Myriam de Gemma PARROT

  • Localisation : Punaauia
  • Centres d'intérêts : vie spirituelle foi catholique

Billets de passionistedepolynesie

Projet de loi bioéthique

Mgr CottanceauDepuis ce Lundi 06 Juillet, l'Assemblée Nationale a remis la loi Bioéthique en discussion. Au sortir de l’épisode du Covid 19 qui a mis à mal un certain nombre de réalités économiques et sociales dans la vie de beaucoup, cette loi visant la PMA pour toutes mériterait un délai de réflexion et un contexte plus favorable permettant un débat à la hauteur des enjeux. Hélas, il semble qu’au milieu des difficultés issues du Covid 19 et des nombreux problèmes à résoudre, la priorité soit donnée à cette question. Pourtant, selon un récent sondage (Ifop, 15 juin 2020 https://www.ifop.com/wpcontent/uploads/2020/06/117458-Rapport.pdf ) il apparait que la très grande majorité des Français ne considéraient pas cette loi comme prioritaire, donnant très nettement leur préférence au traitement économique et social de la crise post Covid - la procréation médicalement assistée (PMA) arrivant en toute dernière position des préoccupations « prioritaires » (1% des réponses).

Parmi les réactions face à cette situation, signalons celle de Mgr AUPETIT, archevêque de Paris qui a réagi dans une tribune publiée mardi 30 juin 2020 dans « Le Figaro ». Il y dénonce une décision précipitée et décalée et fait part de sa stupéfaction face à cette volonté d’arriver à tout prix à bout du projet de loi « comme si rien ne s’était passé ». Signalons également celle de l’AFC de Polynésie qui, par le biais de sa présidente, a interpelé les députés de Polynésie en ces termes : « Alors que la France vient à peine de sortir d’une grave crise sanitaire et que la plupart des réformes importantes sont à reporter ou à revoir, la priorité a été de faire passer en force et dans la discrétion du mois de juillet le projet de loi bioéthique revu et aggravé, qui aura des portées incommensurables à l’heure où l’on prône l’écologie : - bouleversement des relations généalogiques avec la disparition programmée du père - ouverture incontrôlée du marché des enfants - avancée masquée vers la GPA avec la méthode ROPA (réception d’ovocyte du partenaire) - banalisation de la sélection des embryons humains tendant à l’eugénisme… Nous demandons que l’Assemblée de Polynésie en débatte avant toute prise d’ordonnance du Président de la République nous imposant l’application de la loi Bioéthique. Cette possibilité de débat est inscrite dans le statut d’autonomie dans le respect de l’esprit et la lettre de nos compétences institutionnelles. »

Dans une interview publiée sur le site « Gènéthique », Olivia Sarton, juriste[1] et auteur du livre « PMA : ce qu’on ne vous dit pas » évoque les conséquences possibles de cette loi sur les enfants : « La PMA pour les couples de femmes ou les femmes seules soulève des objections particulières liées à des violations spécifiques des droits des enfants, qui ont été maintes et maintes fois dénoncées et qui sont donc bien connues : privation légale de père, établissement d’un acte de filiation irréel, interdiction d’inscription dans sa généalogie biologique, inégalité entre les enfants selon leur mode de conception, exposition plus grande aux risques de précarité et de fragilité face aux aléas de la vie pour les enfants conçus au profit de femmes seules. Mais, comme vous le soulignez, c’est en réalité la PMA elle-même qui est source de difficultés majeures. C’est le cas bien sûr de la PMA avec tiers donneur et c’est un point sur lequel je tiens à insister : toutes les PMA avec tiers donneur (et non pas seulement celles qui seraient destinées à des couples de femmes ou à des femmes seules) portent atteinte aux droits des enfants puisqu’ils sont privés de l’accès à leurs origines et privés de leur filiation biologique, ce qui génère pour au moins la moitié d’entre eux, un mal-être important ». Si l’on considère que la généalogie et la notion de filiation sont si importantes dans la culture Maohi, et si nous gardons au cœur le projet de Dieu sur la famille comme lieu unique et singulier où peuvent s’épanouir pour le bonheur de tous, les relations époux – épouse et les relations père – mère – enfants, le débat sur cette loi de bioéthique ne peut ni ne doit nous laisser indifférents !

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Agenda juillet 2020

eveche15w.jpgMission/Déplacement

Père Abraham MEITAI à KAUEHI du 08 au 15 juillet 2020.

