AFC 08.04.2020

logo-afc.jpgFace à la pandémie de Covid-19 :

• 25 mars : Supplique pour la consécration de la France aux Cœurs de Jésus et de Marie

Un acte spirituel particulièrement fort a été posé le 25 mars dernier par 24 conférences épiscopales du monde pour invoquer la protection du Seigneur et de la Vierge Marie. Les évêques répondaient à la demande d’un groupe de laïcs qui avait recueilli des milliers de signatures.

Les 24 pays qui ont été consacrés sont : Albanie, Bolivie, Colombie, Costa Rica, Cuba, Espagne, Guatemala, Hongrie, Inde, Kenya, Mexique, Moldavie, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Pologne, Portugal, République dominicaine, Roumanie, Slovaquie et le Timor oriental, auxquels se sont ajoutés l'Irlande et l’Angleterre.

Après ces 24 pays consacrés au Sacré-Cœur, demandons la consécration de la France ( à ce jour plus de 30 000 signatures) ! Pour en savoir plus cliquez sur le lien ci-dessous.

https://www.google.com/url?q=https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-03/fatima-consecration-pays-coeur-immacule-marie-portugal.html&sa=D&ust=1586287676985000&usg=AFQjCNGin6gkGLnSBnUHzuo2BlpjXk4lhw

• 2 avril : Renouvellement de l’acte de consécration du monde à la Miséricorde Divine

Pour le 15e anniversaire de la mort du pape Jean-Paul II, le cardinal Stanisław Dziwisz, ancien archevêque de Cracovie, a invité les fidèles à prier ensemble le 2 avril 2020, à 21h37 (le jour et l’heure de la mort de Jean-Paul II), et à allumer des bougies aux fenêtres en signe de prière communautaire.

« Renouvelez notre foi afin que nous puissions vivre des moments difficiles avec Christ, votre Fils, qui est devenu homme pour nous… Versez votre Esprit sur notre nation et sur le monde entier, afin que ceux qui étaient unis dans la lutte contre la maladie soient également unis en vous louant, le Créateur de l’univers, et combattent avec zèle aussi avec le virus du péché qui détruit les cœurs humains. »

La conclusion demande l’intercession de saint Jean-Paul II et de sainte Faustine pour vaincre la pandémie.

• 5 avril : Des chefs d’État s’en remettent à Dieu dans leurs discours à la nation

Le président Jair Bolsonaro a appelé tous les Brésiliens à vivre, dimanche 5 avril, une « journée de jeûne et de prière » pour « libérer le pays de ce mal dès que possible ». Le chef d’État a assuré que cette décision avait été concertée « avec les pasteurs et les chefs religieux ».

Des États-Unis au Liberia, de la Colombie au Burundi, les discours de dirigeants qui en appellent à l’aide de Dieu se sont multipliés, ces dernières semaines.

• 5 avril : Consécration au Sacré-Cœur de la ville de Marseille

Mgr Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, a renouvelé cette consécration dimanche 5 avril, en suivant l’exemple de Mgr de Belsunce qui a consacré sa ville au Sacré-Cœur au plus fort de l’épidémie de peste en 1720,

• 6 – 7 avril : bénédiction de la capitale de la France, Jeudi saint, depuis le Sacré-Cœur de Montmartre et vénération de la couronne d’épines à Notre-Dame de Paris Vendredi saint

L’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, a annoncé deux événements exceptionnels pendant la Semaine Sainte qui seront retransmis en direct sur KTO, la chaîne de télévision catholique :

- Jeudi Saint, à 12h, il bénira la ville et la France depuis l’esplanade de la basilique du Sacré-Cœur, sur la butte de Montmartre à Paris, pour que le Seigneur envoie sa protection sur les habitants. La basilique fête cette année les 100 ans de sa consécration.

- Vendredi Saint : à 11h30, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris toujours sinistrée, il vénérera la «Sainte Couronne d’épines », cérémonie également retransmise en direct sur KTO, avec des lectures effectuées par deux artistes et le violoncelle de R. Capuçon.

• 11 – 17 avril : Le linceul de Turin sera exposé via la télévision et les réseaux sociaux

À la demande de nombreux fidèles «pour implorer le Christ mort et ressuscité, dans ce moment de grandes difficultés », Mgr Cesare Nosiglia, archevêque de Turin, a annoncé samedi 4 avril qu’il allait exposer à la vénération des fidèles le linceul de Turin, sur les réseaux sociaux et à la télévision, le Samedi Saint. Il présidera la liturgie à 17 heures dans la chapelle de la cathédrale de Turin, où est conservé le Saint-Suaire ».

L’exposition du linceul de Turin durera jusqu’au vendredi 17 avril.

Entretien avec sœur Véronique Margron, qui nous livre son regard de théologienne.

En cette Semaine sainte particulière pour les chrétiens, les lieux de culte seront, pour la première fois de l'histoire, fermés aux fidèles en raison du confinement.

Aujourd'hui, nous sommes tous pauvres. Je crois qu'en ce moment c'est bien le Christ crucifié et descendant dans les ténèbres qui nous rejoint. Pour nous, chrétiens, cette période est un acte de foi. Jésus vient à nous pour partager nos inquiétudes, notre impuissance.

Comment oser parler de signe quand des vies meurent ainsi ? Dans un combat si inégal. Ce qui se donne à entendre, c'est bien, de façon dramatique, le rappel de notre extrême fragilité, de la condition finie de l'humain. Notre humanité tient à un fil, et peut être anéantie par un virus.

Il y a quelques semaines encore, nous nous interrogions sur le transhumanisme, l'homme augmenté, et aujourd'hui notre problème principal est le nombre de lits de réanimation, la résistance des soignants… de soins élémentaires pour prendre en charge nos malades… Nos questionnements d'hier reviendront, espérons néanmoins que nos débats seront éclairés à l'aune de la catastrophe que nous sommes en train de vivre.

Extrait de l’article dans le Point, 7 avril 2020

«Cette crise oblige l’école à redonner une responsabilité éducative aux familles»

Selon Marc Vannesson, du think tank «Vers le haut », cette crise nous fait redécouvrir une évidence que le système éducatif français prend mal en compte d’habitude : le principal levier de la réussite scolaire, c’est la famille.

La «continuité pédagogique» étant simplement la continuation de l’école par d’autres moyens, pose de graves difficultés aux professeurs et à leurs élèves. La majorité des familles se mettent la pression pour faire au mieux avec les moyens du bord mais elles ne remplaceront pas l’école.

- La suspension des cours pénalise principalement les élèves qui ont des difficultés scolaires et dont les familles ne s’impliquent pas, ou peu, dans le suivi des devoirs.

Il ne faudrait pas tomber dans la rhétorique culpabilisante sur les «parents démissionnaires» ou les «élèves insouciants». Beaucoup de jeunes sont dans l’impossibilité matérielle ou psychologique de travailler.

- Une grande partie des enseignants s’adaptent avec détermination à ces situations en inventant de nouvelles façons de travailler avec leurs élèves. Il faut s’ajuster en permanence et pour cela, des temps de partage sont indispensables, en impliquant les jeunes et les parents, pour voir les pratiques qui font leurs preuves, celles qui bloquent... Les réponses ne sont pas les mêmes partout.

Le Bac 2020 signe-t-il la fin d’une tradition vieille de deux siècles ?

Exceptionnellement, le diplôme sera validé avec les notes du contrôle continu

L’examen national sera donc validé sur la base des notes obtenues pendant l’année dans les établissements en prenant en compte les progrès et l’assiduité de l’élève.

C’est un précédent qui va rouvrir le débat sur l’utilité des épreuves finales du bac, pouvant marquer un point de non-retour pour cet examen considéré comme un “rite de passage”..