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Intention de prière du pape 
​pour le mois de mars 2021

Le sacrement de la réconciliation : 
Prions pour vivre le sacrement de la réconciliation avec une profondeur renouvelée, afin de goûter l’infinie miséricorde de Dieu.

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Caddie de la solidarite Pretres cepc 2019 Semeurtahitien

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La foi aux Marquises

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N°09.2020
N°08.2020

 

Aux pretres et diacres lettre de careme 2021aux-pretres-et-diacres-lettre-de-careme-2021.pdf 

FRATELLI TUTTI (2)

Mgr CottanceauLe 3 Octobre dernier, le Pape François signait à Assise (Italie) sa troisième encyclique intitulée « Fratelli Tutti – Tous frères ». Ce titre est une expression qu’utilisait St François d’Assise pour inviter à un mode de vie aux couleurs de l’Evangile. Il entendait proposer à tous les Hommes et Femmes de vivre un amour qui dépassait toute barrière de quelque nature qu’elle soit, un amour capable de construire la fraternité et l’amitié sociale. Après avoir évoqué dans le « Communiqué » du 21 Octobre les deux premiers chapitres, arrêtons-nous aujourd’hui sur le chapitre trois.

Ce chapitre (§87 à §127) est intitulé « Penser et gérer un monde ouvert ». Poursuivant sa réflexion sur ce rêve de fraternité et d’amitié sociale, le Pape François élargit sa vision à l’universel, et ce à partir d’une affirmation que le Christ adresse explicitement à la foule et à ses disciples : « Tous, vous êtes des frères » (Mt 23, 8). Le Saint Père nous exhorte ainsi à sortir de nous-mêmes « pour trouver dans les autres un accroissement d’être » (88). Il s’agit d’une invitation adressée à chacun : s’ouvrir au prochain selon le dynamisme de la charité qui nous entraine vers la « communion universelle ». En effet, précise le St Père, « le fait de constituer un couple ou d’être des amis doit ouvrir nos cœurs à d’autres cercles pour nous rendre capables de sortir de nous-mêmes de sorte que nous accueillons tout le monde. Les groupes fermés… qui constituent un « nous » contre tout le monde sont souvent des formes idéalisées d’égoïsme et de pure auto-préservation » (89)

Une telle attitude d’ouverture implique que nous soyons convaincus :
•    Que l’être humain atteint sa plénitude en se donnant aux autres ;
•    Que l’amour exige une plus grande capacité à accueillir les autres en intégrant ceux qui ont été repoussés aux marges de nos sociétés ;
•    Que l’amour qui s’étend au-delà des frontières a pour fondement l’amitié sociale.
Ainsi, si nous voulons promouvoir le bien social, nous devons promouvoir les valeurs qui mènent au développement humain intégral permettant à toute personne de se voir reconnue unique et irremplaçable, ayant le droit de vivre dans la dignité. Pour cela, il importe :
•    Que nous pensions et agissions en termes de communauté ;
•    Que nous luttions contre les causes qui engendrent la pauvreté et l’inégalité ;
•    Que nous exigions de l’Etat qu’il soit présent et actif en faveur des personnes fragiles. « Tout être humain a le droit de vivre dans la dignité et de se développer pleinement ; et ce droit fondamental ne peut être nié par aucun pays » (107)
•    Que nous soyons prêts à œuvrer pour que personne ne soit exclu de la vie de nos sociétés ;
•    Que nous cherchions ensemble à établir une paix durable basée sur des fondements de solidarité et de service.
 
