il célèbre la messe régulièrement, dès qu’il le peut et se sentira profondément frustré lorsqu’il se trouvera seul sans pouvoir le faire ».

(Source eglise.catholique.fr)
+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

TEAHUPO Messe du dimanche – nouvel horaire

teahupoo-st-benoit.jpgMesse du dimanche – nouvel horaire
A compter du dimanche 31 mai, la messe aura lieu à 8h00.

Je suis avec vous tous les jours

Mgr Cottanceau« …Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps ! » Telle est la promesse que fait le Seigneur Jésus Christ à ses apôtres au moment de rejoindre son Père. Nous devons donc surveiller notre langage : lors de cet événement de l’Ascension que l’Eglise célèbre ce Jeudi 21 Mai, le Christ ne quitte pas ses disciples, il ne les abandonne pas ! Il entre dans un nouveau mode de relation avec eux. Désormais, le Christ n’est plus « localisé » à Jérusalem ou à Capharnaüm ou à Jéricho… Il est dans nos coeurs, plus près de nous que jamais, et ce, grâce à son Esprit que nous célébrerons à la Pentecôte de façon particulière, un Esprit qui nous pousse à prier et à agir !

Oui, le Seigneur Jésus Christ est bien présent, non seulement parmi nous – « lorsque deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » - mais aussi en nous. Et son Esprit est toujours à l’oeuvre, irrigant le coeur des croyants, pierres vivantes de l’Eglise, irrigant la prière et l’action de l’Eglise, afin que le commandement d’amour que nous a laissé le Christ soit mis en oeuvre pour le monde.

Si nous pouvons souffrir à juste titre que l’image de cette Eglise ait été ternie ces derniers mois, la pandémie du Covid 19 nous donne cependant l’occasion de jeter sur elle et sur son action une lumière qui invite à l’espérance. Lors de la 73e assemblée annuelle de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui se déroulait à Genève ces 18 et 19 mai, Mgr Ivan Jurkovič, représentant permanent du Saint-Siège à l’ONU a ainsi mis en avant le rôle de l’Église, engagée auprès des plus vulnérables sur tous les continents : « dans le monde entier, quelque 5 000 hôpitaux d'inspiration catholique et plus de 16 000 dispensaires de l’Église complètent et renforcent les efforts des gouvernements pour fournir des soins de santé à tous ». Par ailleurs, a souligné Mgr Jurkovič, « depuis le début de l'épidémie, de nombreux ordres religieux, des paroisses et des prêtres ont été en première ligne, s'occupant de ceux qui ont été infectés et de leurs familles ». De son côté, le Saint-Siège « s’est engagé à contribuer au Fonds d'urgence de l'OMS pour la fourniture d’équipements de protection individuelle (EPI) pour le personnel médical de première ligne, et a déjà fait divers dons aux régions qui en ont besoin d'une aide d’urgence ». (Source : « Vatican New » du 19 Mai 2020). Quelques faits relevés sur le site « Vatican News » du 15 Mai 2020 viennent illustrer ces propos :

« À Rhodes, les frères de la Custodie de Terre Sainte auprès des plus démunis :
Soutenir matériellement et spirituellement les nombreux personnes pauvres et réfugiées qui passent sur l'île grecque de Rhodes en espérant un jour rejoindre un autre pays d’Europe : c'est le défi relevé par les frères franciscains de la Custodie de Terre Sainte présents sur place. Une mission qui se déploie davantage en cette période de pandémie.

L’Ordre du Saint-Sépulcre porte secours aux familles chrétiennes de Terre Sainte
Le cardinal Fernando Filoni, nouveau Grand Maître de l'Ordre, souligne l’urgence de soutenir les familles chrétiennes vivant dans ces pays pour leurs besoins essentiels. Les priorités sont le soutien à 38 écoles du Patriarcat latin en Palestine et en Jordanie, impliquant 15.000 élèves, et une aide extraordinaire à plus de 10.000 familles.

Nigéria : Mgr Okeke vient en aide aux populations pauvres
Mgr Valerian Okeke, archevêque d’Onitsha au Nigeria, a lancé une opération caritative pour venir en aide aux personnes vulnérables en ce temps de crise sanitaire due au nouveau coronavirus.

Kenya : Les petites soeurs de Saint-François viennent en aide aux pauvres
Environ 100 familles ont bénéficié d’un don des petites soeurs de Saint-François à Nairobi au Kenya. Cette initiative fait suite à l’appel des évêques de ce pays à venir en aide aux populations vulnérables.

Zambie-Malawi : Les jésuites s’engagent dans la lutte contre le Covid-19
Les jésuites de la Province de Zambie-Malawi ont lancé une initiative visant à aider les personnes les plus démunies à combattre les conséquences néfastes de la propagation du nouveau coronavirus. »

Plus près de chez nous, « Tahiti Infos » du 15 Mai nous informe « qu’une chaîne de solidarité s'est créée pendant le confinement pour venir en aide à Père Christophe lors de ses distributions de repas aux SDF. En quelques semaines, 97 bénévoles se sont mobilisés pour cuisiner jusqu'à 120 repas par jour pour les livrer aux SDF de la zone urbaine. » Rappelons également la disponibilité et la solidarité qui se manifestent depuis longtemps à travers l’action de l’Ordre de Malte, de « Emauta », du Secours Catholique, du « Truck de la Miséricorde » et de Te Vai Ete… et de tous ceux et celles qui oeuvrent dans la discrétion pour soulager la misère de leurs frères et soeurs.

Qui oserait donc prétendre que le Seigneur Jésus Christ nous a quittés, qu’il nous a abandonnés ???

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

NOMINATION / CESSATION

eveche15w.jpgParoisse Sainte Trinité de Pirae Paroisse Sacre Coeur de Arue Père Léon LEMOUZY
Pour raison de santé et à sa demande, le Père Léon LEMOUZY sscc est déchargé de ses fonctions de :
* Curé de la paroisse Ste Trinité de PIRAE
* Curé de la paroisse Sacré Coeur de ARUE
* Prêtre desservant de la paroisse St Pierre de HAO et de sa dépendance, l’église St Paul de AMANU
* Prêtre desservant du Centre Hospitalier du TAAONE à PIRAE
Cette cessation de fonctions prend effet le 10 Mai 2020.

Père Ferry TOBE
Suite à la démission du Père Léon LEMOUZY sscc de sa fonction de curé des paroisses de la Sainte Trinité de PIRAE et du Sacré Coeur d’ARUE pour raison de santé, et avec l’accord du Provincial de France des Religieux des Sacrés Coeurs de Jésus et de Marie, le Père Ferry TOBE sscc est nommé curé des paroisses de la Sainte Trinité de PIRAE et du Sacré Coeur d’ARUE.
Il résidera à la communauté des Pères des Sacrés Coeurs de PIRAE.
Cette nomination prend effet à partir du Lundi 11 Mai 2020.

Centre de Tibériade

TiberiadeCommuniqué de Mgr Jean-Pierre du 19/05/20
A tous les Usagers du Centre de Tibériade
Le centre de retraite de TIBERIADE ayant été mis à disposition des autorités sanitaires du Territoire pour y accueillir et héberger les personnes soumises au confinement dans le cadre de la lutte contre le Covid 19,
AUCUNE SESSION, RETRAITE OU AUTRE RASSEMBLEMENT NE POURRA SE DEROULER DANS LES LOCAUX DU CENTRE DE TIBERIADE, AU MOINS JUSQUE FIN JUIN 2020.
Dès que la date de réouverture du centre de TIBERIADE nous sera connue, elle vous sera communiquée.

MONASTÈRE SAINTE CLAIRE - OUTUMAORO

Message des Soeurs Clarisses
MonasteresteclaireBien chers parents, amis, bienfaiteurs, frères et soeurs dans la foi,
« …tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, Il vous l’accordera. » (Jn15, 16)
Nous, les soeurs Clarisses de Punaauia, avec vous, nous rendons grâce au Seigneur pour le décret épiscopal No. 5 qui porte la joie et un grand soulagement à tous ceux qui ont faim et soif de célébration Eucharistique et de rencontre fraternelle paroissiale. Toute notre reconnaissance va à notre archevêque, Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU.
Votre Monastère a une petite chapelle. Nous nous excusons de laisser le grand portail fermé jusqu’au déconfinement définitif. Nous aimerions accueillir, sans exception, tous ceux qui viennent participer à nos célébrations religieuses ou simplement nous visiter pour partager leurs joies, leurs espérances, leurs doutes et leurs peines.
En attendant que le port du masque ne soit plus obligatoire, nous vous embrassons, par ce courrier, et nous vous souhaitons une grande joie pascale, une bonne fête de l’Ascension et de la Pentecôte à chacun et à chacune. Avec vous, nous demeurons unies dans la prière en fixant notre regard sur Celui qui est mort et ressuscité, Jésus Christ !
« Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. » (Jn15, 17)
Vous pouvez toujours nous rejoindre par mail : kiaratahiti@hotmail.fr ou par téléphone 40-433-302.
Merci pour votre compréhension et votre patience.
Vos Soeurs Clarisses de Punaauia,
Par soeur Marie-Philippe,osc

SE DECONFINER…

Mgr CottanceauPour nous aider à mieux vivre cette période de déconfinement progressif, voici un article de Pierre Durieux du 08 mai 2020, paru sur le site « Aleteia » (fr.aleteia.org). Cette réflexion pourra nous permettre de mieux saisir dans quel esprit nous pourrions reprendre notre vie quotidienne, une vie quelque peu transformée par l’épreuve que nous venons de traverser.
« Et si les premières paroles de Jésus fraîchement déconfiné inspiraient, guidaient et nourrissaient notre déconfinement à nous ?...
Que dit donc Jésus après l’événement le plus important de l’histoire, après la seule chose véritablement nouvelle qui soit arrivée depuis l’origine, après ce confinement improbable que Dieu a consenti dans l’humanité, cet enfermement que le Christ a accepté dans la mort ?
« BONJOUR, NE CRAIGNEZ PAS ! »
Ce n’est pas seulement la politesse de Dieu ! La première parole du Christ ressuscité aux saintes femmes, dans l’évangile de Matthieu, c’est un « bon-jour », autrement dit le souhait d’une nouvelle étape pour l’humanité, qui soit tout imprégnée de bonté.
Ces « bonjours » et « saluts » nous ont manqué pendant le confinement. Nous allons devoir les redire sous un jour nouveau. Nous en avons glissé ici ou là, à son voisin, mais il est venu le moment de se saluer différemment, comme une bénédiction prononcée du fond du coeur, accompagnée d’un « ne craignez pas ! ». Nombreux sont les Français à avoir râlé au jour du confinement, mais ils sont probablement et silencieusement aussi nombreux à craindre le déconfinement… « La paix », la voilà la grande promesse, annoncée, répétée par Jésus plusieurs fois par la suite ! Shalom !
« DE QUOI DISCUTIEZ-VOUS EN CHEMIN ? »
C’est la question de Jésus aux disciples d’Emmaüs. Dieu vient de changer le sens de l’histoire, il retrouve deux disciples et, selon Luc, Il ne leur fait pas d’abord une homélie ! Il prend des nouvelles !... Dis-moi ton souci, je te dirais qui tu es… Dis-moi, pendant ce confinement, de quoi tu as parlé le plus souvent ? Pour nous aussi, il est venu le temps de rattraper le temps avec nos familles, nos amis : remonter le fil de nos conversations interdites parce que confinées, impossibles parce qu’il est des confidences qu’on ne peut pas faire en visio-conférence. Et vous les amis, de quoi parliez-vous dans votre confinement ?
« POURQUOI PLEURES-TU ? QUI CHERCHES-TU ? »
Dans l’Évangile de Jean, voici la question de Jésus fraîchement déconfiné, tout juste ressuscité, à Marie-Madeleine. Des larmes, il y en a eu aussi depuis le début de cette épidémie : nos deuils, nos angoisses, nos colères contre le gouvernement, notre incompréhension devant le mal, nos exaspérations liées au confinement… Quelle est la raison profonde de ces pleurs ? Qui cherchons-nous par-delà ces larmes ? L’ivresse romantique de se sentir exister ou la faim réelle d’un Autre ?
« ALLEZ DANS LE MONDE ENTIER ! »
Voici les premiers mots de Jésus dans l’Évangile de Marc après le drame de la Croix : on y lit que Jésus a probablement parlé auparavant, mais cet appel à partir dans le monde entier est la première phrase rapportée par l’évangéliste et d’ailleurs, selon lui, sa dernière prise de parole terrestre.
À partir de 11 mai, et prudemment, il nous faudra aussi quitter nos domiciles. Sortir pour aller où ? et surtout pourquoi ? Pour proclamer et pour baptiser, c’est le programme ! Il est vraiment déconfiné, et ce temps sera celui d’une sortie, si chère au pape François, sortie accompagnée d’une parole et d’un plongeon. Ce sera aussi le temps de l’écoute : une écoute approfondie de tous ceux qui nous diront : « Bon-jour ! Tu as fait quoi pendant ce confinement ? Ça été dur pour toi ? Tu vas où, maintenant ? » Bref, ces paroles anodines, confites des appels amoureux de l’Inconfinable ! »

Pierre DURIEUX
+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Décret N° 5 Déconfinement

96293602 529228244419958 5491600920456200192 o(Tahiti, Moorea, Iles sous le Vent, Australes, Tuamotu, Gambier)
1 / Les célébrations, offices et messes sont de nouveau autorisées tous les jours de la semaine et en week-end.
2/ Le nombre de fidèles admis à participer aux offices, messes et célébrations est limité à 50% DE LA CAPACITE TOTALE d'accueil de l'édifice. Une église ayant une capacite d'accueil de 800 places peut donc recevoir 400 personnes maximum.
3/ Lors des offices, messes, célébrations, chaque responsable veillera au respect des consignes de protection, à savoir : port du masque obligatoire ; distanciation de 1m de chaque côté, devant et derrière, même pendant la procession de communion ; lavage des mains avant d'entrer dans l'église, absence de tout contact physique (poignées de main, embrassades, pas de mains tenues au Notre Père ...) , communion donnée exclusivement dans la main.
4/ Les célébrations d'obsèques sont autorisées dans les églises, avec pas plus de 20 personnes.
5/ Les visites, distribution de la communion aux malades, onction des malades sont autorisées, avec toujours les mesures sanitaires de précaution. (Masques, lavage des mains, absence de contact physiques)
6/ Les réunions (groupes de Rosaire, CPP et autres réunions paroissiales) sont autorisées avec respect des gestes barrières (lavage des mains avant et après, distanciation de l mètre entre les personnes, port d'un masque, pas de contact physique)
7/ En ce qui concerne la catéchèse paroissiale des enfants, je demande que dès la reprise des écoles puisse reprendre également dès que possible la catéchèse
• Pour les enfants préparant leur 1° Communion pour cette année
• Pour les jeunes préparant leur Confirmation pour cette année.
Les autres années de catéchèse pour les enfants reprendront en août, à la rentrée scolaire.

8/ Pour assurer le maximum de protection des enfants en catéchèse, les responsables veilleront au lavage des mains avant et après, à la distanciation de 1 mètre entre deux enfants et au port du masque pour les catéchistes et les adolescents, pas les petits. Ils veilleront également au nettoyage des locaux et du matériel mis à disposition des enfants ou des jeunes.
9/ Les responsables de la catéchèse prendront connaissance des normes imposées pour les établissements scolaires et jointes à ce décret.

Ce décret annule les décrets précédents. Il est applicable à compter de ce Mercredi 13 Mai 2020

Père Léon Lemouzy cessation d'activités

96949139 529384567737659 5216905622636724224 oCommuniqué de Mgr Jean-Pierre -
Pour raison de santé et à sa demande, le Père Léon Lemouzy, sscc, est déchargé de ses fonctions de: - Curé de la paroisse Ste Trinité de Pirae - Curé de la Paroisse Sacré-Coeur de Arue - Prêtre desservant de la paroisse St Pierre de Hao et de sa dépendance, l'église St Paul de Amanu - Prêtre desservant du Centre Hospitalier du Taaone à Pirae.
Cette cessation de fonction prend effet le 10 mai 2020
Fait à Papeete le 10 mai 2020 - Mgr Jean-Pierre Cottanceau/ RD Gérard Picard Robson

UNE AFFAIRE DE VEUVES

Mgr CottanceauLa première lecture de ce Dimanche nous rapporte un moment significatif de l’histoire de l’Eglise naissante. Le nombre de croyants au Seigneur Jésus Christ augmente, et la communauté de Jérusalem doit s’ouvrir à d’autres cultures mais aussi aux détresses du moment liées à cette diversité. Concrètement, se fait jour dans l’Eglise un conflit (déjà !) à propos de l’aide et du service des veuves nécessiteuses de la communauté. Celles de culture grecque, étrangères d’origine et venues finir leurs jours à Jérusalem, se trouvent délaissées au profit des veuves des familles locales juives qui ont des appuis familiaux sur place. Force est de constater que la communauté n'avait pas su éviter de reproduire en elle ce qui se passe dans les sociétés portées à négliger les droits des faibles et des minorités. On le voit, les différences culturelles ou sociologiques avaient dû mettre à l'épreuve la charité et l'esprit communautaire ! Forts de leur autorité, les apôtres prennent l’initiative pour régler ce différend et éviter ainsi une double impasse : la première serait de minimiser ou nier le conflit en prenant prétexte des valeurs de foi et de charité censées unir la communauté. Une telle attitude n'aurait rien résolu dans le concret ! La seconde impasse aurait consisté à l'inverse à prendre tellement au sérieux le conflit, à se laisser prendre par les difficultés concrètes qu'on en vienne à oublier l'essentiel lui-même, à savoir la foi vécue dans l'unanimité. Pour cela, les apôtres rappellent que leur mission première, en tant qu’apôtres, est l’annonce de la mort et résurrection du Christ, et la proclamation du message qu’il a laissé : nourrir les affamés, vêtir ceux qui sont nus, visiter les malades etc…. Une annonce et un message qui doivent être mis en pratique. Annoncer Jésus Christ est le coeur de la mission du Chrétien, mais cette annonce est incomplète si elle ne s’accompagne pas du service de la charité qui est une fonction spirituelle, accomplie à la lumière de l’Esprit Saint !

Aussi, après que la communauté eut été rassemblée, sept frères sont choisis et appelés à recevoir mission de service des plus pauvres et des plus déshérités. Les apôtres après avoir prié, leur imposent les mains et leur confient la mission de « servir aux tables ». Bien que ces sept frères ne soient jamais appelés clairement « diacres », ils constituent le premier collège d’où sera issu après quelques glissements de sens, notre diaconat actuel, toujours appelé au service de la table de la charité et de la table de la Parole. Avec ces Sept, la communauté prend ses responsabilités et, en organisant son fonctionnement de façon concrète, elle évite ainsi de s'enfermer dans un choix malheureux qui serait : ou bien l'évangélisation, ou bien le service des pauvres ! Les deux sont à sauvegarder et à assurer, et pour cela, l'organisation de la vie concrète va donc répartir les taches : aux Douze (les apôtres) la parole, aux Sept le service des tables. Ainsi est écarté le danger d'un choix qui serait : ou la prière, ou l'engagement ! Ou l'intériorité, ou le témoignage.

Belle façon de nous rappeler deux choses essentielles pour la vie de notre Eglise : si le témoin veut rester témoin, il doit ménager dans sa vie des espaces de gratuité destinés à entretenir et à garder vivante sa relation à Dieu. Il serait impensable que ceux qui se veulent témoins de la résurrection ne gardent pas la prière comme prioritaire ! Mais le témoin ne saurait oublier le service de la charité, un service qui n’est pas réservé aux seuls diacres. Il s’agit non seulement d’accueillir la Parole, mais aussi de la mettre en pratique. Jésus est clair à ce sujet. C’est l’affaire de toute la communauté, de tout baptisé. Alors, gardons dans la mémoire de notre coeur ces paroles de St Jacques : « A quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu’un dise : « J’ai la foi », s’il n’a pas les oeuvres ?... Si la foi n’a pas les oeuvres, elle est tout à fait morte ! » (Jc 2, 14.17)

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

MESSES TELEVISEES 5èm dimanche de Pâques

eveche15w.jpgDimanche 10 mai 2020
5ème dimanche de Pâques
* TNTV à 08h45
* POLYNESIE 1ERE à 10h45

PÊCHEURS D ’ HOMMES

Mgr CottanceauCes jours-ci, nous entrons dans le mois de Mai, le « mois de Marie », et ce Dimanche 03 Mai est le Dimanche des vocations. Excellente occasion pour nous de nous replacer sous le regard de Marie afin de relancer en nos coeurs ou d’intensifier dans nos communautés la prière pour les vocations, particulièrement les vocations à la vie sacerdotale ou religieuse. Dans une lettre publiée en Janvier 2019, le Pape François commente l’appel de Jésus aux premiers disciples sur les rives du lac de Galilée : « Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes » : l’appel du Seigneur alors n’est pas une ingérence de Dieu dans notre liberté ; ce n’est pas une cage ou un poids qui nous est mis sur le dos. C’est au contraire l’initiative amoureuse avec laquelle Dieu vient à notre rencontre et nous invite à entrer dans un grand projet dont il veut nous rendre participants, visant l’horizon d’une mer plus vaste et d’une pêche surabondante ». Cet appel, poursuit le Saint Père, le Christ ne l’adresse pas exclusivement à ceux qui seraient en recherche de vocation sacerdotale ou religieuse, il l’adresse à tous les baptisés, car tous sont appelés : « Le Seigneur ne veut pas que nous nous résignions à vivre au jour le jour en pensant que, au fond, il n’y a rien pour quoi il vaille la peine de s’engager avec passion… Il veut nous faire découvrir que chacun de nous est appelé – de façons diverses – à quelque chose de grand, et que la vie ne doit pas rester empêtrée dans… ce qui anesthésie le coeur ».

Evoquant ensuite ceux et celles qui portent en eux une inquiétude vocationnelle plus précise les orientant vers une vie sacerdotale ou religieuse, le Pape François précise : « Dans la rencontre avec le Seigneur, certains peuvent sentir l’attrait d’un appel à la vie consacrée ou au sacerdoce ordonné. Il s’agit d’une découverte qui enthousiasme et qui en même temps fait peur, se sentant appelés à devenir « pêcheurs d’hommes » dans la barque de l’Eglise à travers une offrande totale de soi-même et l’engagement d’un service fidèle à l’Evangile et aux frères. Ce choix comporte le risque de tout laisser pour suivre le Seigneur et de se consacrer complètement à lui pour devenir collaborateurs de son oeuvre. De nombreuses résistances intérieures peuvent empêcher une décision de ce genre, comme aussi dans certains contextes très sécularisés, où il semble ne plus y avoir de place pour Dieu et pour l’Evangile, on peut se décourager ».

Comment parler « vocations » sans porter nos regards sur Marie, celle qui fut appelée et qui a répondu « Fiat » ? Voici l’invitation que nous adresse le Saint Père : « Dans l’histoire de cette jeune fille, la vocation a été aussi en même temps une promesse et un risque. Sa mission n’a pas été facile, pourtant elle n’a pas permis à la peur de prendre le dessus. Son « Oui » a été le « Oui » de celle qui veut s’engager et risquer, de celle qui veut tout parier, sans autre sécurité que la certitude de savoir qu’elle était porteuse d’une promesse. Et je demande à chacun de vous : vous sentez-vous porteurs d’une promesse ? Quelle promesse est-ce que je porte dans le coeur, à réaliser ? Marie, sans aucun doute, aura eu une mission difficile, mais les difficultés n’étaient pas une raison pour dire « Non ». Certes, elle aura des difficultés, mais ce ne seront pas les mêmes difficultés qui apparaissent quand la lâcheté nous paralyse du fait que tout n’est pas clair ni assuré par avance ! »

Alors que nos séminaristes poursuivent courageusement leur formation loin de nos yeux, nous sommes appelés à prier sans relâche pour eux. Mais en ce mois qui lui est particulièrement consacré, et en ce Dimanche des Vocations, demandons à Marie qu’elle intercède auprès du Seigneur pour qu’il donne aux jeunes d’ouvrir leur coeur afin que comme elle, ils puissent découvrir la joie de donner leur vie là où il le Seigneur les appelle.

« Marie, Mère de l’Eglise, intercède auprès du Père.
Qu’il dépose dans le coeur des jeunes
La semence de son appel et la joie de répondre.
Qu’il éclaire et fortifie ceux et celles qui sont appelés
A se donner pleinement sur le chemin du mariage,
Du sacerdoce et de la vie consacrée
Amen !
(Prière du Service National pour l’évangélisation des jeunes et pour les vocations)

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

LIBRAIRIE PUREORA Réouverture

Pureora 1A notre aimable clientèle,
La librairie PUREORA informe son aimable clientèle de sa réouverture le lundi 04 mai 2020 à 8h00.
Les consignes ci-dessous sont nécessaires pour éviter la propagation du virus, nous vous invitons donc à les suivre scrupuleusement.
- 1 personne par famille sera acceptée dans la librairie
- N’emmener pas vos enfants avec vous.
- Lavage des mains à l’entrée.
- Pas d’embrassade ni de serrage de mains.
- 4 clients à la fois seront acceptées à l’intérieur pour respecter la distanciation entre les personnes.
- Le port du masque est obligatoire, venez avec votre masque.
Protégeons-nous les uns les autres…
En vous remerciant pour votre compréhension.
La direction
LIBRAIRIE PUREORA
BP 700
98713 PAPEETE
TAHITI PF
Tél : (689) 40.43.35.08
Fax : (689) 40.41.25.51
Mail : librairie.pureora@hotmail.com FB : librairie pureora

SAUVER DES VIES ?

eveche15w.jpgL’irruption de la pandémie qui vient depuis plusieurs semaines bouleverser nos vies, nos habitudes, qui décime tant de familles de par le monde, suscite également, il faut bien le dire, de nombreuses réflexions et remises en cause de nos priorités, de nos convictions, de nos modèles de société, et peut-être également de notre foi. Mgr Rougé, évêque de Nanterre nous propose quelques éléments pouvant nous aider à réfléchir sur ce que nous vivons, sur les enjeux qui sous-tendent nos fonctionnements face à cette crise sans précédent pour nos générations actuelles.

Mgr Rougé commence par un constat positif en soulignant « l’esprit de solidarité et de responsabilité de l’ensemble de nos concitoyens, à quelques restrictions près » et « l’engagement courageux, innovant et désintéressé du personnel soignant ». Mais il constate également un fait : ce que nous vivons révèle aussi l’état de notre société : « La crise que nous traversons constitue un révélateur salutaire pour notre société. On y voit surgir des grandeurs d’âme inattendues et des mesquineries décevantes. On y découvre surtout l’ambivalence de notre rapport à la vie : nous sommes prêts à tout pour préserver des vies qu’en un sens nous ne respectons pas pleinement. Est-on sûr que ceux qui prescrivent aujourd’hui un confinement absolu des personnes âgées ne légifèreront pas demain en faveur de l’euthanasie des séniors ? »

Poursuivant sa réflexion, il s’interroge sur la situation de « super-confinement » des personnes âgées dans les EPHAD, des hommes et des femmes « bunkerisés », au point d’être privés de tout contact familial, amical, spirituel, à l’heure du grand passage en particulier. Il précise : « Quand une personne très âgée, « rassasiée de jours » comme dit de manière suggestive le Livre de Job, parvient au terme de son parcours terrestre, c’est profondément émouvant mais ce n’est pas dramatique. Ce qui est dramatique en revanche, c’est que des enfants ne puissent pas une dernière fois tenir la main de leurs parents, contempler leur visage, échanger dans un murmure ou un souffle d’ultimes paroles d’affection, de reconnaissance ou de pardon. Un prêtre de mon diocèse, bouleversé après des obsèques récentes, me confiait : « cette dame de quatre-vingt-dix-neuf ans n’est pas morte physiologiquement du covid mais elle s’est laissé mourir du chagrin d’être ainsi confinée. Ces autres victimes du covid, personne n’en parle… On ne sauve pas des vies en les privant de ce qu’elles ont d’essentiel : les relations qui les fondent. ».

Pourtant, souligne Mgr Rougé, ce sont ces mêmes hommes et femmes âgés qui tirent la sonnette d’alarme : « Il est saisissant que, du plus profond de leur sur-confinement forcé, ce soient en définitive les personnes âgées qui, en ce temps, fassent retentir pour toute la société le cri de la dignité humaine blessée… La bronca des séniors, au lendemain de l’annonce d’un confinement prolongé pour eux seuls jusqu’au 15 juillet, a résonné comme un cri de santé… Ainsi donc les personnes âgées sont-elles sorties par effraction de leur « ehpadisation » forcée pour nous rappeler ce qui est essentiel dans l’expérience humaine et que l’épidémie nous aide à redécouvrir : la qualité et la profondeur des relations humaines, l’attention prioritaire aux plus fragiles, la place emblématique de la liberté religieuse…Sauver des vies, quel programme magnifique ! A condition de ne pas confiner l’humain dans le physiologique aseptisé !... L’Exécutif ne s’y est pas trompé, qui est aussitôt revenu sur le caractère abusif et discriminatoire de ses premières annonces ».

Nous pourrions prendre ces réflexions de Mgr Rougé comme un appel à la vigilance, pendant et après confinement, dans la manière dont nous sommes reliés à ceux que nous croisons sur nos routes jour après jour. Dans nos familles, nos quartiers, nos lieux de travail, nos écoles, nos communautés chrétiennes, quelle attention portons-nous à notre prochain ? Où en est la qualité de nos relations humaines ? Sommes-nous convaincus qu’un sourire, un moment d’attention, d’écoute, une parole aimable, une main tendue, une visite sont aussi nécessaires pour « sauver une vie » qu’une injection ou un médicament ?

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

CYCLONE HAROLD

Mgr CottanceauAlors que la pandémie du Covid 19 polarise notre attention et fait la une de nos médias, un autre fléau s’est abattu il y a peu sur les îles du Vanuatu et de ses voisins, le cyclone Harold. « Outre Vanuatu, le cyclone de catégorie 5, catégorie la plus puissante, a également balayé les îles Salomon, les Fidji et les Tonga. Au Vanuatu, l’ONG World Vision affirme que 35% de la population (près de 300 000 habitants) se trouve désormais dans des centres d'accueil des suites de la tempête qui a atteint les 230 km/h, et créé des vagues de huit à dix mètres. Les dégâts les plus importants sont répertoriés dans les îles de Pentecôte, Ambae et Espiritu Santo, où se trouve Luganville, la deuxième ville du pays. ». (Source Vatican News 14 Avril 2020)

Particulièrement lié au diocèse de Port Vila, Mgr CALVET, archevêque de Nouméa nous fait part de ses premières informations sur cette catastrophe : « Les communications continuent à se rétablir au Vanuatu. Le gouvernement devrait, comme il y a 5 ans pour le cyclone Pam, décider l'état d'urgence pour une période d'un mois, en plus de l'urgence déjà en cours pour la pandémie du coronavirus (aucun cas prouvé à ce jour au Vanuatu). Les gens à l'extérieur commencent des collectes pour aider Melsisi (sur l’île de Pentecôte, particulièrement touchée). La Procure de Nouméa peut recevoir les dons et les faire parvenir au diocèse de Port-Vila. Rappel : dans l'état actuel des dégâts dans le Nord du Vanuatu il est essentiel de pousser, dès maintenant, à la remise en production des cultures vivrières (graines, tiges de kumalas, boutures de manioc, etc.) de sorte que, dans quelques (environ 5) mois, l'autosuffisance alimentaire soit rétablie. En attendant, la situation alimentaire va devenir tendue. Il faudra de l'aide en argent pour permettre d'acheter sur place du riz, etc. Nous n'avons encore que très peu d'information sur la situation à Fidji et à Tonga affectés aussi par le même cyclone ».

Un rapport en Anglais concernant la communauté de Melsisi dont parle Mgr Calvet nous est parvenu. En voici une traduction en Français :
« L’église a été sévèrement endommagée, il n’y a plus de toit ! Elle est devenue inutilisable. Les rassemblements de prière ont lieu dehors, mais les arbres ayant été détruits, il n’y a pas d’endroit ombragé. Le presbytère a également beaucoup souffert. Le toit n’existe plus, et tout ce qui était à l’intérieur, meubles, équipement, provisions etc… est perdu. Deux pièces un peu moins endommagées sont utilisées comme hôpital de fortune, et le prêtre dort dans une autre maison de la mission relativement épargnée.

Le bâtiment de la communauté des soeurs qui servait à loger l’équipe médicale locale a également été touché. Le toit a disparu. La Salle Monnier, une salle communautaire, a été détruite. Le cyclone a enlevé le toit, mais a également causé l’effondrement d’une partie des murs, blessant mortellement une personne qui y avait trouvé refuge durant le cyclone. Les écoles primaire et secondaire ont également subi de forts dommages : salles de classe, salles des profs, réfectoire, boulangerie, cuisine, générateurs… Heureusement, aucun élève ne se trouvait présent, les écoles ayant été fermées suite à l’épidémie du Covid 19. Le « mini-hôpital » de la mission qui assurait les services médicaux essentiels pour les régions sud et centre de l’île de Pentecôte est complètement hors service ! Le toit et tout l’équipement ont été détruits. Les logements des infirmières sont devenus inhabitables. Une clinique provisoire a été improvisée dans ce qui reste du presbytère.

Le conduit qui alimentait en eau a été cassé en plusieurs endroits. Il reste quelques réservoirs d’eau de pluie, mais qui seront vite insuffisants car il n’y a plus de toits ni de collecteurs pour remplir ces réservoirs à nouveau. Les gens utilisent la rivière et la mer pour se laver et laver leur linge. Les toilettes publiques ont été aussi détruites, et ceux qui avaient des toilettes dans leurs maisons ne peuvent plus s’en servir car il n’y a plus d’eau… Tout cela crée une situation sanitaire dangereuse. Les cocotiers, source de nourriture pour beaucoup sont très endommagés : certains ne s’en relèveront pas, d’autres mettront du temps avant de redonner du fruit, la plupart n’ont plus de feuilles ».

Voici les derniers mots de ce rapport, c’est un appel à l’aide. Le voici en version originale : « The Melsisi community and mission will need major assistance in rebuilding and recovering from this catastrophe. Any assistance that is available will be gratefully received ».

« La communauté et la Mission de Melsisi ont besoin d’une aide substantielle pour se reconstruire et se rétablir de cette catastrophe. Toute assistance disponible sera reçue avec reconnaissance ».

Pour répondre à cet appel à l’aide, le Secours Catholique de notre Diocèse ainsi que la paroisse de la Cathédrale vont déjà envoyer une aide financière. Vous comme moi savons toutes les difficultés financières que nombre d’entre vous devez affronter en cette période. Cependant, ceux et celles qui le peuvent et qui le souhaitent peuvent faire un versement sur le compte du CAMICA :

C/B : « CAMICA » Banque de Tahiti n° 12239-00001-801821 010 00-42 avec mention « pour le VANUATU ». Merci

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Avis de décès PÈRE NOËL CHOUX

Ob fea2b2 5 decembre 2019PÈRE NOËL CHOUX, PRÊTRE DE LA MISSION DE FRANCE
En ce Vendredi Saint, à 2h30 du matin, Père Noël CHOUX prêtre de la Mission de France, ancien producteur délégué pour les émissions religieuses d'Outre-Mer et aumônier national de la communauté chrétienne des Policiers.
Venu en Polynésie à plusieurs reprises, notamment à l'occasion de l'ordination épiscopale de Mgr Hubert… et en assuré la retransmission télévisuelle…
La communauté paroissiale de la cathédrale, présente à sa famille et sa communauté sacerdotale toutes ses condoléances.
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Le Père Noël CHOUX, Prêtre de la Mission de France, a été aumônier national de la Communauté Chrétienne des Policiers de France (« Police et Humanisme ») de 2007 à 2018, aumônier de la Délégation Ile de France de Police et Humanisme de 2007 à 2017 et aumônier catholique à la Préfecture de Police de Paris de 2016 au 31/12/2017.
Noël nous avait prévenus : je ne serai plus là à Pâques ! Il est mort ce vendredi Saint à 2h du matin dans son sommeil ! Quel symbole (le jour de la mort du Christ) ! Après avoir été en communion (silencieuse) avec tous ses frères prêtres pour la Pâques de Jésus Jeudi Saint 9 avril à 19h !
Il a été emporté par la maladie contre laquelle il luttait depuis le printemps 2019. Le dernier mot qu’il a pu épeler à Fred OZANNE, Prêtre de la Mission de France, venu lui rendre visite à la maison Jeanne Garnier samedi 4 avril, avec un laser fixé à ses lunettes projeté sur un tableau de lettres : M…E…R…C…I… Ensuite il s’est endormi. Quel message extraordinaire ! 

LE DIEU DU CRUCIFIE

Mgr CottanceauEn cette semaine Sainte où nous allons célébrer la mort et la résurrection du Christ dans un contexte bien particulier, alors que tous sommes confrontés à cette terrible épidémie du Covid 19, à l’heure où nos frères et soeurs du Vanuatu sont frappés ces jours-ci par un puissant cyclone dévastateur, et où tant d’hommes, de femmes et d’enfants sont plus encore confrontés à la famine et à la misère, est-il encore possible de parler de Dieu ? Comment peut-on parler de Dieu lorsque nous arrivons à ce moment où il semble abandonner ce Jésus qui n’avait cessé de se réclamer de Lui, qui l’a fait connaître, et qui pourtant va mourir sur la croix ? Souvenons-nous que Jésus est mort en croix à cause de sa prétention à dénoncer le mal, et à cause de son action en vue du règne de Dieu. Il a voulu changer les relations entre les Hommes, il a dénoncé l’hypocrisie et le mensonge, l’exploitation et l’exclusion, la haine et le non-respect d’autrui, ainsi que toute attitude religieuse qui asservit au lieu de libérer. Et pourtant, à l’heure de la passion et de la mort du Fils, Dieu le Père ne vient pas au secours du Juste comme un Dieu bon et libérateur devrait le faire !

Pour nous, les hommes, la puissance est contradictoire avec la faiblesse, et si Dieu est tout puissant, il ne peut pas être faible. Si Dieu est Dieu, il est tout, il ne manque de rien. Il possède tout. Et si Jésus était Dieu, il ne pouvait avoir une histoire humaine comme la nôtre ; il savait tout depuis le début, il avait tout prévu ! Mais cette conception de la puissance ne résiste pas à la lumière de la passion et de la mort de Jésus. Ainsi, nous devons admettre que notre idée de la puissance de Dieu doit être reconsidérée ! Et lorsque nous arrivons à la passion, force est de constater que l’image du crucifié ne cadre pas avec l’image du « grand patron » que nous nous faisons de Dieu !

En effet, c’est Jésus qui a souffert et qui est mort… lui, le Fils. Mais que faisait alors le Père ? Les paroles de Jésus résonnent douloureusement à nos oreilles : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mt 27, 45) Comment un père qui aime son fils peut-il l’abandonner ? Comment imaginer que le Père soit resté indifférent à la mort de son Fils, celui qu’il appelait « mon Fils bien aimé » ? Et pourtant, le fait est là ! Le Fils fait l’expérience de l’abandon de Dieu. Alors qu’il a vécu toute sa vie en communion constante avec son Père, au moment où il en a humainement le plus besoin, cette communion semble brisée, absente : « Pourquoi m’as-tu abandonné ? » C’est comme si le Fils de Dieu était devenu étranger à Dieu. C’est l’interrogation de tous les pauvres, de tous les déshérités et opprimés de la terre : stupeur face à ce qui arrive et souffrance devant l’abandon ». Où est Dieu ? Pourquoi ne fait-il rien ? Pourquoi ?

Ces questions sur Dieu sont les nôtres ! Dans l’expérience que nous faisons des échecs, des découragements, de la solitude, de l’abandon, alors que nous luttons pour des causes qui nous semblent justes, devant l’injustice ou la violence du monde, dans l’expérience de la mort, nous est-il possible de croire en Dieu ? Si oui, de quel Dieu s’agit-il ? Quel est ce Dieu en qui nous pouvons croire quand l’Homme est radicalement mis en question ? Quel est le Dieu de l’Homme crucifié et en qui il continue à croire ?

Alors, si nous voulons reconnaître le Dieu de Jésus Christ, nous devons nous poser cette question : être homme, est-ce dominer, être puissant, se garder ? Ou bien s’engager envers d’autres que soi, au risque de se perdre, au risque de manquer pour se trouver soi-même en trouvant les autres ? C’est à ce prix que nous aurons la possibilité de reconnaître Dieu dans la croix de Jésus Christ ! Tandis que le Fils souffre d’être abandonné, nous pouvons dire que le Père souffre d’abandonner son Fils. Il n’est pas impassible, mais souffre de la souffrance de l’amour, de la souffrance d’un Père. Il n’est pas celui qui meurt, car seul le Fils meurt, mais comment le Père ne souffrirait-il pas de la mort de son Fils ? « Le Fils en mourant endure dans son amour l’abandon du Père. Le Père endure dans son amour la douleur de la mort du Fils » dira le théologien J. Moltmann. Il y a ainsi profonde communion de volonté entre Jésus le Fils et son Père, à l’instant même de leur séparation la plus extrême. L’un et l’autre sont unis par l’abandon, c'est-à-dire dans le don, et en cela, ils demeurent silencieusement unis.

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

 SEMAINE SAINTE

Mgr CottanceauVoici que nous nous préparons à vivre une semaine Sainte tout à fait particulière, dans la mesure où nous la vivrons chez nous, confinés, peut-être en famille, devant notre écran TV ou notre tablette. Que soient remerciés nos médias locaux pour leur service qui nous permettra de nous associer par la Parole et l’image aux célébrations retransmises par leurs soins. Ils nous permettent ainsi de prendre conscience que si nous sommes confinés, nous ne sommes pas isolés. Si nous ne sommes pas réunis dans nos églises, nous pouvons cependant être rassemblés par la pensée, et par le cœur : rassemblés déjà à l’intérieur de nos propres familles, époux et épouses, conjoints, parents et enfants, de différentes générations mais vivant sous le même toit, avec nos anciens… rassemblés également par la même foi qui nous unit en Jésus Christ par-delà les frontières, et qui nous rend plus forts, différents, certes, mais complémentaires, comme les différents membres d’un même corps… unis également avec ceux et celles qui souffrent de l’épidémie et vivent difficilement ce temps d’épreuve : ceux et celles qui ont peur, qui savent un proche touché par la maladie, qui sont confrontés à de graves difficultés économiques et se demandent comment ils vont s’en sortir… Unis à ceux et celles qui luttent contre l’épidémie parce qu’ils et elles sont résolument du côté de la vie. Qu’il nous soit donné ici de remercier les frères et sœurs, qu’ils soient ou non d’Eglise, et qui donnent de leur temps, de leur énergie, de leurs compétences pour venir à la rencontre des plus déshérités. Pensons aux organismes caritatifs comme le Secours Catholique, l’Ordre de Malte, Te Vai Eté, le truck de la Miséricorde, sans oublier les services communaux, les services sociaux…

            Cette absence de rassemblements pour les offices sera peut-être pour chacun et chacune l’occasion d’en redécouvrir l’importance. C’est quand on est soudain privé d’un élément, d’une personne qui faisaient partie de nos habitudes et de notre routine qu’on en découvre l’importance. C’est le manque qui fait découvrir l’importance de ce qu’on vient de perdre… Heureuse circonstance qui nous prive de notre rassemblement dominical à l’Eglise, mais qui va nous aider à redécouvrir plus en profondeur combien cette dimension de rassemblement avec nos frères et sœurs autour de la Parole et de l’Eucharistie est essentielle à notre identité Chrétienne. Oui, on n’est pas Chrétien tout seul !

            Comme l’écrivait un de nos séminaristes, les privations que nous vivons durant ce Carême ne sont pas celles auxquelles nous étions habitués ! Au moment où nous nous apprêtons à entrer dans la Semaine Sainte chacun chez soi, unissons-nous au Christ qui a vécu lui aussi la solitude : à Gethsémani, où Pierre, Jacques et Jean dorment pendant qu’il prie, à Gethsémani encore ou les apôtres prennent la fuite quand Jésus est arrêté, chez le Grand Prêtre où personne n’est à ses côtés pour prendre sa défense et où Pierre le renie par trois fois, sur la croix où il s’adresse à son Père en lui disant : « Pourquoi m’as-tu abandonné ? » Peut-être nous sera-t-il plus aisé de le rejoindre en ces jours où peut nous guetter le sentiment d’être seuls dans notre épreuve.

            Que la lumière de la Résurrection brille déjà dans notre cœur pour nous aider à fortifier notre Foi en Jésus Christ, lui qui est sorti vivant du tombeau.

                                                                                              + Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Instructions pour les funérailles

Mgr CottanceauVoici les dernieres intructions de Mgr Jean Pierre Cottanceau en ce qui concerne les funérailles
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