CHAPELLE SAINT-LOUIS - ARUE
Fermeture annuelle Il n’y aura pas de messes à 10h00 les dimanches 19 et 26 juillet.
Reprise le dimanche 02 août. Père Denis BERTIN, aumônier militaire

Nominations juillet 2020

eveche15w.jpgSacré-Cœur de Arue
Le diacre Guy BESSERT est nommé à la paroisse du Sacré-Cœur de Arue. Papeete, le 06 juillet 2020.
Immaculée Conception de Tatakoto
Le diacre François VOIRIN, diacre à la paroisse Ste Elisabeth de Papeari est nommé en outre diacre à la paroisse de l’Immaculée Conception de Tatakoto. Papeete, le 06 juillet 2020. 

Obsèques de Sr Marcelle Quentel

Sr marcelleSŒURS DE SAINT JOSEPH DE CLUNY Obsèques de Sr Marcelle Quentel (1928-2020) Le 4 Juillet à Maria No Te Hau. Présentation par sa supérieure : Sr Marcelle était une femme exceptionnelle qui a passé sa vie à instruire et éduquer les enfants que le Seigneur lui a confiés. Elle a toujours vécu pour Dieu tout au long de sa vie. Elle reste une religieuse exemplaire par sa vie de foi, sa confiance et sa fidélité à Dieu malgré les épreuves qu'elle a traversées. Nous ne l'avons jamais entendu se plaindre. Elle acceptait les choses par amour pour Dieu, qu'elle a tant servi et aimé durant sa vie terrestre. Sr Marie-Joseph Ikai - SJC

Secours Catholique juillet 2020

Secours cathoPermanence pour le mois de juillet 2020 L’antenne du Secours Catholique située à la Mission sera ouvert les mardi et jeudi de 09h00 à 12h00 pendant tout le mois de juillet. Le Bureau

Radio Maria no te Hau du 13 au 18 juillet 2020

logo-rmnth.pngRadio Maria no te Hau diffusera sur ses ondes les enseignements suivants :
Lundi 13 juillet : « La catéchèse au service de l'initiation chrétienne » en tahitien par TEROOATEA Virgile
Mardi 14 juillet : « Être disciple de Jésus » par Monseigneur Hubert COPPENRATH
Mercredi 15 juillet : « La théorie de la musique, les signes principaux et les signes secondaires" Haapiiraa Nota par Ludo AUBIN TETAUIRA
Jeudi 16 juillet : « Ecole Antioche » par Ti'atono PEA Hippolyte
Vendredi 17 juillet : « C'est quoi la catéchèse? » par frère Gilles et les enfants de l'émission enfantine
Samedi 18 juillet : « Dieu est avec nous » par Ti'atono Médéric BERNADINO

VOUS AVEZ DIT « CATÉCHÈSE » ?

Mgr CottanceauCe Jeudi 25 Juin 2020, le président du Conseil Pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation présentait le nouveau « Directoire pour la Catéchèse », approuvé par le Saint Père en date du 23 Mars dernier. Ce document Pontifical constitue une source de réflexion d’une grande richesse pour tous les baptisés appelés à réveiller en eux la mission qu’ils ont reçue d’annoncer Jésus Christ d’abord dans leur famille. Tout baptisé est en effet missionnaire, appelé à engager sa responsabilité de croyant dans l’annonce de la Foi. Le document nous rappelle que pour cela, « on peut agir selon trois principes de base : le témoignage, car « l’Église ne naît pas du prosélytisme, mais de l’attraction » ; la miséricorde, catéchèse authentique qui rend crédible l'annonce de la foi ; et le dialogue, libre et gratuit, qui n'oblige pas mais qui, à partir de l'amour, contribue à la paix. ».

Le premier lieu de cette annonce de Jésus Christ, nous rappelle le document, c’est la famille : « Elle offre une éducation chrétienne « plus témoignée qu’enseignée », à travers un style humble et compatissant. Face aux situations irrégulières et aux nouveaux scénarios familiaux présents dans la société contemporaine, l'Église nous appelle donc à accompagner dans la foi avec proximité, écoute et compréhension, pour redonner confiance et espoir à tous. » Ensuite, cette annonce de Jésus Christ déborde le cadre familial le moment venu, pour s’inscrire dans la mission de la communauté paroissiale, au travers de la catéchèse.

Le document insiste sur la formation des catéchistes : « pour être des témoins crédibles de la foi, ils devront « être catéchistes avant de faire les catéchistes » et donc travailler avec gratuité, dévouement, cohérence, selon une spiritualité missionnaire qui les éloigne de la « fatigue pastorale stérile » et de l'individualisme. Les enseignants, éducateurs, témoins, catéchistes devront accompagner avec humilité et respecter la liberté des autres. En même temps, il faudra « être vigilant avec détermination afin que toute personne, en particulier les mineurs et les personnes vulnérables, puisse se voir garantir une protection absolue contre toute forme d’abus ». Les catéchistes sont également invités à adopter un « style de communion » et à faire preuve de créativité dans l'utilisation des outils et des langues. »

Dépassant le cadre de la famille et de la paroisse, l’annonce de Jésus Christ doit atteindre également ceux et celles qui, mis « à l’écart » de la société - les prisonniers, les laissés pour compte, les pauvres - ont besoin d’entendre des paroles de réconfort au cœur de leur épreuve. C’est ainsi que « le document considère… les prisons comme une « authentique terre de mission » : pour les prisonniers, la catéchèse sera l'annonce du salut en Christ et l'écoute attentive qui montre le visage maternel de l'Église. L'option préférentielle pour les pauvres est également centrale : dans ce domaine, la catéchèse doit éduquer les gens à la pauvreté évangélique, promouvoir la culture de la fraternité et susciter l'indignation des fidèles face aux situations de misère et d'injustice. » Evoquant ensuite la place et le rôle des écoles catholiques, le document précise : « Quant aux écoles catholiques, elles sont invitées à passer de l'école-institution à l'école-communauté de foi, avec un projet éducatif basé sur les valeurs de l'Évangile. Dans ce contexte, un paragraphe est consacré à l'enseignement de la religion qui - il est souligné - est distinct mais complémentaire de la catéchèse. « Le facteur religieux est une dimension de l'existence et ne doit pas être négligé » …

Par conséquent, « c’est un droit des parents et des élèves » de recevoir une formation intégrale qui tient également compte de l'enseignement de la religion ». Le document Pontifical évoque enfin quelques autres points parmi lesquels la place du numérique, une réalité marquant de plus en plus le monde et la culture des enfants et des jeunes : « Dans ce domaine, la catéchèse devra donc éduquer à lutter contre la « culture de l’instantané », dépourvue de hiérarchies de valeurs et incapable de distinguer la vérité et la qualité. Les jeunes, surtout, doivent être accompagnés dans leur recherche d'une liberté intérieure qui les aidera à se différencier du « troupeau social ». « Le défi de l'évangélisation implique celui de l'inculturation dans le continent numérique », dit le Directoire, en rappelant l'importance d'offrir des espaces d'expérience de foi authentique, capables de fournir des clés d'interprétation pour des thèmes forts comme l'affectivité, la justice et la paix. » (Source : « Vatican News » du 30 Juin 2020)

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

RADIO MARIA NO TE HAU et école de la foi 2020

logo-rmnth.pngL’école de la foi du mois de Juillet, qui rassemble près de 600 élèves est annulée pour cette année 2020 en raison de la pandémie COVID-19.
La radio a souhaité conserver le climat des formations comme une école en continu…
En effet, des enseignements seront donnés par ces mêmes écoles tout au long du mois de Juillet à savoir le haapiiraa Faaroo (tahitien) – l’école Sychar – le haapiiraa Nota – l’école Antioche – l’école Nazareth et le haapiiraa Katekita.
L’idée est de donner autant que possible l’opportunité à nos frères et sœurs des îles de continuer à suivre les écoles de la Foi en écoutant Radio Maria No Te Hau et la suivre sur sa page Faceboock en DIRECT à 10h chaque jour du lundi au samedi.

Radio Maria no te Hau du 06 au 11 juillet 2020

logo-rmnth.pngRadio Maria no te Hau diffusera sur ses ondes les enseignements suivants :
Lundi 06 juillet : Haapiiraa Faaroo Tahitien
Mardi 07 juillet : Ecole Sychar : Animation avec les élèves de 1ère Année Sychar
Mercredi 08 juillet : Haapiiraa Nota par Ludo et son équipe
Jeudi 09 juillet : L'évangélisation en Océanie par tiatono Alfred ANANIA
Vendredi 10 juillet : Consacrés à l’Immaculée pour devenir prophète de feu par Père Emilio
Samedi 11 juillet : Haapiiraa Katekita par ti'atono Médéric