Terminons l’évocation rapide de ce chapitre 3 avec ces paroles du § 95 : « L’amour nous met en tension vers la communion universelle. Personne ne mûrit ni n’atteint sa plénitude en s’isolant… L’amour exige une ouverture croissante, une plus grande capacité à accueillir les autres dans une aventure sans fin… »  

        +Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

HOMMAGES  A Tiatono Alvin FOUGEROUSSE

Diacre alvin fougerousseLe diacre Alvin, Joseph, Teruarii FOUGEROUSSE est né le 02 avril 1946 à Papeete d’une mère libanaise Alba et d’un père polynésien. Il se marie avec Célestine Lenoir le 29 octobre 1966. De cette union, il aura deux fils Jerry et Alvin et il laisse à ce jour également cinq petits-fils et 3 arrière-petits-fils.
Ordonné diacre en 2010, il a été nommé à la paroisse de Papeari puis Chargé pastorale à Raiatea de 2013 à 2015.
«… Après son hémorragie, en reprenant connaissance, il s’est d’abord souvenu de son rosaire, ses prières avant de nous reconnaître, nous les enfants. Cela montrait l’importance de sa vie chrétienne qu’il avait au fond de son cœur. Ce n’était pas seulement notre Papou mais aussi celui de ses paroisses de Mataiea et Papearii ainsi que celles de Raiatea et Tahaa… » mots d’un de ses fils.
« Alvin a insufflé dans les liens qu’il entretenait avec les autres la foi qui le portait à servir l’Eglise » : mots de Monseigneur Jean-Pierre lors de la messe des funérailles.
Le diocèse de Papeete s’associe à la douleur de la famille et leur adresse ses sincères condoléances.

TOUSSAINT ET PRIERE POUR LES DEFUNTS

Mgr CottanceauAlors que nous nous apprêtons à célébrer la Toussaint le 1° Novembre, force est de constater que très souvent, la commémoration de nos fidèles défunts, prévue dans le calendrier liturgique le 2 Novembre, prend le pas sur cette fête de tous les Saints au risque d’en occulter l’importance. Dans un article paru dans « Vatican News » du 23 Octobre 2020, le cardinal Mauro PIACENZA, Pénitencier majeur, nous aide à mieux saisir le sens de ces deux célébrations pour mieux les vivre et mieux enrichir notre Foi de leur signification profonde.

« Au Paradis, il y a tous les saints canonisés que nous connaissons, mais il y a aussi beaucoup de visages que nous ne connaissons pas, qui ont vécu une vie chrétienne en silence, sans aucune clameur, sur lesquels les projecteurs de ce monde n'ont pas été placés. Ainsi, avec tous ceux, parents, amis, voisins, qui font partie de la famille au ciel, on se retrouve dans la famille de Dieu. Il y a un beau passage d'Isaïe qui dit que Dieu a écrit notre nom sur la paume de sa main, pour dire comment il nous garde proches, et la fête de la Toussaint exprime tout cela. De plus, tous nos morts peuvent être dans le peuple du ciel. La solennité des saints est donc une ouverture de vision qui, accompagnée de la commémoration des morts et de la visite des tombes, nous donne un sens du lien. Avec la mort, la vie n'est pas enlevée mais transformée et nous entretenons une relation avec ceux qui meurent, une relation qui n'est plus physique mais qui est une relation réelle, peut-être même plus réelle car il n'y a même pas de limite de temps et d'espace. Dans la Communion des Saints, la personne qui est passée dans l'éternité peut avoir un lien très spécial avec nous qui sommes ici, donc je crois que c'est un autre aspect à essayer de ne pas perdre ou même de réinventer là où c'est un peu opaque. 
Au contraire, dans la pensée de nos défunts, nous traduisons toute notre foi dans le Christ ressuscité : nous espérons que les frères et sœurs qui ne sont pas visibles parmi nous actuellement sont en communion avec le Seigneur. Nous sommes appelés en ces jours à raviver notre certitude dans la gloire et la béatitude éternelle, et nous demandons humblement et avec confiance le pardon pour ceux qui nous ont quittés, pour leurs petites ou grandes fautes, ceux qui sont déjà sauvés dans l'amour de Dieu, et nous renouvelons notre engagement de foi. Après tout, le Paradis est la maison des fidèles serviteurs. Nous pourrions tous un jour vivre heureux à la lumière de Dieu, à condition d'avoir cru non seulement en paroles, mais aussi en actes. C'est la pensée que je voudrais laisser. »

Malgré la façon toute particulière dont nous allons vivre cette année cette démarche de Foi dans les cimetières où reposent les membres de nos familles et nos amis, gardons au cœur l’essentiel, ce message d’espérance que nous livre le Seigneur Jésus Christ : « Pour ce qui est de la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu l’oracle dans lequel Dieu vous dit : « Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob » ? Ce n’est pas des morts mais des vivants qu’il est le Dieu ! » (Mt 22, 31)

   +Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

NOMINATION novembre 2020

eveche15w.jpgSecteur Pastoral Est et Rangiroa
Dans le cadre de la convention passée avec le Frère Olivier de SAINT MARTIN op, Prieur Provincial de la Province des Dominicains de Toulouse, le Frère Eric MACE op est nommé pour un an à compter du 02 Novembre 2020 :

- Vicaire à la paroisse St Paul de MAHINA ainsi qu’aux paroisses Ste Anne de PAPENOO, St Pierre Chanel de TIAREI, Sacré Cœur de HITIAA et St Pierre de FAAONE
- Administrateur paroissial des paroisses St Michel de AVATORU et Notre Dame de Paix de TIPUTA (Ile de RANGIROA)
- Service d’accompagnement auprès de la radio diocésaine Maria No Te Hau ainsi qu’auprès des médias diocésains.

Le Frère Éric MACE op résidera au presbytère de la paroisse St Paul de MAHINA.
Cette nomination prend effet le Lundi 02 Novembre 2020.

Monseigneur Jean-Pierre Cottanceau

SOS PRIERE TAHITI novembre 2020

Sos prier tahitiPour tous ceux et celles qui seraient intéressés à devenir membres priants dans le service de SOS prière :
•    Réunion d'information et inscription pour ceux et celles qui le désireront, le mardi 3 Novembre 2020 à 18h30 salle de catéchèse de Maria no te Hau
•    L'envoi en "mission de prière" pour les intercesseurs se fera officiellement à la fin de la messe dominicale, célébrée par Père Olivier Mondon le dimanche 8 Novembre 2020, à 18h.
Merci de faire passer l'information
En union de prière dans les cœurs de Jésus et de Marie

Calendrier liturgique

Pureora 1En vente à la librairie Pure Ora
Le calendrier liturgique 2021 est paru et mis en vente à la libraire depuis le jeudi 22 octobre 2020.

 FRATELLI TUTTI (1)

Mgr CottanceauLe 3 Octobre dernier, le Pape François signait à Assise (Italie) sa troisième encyclique intitulée « Fratelli Tutti – Tous frères ». Ce titre est une expression qu’utilisait St François d’Assise pour inviter à un mode de vie aux couleurs de l’Evangile. Il entendait proposer à tous les Hommes et Femmes de vivre un amour qui dépassait toute barrière de quelque nature qu’elle soit, un amour capable de construire la fraternité et l’amitié sociale. 

En publiant cette encyclique, le Saint Père entend ainsi s’adresser à toutes les personnes de bonne volonté désireux d’entrer dans une réflexion ouvrant au dialogue : « « Je livre cette encyclique sociale comme une modeste contribution à la réflexion pour que, face aux manières diverses et actuelles d’éliminer ou d’ignorer les autres, nous soyons capables de réagir par un nouveau rêve de fraternité et d’amitié sociale qui ne se cantonne pas aux mots. Bien que je l’aie écrite à partir de mes convictions chrétiennes qui me soutiennent et me nourrissent, j’ai essayé de le faire de telle sorte que la réflexion s’ouvre au dialogue avec toutes les personnes de bonne volonté (6). ».
Cette encyclique se compose d’une introduction et de 8 chapitres :

I – Les ombres d’un monde fermé         V – La meilleure politique
II – Un étranger sur le chemin         VI – Dialogue et amitié sociale
III – Penser et gérer un monde ouvert    VII – Des parcours pour se retrouver
IV – Un cœur ouvert au monde        VIII – Des religions au service de la fraternité dans le monde

Le premier chapitre intitulé « Les ombres d’un monde fermé » part du constat que si la société mondialisée nous rapproche, elle ne nous rend pas frères pour autant. Quels sont les signes de ce constat ?
*Désespoir et méfiance dans les rapports sociaux
*Radicalisation qui ne favorise ni dialogue ni coexistence
*Marginalisation de personnes considérées comme méritant d’être sacrifiées
*Inégalité des droits et nouvelles formes d’esclavage
*Détérioration du sens du bien et du mal et affaiblissement des valeurs spirituelles.

    Face à cela, le St Père rappelle que Dieu continue de répandre des semences de bien dans l’humanité comme la justice, la solidarité, l’amour, semences qui demandent à être cultivées par chacun, chaque jour. Pour cela, il importe de regarder avec espérance au-delà du confort personnel qui enferme pour s’ouvrir à de plus grands idéaux.

    Le second chapitre intitulé « Un étranger sur le chemin » s’appuie sur la parabole du bon Samaritain (Lc 10, 29). Partant de la question : « A quel personnage de la parabole je m’identifie, et qui est mon prochain », nous est rappelé que Jésus ne nous invite pas à nous demander « qui est proche de nous », mais « de qui nous nous faisons proches ». De fait, nous dit le Pape François, cette parabole décrit une situation qui demeure, hélas, d’actualité et qui doit nous interpeler. A preuve :
*Le fatalisme ou le repli sur soi qui cherche à justifier l’indifférence : « ce n’est pas mon problème ! »
*La société qui tend à se désintéresser des autres
*Les situations d’exclusion qui émeuvent de moins en moins, on s’habitue.
*Une paresse sociale et politique à laquelle nous sommes souvent confrontés

    La question est alors posée à chacun : « Vais-je passer outre ou faire halte auprès des blessés du chemin ? » Face à ces situations de douleur, face à ces blessures, nous dit l’encyclique, la seule issue est de suivre le comportement du bon Samaritain... (à suivre…)

                                                                                         +Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

NOMINATION octobre 2020

eveche15w.jpgParoisse de Faaa et de Huahine
Nomination de Père Alessandro LAFRANCONI
Dans le cadre de son contrat « Fidei Donum », le Père Alessandro LAFRANCONI sma, est nommé pour deux ans à compter du 28 septembre 2020 :
- Vicaire à la paroisse St Joseph de Faaa
- Curé de la paroisse Ste Famille de Huahine
Cette nomination prend effet le lundi 28 septembre 2020.
Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU

LA REPONSE DES PRETRES ‘FIDEI DONUM’ AUX APPELS DE LA MISSION

eveche15w.jpgNous connaissons bien l’Histoire de la Mission en Polynésie. Elle ne fut jamais un long fleuve tranquille que ce soit pour nos frères protestants qui débarquèrent du Duff en mars 1797, ou pour les premiers missionnaires catholiques parvenus à Mangareva en août 1834. Tous étaient animés du même zèle : faire connaître Jésus-Christ et son enseignement salvifique. Mais le caractère particulier de la Mission en Océanie n’a pas toujours été bien perçu par les autorités religieuses aussi bien à Londres qu’à Paris. Mgr Tepano Jaussen l’expliquait ainsi : « Nulle localité dans le monde ne présente au missionnaire plus d’obstacles et de difficultés naturelles et invincibles que le Vicariat apostolique de Tahiti (étendue, communications, manque d’hommes, isolement …) ».

Qu’à cela ne tienne ! Des hommes, des femmes ont entendu l’appel du Seigneur ; comme Isaïe ils ont répondu à la question « Qui enverrai-je ? » en se portant volontaires. « Me voici, envoie-moi » c’est le thème développé par le Pape François dans son message à l’occasion de la Journée Mondiale des Missions, dimanche 18 octobre.

Ainsi des religieux des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie (les picpuciens), de jeunes Sœurs de Saint Joseph de Cluny (les filles d’Anne-Marie Javouhey), de jeunes Frères de Ploërmel (disciples de JeanMarie de La Mennais), et bien d’autres ont franchi les océans, affronté des tempêtes, des maladies, la solitude, l’isolement… pour servir leurs frères et sœurs polynésiens.

Tous n’étaient pas nécessairement préparés et formés pour affronter les obstacles de toutes natures. On a pu taxer certains de « colonisateurs » [hors du contexte culturel, religieux et politique de l’époque, la critique est aisée !]. Mais toutes et tous ont donné le meilleur d’eux-mêmes, avec abnégation, sans attendre d’autre récompense que celle de faire la Sainte Volonté de Dieu (Prière de Saint Ignace). Un courrier de Mgr Verdier, après sa première tournée pastorale aux Tuamotu, résume bien l’action du missionnaire : « Vu les distances si considérables, vu la grande difficulté des communications… dans les îles les plus reculées… seul , une fois par an, le missionnaire y fait une apparition au prix de grandes dépenses et fatigues, pour baptiser, instruire, confesser … marier, distribuer des vêtements aux plus nécessiteux, faire les réparations urgentes aux églises, écoles, presbytères, importer les arbres fruitiers et les bestiaux utiles afin de faire parvenir ces pauvres insulaires à avoir leur suffisant pour leur nourriture et leur entretien. » [Lettre de 1985 au Supérieur Général des missionnaires des Sacrés-Cœurs]

Un autre souci majeur a toujours été la formation de missionnaires Polynésiens : pasteurs, prêtres, diacres. Une « école apostolique » fonctionnera à Aukena (Gambier) de 1839 à 1851, qui deviendra « petit séminaire » à Tahiti de 1869 à 1874 ; une « école apostolique » fonctionnera à Varari (Moorea) de 1890 à 1897. Mgr Mazé ouvrira le « petit séminaire Sainte-Thérèse » à Miti Rapa en novembre 1951. Les résultats sont maigres : entre 1834 et 1975 on compte six prêtres autochtones ! Il faudra attendre la fondation de l’école des diacres en juillet 1970 et celle du Grand Séminaire en janvier 1983 pour voir – enfin – éclore des vocations sacerdotales et diaconales.

Actuellement le diocèse de Papeete compte : 20 prêtres diocésains (12 en pleine activité et 2 en France) ; 9 prêtres religieux (4 en pleine activité) et 45 diacres (36 sont en pleine activité). A cela il faut ajouter 3 prêtres Fidei donum. Le 21 avril 1957 Paul VI publiait une Encyclique intitulée Fidei donum (Don de la Foi) dans laquelle il demandait aux évêques d'autoriser leurs prêtres diocésains à répondre aux appels de la Mission, notamment en Afrique. Ces prêtres volontaires se mettent au service d’un évêque dans un diocèse en pays de Mission. Les Fidei donum restent attachés à leur diocèse ou à leur congrégation d'origine, pour y revenir après plusieurs années de service en Mission.

En France métropolitaine, avec le vieillissement du clergé et la baisse du nombre de vocations, de nombreux prêtres servent en tant que Fidei donum ; ils sont originaires, d’Afrique, de Pologne ou même d’Asie. Nul doute que les diocèses de Papeete et Tefenuaenata auront besoin davantage de tels prêtres Fidei donum pour servir le Peuple de Dieu qui est en Polynésie.

Dominique Soupé

« TOUS FRERES » …  A L’EXEMPLE DU JEUNE CARLO ACUTIS »

  • Par
  • Le 09/10/2020

 eveche15w.jpg     Le Pape François, toujours poussé par ses références à Saint François d’Assise, comme il l’a été pour Laudato si, consacre sa troisième Encyclique Fratelli tutti à « la fraternité et l’amitié sociale » (n.1) C’est une sorte de mode d’emploi de Laudato si. Les références à la visite de St François au Sultan Malik-el-Kamil et à son amitié personnelle avec l’imam Ahmad Al-Tayyeb vont probablement alimenter un bon nombre de critiques dans un contexte où le monde musulman est malmené tant par certaines puissances occidentales qu’asiatiques. Mais, faisant mention de Martin Luther King et son célèbre « I have a dream », le Souverain Pontife s’interroge et nous questionne sur « Comment construire un monde plus juste et fraternel ? ». Il formule ce vœu : « Rêvons en tant qu’une seule et même humanité, comme des voyageurs partageant la même chair humaine, comme des enfants de cette même terre qui nous abrite tous, chacun avec la richesse de sa foi ou de ses convictions, chacun avec sa propre voix, tous frères. » (n.8) 

         Le Pape François admet que « la paix sociale est difficile à construire », c’est pourquoi il propose -notamment aux responsables politiques- de développer « une culture de la rencontre (…)  Ce qui est bon, c’est de créer des processus de rencontre, des processus qui bâtissent un peuple capable d’accueillir les différences. Outillons nos enfants des armes du dialogue ! Enseignons-leur le bon combat de la rencontre ! » (n. 217)

        Se référant à ce qu’il avait exprimé à Abu-Dhabi, le Souverain Pontife s’oppose à l’idée de « religions sources de guerre » car « La vérité, c’est que la violence ne trouve pas de fondement dans les convictions religieuses fondamentales, mais dans leurs déformations ».  (n.282)

         L’encyclique s’achève par l’exemple du Bienheureux Charles de Foucauld : « Il a orienté le désir du don total de sa personne à Dieu vers l’identification avec les derniers, les abandonnés, au fond du désert africain. Il exprimait dans ce contexte son aspiration de sentir tout être humain comme un frère ou une sœur. (…) c’est seulement en s’identifiant avec les derniers qu’il est parvenu à devenir le frère de tous. » (n. 287) [Texte intégral de l’encyclique disponible sur : http://www.vatican.va/]

        C’est aussi ce que le jeune italien Carlo Acutis -qui va être béatifié samedi 10 octobre­- a compris intuitivement en vivant l’Eucharistie qu’il considérait comme « son autoroute vers le Ciel ». Dès sa première communion, à sept ans, il ressentit l’importance d’être fidèle à la Messe quotidienne.  Cela lui permettait d’être pacifique, d’être l’ami de tous, de se montrer généreux envers les étrangers, les plus pauvres. Plus tard il affirmera : « Etre uni à Jésus, tel est le but de ma vie…Ce qui nous rendra vraiment beau aux yeux de Dieu, ce sera la façon dont nous L’aurons aimé et aurons aimé nos frères. » Elève doué, il a le souci de faire fructifier les talents reçus de Dieu. Il ne garde rien pour lui ; en toute modestie il partage avec les autres ses connaissances. Il noue de nombreuses amitiés aussi bien avec des garçons qu’avec des filles. A l’adolescence son attitude de respect à l’égard des jeunes filles témoigne de sa fidélité à l’Eglise et à ses enseignements.

       Très doué en informatique, notamment dans la programmation, il aide de nombreux camarades à utiliser leur ordinateur. Il crée un site internet consacré aux miracles eucharistiques qui se sont produits au cours des siècles. (Consulter : http://www.miracolieucaristici.org/fr)

       Début octobre 2006, à l’âge de quinze ans et demi, Carlo est atteint d’une leucémie aiguë. La maladie provoque de grandes souffrances. Il reçoit les sacrements puis, le 11 octobre, tombe dans le coma. Il décède le 12 octobre au matin. Une foule immense assiste à ses obsèques.

       En juin 2018, en vue du procès de béatification son corps est exhumé et trouvé intact. Le 21 février 2020 un enfant brésilien atteint d’une grave malformation du pancréas est guéri de manière inexplicable ; la famille de l’enfant avait invoqué Carlo.

       La béatification de Carlo sera célébrée à Assise, ville où il aimait passer ses vacances et où il avait souhaité être inhumé. (Informations tirées de la Lettre de l’Abbaye Saint-Joseph de Clairval, du 16 septembre 2020). 

    Dominique Soupé

QUAND LES CONFIRMANDS SE LIVRENT !

  • Par
  • Le 04/10/2020

Mgr CottanceauVoici venu (en décalé à cause de la pandémie de la Covid 19) pour nombre de communautés Chrétiennes le temps des Confirmations pour les jeunes (de 14 à 15 ans en général), mais également pour certains adultes ayant rejoint plus tardivement l’Eglise Catholique. A ceux et celles qui préparent cette démarche de foi, il est demandé de rédiger une lettre dans laquelle ils se présentent et expriment leurs projets de vie et leur désir d’être confirmés, en expliquant les raisons qui les motivent. Ces lettres sont adressées à l’évêque qui, après lecture, répond à chacun et chacune.

            Ce qui est frappant dans les lettres des jeunes est de constater la place qu’ils accordent à la famille. Elle est perçue comme un lieu de première importance qui leur permet de se sentir aimés et protégés et donc de grandir humainement et affectivement. Elle inclut les parents, mais également les frères et sœurs, et parfois l’un ou l’autre Grands-parents ou oncle ou tante, parrain ou marraine. Cet attachement se retrouve dans le désir maintes fois exprimé de la part des jeunes de fonder plus tard leur propre famille. Mais dans le même temps, ces jeunes sont réalistes et mesurent les difficultés qu’ils rencontrent parfois dans leurs relations avec leurs parents : difficultés de communication, relations parfois orageuses, incompréhension… C’est pourtant là, dans leurs familles, qu’ils forgent leurs rêves d’avenir professionnel, et qu’ils enracinent leur désir de bien travailler à l’école pour ne pas décevoir leurs parents et faire en sorte qu’ils soient fiers d’eux !... façon délicate pour ces jeunes d’exprimer leur reconnaissance.

            Pour prolonger ce constat, écoutons le Pape François qui, dans son exhortation apostolique « Amoris Laetitia » (« La joie de l’Amour »), écrit : « Nous devons nous féliciter du fait que la plupart des gens valorisent les relations familiales qui aspirent à durer dans le temps et qui assurent le respect de l’autre ». Pour aider à la valorisation de cet esprit de famille si important pour les jeunes, le Pape François ajoute : « C’est pourquoi on apprécie que l’Église offre des espaces d’accompagnement et d’assistance pour les questions liées à la croissance de l’amour, la résolution des conflits ou l’éducation des enfants. Beaucoup apprécient la force de la grâce qu’ils expérimentent dans la Réconciliation sacramentelle et dans l’Eucharistie… »

            Plus profondément encore, certains dans leur lettre font état de leur désir de voir plus clair dans leur propre vie, de faire mûrir leur foi et ils attendent que l’Esprit Saint les aide à être plus proches de Jésus et de Dieu ; l’un d’eux écrit : « J’aimerais être ce que le Seigneur veut que je sois ! ». Ces jeunes font souvent preuve d’une grande honnêteté vis-à-vis d’eux-mêmes. Ils ne sont pas naïfs ! Ecoutons-les : « Pas facile de mener une vie Chrétienne » ; « J’ai peur de prier en public » ; « Parfois, j’ai la haine ! » ; « Parfois, je doute, je perds la foi » ; « Je ne pense pas à Jésus » ; « Les non-croyants essaient de me faire arrêter de croire » ; la question de la mort vient parfois les tourmenter lorsqu’ils sont confrontés au départ de ceux qu’ils aiment et qui ont compté dans leur vie affective : « Je me demande si un jour, je reverrai (tel membre de ma famille) qui est décédé ! »

            Un certain nombre d’entre ces jeunes font aussi part dans leurs lettres de leur désir de servir l’Eglise, en devenant aides-catéchistes, ou en intégrant le groupe de jeunes de leur paroisse. Il n’est pas rare de trouver comme motivation à recevoir l’Esprit Saint le désir de devenir meilleurs et d’apporter plus de joie et de bonheur autour d’eux. Certains concluent leur lettre par une prière qui nous livre le trésor qui se cache au meilleur d’eux-mêmes : « Esprit Saint, aide-moi à pardonner et à aimer, à obéir et à offrir » ; « Jésus, sache que je t’aime du plus profond de mon cœur » ; « Mon Dieu, guidez-moi et faites que je puisse ouvrir mon cœur » ; « J’aime l’Eglise ».

Parents, adultes, croyants, saurons-nous être suffisamment à leur écoute pour les aider à ouvrir leur cœur à la confiance et à la puissance de l’Esprit et faire surgir ainsi comme d’une source ce qu’il y a de meilleur en eux-mêmes ?

            +Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU