A LA UNE

L’AUMÔNE

Mgr Cottanceau   Depuis ce Mercredi des cendres, nous voici entrés en Carême, ce temps qui nous invite au jeûne, à l’aumône et à la prière. Après avoir évoqué le jeûne la semaine dernière, arrêtons-nous aujourd’hui sur l’aumône.

   L’idée d’aumône est très ancienne et figure dans l’Ancien Testament. Dans toute la Bible, l’aumône est un geste de bonté de l’Homme pour son frère, et donc une imitation des gestes de Dieu qui, le premier, a fait preuve de bonté envers l’Homme. En effet, tout ce que possède l’Homme lui a été prêté par le créateur de l’Univers à qui appartient la terre et tout ce qu’elle contient. Par l’aumône, on assure simplement une répartition plus équitable des dons de Dieu à l’humanité. L’acte de charité non seulement vient en aide aux nécessiteux, mais apporte également un bienfait spirituel à celui qui donne : « Le mendiant fait plus pour le maître de maison que le maître de maison pour le mendiant » dit un texte Juif. Mais il ne faudrait pas croire que l’aumône s’inspire uniquement de motifs intéressés. Souvent la charité est estimée comme une vertu suprême : « La charité est égale à toutes les autres prescriptions réunies ». « Quiconque pratique la charité et la justice agit comme s’il remplissait le monde entier de bonté et d’amour ».

            L’aumône ne doit pas consister tout juste à donner un secours. Il faut prendre en considération la condition de celui qui le reçoit. Le devoir de charité ne se limite pas à donner, il faut aussi avoir de la considération pour celui à qui l’on donne : « Si quelqu’un donnait à son prochain toutes les bonnes choses du monde mais avec un air maussade, cela lui serait compté comme s’il n’avait rien donné du tout, mais celui qui reçoit aimablement son prochain, même s’il ne lui donnait rien, cela lui sera compté comme s’il lui avait donné toutes les bonnes choses du monde ». « Si tu n’as rien à donner au pauvre, réconforte le par tes paroles. Dis-lui : « mon âme vient à toi parce que je n’ai rien à te donner ».

            Jésus dans ses paroles sur l’aumône reprend en partie ce que disait déjà l’Ancien Testament : il la compte avec le jeûne et la prière comme l’un des trois piliers de la vie religieuse. Il en souligne le caractère désintéressé et discret, sans attente de récompense en retour, et sans mesure. Mais Jésus va plus loin dans le sens de cette démarche de partage et de solidarité. C’est qu’à travers nos frères dans le besoin, c’est Jésus lui-même à qui l’on vient en aide : «J’avais faim et vous m’avez donné à manger … Chaque fois que vous l’aurez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’aurez fait ! » (Mt 25, 31-46) Donner aux pauvres, c’est imiter le Christ lui-même qui, «de riche qu’il était, s’est fait pauvre pour vous, afin de vous enrichir de sa pauvreté » (2 Co 8, 9). Enfin, l’aumône ne peut être faite de façon Chrétienne que par référence à l’amour de Dieu manifesté dans la passion et la mort de Jésus Christ. Là est le fondement de la charité, c’est que tous, même et surtout les pauvres sont aimés du Christ qui a donné sa vie.

            Dans l’Eglise, l’aumône est une nécessité pour quiconque veut mettre en œuvre l’amour de Dieu : « Comment l’amour de Dieu demeurerait-il en celui qui ferme ses entrailles devant son frère nécessiteux ? » (1 Jn 3, 17) ; « Si un frère ou une sœur sont nus, s’ils manquent de leur nourriture quotidienne, et que l’un d’entre vous leur dise : « Allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous », sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ? » (Jc 2, 15). Mais la pratique de l’aumône va encore plus loin que le partage avec celui que l’on croise et qui est dans le besoin. Paul évoque dans ses lettres  le devoir de partage entre les Eglises ; lorsque la communauté de Jérusalem se trouve dans le besoin, il organise une collecte et parle de « service ». Et il donne même aux Corinthiens l’esprit qui doit présider à ce partage : « Que chacun donne selon ce qu’il a décidé dans son cœur, non d’une manière chagrine ou contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie » (2 Co 9, 6). Puisse cet esprit de partage illuminer et guider notre chemin de Carême !

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Te Aroha retraite Miséricorde

Retrait misericorde taLa Communauté Te Aroha organise une retraite pour Tous les 17, 18 et 19 mars 2017 au Centre Tibériade.
Le thème : « La Miséricorde : Chemin qui mène au Pere »
Prédicateur le berger de la communauté Tiatono Francisco
Inscription : Heiata : 87 777 802 - Maria: 87 724 137
Par mail : ctearoha@outlook.fr ou htumahai@opt.pf
3 500 FRS par personne pour le week-end

Radio Maria no te Hau du 13 au 17 mars

logo-rmnth.pngVoici la liste des enseignements diffusés sur les ondes de la radio à 10h.
> Lundi 13 mars : « Le Vainqueur c’est Dieu. Mais il faut collaborer » par Bernard DUBOIS ;
> Mardi 14 mars : « Prière et combat spirituel » par le Cardinal SCHÖNBORN ;
> Mercredi 15 mars : « La tentation si tu ne sais pas mettre un frein à ta langue » par le Diacre Médéric BERNARDINO ;
> Jeudi 16 mars : « Dieu t’aime tel que tu es par Carlos PAYAN ;
> Vendredi 17 mars : « Vaincre l'épreuve à l'école de saint Joseph » par Sœur Emmanuel.

LE JEÛNE

  Mgr Cottanceau   Depuis ce Mercredi des cendres, nous voici entrés en Carême, ce temps de préparation à la grande fête de Pâques. Le Carême nous invite au jeûne, à l’aumône et à la prière. Arrêtons-nous aujourd’hui sur le jeûne.

Concrètement, le jeûne consiste à se priver de toute nourriture et de toute boisson, éventuellement aussi de télévision, de sucreries, de cigarettes, pendant un ou plusieurs jours. Si aujourd’hui, cette pratique est peu prisée, c’est que son sens et son utilité spirituelle ne sont guère perçus ! Pourtant dans beaucoup de religions, le jeûne revêt une place importante, et pas seulement dans le Christianisme. La Bible sur laquelle repose l’attitude de l’Eglise rejoint sur ce point les autres courants religieux. Mais elle précise le sens du jeûne et en règle la pratique. Avec la prière et l’aumône, le jeûne est un des actes essentiels par lequel le croyant traduit devant Dieu son humilité, son espérance et son amour.

L’Homme est à la fois âme et corps, chair et esprit. Il serait donc incomplet d’imaginer une religion purement spirituelle, dans les nuages. L’âme a besoin des actes et des attitudes du corps. Le jeûne accompagné de prière traduit l’humilité devant Dieu. Jeûner équivaut à humilier son âme. Il ne s’agit pas d’exploit ascétique, ni de trouver par là un état d’exaltation psychologique ou religieuse comme on le trouve parfois dans d’autres religions. Il s’agit par la pratique du jeûne de s’établir avec foi dans une attitude d’humilité pour  accueillir l’action de Dieu et se mettre en sa présence.

            A la suite des prophètes, Jésus vient dénoncer les risques qui peuvent déformer le sens profond du jeûne :

= Risque de formalisme, ou d’hypocrisie quand on jeûne pour être vu des hommes : " Quand vous jeûnez, ne vous donnez pas un air sombre comme font les hypocrites : ils prennent une mine défaite, pour que les hommes voient bien qu'ils jeûnent » (Mt 6, 16)

= Risque de jeûner sans amour : « Pourquoi avons-nous jeûné sans que tu le voies ? … C’est …que vous jeûnez pour vous livrer aux querelles et aux disputes, pour frapper du poing méchamment… Est-ce là le jeûne qui me plaît, le jour où l’Homme se mortifie ?... N’est-ce pas plutôt ceci, le jeûne que je préfère : défaire les chaînes injustes, délier les liens du joug, renvoyer libres les opprimés et briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec l’affamé, héberger chez toi les pauvres sans abri, si tu vois un homme nu, le vêtir, ne pas te dérober devant celui qui est ta propre chair ? » (Is 58, 4-7)

Ainsi, pour plaire à Dieu et nous rapprocher de lui, le jeûne doit-il être uni à l’amour du prochain et comporter une recherche de la vraie justice. Il ne peut donc être séparé de l’aumône ni de la prière. Si l’amour est absent, le jeûne est vain ! L’Eglise nous invite à jeûner de nourriture et nous abstenir de viande les vendredis de Carême ; c’est ensuite à chacun de voir sur quoi portera son jeûne pendant tout le Carême, de quoi il décide de se priver par amour de Dieu pour libérer son cœur et se préparer à accueillir la Bonne Nouvelle de Pâques !

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

« NE VOUS INQUIETEZ PAS »

Mgr CottanceauL’évangile dominical continue de mettre en lumière le Sermon sur la montagne (Mt 6, 24-34). Cette fois, Jésus met en évidence deux attitudes existentielles opposées : l’une fonde la réussite d’une vie sur les réalités de ce monde tandis que l’autre compte sur les biens du « ciel ».

Jésus est-il réaliste quand il place la recherche d’un bien-être terrestre au second plan ? Cet idéal d’une vie entièrement dévouée aux biens célestes est-il même supportable à tous ? Il nous faut bien une maison, une voiture, un travail et de l’argent pour avoir de quoi manger, boire, se vêtir. Et tous les croyants ne sont pas destinés à un état de vie qui conduit à l’abandon des soucis matériels.

De fait, dans cette partie du sermon, Jésus s’adresse sans doute à ses premiers disciples qui vivaient avec lui dans une totale dépendance à la charité et à l’hospitalité des personnes rencontrées sur le chemin. Et il y a effectivement lieu de dire que les recommandations de Jésus en faveur d’un dépouillement total vis-à-vis des soucis du monde sont vécues d’une manière spécifique par ceux qui professent les conseils évangéliques de l’obéissance, du célibat dans la chasteté et de l’esprit de pauvreté et de partage.

En réalité, une lecture attentive de l’évangile montre que la précarité matérielle n’en est pas la préoccupation principale. Riches ou pauvres, nous courons tous le même danger de se laisser prendre au piège de l’avoir qui ne finit jamais d’être satisfait. Si bien que nous risquons de passer à côté de la venue du Règne de Dieu dont l’accueil est suspendu à une attitude de confiance en la bienveillance de Dieu.

Il ne s’agit donc pas de renoncer au travail ou à l’argent, ni à la lutte contre la misère sociale. En fait, le choix à faire entre Dieu et l’Argent, entre le ciel et la terre, va traduire la volonté de chacun de placer sa vie soit sous la direction des ambitions terrestres, avec leur potentiel d’enfermement, soit sous celle d’une autorité extérieure à ce monde et à sa logique, Dieu qui libère.

La réussite d’une vie humaine ne se résume pas tant à la quantité de biens amassés qu’à la qualité des relations avec autrui et, pour un croyant, avec Dieu. L’insistance de Jésus à ne pas se laisser accaparer ou troubler par les soucis mondains s’explique. Il ne cherche pas à imposer un style de vie impossible à vivre mais indique un chemin de vie et de liberté. Car tandis que notre choix se porte sur Dieu, la confiance en Lui va aider chacun d’entre nous à mettre de l’ordre dans ses choix concrets.

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Te Mahana o te Fatu 25 février 2017

Temanaotefatu 1L’émission Te Mahana O Te Fatu de ce samedi 25 février sur Polynésie 1ère sera une rediffusion  Napuka, le petit troupeau du Seigneur - La foi au quotidien dans un atoll des Tuamotu. Une réalisation de Georges Daviles-Estines d’une durée de 26 min.

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Armoiries épicopales

Armoirie mgr CottanceauAnuntiate Verbum Domini Insulis

« Nations, écoutez la parole de Yahvé ! Annoncez-la dans les îles lointaines ! » Ces paroles du prophète Jerémie (Jr 31, 10) donnent le sens de la devise que j’ai choisie et qui figure en latin. Elles expliquent le choix des symboles : imaginons que nous tenons en main le Livre de la Parole de Dieu au bas du blason. En levant les yeux, se profile à l’horizon une île sur laquelle sont représentés trois cocotiers. On peut y voir une allusion à la réalité de nos îles, mais également à la Sainte Trinité, au Dieu trois fois saint qui nous précède par son Esprit dans toute créature, puisqu’il est le Créateur. C’est là que j’ai été appelé à être pasteur à la suite du Bon Pasteur qui est Parole de Dieu, une Parole qui nourrit ma Foi, qui me passionne depuis ma jeunesse et me surprend chaque jour !

Au milieu du blason sur la gauche, une pirogue. Elle relie les Hommes entre eux, elle ouvre les horizons, elle invite à l’aventure, cette aventure qui a conduit les premiers missionnaires des Sacrés Cœurs et ceux qui les ont précédés à quitter leur pays pour cette partie de l’Océanie, afin d’y apporter la Bonne Nouvelle de Jésus Christ. Elle évoque la barque de Pierre, l’Eglise, et c’est nous qui aujourd’hui sommes les rameurs !

Toujours au milieu, à droite, le Pu… Il résonne et convoque pour la fête, il rassemble, il invite à la réjouissance. Quelle meilleure façon de célébrer dans notre Fenua la venue du Christ et de l’accueillir avec des chants de joie !

Enfin, sous le blason, cette bande blanche avec les croix représente le « Pallium », cet ornement liturgique fait en laine de mouton. Symbolisant la brebis sur les épaules de Jésus, le Bon Pasteur, il signifie le lien personnel et institutionnel de l’archevêque avec le pape, la communion avec le successeur de Pierre dans la charge pastorale de toutes les Églises.

+ Mgr Jean Pierre COTTANCEAU

© Archidiocèse de Papeete - 2017

LA BOUCHE, LES MAINS, LES PIEDS ET L’EVANGILE

Mgr CottanceauAu sein de l’Église, il est d’usage d’affirmer que le royaume de Dieu avance à pas d’hommes. Un chant bien connu y fait penser : « ah ! qu’ils sont beaux sur la montagne les pas de ceux qui portent la Bonne Nouvelle et qui annoncent le salut et la paix ! »

Les pasteurs de communautés le savent bien : l’évangélisation n’est ni l’affaire d’une stratégie publicitaire ni d’une conquête géographique. Bien que nous vivions dans un monde hyper connecté où les idées circulent très rapidement, l’expansion de la Bonne Nouvelle dépend avant tout de la réponse personnelle et libre de chaque être humain.

L’annonce du message évangélique et l’adhésion à son contenu s’appuient effectivement sur des « instruments » tout simples : la bouche, les mains, les pieds. Affirmation curieuse au premier abord mais, à bien y réfléchir, le corps n’est-il pas un medium incontournable de la vie de foi ?

La bouche proclame et acquiesce le credo, les mains reçoivent l’eucharistie et bénissent, les pieds nous portent vers autrui pour partager le salut et la paix du Christ. Nous avons là aussi une belle image des trois ministères confiés aux chrétiens et aux pasteurs en premier lieu dès le baptême : enseigner la Parole par la bouche, sanctifier par les mains, guider une communauté en traçant un chemin à suivre.

La Bible fourmille de références. Isaïe accepte de devenir le prophète du Seigneur après avoir reçu la purification de ses lèvres (cf. Isaïe 6, 1-8). Saint Paul impose les mains à Timothée pour qu’il devienne le pasteur de sa communauté (cf. 2 Timothée 4,1-8). À la veille de sa mort, Jésus lave les pieds de ses apôtres pour leur montrer ce qu’ils devront faire eux-mêmes en témoignage à donner aux chrétiens : servir, aimer, donner sa vie comme Jésus a fait pour eux (cf. Jn 13,1-17).

Le lecteur apprendra par ailleurs que les textes cités sont ceux qui ont été choisis pour l’ordination épiscopale de ce samedi 18 février. Dans ce même épisode du lavement des pieds, Jésus conclut ses recommandations par l’évocation d’une béatitude : « Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites » (Jn 13,17). Que chacun se sente donc encouragé à disposer ses lèvres, ses mains et ses pieds au service de l’avancement de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ.

 Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Ordination Episcopale de Mgr Jean Pierre Cottanceau

Ordination mgr jp cottanceauSamedi 18 février 2017 à 9h, en l’église Maria no te Hau de Papeete,
S.E. Mgr Michel CALVET, Archevêque de Nouméa, assisté de
S.E. Mgr Hubert COPPENRATH, Archevêque émérite de Papeete, et de
S.E. Mgr Pascal CHANG SOI, Evêque de Taiohae,
en présence de
S.E. Mgr Martin KREBS, Délégué apostolique
ordonneront avec tous les évêques présents
S.E. Mgr Jean Pierre COTTANCEAU, Archevêque de Papeete.

- Vendredi 17 février -
A 19h à la Cathédrale aura lieu une veillée de prière pour nous préparer spirituellement à l’ordination.
Cette veillée débutera par les Vêpres animées par la paroisse de la Cathédrale. Suivra un temps d’adoration jusqu’à Minuit.

- Samedi 18 février -
PARKINGS :

* Le parking du presbytère de MNTH est réservé pour les prêtres, diacres, séminaristes, religieux/ses, presse ;
* Le parking sur la route devant l’église MNTH est réservé pour les autorités et invités d’honneur ;
* Les parkings de l’évêché, Ecole de la Mission, Communauté Chinoise, Lycée La Mennais et du côté de la Fraternité Chrétienne et de Tere Ora sont pour les fidèles ;
* Si des paroisses viennent du bus, les bus après avoir laissé leurs passagers devant l’évêché pourront se garer au parking Tarahoi gratuitement.

- Dimanche 19 février -
Au cours de la messe de 8h concélébrée par les évêques présents à la Cathédrale, Monseigneur Jean-Pierre prendra officiellement possession du siège épiscopal, selon le rite prévu par notre Sainte Mère l’Eglise.

Renouveau Charismatique: Retraite carême, jubilé d'or et pélerinage

RenouveaucharismatiqueRetraite pour préparer le carême 2017 ouverte à toute personne de plus de 15 ans
Du 24 au 26 février à Tibériade
le Comité Diocésain du Renouveau propose une retraite sur le thème : « Quels dons ai-je reçus ? Qu’en ai-je fait ? »
Les prédicateurs seront : D. Donald, D. Gaspar, D. William.
Pour les inscriptions : s’adresser aux bergers des groupes de prière dans les paroisses. On peut également transmettre les fiches d’inscription au Diacre Gaspar ou au Diacre William à l’archevêché de Papeete.

 

Jubile d orJubilé d’Or du renouveau à Rome et Pèlerinage
Il reste encore quelques places pour participer à Rome au Jubilé d’or du Renouveau Charismatique Catholique et au Pèlerinage diocésain en Italie et en France.
Départ de Papeete le samedi 27 mai – retour samedi 17 juin 2017.
(7 jours à Rome pour la célébration internationale des 50 ans du Renouveau Catholique ; suivi de 13 jours de pèlerinage [Assise (St François et Ste Claire), Pise, Arenzano, Nice, Saint Maximin, Lourdes, Rocamadour, Nevers, Paris])
Informations et inscriptions : auprès du Diacre Pierre ANCEAUX tél. 87.32.88.96/ rdpierreanc@yahoo.fr
Une réunion des pèlerins et des personnes intéressées par le pèlerinage est fixée au mardi 21 février à 18 H, en présence de Gérald, organisateur des pèlerinages, à la Fraternité Notre-Dame de l’Agapé à Pirae (au-dessus du presbytère Ste Trinité)

Service Diocésain de la Catéchèse Journée de formation

sdc.jpgJournée de formation avec le Père André PACHOD
Le service Diocésain informe que le Père André PACHOD est de retour sur le territoire pour une journée de formation mise en place par l'enseignement catholique le vendredi 17 février. Les inscriptions des catéchistes des paroisses seront séparées, mais comme l'an passé, tout le monde sera ensemble !
Pour les inscriptions, contacter Frère Gilles LE GOFF au 87 74 23 37 ou par courriel à gillesL@clm.ddec.edu.pf

« Eh bien ! moi, je vous dis… »

Ces semaines-ci, les évangiles du dimanche reproduisent le célèbre « Sermon sur la Montagne » en saint Matthieu. Les fameuses « antithèses » de Jésus sont au cœur du texte évangélique du dimanche qui vient : « On vous a dit que… Eh bien ! moi, je vous dis… » (Mt 5, 17-37).

Dans la langue, le « on » est un pronom personnel indéfini et désigne des individus dont le nombre et le genre sont inconnus. Terrible « on » à vrai dire ! À cause de lui, combien d’histoires, de commérages, de supputations douteuses voire de calomnies se propagent. Les réseaux sociaux fourmillent de ce « on » si confortable et pratique qui fait paravent !

Un chemin de conversion consisterait sans doute dans ses prises de paroles à assumer ses propres opinions et à faire usage du « je ». Mais cela implique un vrai courage, ce qui semble bien difficile à beaucoup d’entre nous : « Eh bien ! moi, je vous dis… ».

Dans la bouche de Jésus, le « on » ne renvoie pas tant aux prescriptions de la Loi de Moïse qu’aux opinions très diverses des « maîtres » de son époque. Parmi eux, il y a les scribes et les pharisiens vis-à-vis desquels Jésus se prononce sèchement : « Si votre justice ne dépasse pas celles des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. »

Les scribes et les pharisiens avaient tendance à se cacher derrière des interprétations et des affirmations qu’ils faisaient passer pour vraies en les recouvrant d’une autorité divine. En réalité, ils liaient les gens par de pesants fardeaux. Et Jésus a fait remarquer qu’ils n’étaient pas toujours capables de porter ces fardeaux eux-mêmes.

En outre, leur manière d’envisager la relation à Dieu était proche d’une logique de rétribution, c’est-à-dire du « donnant-donnant » ou du « permis-défendu » : « si tu fais cela, alors Dieu te récompensera », et inversement ; avec des enchainements malheureux du style « si Dieu ne te donne pas cela (le bonheur, la richesse, la santé…), c’est que tu n’as pas agi comme il faudrait ».

À l’inverse, Jésus a révélé au monde un visage de Dieu bien différent : « je suis doux et humble de cœur ». Toute la puissance de ce « je » réside dans sa légitimité comme Messie et Seigneur, Fils unique du Père et donateur de l’Esprit. Et cet usage du « je » - comme s’il pouvait parler à la place de Dieu – lui sera reproché durement. À vrai dire, il en mourra. Jésus pourtant ne s’est pas caché ni derrière un texte ni derrière un savoir (ou un clavier comme cela se fait de nos jours).

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Comité Diocésain du Te Vai Ora : report

joelaumeran-1.jpgLe Père Joël et le Comité informent les membres et les invités, parrains et marraines que la rencontre prévue le week-end du 17-18-19 février 2017 est reportée aux 28-29-30 avril 2017 à Tibériade.

Merci pour ceux qui le peuvent à venir partager la joie de l’ordination épiscopale de Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU.

Décès du Diacre Benoît VAKI

B VakiCONDOLEANCES ET SYMPATHIE
Samedi 04 février 2017, le diacre Benoît VAKI s’en est allé vers la maison du Père.
L’inhumation a lieu le mardi 07 février où une messe a été dite en l’église du Sacré Cœur de Arue et l’inhumation au cimetière communal de Arue.
Monseigneur Jean-Pierre, tous les prêtres, les diacres et les fidèles adressent à son épouse, à ses enfants, petits-enfants et à toute la famille leurs plus sincères condoléances et que nos prières vous accompagnent.

VIE CONSACREE ET PRESENTATION DU SEIGNEUR AU TEMPLE

Mgr CottanceauLa semaine est marquée par la fête de la Présentation du Seigneur au Temple, le 2 février. Outre que la fête commémore le moment où Marie et Joseph consacrent l’enfant Jésus à Dieu comme le prescrit la loi de Moïse, ce jour est aussi celui qui a été choisi par le pape Jean-Paul II depuis 1997 pour célébrer la journée de la vie consacrée.

La simultanéité des deux célébrations ne tient pas du hasard. La présentation de Jésus au Temple annonce sa propre consécration au Père et le don de sa propre vie jusqu’à la Croix par amour pour les hommes. Toute personne consacrée est bouleversée par ce don du Christ au point de tout laisser pour vivre à sa suite.

Ce style de vie est un témoignage qui dépasse les personnes consacrées elles-mêmes. À travers elles, les valeurs du Royaume se diffusent dans le monde : générosité, détachement, esprit de sacrifie, capacité à donner la priorité aux autres, etc. Ce faisant, elles peuvent réveiller un monde endormi et montrer une manière différente de faire des choses, d’agir, de vivre.

Mais à ce que « quelques-uns » choisissent de vivre, tous sont appelés et en possèdent les capacités et les charismes nécessaires. Ayons à l’esprit qu’obéir à la volonté de Dieu, respecter la dignité de chaque personne, consacrer les fruits de son travail au service de la mission, tous les chrétiens y sont consacrés par le baptême !

Le contexte actuel révèle toutefois un essoufflement sur le plan des vocations. Dans un discours prononcé le 28 janvier dernier à l’adresse du monde religieux, le pape François a évoqué les grandes fragilités actuelles de la vie consacrée : « la culture du provisoire, (…) le consumérisme, (…) la routine, la fatigue, le poids de la gestion des structures, les divisions internes, la recherche du pouvoir, une manière mondaine de gouverner les institutions, un service de l’autorité qui parfois devient un autoritarisme ou d’autres fois un laisser-faire ».

Le pape termine son discours en relevant l’importance de la vie fraternelle en communauté, de la vie de prière, de la fréquentation des sacrements et d’un témoignage de vie authentique. Aux jeunes qui sont en recherche, c’est la « joie de l’Évangile » qu’il s’agit avant tout de partager. Toute vocation tire sa force et sa durabilité du « regard fixé sur le Seigneur ».

Depuis ses origines, notre diocèse s’est enrichi de la vie consacrée. Et ce style de vie continue encore aujourd’hui d’alimenter notre Église locale de ses dons et charismes à travers nombre d’hommes et de femmes. Nous tenons ici à les remercier pour leur engagement et à les encourager !

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

L’HOMME ET LA PLUIE

A l’heure où notre pays vient d’être frappé par de violents épisodes météorologiques jetant un certain nombre de familles hors de leurs maisons, détruisant habitations, ponts et routes, la question revient de savoir comment éviter que pareil désastre se reproduise. Comme si l’Homme pouvait interdire à la pluie de tomber ! Ecoutons ce passage de l’Ancien Testament où Dieu invitant Job à l’humilité s’adresse à lui en ces termes : « 25 Qui perce un canal pour l'averse, fraie la route aux roulements du tonnerre,  26 pour faire pleuvoir sur une terre sans hommes, sur un désert que nul n'habite…    28 La pluie a-t-elle un père, ou qui engendre les gouttes de rosée?  29 De quel ventre sort la glace, et le givre des cieux, qui l'enfante,  30 quand les eaux se durcissent comme pierre et que devient compacte la surface de l'abîme?...  33 Connais-tu les lois des Cieux, appliques-tu leur charte sur terre?  34 Ta voix s'élève-t-elle jusqu'aux nuées et la masse des eaux t'obéit-elle?  35 Sur ton ordre, les éclairs partent-ils, en te disant : "Nous voici?"…  37 Qui dénombre les nuages avec compétence et incline les outres des cieux,  38 tandis que la poussière s'agglomère et que collent ensemble les mottes de terre? » (Job 38)

Rendons à Dieu et aux lois de la nature ce qui leur revient. Mais rendons également à l’Homme ce qui lui revient. Le texte de la Genèse évoquant la création du monde nous révèle que Dieu confia aux Humains le soin de dominer la terre et de la soumettre, le soin de poursuivre son œuvre créatrice. Dans le livre du Siracide, nous trouvons ces paroles : « Les Humains ont reçu du Seigneur l’usage des cinq sens ; il leur a donné en partage un sixième sens, l’intelligence… Aux Humains il a donné du jugement, une langue, des yeux, des oreilles et un cœur pour réfléchir. Il les a remplis de savoir et d’intelligence… » (Si 17, 5-7) Si l’Homme ne peut empêcher la pluie de tomber, il peut en limiter les désastreuses conséquences, d’abord par son savoir et son intelligence à percer les secrets de la nature pour en limiter les aspects destructeurs. Autre moyen que nous avons vu à l’œuvre ces derniers jours : les nombreux actes de solidarité, de dévouement, de don de soi, la mobilisation des services de secours, des responsables du pays, depuis les maires jusqu’aux plus hautes autorités, des confessions religieuses et autres organisations d’entraide.  De cet épisode, dramatique pour beaucoup, ont surgi la solidarité et l’entraide… Ainsi, de tout mal peut en sortir un bien.

Puissent les événements de ce dernier week-end nous rappeler à l’humilité face à la nature, pour la respecter et la sauvegarder. Comme le dit un proverbe : « Dieu pardonne toujours, les Hommes parfois, la nature jamais ! ». Puissent ces événements nous ouvrir davantage à la souffrance et au désarroi de ceux qui ont tout perdu, non pour les plaindre mais pour nous faire proches d’eux et les secourir en actes. Puissent enfin ces événements nous aider à comprendre que, habitant tous la même terre, nous sommes solidaires dans une même responsabilité, poursuivre l’achèvement de cette création que Dieu a commencée dans la lumière au matin du monde !

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

ORDRE DE MALTE FRANCE

Ordre de malteCompte tenu des graves événements climatiques survenus samedi et dimanche dernier, et de la quantité de nos compatriotes du fenua dans le besoin, la délégation de l’Ordre de Malte France de Polynésie Française a décidé, en concertation avec les autres associations caritatives (Croix Rouge et Secours Catholique) de reporter la quête pour la Journée Mondiale des Lépreux prévue ces samedi et dimanche dans les paroisses du diocèse aux samedi 25 et dimanche 26 février 2017. Les troncs seront mis en place la semaine précédente.
Il sera néanmoins procédé ce samedi à une quête dans les hypermarchés de Tahiti au profit des sinistrés.
Par avance, nous vous remercions de votre compréhension, de votre solidarité avec nos frères dans le besoin et de votre générosité.

Christian HYVERNAT, Délégué en Polynésie Française

Nous réconcilier. L’amour du Christ nous y presse

Mgr Cottanceau(cf. 2 Co 5, 14-20)

   L’actualité ecclésiale est marquée par la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. L’année 2017 est d’une particulière importance, puisque sera célébré le 500e anniversaire de la Réforme luthérienne. En 1517, Luther exprimait des critiques en publiant « 95 thèses » contre ce qu’il considérait être des abus dans l’Église de son époque.

   Cet événement enclencha la naissance des mouvements réformateurs et marqua la vie de l’Église d’Occident pendant plusieurs siècles. Il s’en suivit une longue période de controverses ponctuées de conflits sanglants. Les blessures furent telles que l’unité entre les chrétiens semblait impossible.

   Un chemin de réconciliation a pourtant été initié. Le concile Vatican II a reconnu que les Églises et les communautés chrétiennes non catholiques peuvent produire la vie de grâce et donner accès à la communion du salut. En 1999, la Déclaration commune sur la doctrine de justification signée par la Fédération mondiale luthérienne et l’Église catholique a affirmé l’existence d’un consensus sur les vérités fondamentales de la doctrine de justification.

   Plus récemment, en 2013, la Commission luthéro-catholique romaine sur l’unité a rendu un rapport dont le titre illustre bien le chemin parcouru : « Du conflit à la communion ». Le document relève notamment la reconnaissance œcuménique de Luther - qui « n’avait pas l’intention de diviser, mais de réformer l’Église » - comme « témoin de l’Évangile ».

   Le thème de cette année « Nous réconcilier - L’amour du Christ nous y presse » est tiré d’un passage de la seconde lettre aux Corinthiens où saint Paul souligne que la réconciliation est un don de Dieu pour toute l’humanité (2 Co 5,14-20). Réunis par la foi en Jésus Christ, l’amour du Christ nous donne la force pour reconnaître la douleur causée par les divisions, pour lui demander la grâce nécessaire à la guérison de blessures réciproques et progresser ainsi vers la réconciliation.

   En Polynésie, nos Églises et communautés ont connu également un temps de divisions surtout dans la période qui a suivi l’arrivée des missionnaires. Ce temps appartient au passé. Les initiatives prises par Monseigneur Michel Coppenrath et le pasteur Samuel Raapoto, premier président de l’Église évangélique de Polynésie française, à partir des années 60 ont conduit à une estime mutuelle et durable.

   À l’approche de l’ordination épiscopale, je souhaite adresser un message de fraternité et de bienveillance aux communautés chrétiennes de notre pays, en particulier à l’Église Protestante Maohi avec qui notre diocèse entretient des liens profonds. Je souhaite poursuivre l’action de mes prédécesseurs, inscrire le temps de mon épiscopat sous le signe du dialogue sincère et de l’amitié dans le respect mutuel.

   Que cette Semaine de prière pour l’unité des chrétiens renforce donc notre désir ardent de communier ensemble à l’amour du Christ. Que nos pasteurs respectifs et nos fidèles soient des ministres de réconciliation « pour faire tomber les barrières, construire des ponts, instaurer la paix et ouvrir la voie à de nouvelles manières de vivre au nom de celui qui nous a réconciliés avec Dieu, Jésus Christ ».

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Vœux de nouvelle année au Gouvernement de la Polynésie française

Mgr CottanceauLundi dernier, jour de la fête du Baptême du Seigneur, le président du pays, M. Édouard Fritch, et son gouvernement ont assisté à une célébration eucharistique dans le cadre des visites de courtoisie rendues aux différentes confessions religieuses du Fenua au début de chaque nouvelle année.

   L’homélie a été l’occasion d’offrir une méditation à partir du thème de la parole. La foi chrétienne repose sur la conviction qu’en Jésus Christ la Parole de Dieu s’est faite chair. Et dans l’évangile de la fête du Baptême du Seigneur, le Père confirme le statut unique parmi les hommes de Jésus en lui adressant cette parole : « Tu es mon Fils bien-aimé » (Luc 3,22).

   Mais il n’y a pas que dans le domaine de la foi que la parole est importante. Toute la vie en société est fondée sur la confiance dans la parole donnée. Sans elle, les rapports humains se désagrègent dans le mensonge, la calomnie, la corruption… jusqu’à la violence. Le monde dans lequel nous évoluons tombe souvent dans le piège de la consommation, du gain, de la productivité, au mépris des aspirations profondes de l’être humain.

   En matière d’exercice de la parole et de développement humain, les personnages politiques – mais aussi tout responsable de communautés tels les pasteurs – portent une grande responsabilité. Le peuple que nous servons nous regarde et attend de nous une hauteur de vue et d’esprit. Au-delà des oppositions d’opinions, il nous revient d’appliquer une parole d’échange, de médiation, de concertation.

   En cela, le Christ est un modèle dans la mesure où il savait créer autour de lui un espace de vie et de liberté où chacun se sentait accueilli et entendu. Jésus-Christ avait une claire conscience de la dignité de toute personne. Il savait reconnaître et écouter les désirs profonds de ceux qu’il rencontrait sur sa route.

   En demandant le baptême de Jean le baptiste, Jésus manifestait par là sa volonté de porter les espérances de toute l’humanité. Il s’est identifié aux pécheurs et aux exclus tout en leur communiquant une parole de salut, de libération, de guérison. Puisse donc l’Esprit Saint nous aider à mener à bien la mission qui est la nôtre pour que notre parole soit vraie et féconde pour le bien de tous.

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens

eveche15w.jpg« Parole de réconciliation :‘l’amour du Christ nous presse’ (2 Co 5, 14-20)

Des temps de prière, de rencontres, de partages, etc. pourront être organisées dans nos différentes communautés, durant la semaine de l’unité des chrétiens fixée du 18 au 25 janvier.