ANTI – CREATION

Mgr CottanceauEn ces temps où il est souvent question du respect et de la sauvegarde de la création, préoccupation qui concerne aussi notre Fenua à juste titre, voici un texte d’une étudiante américaine que l’on pourrait qualifier de « pessimiste ».
Il reprend la forme du texte de la création que nous trouvons dans la Bible, au premier chapitre du livre de la Genèse.
« Au commencement, la Terre existait, et la Terre était bonne et belle. Les Hommes se dirent : - Qu’il y ait des maisons dans les plus beaux endroits. Et la terre fut recouverte de béton, d’asphalte et d’acier tandis que disparaissaient les plantes et les prés.
Le second jour, les Hommes virent les eaux qui couraient sur la surface de la terre. Et ils se dirent : - Que se mêlent les eaux cristallines aux eaux résiduelles. Et il en fut ainsi. Les ruisseaux furent contaminés et les mers ne furent plus que pourriture.
Le troisième jour, les Hommes regardèrent les forêts qui poussaient en dehors des villes. Et ils se dirent : - Coupons les arbres, et utilisons leur bois pour produire de l’aggloméré et du papier journal. Et il en fut ainsi. Les bois et les forêts furent rasés, et la terre devint déserte.
Le quatrième jour, les Hommes contemplèrent les animaux qui se promenaient sur le sol. Et ils se dirent : - Il est dangereux que ces bêtes jouissent de liberté. Faisons un parc, et chassons pour notre plaisir ! Et il en fut ainsi. Et les espèces s’éteignirent et disparurent de la surface de la Terre.
Le cinquième jour, les Hommes humèrent le vent. Et ils se dirent : - Que se mêle l’air pur aux fumées des usines et des moteurs. Et il en fut ainsi. L’air fut contaminé de vapeurs nocives et devint irrespirable.
Le sixième jour, les Hommes se regardèrent les uns les autres et ils se rendirent compte qu’ils ne parlaient pas la même langue, et ils commencèrent à se craindre les uns les autres. Ils se haïrent et ils se dirent : - Faisons des armes puissantes pour dominer et détruire le voisin avant qu’il ne nous extermine. Et il en fut ainsi. Et la Terre s’illumina du feu de la guerre.
septième jour, la Terre redevint belle et magnifique parce que les Hommes avaient disparu de sa face ! » Au-delà de la solution « radicale » évoquée par ce poème, (disparition de l’Homme !) n’y auraitil pas une autre façon d’envisager l’avenir : nous rappeler la responsabilité que Dieu nous confia : cultiver et garder cette création, et voir ce que chacun peut faire concrètement pour cela ?

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Radio Maria no te Hau du 26/06 au 03/07 2020

logo-rmnth.pngRadio Maria no te Hau diffusera sur ses ondes les enseignements suivants :
Lundi 29 juin : « Dieu nous appelle à être disciple » par Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU ;
Mardi 30 juin : « La Foi, lumière de ma vie » par Père Jacques Philippe ;
ercredi 1er juillet : « A l’abri du Tout puissant » par Rémy SCHAPPACHER ;
Jeudi 02 juillet : « J’étais paralysé et me voici debout » par Bernard DPHL ;
endredi 03 juillet : « Cesse d’être incrédule » par Père Guy LEPOUTRE et Cyrile FAVRE.

SOCIETE ET JUSTICE

Mgr CottanceauLes événements judiciaires qui ces jours-ci agitent notre Fenua nous donnent une bonne occasion de réfléchir à notre façon de considérer la vie en société. N’en sommes-nous pas les acteurs ? Chacun et chacune de nous est appelé par nature à s’intégrer et à collaborer avec nos semblables pour devenir capables de communion avec eux. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique nous rappelle au n°1880 que : « une société est un ensemble de personnes liées de façon organique par un principe d’unité qui dépasse chacune d’elles ».

Cette vie communautaire est une caractéristique naturelle qui distingue l’Homme du reste des créatures terrestres. Nous savons cependant par expérience que l’Homme abrite en lui des germes d’individualisme, de fermeture, de non-respect de l’autre. Aussi est-il opportun de rappeler que « toute société, digne de ce nom, peut s’estimer dans la vérité quand chacun de ses membres, grâce à sa capacité de connaître le bien, le poursuit pour lui-même et pour les autres. C’est par amour pour leur propre bien et pour celui des autres que les Hommes se réunissent en groupes stables, en ayant comme fin de parvenir à un bien commun » (Conseil Pontifical « Justice et Paix – Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise § 150). Poursuivre ce bien commun relève de la responsabilité non seulement des individus, mais aussi de l’Etat, car dans la recherche du bien commun se trouve la raison d’être de toute autorité politique.

« A la société civile dont il est l’expression, l’Etat doit en effet garantir la cohésion, l’unité et l’organisation, de sorte que le bien commun puisse être poursuivi avec la contribution de tous les citoyens… d’où la nécessité d’institutions politiques dont la finalité est de rendre accessibles aux personnes les biens nécessaires – matériels, culturels, moraux, spirituels – pour conduire une vie vraiment humaine… » (Conseil Pontifical… § 168) Une telle recherche du bien commun ne sera possible de façon efficace aux yeux de l’Eglise que si les valeurs sociales participant de la dignité de la personne humaine sont prises en compte. Parmi ces valeurs, la vérité : « Vivre dans la vérité revêt une signification spéciale dans les rapports sociaux : la vie en commun entre les êtres humains au sein d’une communauté est, en effet, ordonnée, féconde et correspond à leur dignité de personnes lorsqu’elle se fonde sur la vérité. Plus les personnes et les groupes sociaux s’efforcent de résoudre les problèmes sociaux selon la vérité, plus ils s’éloignent de l’arbitraire et se conforment aux exigences objectives de la moralité. » (Conseil Pontifical… § 198)

Parmi ces valeurs également, la liberté. L’Eglise dans son « Catéchisme de l’Eglise Catholique » au § 1738 nous rappelle que « le droit à l’exercice de la liberté est une exigence inséparable de la personne humaine ». Cependant il ne faut pas restreindre le sens de la liberté en la considérant dans une perspective purement individualiste et en la réduisant à un exercice arbitraire et incontrôlé de l’autonomie personnelle. « La liberté n’existe vraiment que là où des liens réciproques, réglés par la vérité et la justice, unissent les personnes » (Conseil Pontifical… § 199)

Parmi ces valeurs, figure également la justice, définie ainsi dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique au § 1807 : « Elle consiste dans la constante et ferme volonté de donner à Dieu et au prochain ce qui lui est dû ». Le projet de Dieu dans sa création est que tous les humains puissent vivre en paix. Ce projet doit se réaliser dans l'Histoire de l'humanité. Comme Dieu se sert des mots pour se révéler, il se sert de l’histoire pour agir et poursuivre son œuvre. Et dans cette histoire, la justice a une place fondamentale. Elle n’est pas simplement une valeur morale, elle est la part de Dieu dans la vie des Hommes, la marque de la présence de Dieu dans leur histoire. De ce fait, la justice se prolonge dans l’attitude déterminée par la volonté de reconnaître l’autre comme une personne et de l’aimer comme le Christ Jésus nous le demande. « Si la justice est de soi propre à « arbitrer » entre les hommes… l’amour au contraire, et seulement lui est capable de rendre l’Homme à lui-même. On ne peut pas régler les rapports humains par la seule mesure de la justice » (Conseil Pontifical § 582)

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

Frère Yvon DENIAUD

FryvonCONGREGATION DES FRERES DE L’INSTRUCTION CHRETIENNE
Nomination Le frère Yvon DENIAUD a été nommé
visiteur du district Saint Pierre Chanel en date du 04 juin 2020 pour 3 ans.

ORDRE DE MALTE JUIN 2020

OrdremaltelogoMesse à la Cathédrale Messe de la Saint-Jean Baptiste à la Cathédrale ce samedi 20 juin à 18h00.

STATISTIQUES

Mgr CottanceauUn article paru sur le site « Vatican News » du 26 Mars 2020 nous livre quelques statistiques récentes sur les effectifs de l’Eglise Catholique dans le monde. Si certaines de ces données statistiques peuvent nous réjouir et d’autres nous inquiéter, souvenons-nous qu’au pied de la croix, il y avait bien peu de monde : Marie, mère de Jésus, le disciple que Jésus aimait, quelques femmes, les soldats, et peut-être aussi pas loin, Simon de Cyrène et Joseph d’Arimathie… Pourtant, malgré ce petit nombre, la Bonne Nouvelle a fait son chemin ! 

Le critère du nombre ne doit donc pas polariser notre attention au point de devenir le seul critère ou le critère absolu de réussite de la mission, mission dont le but n’est pas de remplir les églises, mais de conduire les hommes et les femmes de notre temps à la rencontre de Jésus Christ. C’est vrai que pour y parvenir, nous devons sans cesse demander au maître d’envoyer des ouvriers pour la moisson, laïcs engagés, diacres, prêtres, religieuses et religieux etc… Ces statistiques nous aideront à nous faire une plus juste idée de la situation en effectifs de notre Eglise et des ouvriers actuellement à l’oeuvre pour la mission. Voici donc cet article. 

« Selon les données publiées le 25 Mars 2020 par l’Annuaire Pontifical 2020 et par l’Annuarium Statisticum Ecclesiae 2018, le nombre de catholiques baptisés est en légère augmentation dans le monde, tout comme le nombre d'évêques. En revanche les effectifs de prêtres, religieux, religieuses et séminaristes continuent de diminuer. L’Afrique et l’Asie se démarquent, avec des évolutions toujours à la hausse. 

En 2018, les catholiques représentent un peu moins de 18 % de la population mondiale : entre 2013 et 2018, le nombre de catholiques baptisés sur les cinq continents a augmenté d'environ 6 %, passant de près de 1,254 à 1,329 milliard, soit une augmentation de 75 millions de personnes. Sur le continent américain, 63, 7 % des habitants sont recensés comme catholiques, contre près de 40 % pour l’Europe, 19, 4 % pour l’Afrique et seulement 3, 3 % pour l’Asie. Sur le nombre total de catholiques dans le monde, 48% vivent en Amérique, 21,5% en Europe et 11,1% en Asie, où l'on constate une augmentation particulière. 

Intéressons-nous maintenant aux membres du clergé. Entre 2013 et 2018, le nombre d'évêques a augmenté de plus de 3,9 %, passant de 5 173 à 5 377, avec une hausse marquée en Océanie (+4,6 %), suivie par l'Amérique et l'Asie (toutes deux avec +4,5 %), l'Europe (+4,1 %) et l'Afrique (+1,4 %). Le nombre de prêtres a quant à lui légèrement baissé au niveau mondial, de 0,3 %. Entre 2013 et 2014, ce nombre a augmenté de 1 400, puis il a diminué entre 2016 et 2018. Contrairement à la moyenne mondiale, les vocations en Afrique et en Asie ont augmenté de 14,3 % et 11 % respectivement. En Amérique, le nombre de prêtres est constant, il y en a environ 123 000, en Europe et en Océanie les baisses atteignent respectivement de plus de
7% et un peu plus de 1%. Le nombre de diacres permanents a augmenté de 10 %. Ils sont passés de 43 195 en 2013 à 47 504 cinq ans plus tard. 

Du côté des religieux, le nombre de profès non prêtres (comme les Frères de La Mennais – NDLR) continue à diminuer (-8%), leur nombre étant passé de plus de 55 000 à moins de 51 000. La tendance à la baisse est commune aux différents continents, à l'exception de l'Afrique et de l'Asie où l'on observe une progression de +6,8% et +3,6%. On observe également une forte tendance à la baisse pour les religieuses professes, avec une contraction de 7,5 % entre 2013 et 2018. Leur effectif total est passé de près de 694 000 en 2013 à moins de 642 000 cinq ans plus tard. La baisse est de -15% en Europe, -14,8% en Océanie et -12% en Amérique. En Afrique et en Asie, en revanche, l'augmentation est décidément soutenue, avec une hausse de plus de 9 % en Afrique et +2,6 % en Asie.

Le nombre de candidats à la prêtrise dans le monde est passé de 118 251 en 2013 à 115 880 en 2018, soit une baisse de 2 %. Le déclin, à l'exception de l'Afrique, touche tous les continents, avec des réductions importantes pour l'Europe (-15,6 %) et l'Amérique (-9,4 %). L'Afrique, avec une variation positive de 15,6 %, a confirmé sa position de zone géographique ayant un grand potentiel pour répondre aux nécessités pastorales » (Source : Tiziana Campisi - Cité du Vatican – « Vatican News » du 26 Mars 2020) 

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

MESSE DANS LA « FORME EXTRAORDINAIRE »

eglise-arue-st-l-1.jpgModification
La prochaine messe dans la forme extraordinaire selon le rite romain aura lieu le dimanche 28 juin 2020 à 8h00 à la chapelle de l’Evêché et non plus  14 juin comme précédemment annoncé.
Il n’y aura pas de messes durant les mois de juillet et août. 

LE PRIX DE LA VIE

Mgr CottanceauDepuis une semaine, plusieurs villes des Etats Unis sont en proie à des manifestations violentes suite à la mort de Georges Floyd, un afro-américain, après son arrestation musclée par un policier de Minneapolis. Les médias relaient depuis ce jour les mouvements de colère et d’indignation qui secouent plusieurs villes des Etats Unis ainsi que d’autres pays. Ce qui se passe aux USA est symptomatique de la présence d’un virus plus dangereux que le Covid 19, un virus qui se répand partout, le virus du manque de respect de la vie humaine. Si la pandémie que nous combattons a fait surgir dans beaucoup d’endroits de magnifiques gestes de solidarité, de compassion, d’entr’aide de la part des personnels soignants, des organismes de charité, des anonymes soucieux de venir en aide à ceux et celles qui en avaient le plus besoin, et qui, tous, combattaient pour la sauvegarde de la vie, force est de constater que dans le même temps, d’autres ont choisi la violence, la destruction et la mort pour s’imposer à ceux qui ne demandaient qu’à vivre en paix, en cette période où vivre était déjà difficile.

Ce non-respect de la vie se manifeste entre autres dans les massacres de villageois comme au Mozambique, par des fanatiques islamistes : « Ces jihadistes sèment la terreur parmi la population, brûlant les villages, s’attaquant aux civils le long des routes et dans les transports. Un bilan officiel fait état d’environ 900 morts et de 200 000 personnes déplacées » (Vatican News 02/06/2020), ou au Nigeria, par le groupe Boko Haram : « De nombreux enlèvements et crimes –viols, assassinats, décapitations, incendies de villages- sont commis : il y a quelques semaines encore à Kaduna, dans le Nord du pays, quatre séminaristes se faisaient enlever ». (Vatican News 02/06/2020) Relevant également du non-respect de la vie, les violences faites aux femmes, et les violences conjugales qui, depuis le début de la pandémie, ont augmenté de 30% en Métropole. Dialogue absent, usage de la force, négation de la dignité de l’autre…Comment alors pourrait se développer la Vie dans ces conditions ? Et ne parlons pas des atteintes à la vie consécutives au non-respect de la nature, des plantes et des animaux ! Serait-il possible que nous, les Humains, ayons oublié à ce point le respect dû à la vie, la nôtre et celle des autres ? Son prix serait-il donc tellement dévalué qu’elle ne vaut même plus les 30 pièces d’argent versées à Judas pour prix de sa trahison ? (Mt 26, 15).

Le problème n’est hélas pas nouveau ! Souvenons-nous que dès les premiers chapitres du livre de la Genèse (Gn 4), la première chose que fait l’Homme lorsqu’il commence son aventure après avoir été écarté du jardin d’Eden, c’est un meurtre. Caïn tue son frère Abel, dont le nom signifie « buée, fumée » chose de si peu d’importance qu’un souffle suffit à la faire disparaître ! Mais en tuant son frère, en utilisant la violence, Caïn devient incapable de produire la vie. Marqué par la mort, il porte la mort en lui, il produit la mort, au point qu’il a peur d’être tué à son tour et doit s’enfuir.

Notre vocation d’hommes ou de femmes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu n’est pas de tuer l’autre mais de le rencontrer. Et même si nous ne manions ni le couteau, ni la mitraillette ni l’explosif, l’histoire de Caïn est un peu la nôtre tant il est vrai que nous avons tous nos « Abel », ceux dont nous envions la situation, les dons, les privilèges, les talents, la beauté, la richesse, ceux dont nous sommes envieux, ceux que nous considérons comme une menace insupportable ou comme des concurrents plus favorisés que nous … ceux que, en pensée, nous aimerions voir disparaître. Le commandement de Dieu est pourtant clair : « Tu ne tueras pas ! ». Le Christ Jésus va encore plus loin : « Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : tu ne commettras pas de meurtre…Moi, je vous dis : tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement… » (Mt 5, 21-22).

Ainsi, il ne nous reste, pour échapper au pouvoir de la mort et pour ouvrir un chemin d’avenir et de vie que le commandement de l’amour. Si cette perspective nous semble utopique ou irréalisable, n’hésitons pas à nous tourner vers le Dieu de Jésus Christ, le Dieu de l’espérance. Il provoque en nous la capacité de croire et d’espérer. Tournons-nous vers le Christ : « En lui était la vie, et la vie était la lumière des Hommes… » (Jn 1, 4)

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU

PAROISSE SACRE COEUR DE ARUE 19 juin 2020

eglise-arue-1.jpgFête du Sacré Coeur le 19 juin 2020
La Paroisse du Sacré Coeur de Arue a la grande joie de vous informer que le vendredi 19 juin, lors de la fête du Sacré Coeur, le Révérend Père Ferry supérieur des pères des Sacrés Coeurs de Jésus et de Marie sera installé par notre Archevêque Monseigneur Jean-Pierre COTTANCEAU, nouveau curé de la Paroisse du Sacré Coeur de Arue. A cette occasion un repas suivra et nous remercierons également le Père Léon d'avoir servi notre paroisse et fêterons les 40 ans de sacerdoce de notre Archevêque ainsi que les 20 ans de diaconat du diacre Gérard PICARD-ROBSON.

CHAPELLE SAINT-LOUIS - ARUE MAI JUIN 2020

eglise-arue-st-l-2.jpgMesse dans la « Forme Extraordinaire »
Prochaine messe selon la forme extraordinaire du rite romain
à 8h00 :  le 14 juin 2020

CHARLES DE FOUCAULD

Mgr CottanceauLe Pape François vient de reconnaître l’attribution à Charles de Foucauld, mort en 1916 à Tamanrasset (Algérie), d’un deuxième miracle, ouvrant la voie à sa canonisation prochaine. Qui donc est cette belle figure que le Saint Père nous propose en exemple de vie chrétienne ?

Né en 1858 à Strasbourg, Charles de Foucauld se trouve orphelin dès l’âge de 5 ans. Pendant ses études secondaires, il perd la foi. Peu enthousiaste pour les études, il préfère la vie facile et joyeuse. Il entre à l’école militaire de St Cyr, d’où il réussira à sortir parmi les derniers de sa promotion ! Mais sa vie de militaire ne satisfait pas sa quête de sens de son existence. Il quitte donc l’armée à 24 ans. Attiré par l’Afrique du Nord, et ayant appris l’Arabe, il part pour une expédition au Maroc en 1884 au cours de laquelle, se faisant passer pour un rabbin, il découvre l'islam. Cette découverte réveille en lui sa propre foi catholique : « L’Islam a produit en moi un profond bouleversement... La vue de cette foi, de ces hommes vivant dans la continuelle présence de Dieu m’a fait entrevoir quelque chose de plus grand et de plus vrai que les occupations mondaines ». (Lettre à Henri de Castries, 8 juillet 1901). Rentré à Paris, il rencontre un prêtre auprès duquel il chemine, se confesse et reçoit la communion. C’est pour Charles de Foucauld un nouveau départ. Sa recherche spirituelle le conduira en Terre Sainte, à la Trappe en France puis en Syrie. En 1897, il revient à Nazareth chez les Soeurs Clarisses. Deux ans plus tard, il est de retour en France et sera ordonné prêtre en 1901. Il demande alors à partir au Sahara où il s’installe à Beni Abbès, avec l’objectif de vivre simplement au milieu des habitants comme un « frère universel », selon ses mots.

Mais son désir d’aller toujours plus loin, à la rencontre des plus « lointains » le conduit en 1905 à partir au coeur du Sahara, à Tamanrasset. Là, il partage sa vie entre la prière, l’étude de la langue et de la culture de ce peuple Touareg qu’il a rejoint, et les rencontres avec les gens. « Je choisis Tamanrasset, village de vingt feux en pleine montagne, au coeur du Hoggar et des Dag Rali, sa principale tribu, à l'écart de tous les centres importants. Il ne me semble pas que jamais il doive y avoir garnison, ni télégraphe, ni Européen, et que, de longtemps, il n'y aura pas de mission. Je choisis ce lieu délaissé et je m'y fixe, en suppliant Jésus de bénir cet établissement où je veux, dans ma vie, prendre pour seul exemple sa vie de Nazareth ». (1er août 1905, Carnet de Tamanrasset, Nouvelle Cité 1986, p.48). Fait prisonnier par des rebelles pendant la 1° guerre mondiale, le P. Charles de Foucauld sera assassiné par son gardien en 1916, victime isolée d’une violence locale.

Laissons à Mgr Claude Rault, Evêque de Laghouat (Algérie), le soin de nous partager ce qui, à ses yeux, constitue l’héritage que nous laisse le P. Charles de Foucauld :

« C’est tout d’abord sa conversion. En quête de sens, il a vu de nombreux musulmans prier le Dieu Unique. Cela provoque en lui une longue interrogation qui l’amènera à renouer avec la foi de son enfance, une foi qui se centrera de plus en plus sur son « Bien Aimé et Frère et Seigneur Jésus ». Sa motivation profonde est d’aller vers les plus lointains. C’est cela qui le pousse vers le Sahara. Il n’y va pas dans un souci de vie érémitique, mais pour rencontrer les plus démunis et prendre la dernière place… toujours occupée ! En homme de foi et en savant, il entre avec respect dans l’étude de la langue et de la culture de l’autre. Et il préfèrera « crier l’Evangile par toute sa vie » plutôt que de le déclamer sur les toits. Il passe de longues journées à travailler sur les poésies touarègues (6000 vers transcrits et déchiffrés), et laisse un dictionnaire touareg de 4 volumes qui fait encore autorité. L’Eucharistie reste le centre de sa vie, dans l’adoration et la célébration. Elle le pousse à rencontrer Jésus dans le pauvre et l’autre différent. Il célèbre la messe régulièrement, dès qu’il le peut et se sentira profondément frustré lorsqu’il se trouvera seul sans pouvoir le faire ».

(Source eglise.catholique.fr)
+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU