Billets de passionistedepolynesie

Béatification des Martyrs d’Algérie

eveche15w.jpgUne messe sera célébrée le samedi 08 décembre 2018 à 18h30 en l’église Maria no te Hau de Papeete.

Ces 19 martyrs, « Henri et Paul-Hélène, Esther et Caridad, Jean, Alain, Charles et Christian, Angèle-Marie et Bibiane, Odette, Christian, Luc, Christophe, Michel, Bruno, Célestin et Paul, Pierre » ont donné leur vie « à Dieu et au peuple auquel l’amour les avait liés (…)

Ils ont scellé dans notre peuple une fraternité dans le sang versé. Leur vie a été prise en même temps que celle de milliers de leurs frères et sœurs algériens qui, eux-aussi, ont perdu la vie en choisissant de rester fidèles à leur foi en Dieu, à leur conscience et par amour de leur pays »,explique Mgr Desfarges, Archevêque d’Alger.

LA VIE EN ABONDANCE !

Mgr Cottanceau          Dimanche 2 Décembre, début du temps de l’Avent qui nous prépare à Noël, la naissance de Jésus, fils de Marie, fils de Dieu. Quatre semaines pour préparer nos cœurs à accueillir le prince de la paix, celui qui nous offre la vie, sa vie, parce qu’il nous aime. Justement, dans près de 400 paroisses de Métropole ou d’ailleurs, ce début de l’Avent sera l’occasion d’une veillée de prière « pour la Vie », pour la défense de la Vie, pour le respect de la vie, pour la protection de la vie. Il suffit d’ouvrir le journal pour prendre conscience que cette vie a parfois vraiment peu de valeur et qu’elle est menacée. Des exemples ? Le nombre en hausse des accidents de la route par suite d’alcoolisme, d’imprudences, de conduite irresponsable qui se soldent par la mort, celle du conducteur, des passagers, femme, enfants. Quel respect le conducteur irresponsable manifeste-t-il pour sa propre vie, pour la vie de ses passagers, pour la vie de ceux qui partagent la route avec lui au même moment ? …Le trafic de produits stupéfiants qui sème misère, déchéance humaine et sociale. Quel respect celui qui revend manifeste-t-il pour la vie de ceux qui deviennent « accros », et qui, par leur addiction, conduisent à un effondrement de leur foyer ? …  Violences conjugales qui traduisent un manque total de respect pour la vie du conjoint ou des enfants témoins et victimes. Comment la vie peut-elle croître quand règne la peur provoquée par celui ou celle qui a pourtant pour mission d’aimer et de protéger ceux de sa famille ? … Mépris et exclusion de ceux qui n’ont d’autre choix que de se cacher pour une vie misérable car leur vie n’intéresse personne… Ajoutons à ce tableau les expérimentations génétiques sur les embryons humains visant à sélectionner sur des critères de convenance et de confort ceux qui seront autorisés à vivre et ceux qui ne le seront pas… Ajoutons encore l’avortement qui ignore le droit de l’enfant à naître, niant ainsi à cet enfant le droit le plus fondamental, le droit de vivre…

Comme l’a souligné le Pape François, le droit à la vie est « sacré et inviolable », et «il n’est subordonné à aucune condition ». Promouvoir la vie est donc une exigence de fidélité envers celui qui en est l’auteur. C’est également une urgence face à l’indifférence qui nous guette. Partout où la vie est attaquée, menacée, les disciples du Christ devraient être comme des guetteurs, des veilleurs, prêts à réveiller les consciences. Pour accueillir à Noël celui qui se présente à nous comme « le chemin, la vérité et la vie », comme celui qui est venu pour que les Hommes « aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance ! », pourquoi ne pas relever le défi et nous rassembler dans nos paroisses, nos communautés, afin de prier, nous aussi pour promouvoir une culture de vie ?

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

CHRIST ROI

Mgr CottanceauL’Eglise nous invite à célébrer ce Dimanche le Christ, roi de l’univers. Pour comprendre ce titre, nous devons chercher d’abord ce que nous dit l’Ancien Testament sur le roi et sa mission. En Israël, le roi est le « lieutenant de Dieu sur terre », chargé de prendre soin du peuple qui lui est confié. Il reçoit son titre non par élection populaire, mais par l’onction que lui donne le prophète et qui fait de lui un Messie, du mot hébreu « Massiah », celui qui a reçu l’onction. Il est donc roi par élection divine. La mission qu’il reçoit peut se résumer en quatre points :

  • Il est intermédiaire entre Dieu et son peuple. A ce titre, il a un rôle capital dans la liturgie du temple lorsque celui-ci sera bâti. C’est le roi David qui introduit l’arche à Jérusalem. Le roi offre les sacrifices, bâtit le temple (Salomon), intercède pour le peuple et fait monter vers Dieu les prières de son peuple.
  • Il est garant de la justice qu’il exerce au nom même de Dieu, pour que chaque Israélite puisse vivre en paix et en harmonie avec ses frères. Il reçoit de Dieu sagesse et discernement. (1R 3, 9…)
  • Il a mission particulière de s’occuper du petit, du pauvre, des humbles de son peuple, de ceux qui n’ont ni pouvoir, ni richesse pour pouvoir se défendre tout seuls. Il porte une attention particulière au pauvre, à la veuve, à l’orphelin. Ps 72, 2-4.12 - 13
  • Il prend la tête de l’armée pour défendre le pays contre les dangers venant des pays voisins, il mène le combat, il est chef militaire pour combattre l’ennemi lorsque la sécurité de son peuple est en jeu (Ps 2,7-8 ; Ps 18,38-43)

Jésus Christ accomplira parfaitement ces fonctions, mais Il réalisera la royauté de façon inattendue, non à travers la puissance et la gloire, mais par l’humiliation et la mort. Pourtant Jésus réalise parfaitement les fonctions royales que Dieu avait confiées à David :

  • Il fait le lien entre Dieu et les Hommes (« Je suis le chemin…Nul ne va au Père sans passer par moi… »)
  • Il révèle et met en œuvre la justice de Dieu (« On vous a dit… moi je vous dis… »)
  • Il est proche des pauvres, des petits, des humbles, des pécheurs, des malades, des exclus
  • Il prend la tête du grand combat, non plus contre tel ou tel pays, mais contre Satan et le mal.

 

Mais il faut aller plus loin, car c’est sous le titre de roi « de l’univers » que nous célébrons le Christ, en ce Dimanche qui clôture l’année liturgique. L’Eglise, s’écartant du sens politique lié à la monarchie, nous enseigne à travers cette fête que le monde est transformé par la mort, la résurrection et l'Ascension de Jésus-Christ, et qu’il est le commencement et la fin de toute chose. Par la puissance de sa résurrection, Jésus transformera tout l’univers : saint Paul, saint Jean le disent chacun à leur façon. La fête du Christ-Roi est donc liée au retour du Christ, elle est porteuse d'une immense espérance : le Christ est victorieux du mal, il est triomphant, il restaurera à la fin des temps, lors de sa manifestation glorieuse, toute l'œuvre de Dieu.

Cette victoire, il l’obtient par l’abaissement, l’humiliation de la passion qu’il accepte par amour de nous. Il est roi, mais un roi d’amour. Sa couronne ? Une couronne d’épines. Son sceptre ? Un roseau. L’hommage qu’il reçoit ? Les insultes et les crachats des soldats. Son trône ? Une croix et ses ministres deux larrons crucifiés à ses côtés. « Lui, qui était de condition divine ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur… Il s’est abaissé devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort sur la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté… » (Phil 2, 6 – 9)

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

Comité Diocésain du Renouveau Charismatique Remerciements

RenouveaucharismatiquePaix et joie frères et sœurs,
Au nom du Comité Diocésain du Renouveau Charismatique Catholique (CDRCC), nous remercions chaleureusement :

- Père Joël AUMERAN, curé de la paroisse Mahina,
- tous les bergers(ères) et les membres soutiens des différents groupes du renouveau charismatique (RC) pour votre participation active à notre rencontre dans la joie et l'allégresse,
- Bethléem et Dominique pour l’accueil, la prière et les rafraichissements,
- Temarii et Julien pour la sonorisation,
- Te Rama Ora et Rodrigue pour l’animation.

Notre prochaine rencontre se déroulera à la Paroisse Ste Anne de Papenoo.
Gloire au Dieu Trinitaire pour sa joie et son allégresse, et toutes ses grâces déversées sur son peuple. Merci pour l'unité et le soutien de prières ! Que Dieu vous bénisse abondamment!
Tiatono Juanito BURNS,Répondant diocésain

Calendrier Liturgique 2019

eveche15w.jpgLe Calendrier Liturgique 2019, Année C est disponible à la Librairie Pure Ora au prix de 500 frs.

Le Calendrier Liturgique débutant le 02 décembre, vous trouverez, en pièce jointe, les références des lectures du 26 novembre au 01 décembre 2018.

Merci de votre compréhension.

N 47 semaine 34 2018N 47 semaine 34 2018

POURQUOI SUIS-JE CATHOLIQUE ? 

Mgr Cottanceau           A l’heure où notre Eglise fait parler d’elle dans les médias à cause des scandales qui touchent certains membres de son clergé, certains fidèles décident de « quitter le navire » car ils ne lui font plus confiance. D’autres fidèles disparaissent de nos communautés suite à des désaccords profonds avec leur curé ou tel ou tel diacre, ou parce qu’ils ne se sont pas senti soutenus dans telle ou telle épreuve qu’ils traversaient. D’autres s’en vont car ils n’acceptent pas les positions de l’Eglise sur tel ou tel point de morale.

            Nous pourrions, face à ce constat, nous poser la question : « Et moi, pourquoi je reste dans l’Eglise ? » Pour nous aider à éclairer notre réflexion et à trouver un début de réponse, voici le témoignage de Sr. Véronique Magron, théologienne, présidente de la CORREF (Conférence des religieux et religieux de France), dans son édito de la matinale de RCF, le 4 septembre 2018. Expliquant les raisons de sa foi en l’Eglise, elle dit ceci :

« Je ne suis pas catholique à cause des prêtres, y compris les meilleurs. Et ils sont nombreux.

Je ne suis pas catholique à cause des évêques, y compris tous les pasteurs authentiques, proches et serviteurs de leur communauté.

Je ne suis pas catholique à cause du pape, pas même le plus engagé auprès des déshérités de notre temps.

Je suis catholique à cause de l’amour de Dieu pour les plus vulnérables.

Je suis catholique à cause de Jésus, vrai homme, mortel, comme chacun.

Je suis catholique à cause de Jésus, le Christ, homme totalement vrai, accomplissant ce qu’il dit, donnant toute la vie pour ceux qu’il aime : notre humanité précaire, bouleversée et malmenée par le tragique de la vie. Notre humanité parfois fracassée par des prédateurs, au sein même de la maison qui devrait être la plus sûre : l’Eglise du Christ.

Je suis catholique à cause de l'Eucharistie, où nous devenons le corps que nous recevons. Où nous sommes convoqués à vivre de la vie du Christ, du creux de nos simples existences ordinaires. Sans banderole et sans publicité.

Je suis catholique parce que je crois la parole de Dieu, celle qui me raconte que mon Dieu a pris la décision de faire alliance avec l’humanité, de la sauver de l’esclavage et du désespoir. La Parole de Dieu qui me raconte un Dieu qui décide, gratuitement, par pur amour, de venir s’asseoir à la table de mon existence. De toute existence, pour la partager.

Je suis catholique, et du cœur de l’hiver de l’Église, où nous sommes de par la monstruosité des abus et des crimes et la façon dont ils ont été impunément dérobés à la vue de la justice et de la vérité, je tente décidément de devenir disciple du Christ jour après jour.

Je crois de toute mon âme, de tout mon cœur, de toutes ma volonté et ma pauvre intelligence, que le mal et le mensonge ne l’emporteront pas

Là est mon engagement de tous les jours et mon espérance. Je supplie qu’ils soient toujours plus forts que ma colère, mon accablement et mon immense chagrin. Une colère, un accablement et un chagrin qui sont peu de choses à côté de ceux des victimes ».

            Et moi, quelle serait ma réponse ?

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

Grand séminaire « Parcours de Foi avec les sacrements »

SeminairendpentecoteLe Grand Séminaire ouvre une série de conférences intitulée « PARCOURS DE FOI AVEC LES SACREMENTS ». Le parcours s’inscrit dans la continuité du « Parcours de foi avec le Credo » de l’année dernière. Il est destiné à tous publics. Les conférences se tiendront tous les mercredis à partir du mercredi 07 novembre 2018 de 18h à 20h, au Grand Séminaire à Outumaoro. La session contient 12 séances de 2 heures chacune, soit 24 heures en tout.

La formation a pour fil conducteur les 7 sacrements de l’Eglise. L’objectif est d’offrir une approche biblique, spirituelle et théologique du septénaire. Qu’est-ce qu’un sacrement ? Pourquoi 7 sacrements ? A-t-on besoin des sacrements pour être sauvés ? Le Christ a-t-il institué tous les sacrements ? Quelle est la grâce spécifique de chaque sacrement ? Nous unissent-ils vraiment à Dieu ? Nous procurent-ils vraiment la vie éternelle ? Etc. Autant d’interrogations auxquelles chacun pourra trouver des réponses pour sa foi et son cheminement spirituel.

À la fin du parcours, une retraite spirituelle sera proposée aux participants.

Les inscriptions sont ouvertes dès aujourd’hui. Vous pouvez adresser un mail à l’adresse suivante : bessertvetea@gmail.com ou bien vous inscrire auprès du secrétariat de l’évêché avec Tehani.

Pour couvrir nos frais (photocopies, électricité), nous demandons une participation de 6 000 F CFP par personne.

Soyez les bienvenus !

Comité Diocésain du Renouveau novembre 2018

RenouveaucharismatiqueComité Diocésain du Renouveau Charismatique Catholique (CDRCC)

Réunion des bergers(ères) et soutiens du Renouveau Charismatique
Tous les bergers(ères) et membres soutiens de tous les groupes du Renouveau Charismatique sont chaleureusement invités à un temps de rencontre et de partage le samedi 17 novembre 2018 à 13h en la Paroisse Saint-Paul, Mahina.

Je vous remercie de faire votre possible pour être présent(e)s pour ces réunions, à défaut de déléguer votre adjoint(e).
Merci de votre union et soutien de prières. Soyez bénis abondamment !

Diacre Juanito BURNS, Répondant diocésain

11 NOVEMBRE

Mgr Cottanceau           Ce devait être la « Der des der ! », la dernière des dernières guerres… Et pourtant, il y eut depuis la seconde guerre mondiale, la guerre d’Indochine, la guerre d’Algérie, la guerre du Viet Nam, la guerre des 6 jours, la guerre du Kippour, la guerre du golfe, et bien d’autres encore… sans parler des guerres civiles poussant les gens d’un même pays les uns contre les autres, les génocides… Et ça continue !!! En commémorant l’armistice du 11 Novembre, fin de 4 ans de guerre qui coutèrent à la France 1,4 Millions de soldats morts au combat, dont 300 poilus Tahitiens et à l’Allemagne 2 Millions de soldats tués, nous honorons le courage et la mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie au cours de ce conflit. Nous saluons une victoire, mais une victoire amère qui n’était en fait que la victoire des armes, et non une victoire de la paix ! La suite n’allait pas tarder à le montrer. Alors, faut-il renoncer définitivement au rêve d’un monde sans guerre ? Faut-il prendre acte de la fatalité de ces conflits qui génèrent destruction, haine, mort ? Serait-il vrai que, selon cet adage latin, « l’Homme est un loup pour l’Homme » ? Faut-il admettre qu’un monde sans guerre est impossible ?

            Ce n’était en tout cas nullement la pensée du Pape Saint Jean XXIII. Au plus fort de la guerre froide, deux ans après l’édification du « rideau de fer » qui matérialisait à sa façon l’opposition farouche entre l’Est et l’Ouest du monde et 6 mois après la crise de Cuba qui faillit entrainer le monde dans un conflit nucléaire, le Bon Pape Jean publiait l’encyclique « Pacem in Terris » (« La paix sur la Terre ») dans laquelle il refusait cette fatalité de la guerre. A chacun, l’encyclique rappelait l’appartenance commune à la famille humaine et faisait briller les aspirations de toutes les populations de la terre à vivre en sécurité dans la justice et l’espérance en l’avenir. Pour parvenir à cette paix, le Pape St Jean XXIII identifiait les conditions essentielles permettant de construire la paix : la vérité, la justice, l’amour et la liberté.

            La vérité, fondement de la paix si tout homme prend conscience avec honnêteté que, en plus de ses droits, il a aussi des devoirs envers autrui. La justice qui construit la paix si chacun respecte concrètement les droits d’autrui et s’efforce d’accomplir ses devoirs envers les autres. L’amour, ferment de paix si chacun partage avec les autres ce qu’il possède, à commencer par les valeurs de l’esprit. Enfin, la liberté qui nourrit la paix et lui fait porter du fruit si, dans le choix des moyens pris pour y parvenir, les personnes suivent la raison et non la passion, et assument avec courage la responsabilité de leurs actes.

            Le Pape Jean était convaincu que bien que la situation soit dramatique dans certaines parties du monde, comme elle l’est toujours actuellement, il fallait travailler à répandre ces valeurs de vérité, de justice, d’amour et de liberté dans la vie sociale, nationale et internationale, de sorte que de plus en plus de personnes soient toujours plus conscientes de l’importance de la relation à Dieu et au Christ, source de tout bien et source de vraie paix. … Certes, nous ne sommes pas parmi les hommes politiques qui décident de la guerre ou de la paix. Mais le Christ nous enseigne que le vrai champ de bataille sur lequel s’affrontent la violence et la paix, c’est le cœur de chacun de nous : « c’est du dedans, du cœur de l’homme que sortent les pensées perverses… ». Le Christ offre un chemin, le seul qui puisse aider au progrès de l’humanité sur le chemin de la paix et il déclare heureux les artisans de paix ! Nous trouvons en effet dans l’Evangile de quoi faire grandir notre confiance en l’humanité car « Dieu a tant aimé le monde qu’il a envoyé son Fils unique ». Nous trouvons de quoi renforcer notre espérance quand le Christ nous dit que l’Amour aura le dernier mot car il est plus fort que la mort. Nous trouvons de quoi persévérer dans le combat pour la paix, car Jésus a promis : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps ».

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

Départ de Frère Théophane URVOY

FreretheophaneFrère de l’Instruction Chrétienne (FIC)
Départ de Frère Théophane URVOY pour la Métropole

Depuis quelques mois le Frère Théophane URVOY a rejoint la communauté de Saint Hilaire. Son état de santé le conduit à exprimer le souhait de rentrer en Métropole. C’est avec beaucoup de tristesse que le District accepte la demande de Frère Théophane. Malgré son désir constamment exprimé de reposer dans le caveau des Frères, à l’Uranie, la Providence en a décidé autrement.

Il rejoindra la communauté des Frères à Josselin (à 12 km de Ploërmel). Les Frères y ont une maison d’accueil médicalisée. Dans un cadre de vie paisible et sécurisé, le personnel d’accompagnement prend soin d’une communauté importante de Frères âgés et leur offre une fin de vie de qualité.

Tous ceux qui ont connu Frère Théophane ne manqueront pas de se souvenir de sa grande disponibilité, de ses conseils toujours judicieux, de sa présence courtoise de 56 ans en Polynésie. Nous aurons l’occasion de rappeler ces longues et belles années avant son départ.

Frère Théophane ne laisse pas la mission des Frères de la Mennais désemparée. Il a une vision d’avenir, comptant sur un renouveau de l’Institut sous une forme qui est encore le secret de Dieu. Sa mission ne s’achève pas avec son départ : nul doute qu’il continuera à la soutenir de sa prière et du don total de sa vie.

La date de célébration de la messe d’au-revoir au Frère Théophane aura lieu, le samedi 10 novembre à 17H à la chapelle du collège lycée la Mennais.
Elle sera célébrée par Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU. Tous ses amis sont invités à venir y participer.
Frère Théophane quittera Tahiti le 13 novembre prochain, accompagné par Frère Francis CAILLET.

TOUS SAINTS

Mgr Cottanceau            Ce Jeudi 1er Novembre, l’Eglise nous invite à célébrer la Toussaint, la fête de tous les saints, ceux et celles qui constituent cette foule innombrable, cette nuée de témoins, qui ont cherché à vivre en amis du Seigneur Jésus par la pratique de l’Evangile. Il est dommage que cette fête de tous les saints soit souvent éclipsée par la commémoration des fidèles défunts qui se célèbre le lendemain, 2 Novembre. Il est également regrettable qu’Halloween et son cortège commercial vienne capter l’attention de ceux qui croient en Dieu pour les entrainer sur de fausses pistes qui éloignent de ce que nous révèle la foi Chrétienne en matière de vie, de mort et d’éternité.

            Il importe donc de bien comprendre le sens de cette fête de Toussaint. Dans son exhortation apostolique « La joie et l’allégresse » parue cette année, le Pape François nous dit que la sainteté n’est pas que l’affaire de ceux dont les noms figurent sur les calendriers liturgiques : « J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire. Dans cette constance à aller de l’avant chaque jour, je vois la sainteté de l’Eglise militante. C’est cela, souvent, la sainteté « de la porte d’à côté », de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu ». Célébrer ceux et celles qui ont essayé, malgré leurs faiblesses, de vivre les Béatitudes, nous permet de nous souvenir que « nous sommes entourés, conduits et guidés par les amis de Dieu… » selon les paroles du Pape Benoit XVI dans une homélie de 2005. Il ajoute : « Je ne dois pas porter seul ce que, en réalité je ne pourrai jamais porter seul. La troupe des saints de Dieu me protège, me soutient et me porte ». C’est cette communion avec les saints que nous exprimons dans le « Je crois en Dieu » lorsque nous disons : « Je crois à la communion des Saints ». Dans nos faiblesses, nos difficultés, nos doutes, il n’est peut-être pas inutile de se le rappeler !

            Dans sa constitution « Lumen Gentium » au § 11, le Concile Vatican II rappelait que « tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur condition et leur état de vie, sont appelés par Dieu, chacun dans sa route, à une sainteté dont la perfection est celle même du Père ». Si nous en sommes encore loin, le Pape François nous invite à ne pas nous décourager ou à baisser les bras : « Il ne faut pas se décourager quand on contemple des modèles de sainteté qui semblent inaccessibles. Il y a des témoins qui sont utiles pour nous encourager et pour nous motiver » (« La joie et l’allégresse » §11). Il ne s’agit pas pour nous de copier, de partir tous à Calcutta avec Mère Theresa ou à Molokaï avec le Père Damien, apôtre des lépreux… Il s’agit de trouver notre propre façon de suivre le Christ et de vivre les béatitudes là où le Seigneur nous a plantés, avec les dons qu’il a enfouis dans notre cœur, chacun selon son état de vie. Le Pape François précise : « Ce qui importe est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même… et qu’il ne s’épuise pas en cherchant à imiter quelque chose qui n’a pas été pensé pour lui. Nous sommes tous appelés à être des témoins, mais il y a de nombreuses formes de témoignage » (« La joie et l’allégresse » §11)

            Alors, puisse cette fête de Toussaint être notre fête, la fête de tous ceux qui croient que suivre le Christ et vivre l’Evangile dans la vie quotidienne est possible et que ça vaut le coup d’essayer, à condition de croire que le Christ et la multitude de ceux qui ont essayé avant nous sont à nos côtés pour nous y aider. Bonne fête de Tous Saints à vous !

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

PRESBYTERIUM

Mgr Cottanceau            Du Lundi 15 au Mercredi 17 à midi, les prêtres exerçant leur ministère dans le diocèse étaient réunis à Tibériade pour la rencontre du Presbyterium. Vingt et un avaient répondu présent. Cette rencontre annuelle est une réunion de travail, à la différence de la retraite des prêtres qui a lieu également chaque année dans la première semaine de Carême. Cette rencontre permet aux participants de se retrouver et de faire grandir l’unité, au-delà des différences. Elle rassemble prêtres diocésains, prêtres religieux et ceux qui travaillent dans le diocèse mais sont « prêtés » par d’autres diocèses. Elle permet d’aborder les dossiers importants pour notre pastorale diocésaine, et donne l’occasion de débats et d’échanges, parfois un peu rudes, mais toujours avec le souci de nous enrichir réciproquement de nos idées et de nos points de vue.

            A l’ordre du jour, un tour d’horizon de nos paroisses, des avancées, des difficultés que chacun peut rencontrer. Ce fut l’occasion de souligner les points positifs : de plus en plus d’équipes missionnaires vont à la rencontre de ceux qui ne fréquentent pas ou plus l’Eglise ; de nombreuses retraites ou « mini-retraites » sont organisées pour les couples, les familles, les membres des groupes de Rosaire. A noter également l’effort consenti par certaines paroisses pour la formation des adultes, formation permanente et formation de ceux qui se préparent à un sacrement (mariage, confirmation, baptême ou entrée en Eglise). De nouveaux groupes de jeunes voient le jour. Les difficultés : parfois un certain essoufflement des équipes engagées depuis un certain temps, défi de la formation des responsables de groupes de jeunes, difficultés liées à la drogue (ice en progression dans certains endroits) et à l’alcool qui menacent la vie et l’avenir des jeunes, difficultés à faire grandir l’unité dans les communautés.

            Le second point abordé concernait la façon dont les prêtres vivent leur ministère par rapport aux laïcs. Comment être serviteur et éviter ce qu’on appelle le « cléricalisme », cet abus de pouvoir qui menace autant les clercs que les laïcs en situation de responsabilité.

            Le troisième sujet concernait les finances des paroisses. Le diocèse a entrepris une réforme visant à unifier les comptabilités des paroisses pour une plus grande clarté et pour permettre un regard plus exact sur la situation financière de toutes les paroisses. Le débat eut lieu en présence de Mr Yves DELARRA, commissaire aux comptes, du RD Gaspar MAHAGA, économe diocésain et de Mr Guy BESNARD pour la partie informatique.

            Autre sujet abordé, la suite des Etats Généraux des Katekita qui eurent lieu fin Juillet 2018. L’échange fit remonter d’abord l’écho très positif de ces Etats Généraux, puis un certain nombre de propositions concernant la formation initiale des Katekita et le suivi dont ils auraient besoin après leur investiture.

            Furent abordés également différents thèmes comme la pastorale des jeunes, la pastorale des Vocations (avec l’intervention de la responsable diocésaine du service des vocations), la situation du Grand Séminaire, l’avenir de nos services de communication (écrit, radio, numérique…), avec le souhait que chaque paroisse ait une personne chargée de l’information. Enfin, fut évoquée la pastorale de préparation au mariage…

            Beaucoup reste à faire, certes, mais nous devons nous réjouir que certains dossiers commencent à bouger. Le chemin est encore long et sera difficile. Mais ne devons-nous pas nous souvenir que le Seigneur nous accompagne et nous donne sa force et sa confiance pour avancer ?

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

JEUNES ET MISSION

Mgr Cottanceau          Ce Dimanche 21 Octobre, l’Eglise nous invite à célébrer la journée mondiale des Missions. A cette occasion, le Pape François a publié une lettre intitulée : « Avec les jeunes, portons l’Evangile à tous ! » L’orientation de cette lettre rejoint l’événement du Synode sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel qui s’achève à Rome dans quelques jours. S’adressant aux jeunes, le Saint Père déclare : « L’occasion du Synode… au mois d’Octobre, mois missionnaire, nous offre l’opportunité de mieux comprendre, à la lumière de la Foi ce que le Seigneur Jésus veut vous dire, à vous les jeunes, et à travers vous, aux communautés chrétiennes ». Il évoque ensuite cette force intérieure de l’amour qui permet une ouverture à l’avenir et pousse l’existence en avant : « Personne autant que les jeunes ne sent combien la vie fait irruption et attire. Vivre avec joie sa propre responsabilité pour le monde est un grand défi. Je connais bien les lumières et les ombres propres au fait d’être jeune… Je me rappelle l’intensité de l’espérance pour un avenir meilleur ». Le Saint Père rappelle aux jeunes que par le Baptême, ils sont membres vivants de l’Eglise et qu’à ce titre, ils ont eux aussi la mission de porter l’Evangile à tous, grâce à cette Foi qui leur est transmise et qui nous relie aux générations de témoins qui nous ont précédés.

            Pour pouvoir se rendre compte de la pertinence de ces paroles du Pape François, il fallait être à l’église Maria No Te Hau ce week-end dernier. Plus de 1 200 jeunes de la plupart de nos paroisses de Tahiti s’étaient donné rendez-vous à l’initiative du Comité Diocésain de la Pastorale des Jeunes.  En effet, ils étaient venus, non pas pour acclamer un chanteur connu qui donne un spectacle, ni pour assister à une compétition sportive décisive pour un championnat, ni pour assister à l’élection de Miss ou Mister Tahiti… Ils étaient là au nom du Christ, pour vivre un temps de rencontre, de prière, d’échange, de réflexion et de dialogue, pour dire à notre Eglise leurs attentes, leurs difficultés, leurs espérances, leurs projets, leurs combats contre la drogue, la violence, l’alcool, et contre tout ce qui pervertit leur façon de vivre leur sexualité. Après avoir échangé en groupes, ils ont dit à leur évêque leur soif d’être participants de la vie de l’Eglise, leur soif d’être entendus, d’être acceptés, mais aussi leur soif d’être formés, guidés, conseillés dans leur vie personnelle, leur soif de comprendre mieux le pourquoi des règles de fonctionnement et des exigences de cette institution qu’ils respectent mais ont souvent du mal à comprendre. Ils ont posé une trentaine de questions. En voici quelques-unes : « Comment l’Eglise peut nous aider dans notre conversion ? Pourquoi les femmes ne peuvent-elles pas être prêtres ? Pourquoi ce serait toujours aux jeunes de s’adapter et non pas les adultes ? Est-ce qu’être membre de l’Eglise, c’est être saint, être prêtre, évêque ? Pourquoi les prêtres ne peuvent-ils pas avoir de femme ? Comment reconnaître un appel ? » Ils ont demandé que leur soient proposées rencontres, retraites, lieux de formation, ils ont appelé leurs prêtres et les adultes de leurs communautés paroissiales à être plus proches d’eux, pour que, se sentant épaulés, soutenus, mieux écoutés et compris, ils puissent être consolidés dans leur foi et leur désir de vivre en Eglise, et deviennent ainsi à même de remplir la mission que Jésus Christ nous a confiée.

            Un proverbe dit : « Si les jeunes n’existaient pas, le monde mourrait de froid ! » Puissent nos communautés être davantage ouvertes et accueillantes pour que tous, jeunes et adultes puissions relever ensemble le défi de la mission. Les jeunes ont besoin de l’expérience des adultes, les adultes ont besoin de l’audace des jeunes !

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

SYNODE SUR LES JEUNES

Mgr CottanceauDepuis le 3 Octobre, ils sont 267 réunis à Rome pour le synode ayant pour thème « les jeunes, la Foi et le discernement vocationnel ». Parmi eux, des évêques représentant toutes les conférences des évêques de tous les pays du monde (La CEPAC, conférence à laquelle appartient notre diocèse de Papeete est représentée par Mgr Paul DONOGHUE, évêque de RAROTONGA). Mais aussi des représentants des Eglises orientales Catholiques, des congrégations religieuses, des experts (psychologues, experts en pastorale des jeunes, sur les questions de morale, théologiens) et 50 jeunes venant de plusieurs pays. Dès son homélie d’ouverture, le Pape François a donné le ton. Il s’agit « d’élargir les horizons, dilater le cœur et transformer ces structures qui, aujourd’hui, nous paralysent, nous séparent et nous éloignent des jeunes, les laissant exposés aux intempéries et orphelins d’une communauté de foi qui les soutienne, d’un horizon de sens et de vie ».

            Evoquant le but de ce synode, le Saint Père précise : « Faire germer des rêves, susciter des prophéties et des visions, faire fleurir des espérances, stimuler la confiance, bander les blessures, tisser des relations, ressusciter une aube d’espérance, apprendre l’un de l’autre et créer un imaginaire positif qui illumine les esprits, réchauffe les cœurs, redonne des forces aux mains et inspire aux jeunes – à tous les jeunes, personne n’est exclu – la vision d’un avenir rempli de la joie de l’Evangile ».

            Le Pape François a remercié les jeunes et tous ceux qui, à travers le monde entier, ont préparé ce synode. Merci, leur dit-il, « pour avoir voulu parier que cela vaut la peine de se sentir membres de l’Eglise ou d’entrer en dialogue avec elle… que cela vaut la peine de s’agripper à la barque de l’Eglise qui, même à travers les tempêtes impitoyables du monde, continue à offrir à tous refuge et hospitalité ».

 

Sous la houlette du CDPJ (Comité Diocésain pour la Pastorale des Jeunes), les jeunes de notre diocèse ont apporté eux aussi leur part à cette préparation en répondant au questionnaire préparatoire qui leur avait été envoyé. Voici quelques-unes de leurs réflexions :

“Nous vivons dans un monde où il est difficile d’ETRE (tout simplement). La vie fait que la jeunesse peut se retrouver très loin de l’Eglise… Après la confirmation plus de la moitié des jeunes se mettent en concubinage, en couple ou sortent définitivement de la vie de la paroisse, car ils ne retrouvent plus leur place. Les raisons sont multiples. Ils ont été blessés, outragés par les comportements de certains adultes, parce qu’ils sont différents. Le jeune peut se sentir rejeté, dévalorisé, mal-aimé, critiqué parce qu’il ne correspond pas à l’image conventionnelle que nous nous faisons d’un jeune chrétien. Il ne faut pas oublier dans quel monde il vit, comment il vit et surtout ce qu’il fait pour réussir à vivre. Un des défis le plus important est de s’éloigner des fléaux de la vie tels que l’alcool et la drogue.

Le jeune se sent attiré par d’autres jeunes. Les regroupements du Comité Diocésain de la Pastorale des Jeunes voit un vif succès aux travers des activités proposées durant toute l’année. Le jeune est dynamique, actif, énergique et demandeur. Il est attiré par les groupes et les personnes qui le mettent en valeur. Le jeune veut être écouté, aimé et valorisé. Ce qui permet aux associations et institutions d’avoir du succès, c’est la prise en considération des besoins de la jeunesse…”. 

Il serait dommage que ce qui se passe à Rome pendant ce synode nous laisse indifférents, il serait dommage que l’appel des jeunes reste sans réponse. Puisse l’Esprit Saint nous donner de saisir cette occasion d’une remise en cause de nos attitudes, jeunes et adultes, pour que notre Eglise et nos communautés soient advantage un lieu de rencontre, d’accueil et de partage, un lieu de miséricorde et d’espérance pour tous.

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

FAMILLE ET MISSION

Mgr Cottanceau            Ce Dimanche aura lieu à Paea la fête des familles organisée par l’Association Familiale Catholique (AFC) de Polynésie Française. L’occasion est toute indiquée pour évoquer ici les propos tenus par S.Em. le Cardinal Kevin FARREL, préfet du Dicastère (Ministère) pour les Laïcs, la Famille et la Vie lors de son intervention devant les 75 évêques présents au séminaire de formation pour les nouveaux évêques à Rome. Celui-ci nous rappelle l’importance de la participation à plein titre des familles à l’activité missionnaire de l’Eglise. Evoquant ce qu’il appelle « les priorités de l’apostolat des familles », il les présente ainsi : « a/ Le témoignage rendu au travers de l’exemple de sa propre vie, à l’indissolubilité et à la sainteté du lien matrimonial – b/ L’affirmation du droit et du devoir appartenant par nature aux parents à éduquer chrétiennement leurs enfants – c/ Défendre la dignité et la légitime autonomie de la famille… Que les familles collaborent avec les hommes de bonne volonté pour que ces droits soient parfaitement sauvegardés par la législation civile » Puis le cardinal FARREL énumère la liste de ce qu’il appelle « les sept œuvres de miséricorde de la famille », telles qu’elles sont énumérées dans le décret sur l’Apostolat des laïcs du Concile Vatican II au § 11, à savoir : « 1/ Adopter les enfants abandonnés – 2/ Accueillir aimablement les étrangers – 3/ Aider à la bonne marche des écoles, conseiller et aider les adolescents – 4/ Aider les fiancés à mieux se préparer au mariage – 5/ Donner son concours au catéchisme – 6/ Soutenir époux et familles dans leurs difficultés matérielles ou morales – 7/ Procurer aux vieillards non seulement l’indispensable mais les justes fruits du progrès économique ».

            La famille chrétienne, poursuit-il, est fondée sur le sacrement du mariage, et à ce titre elle est image et participation à l’alliance d’amour qui unit le Christ et l’Eglise : « L’union entre les époux, le dialogue entre les parents et les enfants, le respect pour les personnes âgées, l’attention envers les malades et les handicapés sont fruits de cette charité divine que l’Esprit Saint met dans le cœur des croyants et qui devient un signe de la présence spéciale de Dieu au sein des familles chrétiennes ». Ainsi, les familles doivent donc être considérées par les pasteurs de l’Eglise non pas comme « objet » de la pastorale, mais comme « sujet » de la pastorale : « la mission des familles est basée sur la communion et sur le témoignage rendu à la vie. La famille est missionnaire en tant que famille et non pas par chacun de ses membres pris séparément. La famille… doit témoigner au monde de ce qu’elle est et ce qu’elle vit en son sein : l’accueil de la vie sous toutes ses formes et la communion de personnes ainsi que l’unité rendue possible par le Saint Esprit »

            Puissent chacune de nos familles accueillir ces orientations… Elles pourront nourrir notre réflexion et nous aider à fonder notre façon de vivre cette mission que l’Eglise confie à la famille.

+ Monseigneur Jean Pierre COTTANCEAU

 L’Eglise et la Chine

Pere vetea docteur en droit 1La semaine passée, un accord historique a été conclu entre le Saint-Siège et la Chine. L’entente est « provisoire », mais cela ouvre bien une nouvelle ère des relations de l’Eglise avec l’État chinois. Le processus est encore long pour que ces relations se normalisent pleinement mais le fait est suffisamment important pour que nous y accordions notre attention.

Pour rappel, en Chine, la communauté catholique s’élève à 12 millions de fidèles environ. Mais deux Églises coexistent. L’une est « officielle » dans la mesure où elle bénéficie d’une reconnaissance par les autorités publiques. La contrepartie est que les évêques y sont nommés par ces mêmes autorités. L’Eglise n’a jamais admis une telle ingérence car cela portait gravement atteinte à sa propre liberté religieuse.

L’autre Eglise, « clandestine », compte des évêques nommés par l’Eglise, ce qu’à leur tour les pouvoirs chinois ont considéré comme une « ingérence étrangère » dans leurs « affaires internes ». Si bien qu’une répression sévère a été menée à l’encontre des communautés jusqu’à l’emprisonnement d’évêques, de prêtres, de religieux.  En 2000, Jean-Paul II a d’ailleurs procédé à la canonisation de 120 martyrs chinois, au grand dam des autorités chinoises.

Le Saint-Siège souhaite mettre fin au schisme en réunifiant les deux Églises. En 2007, Benoît XVI adressait déjà aux catholiques chinois un appel à la réconciliation. Toutefois, rien n’est tout à fait gagné avec un pouvoir chinois connu pour ses tergiversations en fonction des opportunités du moment. Il se dit que l’accord permet à la Chine de sortir de son duel avec l’Amérique de Donald Trump en s’adossant à un pape François connu pour ses positions anti-Trump.

Il est assez piquant de constater que les conflits entre les deux grandes puissances, dont les positions ne sont pas toujours favorables à l’Eglise, servent finalement les intérêts de l’Eglise et des communautés. Comme quoi, les puissances de ce monde, aussi rusées soient-elles, peuvent tomber dans leur propre piège. Comme Jésus l’a si bien dit, tout royaume divisé est voué à la disparition. Dès lors restons unis !

B.V